Une famille autour du monde

Du sous-continent indien aux indiens des Amériques ...

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Jodhpur 2eme jour

Jodhpur, le 24 février

Enfin une nuit presque complète malgré les bruits de la rue dont notamment une procession de mariage. Dommage qu’un plat indien avalé la veille ne nous ait pas convenu, à Amélia et à moi.

Sitôt le petit déjeuner avalé (bananes, ultra-levure et rien d’autre pour certains, lassi, toasts, jus de mangue pour les autres), nous partons en voiture vers le fort, contournant les motos, tuks-tuks et nombreuses vaches qui sillonnent les routes.

Mehrangargh : Difficile de décrire le lieu. Une photo parle plus que bien des phrases.

Rien que son nom évoque déjà sa puissance passée : maintes fois assiégé, jamais conquis ! On imagine les armées des puissances voisines, éléphants en tête, qui lui donnèrent l’assaut et durent abandonner le siège au bout de plusieurs mois, faute de reddition des assiégés.

Nouveau en Inde, un audio guide permet de suivre la visite en français et les enfants se prennent au jeu et visitent sans plainte les nombreuses cours et appartements du palais.A l’autre bout, le panorama sur la ville bleue est de toute beauté ; bleu car cette couleur ferait, parait-il, fuir les moustiques.

Déjeuner tardif et à l’ombre dans un joli jardin à proximité.

Les filles en ont assez des visites : elles veulent profiter de la piscine de l’hôtel, et ce, malgré une eau trop froide. Elles rentrent donc à l’hôtel se baigner et travailler leurs leçons.

Quant à moi, je pars seul avec mon guide afin de visiter le palais du maharadja et son impressionnante collection de voiture. Un palais construit en 1927 sans autre intérêt que son coût et sa magnificence. Mon guide souhaite m’accompagner : il faut que je lui offre le billet. 50 roupies pour moi et 15 roupies pour lui. Ici le touriste est également une vache à lait que l’on respecte malheureusement beaucoup moins que cet aimable bovin.


Les collections du musée elles-mêmes n’ont aucun intérêt, soulignant seulement l’admiration du maharadja de Jodhpur pour les arts occidentaux (verrerie, porcelaine, …). Une explication intéressante sur le polo Club de Jodhpur, qui parvint à battre les équipes anglaises sur leur propre territoire.

Je prends congé de mon guide sur la place de l’horloge, haut lieu du commerce de Jodhpur et rentre à pied à l’hôtel à travers les ruelles de la vieille ville, louvoyant entre la multitude de motos, tuk-tuks, piétons, chiens et vaches qui s’affairent à leurs occupations.


Dans le Gucci’s internet café situé en face de l’hôtel – le meilleur débit de Jodhpur, d’après le lonely planet -, nous essayons de régler les problèmes rencontrés dans la lecture des pages de notre site internet, sans réel succès d’ailleurs.

Les web cafés se sont multipliés en Inde et il est donc facile de surfer et de rester en contact avec ses proches … à condition d’en avoir le temps.

Au retour, le chauffeur qui doit nous accompagner pendant les 3 semaines restantes de notre périple nous attend. Il s’appelle Suraj, a 29 ans, est d’origine népalaise, a un sourire d’ange et des yeux malicieux : ce sera notre Tchang à nous car il nous plaît d’emblée autant que son remplaçant d’un jour pouvait nous déplaire. Nous apprendrons l’histoire de Suraj dont la vie semble avoir été placée sous le signe d’un excellent karma. Je vous la raconterai une autre fois. Nous lui donnons rendez-vous demain à 11 H pour un départ vers Jaisalmer.

Le soir, l’excellent restaurant Jarokha nous accueille sur son toit pour un dîner avec spectacle de danse et musique – nos filles vont y participer - puis promenade dans les rues de la vieille ville pour digérer.


 

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