Une famille autour du monde

Du sous-continent indien aux indiens des Amériques ...

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Départ pour Khuri

Départ pour Khuri, 27 février

Ma nuit n’a pas été meilleure que la précédente. Les aboiements incessants des chiens ont eu raison de mon sommeil mais je mets à profit cette veillée forcée pour rattraper mon retard dans l’écriture de ce journal. Les médicaments font leur effet et je me sens déjà beaucoup mieux.

Nous devons quitter notre hôtel à 11H après une dernière baignade pour les filles. Je profite de ce moment pour mettre en ligne nos 3 derniers jours et retrouve le patron du café. C’est l’occasion de découvrir encore un peu mieux la culture des gens du lieu.

Nitin Bissa est donc papa depuis peu et s’est marié il y a un an avec une épouse qu’il a découvert le jour de son mariage. Heureusement pour lui, elle est très jolie. Son mariage a rassemblé pas loin de 2 500 personnes et il nous montre son gigantesque album photo, lequel n’a rien à envier à nos albums occidentaux. Le temps passe trop vite et il est presque midi et nous finissons l’album lorsque sa sœur réapparait avec 3 autres du même tenant. Son mariage a duré 3 jours et nous venons de survoler le premier. Nous devons lui faire comprendre que nous sommes déjà en retard. Nous passons donc directement à la séance photo improvisée avec l’ensemble de la famille, grands-parents compris. Je suis chargé de les lui envoyer grâce à son adresse e-mail. Sans doute figurerons-nous dans son prochain album !

Nous prenons alors la route de Khuri, situé dans la réserve nationale du désert du Thar à une cinquantaine de kilomètres de Jaisalmer, pour un « safari à dos de dromadaires ».

La route est étonnante car ce désert, encore très vert, est parsemé sur les 20 premiers kilomètres d’éoliennes flambant neuves. Le paysage est toujours constitué des mêmes arbrisseaux, de troupeaux de chèvres noires, de moutons blancs à tête noire et de dromadaires. C’est l’occasion de s’arrêter quelques instants pour contempler un bébé dromadaire appelant désespérément sa mère.

A notre destination, nous déjeunons d’un excellent repas indien et l’on nous explique notre programme :

A 15 H, départ à dos de dromadaires pour 2 H de ballade à travers le désert.

Diner au camp avec danses et musique et nuit, soit dans la maison du propriétaire, aménagée en guesthouse, soit directement à la belle étoile dans le désert afin d’assister au lever du soleil. Si le temps le permet, nous choisissons la seconde solution.

Nous disposons heureusement chacun d’un dromadaire et d’un guide – le mien est le seul adulte - et nous parcourons ainsi les dunes sablonneuses, nous demandant comment se comportera notre céans après cette – au départ douloureuse - expérience. Heureusement, je trouve la position de conduite adéquate et, me laissant aller au gré des mouvements de balancier que constitue l’allure du dromadaire, le safari devient enfin plaisant. Inutile de signaler que les filles, comme nous, ont adoré et qu’elles en redemanderont le lendemain.

Nous dérangeons un renard du désert, croisons quelques gazelles – je ne signale plus les dromadaires : il y en a partout – et arrivons à notre première halte, un village typique du Rajasthan, que nous traversons, entourés d’enfants. Les murs des maisons, comme les sols sont fabriqués avec un mélange de sable, d’eau et de bouses de vaches, lesquels agglomèrent le tout. C’est solide et un peu mou, comme les revêtements des aires de jeu de par chez nous.

Nous retrouvons ensuite nos animaux qui se désaltèrent de l’eau d’un réservoir, et repartons doucement vers une autre destination. Le soleil se couchant, nous nous arrêtons dans les dunes pour le contempler.

C’est l’occasion pour nos filles de jouer avec leurs guides, du même âge, et les voilà qui cabriolent dans les dunes, les escaladant, et se laissant ensuite glisser sur leur versant. C’est l’occasion pour Aélis de leur faire admirer son couteau suisse.

Après une distribution de tic-tacs, nous repartons car le froid réapparait dès la nuit tombée. Et c’est vers 19 H que nous revenons à notre « campement de base » pour assister à notre spectacle – une danseuse accompagnée de trois musiciens - et profiter de notre dîner, identique au déjeuner.

Nous partons à 22 H pour notre nuit à la belle étoile après de rapides ablutions et non sans avoir enfilé une couche supplémentaire de vêtements chauds : ceux dont nous aurons besoin pour le sud de l’Australie. D’épais matelas et de vrais lits (!) sont chargés sur une vieille jeep Mahindra et nous partons.

10 minutes plus tard, les lits sont déchargés, puis faits. Une puissante odeur s’en dégage et nous nous félicitons d’avoir emmené des sacs de couchage que nous avons choisi en soie pour leur légèreté et leur confort. Ne dit-on pas « rêver dans la soie ? ». Nous nous défaisons de notre couche de vêtement du jour et nous installons aussi confortablement que nous le pouvons. Les lits sont petits et s’ils conviennent parfaitement aux enfants, mes pieds en dépassent de 20 cms. Je plie une couverture en surnombre et les glisse dedans. La nuit risque d’être fraîche !

Nous pouvons enfin admirer les étoiles sous un ciel partiellement … nuageux. Heureusement, il se découvre. C’est beau d’autant que c’est une nuit sans lune : aucune lueur ne vient altérer ce spectacle. Je m’endors tandis que Paoling veille et a la chance d’observer quelques étoiles filantes.

 

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