Une famille autour du monde

Du sous-continent indien aux indiens des Amériques ...

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Départ pour Pushkar

16ème jour, départ pour Pushkar, mardi 8 mars

Nouveau réveil pour un départ en promenade à 6H30 dans la campagne indienne avec Suraj.

Paoling qui va déjà nettement mieux nous accompagne. Nous traversons la ville en voiture, longeons le « baori » visité la veille, et gagnons les rives d’un lac où un bel haveli a été le lieu de résidence et d’inspiration de Rudyard Kipling. Le livre de la jungle aurait-il été écrit ici ?

Suraj gare la voiture, non loin de cénotaphes royaux, et nous partons pour notre exercice quotidien : l’ascension d’une montagne jouxtant le lac. Au retour, notre voiture est devenue le terrain de jeux des macaques : ces vandales ont tordu l’antenne et déboîté les rétroviseurs.

Nous quittons l’hôtel, après nos habituels « french toasts », pour Pushkar, seul lieu de culte pour Brahma, la plus importante des divinités indiennes.

Au niveau des routes, nous pensions avoir connu le pire. Ce n’était pas le cas : 5 heures pour effectuer 200 kms dont les 50 premiers avec des ornières de 20 cms. C’est épuisant, surtout pour le conducteur.

A mi-chemin, nous sommes arrêtés par une manifestation de femmes, lesquelles se sont installées sur un croisement, bloquant ainsi la circulation. Elles sont furieuses : le gouvernement a décidé que le 8 mars serait la journée de la femme et a instauré ce jour-là pour leur seule bénéfice la gratuité des transports publics. Or, les conducteurs refusent de les laisser monter dans les bus. Allez savoir pourquoi si ce n’est dans un vieux réflexe machiste ? Car ces conducteurs sont fonctionnaires et cela ne change rien quant à leur salaire.

Nous en profitons pour déjeuner de chips, de coca et des quelques tomates achetées la veille et lavées par nos soins.

A 13H30, traversée trop lente d’Ajmer, ville musulmane où de nombreuses femmes se promènent toutes voilées de noir. Nous préférons manifestement les saris.

Une heure plus tard, arrivée à Pushkar et à notre hôtel, le Navratan Palace, ses petites chambres kitch mais propres– sauf les fenêtres maculées de je ne sais quoi - et équipées chacune d’une télé, sa belle piscine dont nous profitons immédiatement, son aire de jeux pour enfants, envahie par les singes, et ses 4 grosses tortues terrestres qui amusent beaucoup les enfants.

Nouvelle séance de travail scolaire et de lessive pour Paoling et Auréliane : il était temps.

En fin de journée, nous nous promenons le long du lac sacré, les pieds nus, marchant sur des graines, d’anciennes crottes de pigeon au grand désespoir de Paoling, persuadée – peut être à raison – que nous attraperons ainsi des maladies. Nous sommes abordés par un prêtre qui veut, journée de la femme oblige, baigner mes 4 femmes dans le lac et les bénir. Plus loin, des indiens se baignent à moitié nus dans le lac, sale, mais sacré. Dans les rues avoisinantes, une clientèle d’européens auxquels nous ne sommes pas habitués ; les mystiques, à la recherche de l’Inde spirituelle et de marijuana, arborant pour la plupart des coupes de cheveux bizarres et des vêtements hérités des années hippie.

Retour à l’hôtel pour un lavage soigné des pieds puis dîner au « Rainbow », un restaurant en terrasse, de pâtes, d’un fallafel, de pommes de terre cuites au four et de baklavas avant notre retour à l’hôtel où il sera difficile de s’endormir, le temple situé à côté résonnant trop tardivement des bruits assourdissants d’un tambour. Nous pensons à Hubert Bonnisseur de la Bath, disant à coups de poing sa façon de penser au muezzin du quartier du Caire où il dormait, et nous l’envions. Vraiment.

 

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