17ème jour, Pushkar, mercredi 9 mars
Nous avons été réveillés à 4 heures du matin par le vacarme des singes, se déplaçant sur la façade de l’hôtel, sautant soudain des grilles de nos fenêtres à nos appareils de climatisation. Impossible de se rendormir.
Je pars à 6H30 avec Suraj pour l’ascension d’une haute colline (205 mètres de dénivelé), un pain de sucre sur lequel est posé, tel un petit chapeau, un temple dédié à l’épouse de Brahma, Savitri. Nous arrivons juste à temps pour voir le soleil se lever sur Pushkar. Près du temple, des langurs, inquiets de ma présence, boivent à tour de rôle à un robinet. Quelques touristes sont là pour prendre des photographies. L’exercice nous aura pris 35 mn aller et retour, plus les 20 mn de contemplation au sommet.


Nous reprenons la voiture et retournons en ville. Après un petit déjeuner un peu bourratif composé de porridge et de crêpes au Nutella, la matinée sera consacrée au devoir, au gavage des tortues et à l’écriture de ce journal.
A 13 H, déjeuner à nouveau au Rainbow de plats grecs : fromage de chèvre à l’ail, falafels, frites. Ma salade de la veille ne ma’ pas rendu malade alors nous en commandons pour les enfants qui se jettent dessus, mangeant même les poivrons que d’ordinaire elles ne supportent pas. « Incredible India ! ».
Retour à l’hôtel pour farniente car il n’y a pas grand-chose à faire à Pushkar : les temples y sont quelconques, les palais absents et la piscine de l’hôtel, de très bonne dimension, nous attirent irrésistiblement. Nous y rencontrons 2 garçons français, de 12 et 13 ans, dont les parents très baba cools, passent des vacances de février - d’une durée de 3 semaines - à Pushkar depuis 15 ans. L’herbe ne doit vraiment pas être chère ici ! C’est l’occasion pour les enfants d’échanger leurs impressions.


Alors que nous nous préparons pour la soirée, des guenons à face noire viennent à passer devant nos fenêtres. Nous leur offrons quelques bananes. Leurs deux petits jouent sur les barreaux de nos fenêtres pendant de longs instants.

Nous sortons à 19 H pour visiter le plus beau temple de l’endroit, situé à moins de 20 mètres de l’hôtel. Il ne sera pas dit que nous n’aurons pas visité un temple aujourd’hui ! Ce temple, seul en Inde dédié à Brahma, est rempli d’inscriptions, funéraires sans doute. Les filles reçoivent les habituels bonbons sacrés, des petits bonbons au sucre, ronds et blancs et qui donnent chacun l’impression d’avoir été gravés.
Sur la route, achat à un vieux paysan de quelques tomates et concombres en préparation du déjeuner du lendemain.
Pour dîner, nous changeons d’établissement pour un autre restaurant terrasse situé juste en face, le « out of blue », dont le patron, hilare et les yeux brillants, semble adorer les herbes aromatiques à condition qu’il puisse les intégrer dans ses cigarettes. Au menu, soupes, pizzas et pâtes.
A Pushkar, ville sacrée oblige, les manifestations affectueuses, la viande et l’alcool sont interdits. Néanmoins, on peut, paraît-il, se procurer de l’alcool en commandant un « big pepsi » et en rajoutant un « you know what I mean ?!» accompagné d’un clin d’œil complice. Une bière vous est alors servie dans une bouteille métallique afin de ne pas alerter les pèlerins alentours. Nous n’essaierons pas.


