Une famille autour du monde

Du sous-continent indien aux indiens des Amériques ...

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Varanasi

26ème jour, Varanasi, samedi 19 mars

Ma montre sonne douloureusement mais ce réveil en vaut la peine.

A 5H30, nous sommes devant l’hôtel et au bout de 20 minutes, nous parvenons à destination, Papu n’hésitant pas à rouler dans les petites ruelles afin de nous rapprocher le plus possible des ghats.

Les touristes ont plus de mal à se lever car on nous propose aussitôt une promenade pour 600 roupies que nous marchandons à 500. L’habitude sans doute !

L’aube pointe doucement. Le soleil est en chemin et ne devrait pas tarder à faire son entrée. D’un côté, Varanasi qui s’éclaire doucement et de l’autre une lagune de sable habillée de quelques barques et de tentes qui s’éveillent.

Le soleil arrive enfin, cercle rouge feu d’abord posé sur l’horizon, puis monte doucement, irradiant les façades et appelant les pèlerins aux ablutions. La ville s’éveille sous une lumière magnifique pour une nouvelle journée de prière.

Une petite fille nous vend de nouvelles offrandes. Dans une barque voisine, des bonzes de Thaïlande font les leurs.

Les indiens descendent se laver, nagent, boivent même cette eau sacrée que je n’ose toucher de la main. Car le Gange est pollué : tous les égouts de la ville et de celles situées en amont s’y déversent. Une eau sûre pour la baignade doit contenir moins de 500 bactéries Escherichia coli par litre alors que les échantillons prélevés ici en contiennent 1,5 million. Au retour, un chien mort au milieu de l’eau, le ventre gonflé qu’un corbeau entame de son bec. Plus loin, un veau en décomposition ou ce qu’il en reste, bloqué par une chaîne de bateau.

C’est cela aussi Varanasi.

Aussitôt débarqués, nous partons découvrir de près ce que nous observions de loin : prêtres officiant avec ferveur au milieu des pèlerins, sâdhus quémandant parfois quelques pièces, masseurs, professeurs de yoga, blanchisseurs nettoyant leur linge à quelques mètres d’une bouche d’égout, des adolescents revivant entre eux la coupe du monde de cricket, des consommateurs buvant leur thé bouillant à petites lampées, coiffeurs ne pratiquant qu’une seule coupe : le rasage intégral des cheveux des pèlerins endeuillés, …

Il est déjà 8H30 : il faut rentrer pour nourrir nos rejetons.

Même si on en voit déjà les traces, le « Holy festival » commencera réellement à 12 H, nous cloîtrant jusqu’au lendemain soir.

Ce sera l’occasion d’une trêve dans l’écriture de ce journal, les prochaines 24 heures n’étant constituées que de baignade, de repos et d’un peu d’écriture.

 

Inde

Recherche

Abonnement