• Léo

Êtes-vous prêts à faire un tour du monde en famille ? | Le questionnaire

Mis à jour : 10 juil. 2018


L’idée de faire un tour du monde fait rêver de nombreuses personnes. Je suis sûre que bon nombre d’entre vous ont été envieux lorsqu’ils ont pris connaissance de notre projet. Pourtant, ce type de voyage peut rapidement tourner au cauchemar, si l’on n’a pas pris connaissance en amont de ce qui nous attend sur place. Par ailleurs, les difficultés rencontrées au cours d’un voyage autour du monde en solo, en couple ou entre amis, sont minimes comparées à celles qui sont indissociables d’un voyage au long cours en famille.

Il n’est pas dans mon idée de jouer la donneuse de leçons. J’ignore encore moi-même si je serai en mesure de surmonter toutes les épreuves qui nous attendent. Je le pense, je l’espère, mais rien n’est sûr. Pour y croire et s’engager dans un tel projet, le désir de découvrir doit l’emporter sur toutes les contraintes inhérentes à ce type d’expédition. En outre, il faut se connaître, savoir ce dont on est capable, ce que l’on est en mesure d’endurer, ce sur quoi l’on est prêt à tirer un trait, temporairement.


Grâce à ce questionnaire, je vous propose de tester votre « capacité » à vivre un tour du monde en famille. Si vous répondez par « oui » à un maximum de questions, c’est que vous êtes prêt ! Il ne vous reste plus qu’à sauter le pas !



1) Le questionnaire : prêts à vous lancer dans un projet de tour du monde en famille ?


  • a) Suis-je en mesure, médicalement ou juridiquement parlant, de me lancer dans cette aventure (contre-indications médicales, parent divorcé devant obtenir l’accord de l’ex-conjoint) ?

  • b) Suis-je en mesure de me restreindre sur certains postes de dépenses, afin de pouvoir économiser, et constituer un budget suffisant pour donner vie au projet de tour du monde ?

  • c) Suis-je prêt à prendre les mesures nécessaires relatives à mon logement et à mon travail en France (vente ou location du logement ; congé sabbatique, disponibilité ou démission pour le travail) ?

  • d) Suis-je capable de vivre avec peu, sur le plan matériel (vêtements, babioles), durant le voyage ?

  • e) Suis-je prêt à ne pas être sous mon plus beau jour durant le périple (maquillage, tenue, hygiène) ?

  • f) Suis-je prêt à perdre mes repères du quotidien (rythme de travail, taille et nature du logement, alimentation, langues, culture, etc.) ?

  • g) Suis-je prêt à ne plus voir mes amis et ma famille durant plusieurs mois ?

  • h) Suis-je prêt à affronter les bestioles que l’on peut croiser sur notre chemin ?! (Aspect non-négligeable !)

  • i) Suis-je prêt à vivre 24h/24 avec mes enfants et mon conjoint, durant plusieurs mois ?

  • j) Suis-je capable de jouer au prof avec mes enfants, s’ils n’ont pas de cours du CNED ou autres, ou bien le rôle de surveillant, s’ils en ont ?

  • k) Suis-je en mesure de supporter un minimum d’imprévus ?

  • l) Suis-je prêt à prendre des risques, mesurés ?

  • m) Suis-je prêt à m’ouvrir aux autres ?


2) Le debriefing : pourquoi j’ai répondu « oui » à toutes les questions sur le voyage autour du monde en famille ?


Pour répondre « oui » à une majorité de questions, deux possibilités : soit vous êtes vraiment fait, naturellement, pour voyager en famille, soit votre amour du voyage et de la découverte est plus fort que tout. Si l’on m’avait posé ces questions dans mon cadre quotidien, sans perspective de tour du monde, j’aurais probablement répondu « non » à la majorité d’entre elles !


En revanche, dans le cadre d’un grand voyage, je trouve que le jeu en vaut la chandelle. Je me sens capable de prendre sur moi. Momo appartiendrait davantage à la première catégorie mentionnée plus haut, c’est-à-dire à ceux qui possèdent déjà l’essentiel des qualités requises pour ce genre de voyage.


a) Les aspects médicaux et juridiques


Les aspects médicaux


Il est difficile d’envisager tous les cas de figure. D’une légère allergie à une maladie grave, la palette est large. Voilà quelques exemples de problèmes médicaux et leur impact sur le voyage :


  • Bras ou jambe cassés ? Si le mode de déplacement envisagé est le camping-car, cela ne devrait pas poser trop de problèmes, sauf si les deux parents sont plâtrés. Pas de bol ! Si l’on voyage à pied ou à vélo, c’est autre chose.

  • Du diabète ? Tout dépend peut-être le type de diabète. Si la personne a son insuline avec elle, et suffisamment d’ordonnances pour la renouveler, je suppose que ça doit être jouable. Le parcours sera sûrement à adapter en fonction.

  • L’interdiction de prendre l’avion ? Il est toujours possible de voyager en Eurasie. Ou d’opter pour le cargo-stop !

  • En dernier lieu, je me risque à aborder le sujet du cancer. Je connais des personnes qui ont voyagé, malgré leur tumeur. Le débat est vif à ce sujet, mais l’on affirme de plus en plus que dans nombre de cas, le stress est à l’origine, ou a contribué à développé la maladie. Parfois, le fait de rompre avec son quotidien, de s’évader, de se détendre, de se recentrer, peut avoir un effet bénéfique, en l’attente d’une opération. La tumeur ne disparaîtra pas, mais elle peut réduire. C’est ce qui est arrivé à une connaissance. Je ne suis pas médecin et ne me prononce pas sur cette question. Par ailleurs, tout dépend de la nature du cancer, de son stade d’évolution, et de l’état physique de la personne.


Nous avons tous les deux la chance de ne pas avoir de problèmes médicaux totalement incompatibles avec le voyage.


Les aspects juridiques


Je pense principalement au cas de parents divorcés ayant leurs enfants en garde alternée. Dans ce cas précis, l’ex-conjoint doit donner son accord pour valider le projet de voyage. En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas une famille recomposée. Problème réglé.


b) Faire des économies pour financer le voyage


Un tour du monde a un coût. Il existe tous les types de budget, toutefois, ce n’est pas gratuit. On ne peut envisager un tel projet sans avoir de l’argent de côté, ou économiser.

Momo et moi sommes des personnes assez économes. Nous aimons nous faire plaisir, évidemment ! Toutefois, nous avons cette chance d’être relativement détachés des aspects matériels, et nous rognons donc aisément sur des postes qui ne nous semblent pas essentiels, afin d’économiser pour de gros projets (maison, voyages). C’est un choix. Il n’y a pas de vérité en la matière. Toutefois, l’on n’a rien sans rien. À moins d’avoir gagné au loto ou d’avoir hérité d’une grosse somme, si l’on n’a pas un salaire mirobolant, ce qui est notre cas, il faut nécessairement repenser son train de vie.


En ce qui nous concerne, nous ne sortons que très peu, hormis pour passer des soirées chez des amis. Nous n’achetons que très peu de vêtements, meubles, jouets et babioles en tout genre. Lorsque c’est le cas, nous passons par Le bon coin ; nous ne fumons pas (ou plus !) ; nous consommons essentiellement local, en circuit court ; nous partons en vacances chez des amis ou de la famille, ce qui est évidemment plus économique, etc.

Les restaurants, le cinéma, les spectacles ne nous sont pas inconnus pour autant ! Néanmoins, ces sorties restent ponctuelles. Nous considérons qu’il y existe d’autres moyens, gratuits, de se cultiver et de se distraire. Là encore, ce n’est que notre humble façon de voir les choses. Nous ne dénigrons pas celles et ceux qui fonctionnent différemment. Loin de là !


c) Le sort de la maison et du travail durant le tour du monde


J’aborderai ces questions dans un article sur les formalités qui précèdent le voyage. Par conséquent, je ne rentrerai pas dans les détails ici. Je peux simplement préciser que le projet n’était pas du tout incompatible avec nos situations professionnelles respectives, et que la question de la maison n’a pas été problématique.



d) Vivre avec peu durant le voyage. « Le cuit-vapeur, t’es sûr qu’il passe pas dans les sacs ? »

Que l’on voyage en camping-car, en vélo ou sac au dos, l’on est contraint de revoir la liste de ces impératifs matériels.

De part notre mode de vie en France, nous nous efforçons d’être le moins possible dépendants de ces aspects, par choix. Pourtant, Momo se plaît à me répéter que raison me quittera lorsqu’il s’agira de faire ses bagages ! Il est vrai que j’adore parer à toutes les éventualités lorsque vient le moment d’un départ en vacances ou en week-end, surtout avec des enfants. À ma décharge, lorsque l’on a une grande voiture avec plein de place, pourquoi ne pas faire honneur à cet espace ?! Ainsi partons-nous fréquemment en vacances avec une voiture pleine à craquer !


Toutefois, je sais raison garder. Je ne vais pas m’en cacher, le moindre millimètre carré du sac de rando sera occupé. Cependant, je ne troquerai pas mon 50 litres contre un 70 litres, tout ça pour ajouter mon lisseur et ma balance. Pas folle la guêpe ! J’aspire à ce que mon dos reste un dos digne de ce nom, encore quelques années.



e) Ne pas être sous son plus beau jour durant le voyage. Adieu, princesse !


Le voyage en itinérance n’est guère propice à un défilé de mode au quotidien ! Peut-être davantage en camping-car. Eu égard aux impératifs de volume de matériel, il est impossible d’emporter ses plus belles robes ou pantalons, sa trousse intégrale de maquillage et sa collection de BD préférée. Par ailleurs, le fait de vadrouiller, de randonner, de porter ses sacs durant les transits, d’atterrir parfois dans des auberges qui ne donnent pas envie de s’y laver, invitent à tirer un trait sur le sex-appeal ! C’est le jeu, ma pauv’ Lucette. Tomb Raider n’est qu’une fiction.


La mode, les strass, les paillettes et les accessoires en tout genre, nous ne connaissons pas trop avec Momo ! Et les enfants, non plus, d’ailleurs ! Par conséquent, cela ne devrait guère trop nous miner, de vivre en hommes et femmes (et enfants) des cavernes. En revanche, j’espère être sous mon meilleur jour une fois par mois. Un eye-liner et une petite robe à sortir pour les grandes occasions. Et le tour est joué ! Idem pour Eylia, sauf pour le eye-liner...


f) La perte des repères du quotidien


Le fait de changer de cadre, de culture, d’alimentation, de langue, de ne plus avoir notre chez soi, nos habitudes, risque de perturber certains. C’est, au contraire, ce qui nous attire. Rompre de façon radicale avec notre quotidien.


Un de nos, ou plutôt, un de mes travers est de me laisser dévorer par un rythme, une course du temps, que je m’impose. Je suis très à cheval sur les horaires, sur l’organisation et je peine souvent à lever le pied. C’est en cela que ce voyage est une belle opportunité de voir la vie différemment, de changer l’ordre des priorités. Le contexte de voyage au long cours inverse la tendance. À moins de s’être fixé un planning au jour prêt, chose que l’on s’est interdit de faire, il n’est plus nécessaire de courir après le temps. Pour l’avoir déjà vécu, je sais que j’en suis capable.



g) Ne plus voir ses amis et sa famille. Savoir couper le cordon pour mieux voyager


Adieu famille, adieu amis ! Un voyage autour du monde impose des sacrifices. Cet aspect relationnel en fait partie. Il faut vivre avec. Si cela est trop difficile à supporter, vous pouvez tout à fait demander à vos parents ou proches de venir vous voir à telle ou telle étape. Quoi qu’il en soit, vous les rencontrerez bien moins fréquemment que lorsque vous êtes en France. Toutefois, il existe aujourd’hui, vous le savez bien, une quantité de moyens de rester en contact : site internet, Skype, WhatsApp, etc.


Le fait de s’isoler de notre entourage ne nous effraie pas. Non pas que nous ne tenions pas à nos proches ! Cependant, lorsque l’on est en France, nous constatons qu’il n’est pas rare de ne voir certaines personnes seulement trois fois par an, non pas choix, mais parce que la vie est ainsi. Pourtant, nous les apprécions. Cependant, le rythme effréné que l’on s’inflige réduit les occasions de se retrouver. Par ailleurs, en France, l’essentiel de nos proches vivent loin de chez nous. L’habitude est prise de se centrer sur notre famille au quotidien.


Pour les enfants, leur réaction est plus incertaine. Nous ferons en sorte de garder un contact numérique régulier avec notre entourage, mais nous espérons qu’il n’y aura pas trop de coups de blues. En ce qui nous concerne, nous ne souhaitons pas que nos amis, ou notre famille, viennent nous retrouver. Nous voulons être en vase clos, afin de vivre cette expérience sans aucune contrainte. La route nous offrira l’occasion de faire de nouvelles rencontres, pour nous, et pour les enfants.


h) Les bestioles du bout du monde. Beurk !


En France, sur le plan insectes, pas de quoi s’affoler. Les plus gros mesurent 2 ou 3 cm, et seule une morsure de vipère peut être mortelle. Dans certains pays, vous n’ignorez pas que l’on peut croiser sur sa route des individus d’une toute autre nature, que ce soit par la taille ou la dangerosité.


Momo n’y prêtera même pas attention ! Ce n’est pas mon cas. Je me suis même tournée vers l’hypnose pour tenter de régler mon problème d’arachnophobie. L’essai a été plus ou moins concluant. Quoi qu’il en soit, je vais devoir veiller à ne pas me laisser envahir par cette appréhension, et ne pas orienter l’itinéraire du voyage, en réaction à ces craintes. J’aime me lancer des défis. Alors s’il faut aller dormir trois jours dans un lodge au milieu de l’Amazonie, j’irai ! L’épreuve sera de taille, bien plus difficile à relever que de prendre la décision de partir faire un tour du monde ! Mais je le ferai.


i) Vivre 24h/24 avec son conjoint et ses enfants ! Cap ou pas cap ?!


En France, je me délesterai volontiers de mes progénitures de temps à autre ! Bouhh, la mère indigne ! J’assume. Sans aucun problème ! Et puis, je m’excuse, mais la vie quotidienne habituelle est tout de même moins palpitante, et je n’aurais pas le sentiment de passer à côté d’un moment de partage intense, si je ne les vois pas un week-end. En revanche, vivre ensemble dans le cadre d’un tour du monde, des journées entières, est un des éléments qui m’a fait signer pour cette aventure. Cependant, entre la théorie et la pratique, il peut y avoir un fossé. J’en ai conscience. L’amour que l’on porte à son conjoint et à ses enfants n’implique pas d’être capable de les côtoyer 24h/24 ?


Momo et moi sommes partis 7 mois ensemble en itinérance, et savons que nous devrions survivre à ce voyage. Non sans disputes ni pétages de plomb, c’est certain ! Il ne faut pas crier victoire trop vite, mais l’on va tenter de rester optimiste ! En ce qui concerne les enfants, c’est autre chose. Étant donné que nous sommes incapables d’imaginer la façon dont ils vont se comporter durant ce voyage, il est compliqué de savoir si nous supporterons leur comportement. Apprendre à tempérer sera notre devise. Affaire à suivre...


j) « Faire l’école » à ses enfants durant le voyage


Extraire ses enfants du milieu scolaire traditionnel suppose de compenser ce manque. Avant toute chose, sachez-le, l’école n’est en rien obligatoire en France, seule l’instruction l’est. Par conséquent, vous êtes tout à fait en droit de ne pas envoyer votre enfant à l’école. Comment se déroule l’instruction en voyage ? Deux options s’offrent à vous : les cours par correspondance ou l’instruction en famille. Quelle que soit l’option choisie, vous devrez suivre vos enfants, les soutenir, les accompagner, les encourager... Et, parfois, les secouer, s’ils manquent de bonne volonté ! Vous en sentez-vous capable ?


Je suis enseignante et ai touché à tous les niveaux, de la petite section à la Terminale. Ainsi, le contenu et la technique ne sont-ils pas problématiques pour moi. Toutefois, j’ignore si la relation qui s’établira entre les enfants et moi sera épanouissante. Si l’enseignement en voyage peut être, et doit être, tout à fait ludique, l’on se retrouvera ponctuellement dans des situations plus studieuses, qui supposeront que les enfants adoptent une attitude d’élève, et moi de maîtresse. Néanmoins, je reste confiante.


k) Faire face aux imprévus. « Notre vol est annulé. On dort où ce soir ? »


Notre quotidien est fait d’aléas. Cependant, les imprévus sont démultipliés lorsque l’on voyage en famille autour du monde. Qui plus est, la façon de régler les problèmes est moins aisée, soit parce que l’on n’a jamais eu à faire face à de telles situations, soit parce que l’on a perdu les repères qui nous permettent, en temps normal, de trouver une solution. D’un petit problème de santé à une réservation mal enregistrée, en passant par un tremblement de terre ou un vol de bagages, il faut savoir garder son sang-froid.


D'habitude, j’exècre les imprévus ! Ma vie est construite de façon à ce qu’il n’y en est pas. Ponctuellement, c’est plaisant, s’il s’agit d’une bonne surprise. Mais point trop n’en faut ! Je veux garder le contrôle. En voyage, je serai contrainte de lâcher prise. Curieusement, cela m’enchante. J’ignore quelle sera ma réaction dans certains cas. Cependant, là encore, je veux relever le défi ! Je ne pourrai qu’en sortir grandie. Une vraie reine du self-control ! (je soupçonne Momo d’être dubitatif en lisant ces lignes).



l) Prendre des risques... mesurés. « Le sol bouge ? Même pas peur ! »


Vous l’aurez compris, voyager en famille autour du monde nous conduit à sortir de notre zone de confort. Et ce, presque sur tous les plans. Par définition, sortir de sa zone de confort suppose, comme évoqué dans les paragraphes précédents, de se confronter à l’inconnu et de faire face aux imprévus. Une autre conséquence est à mentionner : prendre des risques. En famille, ils doivent être mesurés. Les enfants n’ont pas choisi d’être là. Ils n’ont pas à pâtir de nos choix. Les risques existent : les problèmes sanitaires, les dangers de la route, les aléas géologiques ou météorologiques, etc.


Nous avons pris, ou prendrons, nos précautions (vaccins, traitement anti-palu, choix des meilleures compagnies de cars, info météo, etc). Toutefois, l’on ne peut parer à toute éventualité. Tout maîtriser est impossible. Le lâcher prise est, une fois de plus, nécessaire. Sinon, on ne fait rien, on ne sort pas de chez soi, on n’avance pas. Rappelons que l’on a plus de chance de mourir en se brûlant avec une casserole d’eau bouillante, ou en changeant une ampoule, que dans un accident d’avion, ou dans un tremblement de terre ! Alors haut les cœurs !


m) S’ouvrir aux autres


Si pour la plupart des voyageurs, aller à la rencontre de l’autre est un des buts premiers du voyage, il est possible que ce ne soit pas ce que vous recherchiez en premier lieu. Sans être la personne la plus sociable de la terre, il vous faudra tout de même vous tourner un minimum vers les personnes que vous rencontrerez sur votre route. Ne serait-ce que pour aller à la pêche aux infos, qui peuvent se révéler fort utiles. Or, j’ai conscience que l’aisance dans la prise de contact, surtout dans une autre langue, n’est pas une qualité dont tout un chacun est doté.


Momo et moi sommes d’une nature plutôt réservée, sans toutefois êtres timides. En voyage, nous avons tendance à nous métamorphoser ! Le besoin de mieux comprendre ce et ceux que nous découvrons, nous pousse naturellement à communiquer avec autrui.



Pour conclure : savoir ce dont on est capable


Maintenant que vous comprenez mieux les enjeux de chacun des intitulés du questionnaire, faites-le à nouveau pour voir s’il y a du changement !


Faire un voyage autour du monde n’est pas un conte de fées. Ce n’est pas non plus un calvaire, n’exagérons rien ! Cependant, il faut avoir à l’esprit les différents aspects décrits plus haut, lorsque l’on que l'on prend la décision de partir, que l'on s’engage dans le projet, ou plutôt avant que cela n’en devienne un. Bien se connaître est important.


Pour ma part, l’envie de découvrir le monde et celle de rompre avec mon quotidien sont plus fortes que tout. Elles suffisent à compenser tous les inconvénients énoncés. Je suis prête à tous les sacrifices pour vivre des moments uniques, donner du sens à ma vie, bouleverser mes habitudes, changer de regard et partager cela avec Momo, Eylia et Auden. Toutefois, nous ne sommes pas encore partis. Nous nous pensons prêts. J'espère que l'on ne se trompe pas... Rendez-vous dans un peu plus d'un an pour le bilan !


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