• Léo

Bilan de notre séjour en Colombie (3 décembre-23 décembre)


Je pensais avoir trouvé en l’Equateur la bonne surprise de ce tour du monde. Et bien non. La Colombie le détrône. Et de loin ! Très clairement, ce pays est notre coup de cœur d’Amérique du Sud.


Il est inutile de chercher à la comparer aux autres pays de ce sous-continent. La Colombie est à part. Elle reste un pays d’Amérique latine, bien entendu. Toutefois, sur de nombreux plans, elle ne ressemble pas au trio Equateur-Pérou-Bolivie, ni au duo

Chili-Nord-ouest argentin.


Voyons un peu en quoi ce beau pays, que nous avons traversé du Sud au Nord, nous a séduit.


[Nos étapes : Ipiales, Pasto, Popayan, Cali, Salento, Jerico, Medellin, Rincon del Mar et

Carthagène]


Rue de Guatapé, à l'Est de Medellin.


Quelques infos sur la Colombie


La Colombie est un pays d’Amérique du Sud, situé au nord de l’Equateur et à l’est du Venezuela. Elle compte un peu moins de 50 millions d’habitants.


La Colombie conserve peu de traces des plus anciennes civilisations pré-hispaniques. Seuls des vestiges de la culture Tierradentro et de culture de San Agustin sont encore visibles aujourd’hui. Les « cultures dorées » sont davantage connues (Nariño, Tayrona, Quimbaya, etc.).


La Colombie est « découverte » en 1499. Dix ans plus tard, les Conquistadors fondent les premières villes. Ils sont à la recherche d’or. Ils pillent les réserves amérindiennes, avant d’exploiter les mines qui se situent essentiellement sur la côte pacifique. Des esclaves venus d’Afrique viennent y travailler et transitent par Carthagène des Indes. La piraterie vit son heure de gloire dans la mer des Caraïbes.


L’économie coloniale de la Nouvelle-Grenade repose également sur la culture du tabac et du café par les Amérindiens, sous les ordres des colons.


La longue quête de l’indépendance commence en 1810, mais ne sera réellement acquise qu’au début des années 1820, avec l’aide du vénézuélien Simon Bolivar.


Pour comprendre l’histoire colombienne récente, il faut remonter à 1948, date à laquelle le leader libéral du moment est assassiné. Le peuple croyait en lui et sa mort est un réel traumatisme. S’en suit plusieurs années de bain de sang, qui ont été appelées, à juste titre, La Violencia. C’est dans ce contexte que renaissent des mouvements guérilleros.


Ces forces se radicalisent progressivement, jusqu’à se rapprocher du communisme cubain. Les FARC et l’ELN (Armée de libération nationale) naissent en 1964.


Parallèlement, et surtout à partir des années 1970, le narcotrafic se développe. Lorsque Pablo Escobar est élu député suppléant, la drogue se mêle à la politique. À travers les cartels de Cali et de Medellin, la Colombie devient rapidement la plaque tournante du trafic international de drogue, jouant le rôle de passerelle entre les pays producteurs (Pérou, Bolivie, mais aussi Colombie), et le Mexique et les Etats-Unis. Ce trafic est également utile aux guérillas, comme moyen de financement.


Un accord de paix entre les FARC et le gouvernement est ratifié le 30 novembre 2016, supposé mettre un terme au confit armé colombien qui dure depuis près de cinquante ans.


Mon ressenti général après 20 jours en Colombie


Comme je l’ai exposé en introduction, je suis plus que conquise. Si je devais poser mes valises, ce serait en Colombie.


Comme le Pérou et l’Equateur, la Colombie offre à celui qui la visite la possibilité d’apprécier un grand nombre de paysages différents : l’Amazonie, la Cordillère des Andes et ses montagnes verdoyantes, la côte pacifique, les grandes métropoles, les petits villages, etc.


Elle a des atouts que les autres n’ont pas : la mer des Caraïbes et ses îles sublimes, des villages tous plus superbes les uns que les autres, la possibilité de vivre en short la plupart du temps (si l’on choisit bien sa saison), la propreté (hormis sur la côte caraïbe), davantage de supermarchés (pour ceux qui sont en quête de modernité), des airs de salsa à chaque coin de rue, et le wifi dans les cars !


Isla Mucura, côte caraïbe.

Les habitants sont tout aussi adorables que dans les autres pays que nous avons visités en Amérique du Sud.


Contrairement à ce que beaucoup craignent, la Colombie n’est pas un pays dangereux. A tout le moins, si l’on fait preuve d’un minimum de bon sens, évidemment.


Et encore, non n’avons découvert qu’une infime partie du pays. Alors, je n’ose imaginer ce qu’elle nous cache encore !


La Colombie en 10 points


1) Les paysages


Comme ses voisins du Nord et du Sud, la Colombie est divisé en trois régions : la Costa (la côte pacifique), la Sierra (les Andes) et la Selva (la forêt amazonienne). À cela, nous pouvons ajouter la côte caraïbe.


Quels paysages avons-nous découvert ? Je me plais à le répéter régulièrement, lorsque l’on fait un tour du monde, il faut faire des choix. Divers éléments les justifient.

Premièrement, ce peut être une question de budget. Deuxièmement, il peut s’agir de ménager les forces des troupes. Inutile de faire un détour énorme, uniquement pour cocher une case sur sa to do list. Troisièmement, lorsque l’on a déjà traversé plusieurs pays qui offrent une même « gamme » de paysages, on évite les doublons. Inutile d’aller voir « la » lagune ou « le » volcan du pays, si l’on en a déjà vu des plus beaux auparavant. Enfin, un gros coup de flemme ou un imprévu peuvent nous conduire à revoir notre programme.


Quels sont les spots que nous avons choisi de laisser de côté ? Nous ne sommes pas allés sur la côte pacifique. Elle ne se trouvait pas sur notre route. Nous ne sommes pas retournés en Amazonie. S’il est vrai que notre expérience équatorienne était plaisante, une fois suffit ! Nous n’avons pas visité la région de Bogota. En effet, lorsque l’on passe la frontière entre l’Equateur et la Colombie, et que l’on remonte vers le Nord, il faut faire un choix entre la route qui passe par Bogota et celle qui traverse Medellin. Nous avons opté pour cette dernière solution. Enfin, nous avons longuement hésité à faire un détour pour visiter le parc Tayrona (sur la côte caraïbe). Le détour et la crainte de la foule nous ont dissuadés de nous y rendre.


Les paysages de la Cordillère s’approchent de ce que l’on a pu voir en Equateur : végétation dense et verdoyante, bananiers et fougères géantes. En revanche, le cocotier règne en maître. Je ne parviens plus à me souvenir si l’on en rencontre au sud du pays. Toutefois, le Nord de la Colombie en regorge.


Environs de Jerico, au Sud de Medellin.

Vallée de Cocora

Les voyageurs qui découvrent la côte caraïbe sont souvent déçus : pollution, foule, tourisme ravageur, chaleur étouffante, moustiques voraces, etc. Nous avons eu cette chance de trouver un joli petit village de pêcheurs qui nous a donné une première impression plutôt extraordinaire ! Rincon del Mar et l’archipel de San Bernardo nous laisserons un excellent souvenir de ce premier contact avec l’univers caribéen. En revanche, si Carthagène est incontestablement superbe, j’y ai davantage retrouvé ce que l’on déplore de la côte caraïbe.


Les métropoles que sont Cali et Medellin ne nous ont pas déplu. Nous n’en avons pas vu grand-chose, c’est vrai. La chaleur et une certaine lassitude expliquent ce manque de perfectionnisme touristique ! Après près de quatre mois de voyage, je crois que les grandes villes et leur visite mécanique nous ont invités à changer notre fusil d’épaule et à revoir notre mode de fonctionnement. Cela n’enlève en rien à l’atmosphère particulière de ces villes qui méritent que l’on s’y attarde.


Cali

Les paysages ruraux sont un incontestable plus de la Colombie. Chacun rivalise de couleurs avec l’autre. L’architecture est superbe, l’ambiance, chaleureuse. Nous nous serions bien vu poser nos valises à Jerico, au sud de Medellin ! Salento est également un incontournable, mais le côté trop touristique nous a un peu déçus.


Salento

Les villes du Sud, comme Ipiales ou Pasto, n’ont pas d’attraits particuliers. En revanche, on baigne déjà dans l’ambiance colombienne. Popayan, « la ville blanche », est déjà plus jolie.


Sanctuaire de Las Lajas, au Sud d'Ipiales

Popayan

2) L’écologie


L’Equateur nous avait agréablement surpris sur ce point. La Colombie suit un modèle identique. Les rues sont rarement souillées par des détritus. L’air n’est pas irrespirable. Un effort de tri est fait. On a conscience de l’importance d’une gestion raisonnée de l’eau. En revanche, on ne peut pas en dire autant de l’électricité… Surtout en période de Noël, où chaque cm² de rue est recouvert de milliards de guirlandes électriques !


Cette relative préservation de l’environnement n’est plus à l’honneur sur la côte caraïbe. La différence est nette.


3) Le tourisme en Colombie


Précisons tout d’abord que nous avons visité la Colombie à l’approche des fêtes de Noël. La fin de notre séjour a correspondu avec le début des grandes vacances colombiennes. Par conséquent, il est évident que l’on peut difficilement être objectif.


Décorations de Noël à Cali

Toutefois, nous avons trouvé qu’en-dehors de Salento et de Carthagène, l’affluence de visiteurs est restée raisonnable.


Les Français sont encore peu nombreux à investir la Colombie. L’époque où ce pays pouvait se classer dans le top ten des régions les plus dangereuses du monde est révolu.

Pourtant, dans l’esprit de nos compatriotes, ce point n’est pas acquis. On trouve en revanche de nombreux Allemands et Hollandais.


4) Le climat colombien en décembre


Le mois de décembre correspond avec le début de la saison sèche. Effectivement, je crois que nous n’avons vu la pluie qu’à Cali (une très courte averse) et à Salento (région pluvieuse, par excellence).


La chaleur n’a commencé à devenir pesante qu’à partir de Cali. C’est d’ailleurs la première fois que nous avons trouvé un hostal climatisé.


Dans les montagnes, surtout à Jerico, la température était idéale : une douce chaleur en journée, et un temps frais le matin et le soir.


Medellin est connue comme étant « la ville de l’éternel printemps ». Je dirais plutôt de « l’éternel été ». Personnellement, en avril, il fait rarement autour de 25 degrés dans ma région nantaise !


Sur la côte caraïbe, le soleil brûle véritablement la peau. Si le vent de Rincon del Mar nous a donné la fausse impression d’une chaleur tolérable, nos sévères coups de soleil nous ont démontré le contraire ! Et je ne parle même pas du four qu’est Carthagène...


5) La sécurité en Colombie


Je l’ai dit plus haut, nombreuses sont les personnes qui pensent encore que la Colombie est une zone de non-droit. Certes, il ne faut pas jouer aux plus malins et sortir à 2 h du mat, dans certains coins de Medellin. Certes, mieux vaut éviter de se balader avec son superbe appareil photo dans des rues désertes de Cali. En dehors de cela, honnêtement, je ne vois pas bien à quel moment nous nous sommes sentis en danger.

Peut-être avons-nous été inconscients ? Je ne pense pas.


Seul point à noter : la conduite. Je ne sais pas si c’est un hasard ou si je me suis fait des idées, mais j’ai vraiment eu le sentiment que les chauffeurs conduisaient plus vite en Colombie. Nous n’avons pas eu d’accidents pour autant, mais j’avoue avoir eu quelques frayeurs.


Sur le plan de l’hygiène, pas de soucis non plus. Seule recommandation, ne buvez pas l’eau des métropoles, même si l’on vous affirme qu’elle est potable !


6) Les Colombiens et la culture colombienne


L’histoire préhispanique colombienne n’est pas aussi riche que celle de la Bolivie ou du Pérou. Toutefois, l’histoire coloniale a fait de la Colombie une perle architecturale.


L’histoire explique également pourquoi la Colombie est un pays de métissage. Celui-ci existait déjà dans les pays du Sud de l’Amérique. Toutefois, les métis étaient essentiellement des métis Indiens-Latins. En Colombie, la présence d’esclaves noirs arrivés à l’époque coloniale enrichit le métissage.


Si l’on parle de culture, on ne peut négliger l’importance qu’a la musique dans la vie des Colombiens. Je pense que si on la leur retirait, ils dépériraient ! Elle est partout : dans les rues, dans les magasins, dans les cars, dans les taxis, dans la moindre petite ruelle ou le moindre petit village.


Sur le plan vestimentaire, nous avons croisés de nombreux messieurs très élégants, avec leurs chemises blanches et leurs panamas. Sur la côte caraïbe, les femmes portent de belles robes colorées.


Passant, à Jerico


7) Les transports en Colombie


Commençons par le plus étonnant : le wifi dans les cars ! Je crois que c’est la première fois que nous bénéficions de cette prestation en quatre mois de voyage depuis le Chili.

Peut-être n’avons-nous pas toujours choisi des compagnies très haut de gamme tout au long de notre périple. Pourtant, même au Chili, ou avec Cruz del Sur au Pérou, je n’ai pas le souvenir que nous l’ayons eu.


Les cars colombiens sont assez ponctuels pour le départ, beaucoup moins pour l’arrivée ! Les temps de trajet annoncés sont rarement respectés. Il faut dire que les routes colombiennes ne sont pas au top de la modernité. Sur le plan des infrastructures routières, le pays a du retard. Par conséquent, il n’est pas rare que des travaux ralentissent considérablement le trafic.


Nous avons voyagé avec des compagnies de toutes les gammes. Bolivariano est considérée comme étant la plus « luxueuse ». Je confirme. Toutefois, certains de ses véhicules ne sont pas de toute première fraîcheur, et pourtant, ils nous font payer le même prix que pour un car haut de gamme.


8) Le coût de la vie en Colombie


J’avais prévu un budget de 90 euros par jour, pour deux adultes et deux enfants. Finalement, nous serons plutôt à 80 euros par jour. Cela reste très abordable. Les logements sont peut-être un peu plus chers. Toutefois, nous n’avons jamais eu un budget aussi bas pour la nourriture ! Peut-être est-ce dû à nos bonnes résolutions pour ne pas prendre (trop) de poids durant le tour du monde : ne plus manger à l’extérieur, davantage cuisiner. Pourtant, j’aurais pensé que le fait de n’acheter qu’en supermarché (et non plus sur les marchés) alourdirait le budget. Et bien non.


9) Voyage culinaire en terre colombienne


Nous retrouvons les standards d’Amérique du Sud : maïs, pommes de terre, riz, viande, poulet, fruits exotiques, soupes de toutes sortes, sodas, junk-food à gogo et sucre cachés !


Si les bananes plantains agrémentaient déjà certaines de nos assiettes en Equateur, elles les envahissent en Colombie ! On la trouve sous toutes les formes. On mange également beaucoup de manioc.


La cuisine caribéenne a aussi ses particularités. La banane y est toujours présente, mais les crustacés et la coco l’accompagnent.


Les almuerzos tournent autour de 7 000 ou 8 000 pesos. Nous ne les avons testés qu’à Ipiales et Pasto. Par la suite, point de repas à l’extérieur. Notre budget et notre corps nous en ont été reconnaissants !


Contrairement à la Bolivie, au Pérou et à l’Equateur, la Colombie ne m’a pas semblé être un pays où le marché est roi. J’en ai croisé, mais ils sont souvent mal situés et sont fortement concurrencés par les supermarchés.


En Colombie, mon fruit fétiche a été la papaye. On en trouve dans les autres pays d’Amérique du Sud, mais je ne sais pas pourquoi, là, j’ai eu un flash ! Elle n’est pas trop chère, a un index glycémique moyen-bas, a un pouvoir rassasiant et brûle-graisse (si on la consomme verte) ! Parfait ! Pour le reste, on trouve des mangues en quantité, des pastèques et, bien entendu, des bananes et des noix de coco.


Voici quelques plats récurrents que j’ai pu goûter :


  • L’arepa : c’est la galette nationale ! On en trouve partout. C’est le pain colombien, en quelques sortes. Il s’agit d’une galette à base de farine de maïs. Elle peut être plus ou moins grillée, plus ou moins garnie. On en mange à tous les repas ou en snack. La qualité varie.


Arepa, omelette, chocolat chaud avec fromage

  • Les bunuelos : avec l’arepa, il s’agit du snack colombien par excellence. C’est un beignet en forme de boule, souvent fourré au fromage. Là aussi, la qualité varie. Du pire au meilleur !

  • La bandeja paisa : c’est une assiette composée de bœuf, de riz, d’haricots noirs, de banane plantain, de chorizo, d’avocats et d’oeuf. C’est la spécialité de la région de Medellin, mais on en trouve partout dans le pays. Parfois, certains ingrédients manquent, mais la viande, les bananes et les avocats ne manquent jamais à l’appel.

  • Les tamales : sucrés ou salés. Ce sont des papillotes de feuilles de bananiers. On en trouve à tous les goûts.

  • La lechona : c’est un cochon de lait entier, farci avec du riz et des oignons. On extrait la farce et on la met dans une petite assiette, souvent décorée d’un morceau de graisse séchée.


lechona

  • Les patacones : ce sont des beignets de plantain. Ils servent d’accompagnement ou de snack de rue.

  • Le ceviche : poisson mariné dans du jus de citron vert et du piment, souvent accompagné d’oignons.

  • De la truite ou d’autres poissons de rivière en Amazonie et dans les vallées andines

  • Le cuy (cochon d’Inde) : dans la région andine du Sud du pays.

  • Le poisson ou les crustacés accompagnés de riz coco et de plantain : plats typiques des Caraïbes.


Langouste, riz coco et patacones

  • Le chocolat chaud au fromage : oui, c’est possible ! Au petit-déjeuner ou dans l’après-midi, la tradition veut que l’on trempe des bâtonnets de fromage frais dans la boisson chaude!

  • et les éternelles empanadas.

Sur le plan des boissons, le soda est roi, ainsi que le refresco (sorte de thé très sucré).


10) Les logements en Colombie


Se loger en Colombie est plus coûteux qu’en Equateur, au Pérou et en Bolivie. Toutefois, cela reste très abordable. Nous avons respecté nos standards habituels : auberge de jeunesse ou hôtel bon marché, cuisine commune de préférence, etc. Nous avons assez rapidement dérogé à notre habitude de ne pas réserver les logements à l’avance. En effet, à l’approche des fêtes et des vacances colombiennes, il nous a semblé préférable de jouer la sécurité. Par conséquent, nous n’avons pas pu négocier les prix.


La taille des lits n’est plus aussi imposante qu’auparavant. De ce fait, il est devenu plus inconfortable de dormir dans un lit simple à deux. Cela a aussi joué sur le budget.


Dans les régions où la chaleur peut rapidement devenir difficile à supporter, les hostals et les chambres ont une clim. L’eau est souvent froide. Je trouve cela normal. On ne va pas exiger l’eau chaude, alors qu’il fait 30 °C ! Mais mieux vaut le savoir à l’avance.


Nous n’avons jamais eu de moustiquaires. Cela ne nous a pas posé de problème, puisque nous n’avons pas été dérangés par les moustiques. Toutefois, ce n’est vraisemblablement pas le cas toute l’année. Par conséquent, pour les plus sensibles, mieux vaut emporter sa propre moustiquaire avec soi, ou avoir un bon répulsif (si tant est que ça existe…).


Et les enfants ? Auden et Eylia en Colombie


Il est difficile de savoir ce que pense Auden, mais il est clair que pour Eylia, la Colombie est également un coup de cœur. Entre notre séjour à Jerico et celui à Rincon del Mar, elle est conquise !


Eylia a eu un petit coup de blues à Medellin. Elle était lassée. La côte caraïbe est arrivée à point nommé.


Les enfants ont apprécié de pouvoir vivre en short pendant presque trois semaines. Retrouver la mer était également un vrai bonheur.


Sur le plan de la faune, les enfants ont surtout vu des oiseaux : colibris à Jerico et perroquets à Carthagène. Ils ont également pu observer quelques poissons noir et jaune sur l'île Tintipan, dans les Caraïbes.





C’est la première fois depuis le début du tour du monde que je quitte un pays avec le cœur serré. Nous y avons vraiment vécu de bons moments.


Je suis heureuse de reprendre la route, mais je sens qu’une page se tourne. Nous en avons fini de l’Amérique du Sud. Après presque quatre mois de voyage, 12 000 km parcourus, près d’une cinquantaine d’étapes, six pays visités, nous allons voler vers l’Amérique centrale. Il nous reste encore de nombreuses choses à découvrir, mais nous n’en sommes plus au début du périple.


Sur certains plans, j’attends cette nouvelle aventure avec impatience. Nous avons prévu de ralentir la cadence. Nous ne visiterons pas le Nord de Nicaragua, le Guatemala, le Belize et le Sud du Mexique. Cela nous permettra de prendre davantage notre temps. Nous allons également passer quelques jours chez des amis de Momo, au Costa Rica. Ce sera intéressant et reposant. Autre aspect séduisant : la mer et la chaleur ! Cela fait quatre mois que nous longeons la Cordillère des Andes. Hormis à Mancora et à

Huanchaco (Pérou), ainsi que sur la côte caraïbe colombienne, nous avons surtout vu des paysages de montagne et vécu en pantalon. C’est super, mais ça devient lassant ! Nous ne sommes pas mécontents de nous dire que nous allons passer plusieurs semaines en short et en débardeur, voire en maillot de bain.


Trucs et astuces du voyageur en Colombie


  • Eau : non potable ;

  • Electricité : besoin d'un adaptateur. 110 V. Fiches plates, parallèles.

  • Taux de change : 1 euro = 3640 pesos colombiens (lorsque nous y étions). Il est passé à 3750 depuis peu.

  • Logements : penser à réserver en période de fêtes. Les lits sont de taille normale, contrairement à ceux d'Equateur, Pérou ou Bolivie, où les lits simples sont gigantesques !

  • Vacances : penser aux fait que les Colombiens ont leurs vacances d'été durant les fêtes de fin d'année.

  • Moustiques : le Nopikex est supposé est très efficace.

  • Nourriture : les marchés se font plus rares que dans les autres pays des Andes centrales. Les supermarchés restent abordables.

  • Se rendre au Panama depuis la Colombie : Le Panama exige une preuve de sortie de territoire dans les six mois qui viennent, depuis le Panama jusqu'en France. Ils vérifient cela en Colombie et au Panama. Pour les voyageurs itinérants que nous sommes, il existe un possibilité de louer des billets d'avion. Sur le site d'Orbitz, vous pouvez acheter vos billets et les annuler dans les 24 h. Une taxe dérisoire est prélevée.


Quel budget pour 20 jours en Colombie?


Taux de change : 1 euro = 3 640 pesos colombiens (lorsque nous y étions)


Pour plus de clarté dans la lecture du budget, je précise que nous dormons parfois à deux dans un lit simple et que, sur le plan de la nourriture, les enfants (7 et 4 ans) comptent pour un adulte. Il n’est pas rare qu’Auden ne paie pas sa place dans le car et que les enfants bénéficient de réduction pour les sorties.


  • Hébergement : 515 euros (soit 27,10 par nuit. 19 nuits, car une nuit dans le car.)

  • Nourriture : 336 euros (soit 16,80 par jour)

  • Transports : 466 euros (d’Ipiales à Carthagène, avec un détour par Salento et Jerico)

  • Activités : 69 euros (Salento : entrée pour le mirador de la vallée de Cocora ; Jerico : deux heures de location de chevaux ; Guatapé : entrée ; Rincon del Mar : tour dans l’archipel de San Bernardo).


TOTAL : 1386 euros (+ 225 euros, si je rajoute nos frais divers).


Hasta pronto !


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Le départ pour le tour du monde

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Bilan de notre séjour en Equateur

Ipiales, Pasto, Popayan - Colombie

Cali – Colombie

Salento – Colombie

Jerico – Colombie

Medellin - Colombie

Rincon del Mar - Colombie

Carthagène - Colombie


Les p'tits routards


Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 1 (fiction écrite par Eylia)

Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 2

Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 3 (en Argentine)

Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 4 (en Bolivie)

Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 5 (au Pérou)

Le carnet de voyage d’Eylia

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