• Léo

Bilan de notre séjour en Equateur (16 novembre-3 décembre)

Mis à jour : 9 déc. 2018


Ne ménageons pas le suspense plus longtemps : oui, l’Equateur est un pays à placer en tête de vos prochaines destinations de voyage ! Ou plutôt, non. N’y allez pas, et préservez encore quelque temps ce petit bijou des méfaits du tourisme...


Si on le compare à ce qui est comparable, l’Equateur combine les atouts du Pérou ou de la Bolivie, sans certains de leurs inconvénients. Plus moderne que cette dernière, moins pollué et moins vaste que son voisin du Sud, l’Equateur recèle un certain nombre de trésors rassemblés sur un petit territoire.


Momo connaissant déjà une partie du pays, nous ne sommes pas allés aux quatre coins de l’Equateur. Quoi qu’il en soit, ce que nous en avons vu a suffi à me convaincre de sa beauté.


Le volcan Cotopaxi. Il figure sur le drapeau de l'Equateur.

Quelques infos sur l’Equateur


L’Equateur est un pays d’Amérique du Sud, situé au Sud de la Colombie et enveloppé par le Pérou au Nord et à l’Est. L’Ouest est bordé par le Pacifique. L’Equateur compte plus de 16 millions d’habitants.


On connaît peu de choses de l’Histoire équatorienne jusqu’à la conquête de sa partie andine par les Incas. Les Espagnols prennent le relai entre 1532 et 1534.


C’est en 1822 que Simon Bolivar, aidé du commandant Sucre que l’Equateur, libère l’Equateur.


Le pays n’a pas connu autant de périodes de dictatures que le Pérou ou la Bolivie.


En 2000, à la suite d’une crise économique qui conduit à une période de forte inflation, le président Mahuad est contraint d’abandonner le sucre et de passer au dollar.


Rafael Correa dirige le pays de 2006 à 2017. Le président actuel est Lenin Moreno.


Mon ressenti général après 17 jours en Equateur


Comme je l’ai exposé en introduction, je suis conquise. Et pourtant, la météo n’a pas toujours joué en notre faveur. Malgré cela, j’en garde un très bon souvenir.


L’avantage de l’Equateur est qu’il concentre un grand nombre de paysages différents, sur un très petit territoire. On passe, en peu de kilomètres d’une région montagneuse à l’Amazonie, d’un volcan des Andes à une plage du Pacifique.


L’Equateur est un beau pays, sur les plans naturel, culturel et architectural, et on s’y sent en sécurité.


Rue de Quito

L’Equateur en 10 points


1) Les paysages


Comme ses voisins du Nord et du Sud, l’Equateur est divisé en trois régions : la Costa (la côte pacifique), la Sierra (les Andes) et la Selva (la forêt amazonienne). À cela, nous pouvons ajouter les Galapagos.


Nous ne sommes pas allés sur la côte pacifique. L’Equateur n’est pas réputé pour la beauté de ses plages. C’était déjà le cas au Pérou. Si nos séjours sur les côtes péruviennes de Mancora et de Huanchaco nous ont laissé de très bons souvenirs, ce n’est pas pour les paysages. Par conséquent, en Equateur, nous avons préféré nous concentrer sur les Andes et l’Amazonie. Nous verrons des plages bien plus belles aux Caraïbes.


Les Galapagos ne faisaient pas non plus partie de nos plans : trop chères et dérangeantes sur le plan écologique.


Les paysages de montagne équatoriens s’approchent davantage de ce que nous avons pu voir à Chachapoyas (Pérou) ou dans la Vallée sacrée de Cusco (Pérou) que des paysages de l’Altiplano bolivien (Bolivie). Ceux-ci sont plus secs, plus pelés, quoique tout aussi jolis. Les vallées équatoriennes sont très vertes. Les cultures s’étendent à perte de vue et dessinent des carrés aux dégradés de verts, de jaunes et de beiges sur chaque versant. Dans la région de Latacunga (Quilotoa, Cotopaxi), certains coins ressemblent aux parcs nationaux américains, avec de vastes étendues de forêts de conifères. Du côté d’Otavalo, on pourrait se croire dans les Alpes !


A quelques kilomètres de la lagune du Quilotoa, région de Latacunga.

À mesure que l’on perd de l’altitude, les bananiers se multiplient et la végétation devient plus tropicale. Nos deux jours en Amazonie nous ont bien dépaysés.


Amazonie, non loin de Puyo

Les paysages urbains des grandes villes conservent les codes sud-américains : architecture coloniale, bâtiments colorés, vie citadine animée, etc. Deux villes valent le détour : Cuenca et Quito. Les paysages de campagnes diffèrent sur certains points. Si en Bolivie ou au Pérou les petites villes ou villages non-touristiques n’avait rien d’attirant, en Equateur chaque bourgade traversée a un petit quelque chose.


2) L’écologie


Lorsque nous avons passé la frontière, c’est une des premières choses qu’Eylia et moi avons remarqué : tout était propre ! Pas le moindre papier au sol (ou très peu). Un vrai bonheur ! Je pense que c’est le pays le plus propre (ou le moins sale) que nous ayons traversé depuis le début du tour du monde.


Notre guide en Amazonie nous a expliqués que le pays était encore très pollué il y a une décennie environ. Depuis, le gouvernement, et notamment sous Correa, a pris des mesures qui, à l’évidence, ont porté leurs fruits.


C’est la première fois, peut-être depuis le Chili, que je vois systématiquement des poubelles de tri sélectif. Les particuliers ne sont pas encore tous à la page. Toutefois, dans certaines auberges, nous pouvions jeter nos déchets organiques à part.


De nombreux messages indiquent aux clients des hostals que l’eau doit être utilisée avec raison. Des poubelles sont accrochées aux sièges des cars. Bref, c’est rassurant de voir qu’un pays peut faire évoluer son rapport à l’environnement en quelques années. Il reste du travail à faire, mais c’est encourageant.


3) Le tourisme en Equateur


J’ai trouvé le tourisme bien moins agressif en Equateur qu’au Pérou. Les sites sont préservés. Nous ne nous sommes jamais retrouvés en grand nombre à un endroit. Peut-être est-ce parce que l’Equateur est encore un pays méconnu ?


4) Le climat équatorien en novembre


En théorie, le mois de novembre correspond à la fin de l’été, et donc de la saison sèche. Malheureusement pour nous, la saison des pluies a commencé plus tôt cette année. Nous avons pu profiter de plusieurs fenêtres ensoleillées, mais il ne fallait pas espérer faire grand-chose en fin d’après-midi.


5) La sécurité en Equateur


RAS. Même constat que pour les autres pays traversés.


6) Les Equatoriens et la culture équatorienne


Je m’étendrai moins que je ne l’ai fait à l’occasion de mes bilans sur le Pérou et la Bolivie. Non pas que l’inspiration me manque, bien au contraire. En revanche, je crains de me répéter. Je préfère réserver les développements sur les traits généraux des habitants à mon article sur notre séjour en Amérique du Sud.


Seul point notable : le retour des tenues traditionnelles, que nous avions un peu perdu de vue au Pérou (particulièrement sur la côte).


Dans le car, entre San Pedro de Alausi et Baños

7) Les transports en Equateur


Nous avons été étonnés par la ponctualité et l’organisation parfaite des cars en Equateur. Nous n’avons jamais attendu. On a le sentiment qu’il y a des départs en permanence !


En revanche, une fois à bord, il ne faut pas être pressé. Les cars s’arrêtent dans chaque village. Néanmoins, c’est aussi ce qui permet de pouvoir espérer trouver un moyen de transport où que l’on soit. On peut être sûr que, même perdu dans un bled pommé, on trouvera bien un bus qui passe par là !


En Equateur, nous n’avons pas trouvé (et pas cherché) de compagnies haut de gamme. Sur ce point, le pays s’approche davantage de la Bolivie que du Pérou. Pour les toilettes, il faudra repasser ! Toutefois, comme le car s’arrête fréquemment, il n’est pas difficile de demander que la halte soit prolongée. Sur ce point, les chauffeurs équatoriens sont plus complaisants qu’en Bolivie.


8) Le coût de la vie en Equateur


On nous avait affolé en nous annonçant que le coût de la vie en Equateur était bien plus élevé qu’au Pérou et en Bolivie. Il est vrai qu’en dépenses quotidiennes, nous dépensions en moyenne 42 euros par jour, contre 39 euros au Pérou et 34 euros en Bolivie. En revanche, si l’on ajoute les activités et les transports, nous arrivons à une moyenne par jour de 78 euros en Equateur, contre 77 au Pérou et 75 en Bolivie. Cela ne fait pas une grosse différence. En revanche, le coût de la vie est moins important qu'au

Chili ou dans le Nord-ouest argentin.


9) Voyage culinaire en terre équatorienne


Là, encore, je ne souhaite pas me répéter. Nous retrouvons les standards d’Amérique du Sud : maïs, pommes de terre, riz, viande, poulet, fruits exotiques, soupes de toutes sortes, sodas, junk-food à gogo et sucre en kilos ! Pas un enfant ne sort de l’école sans un bonbon, une glace, un coca, des chips, des frites ou un gâteau au bec. C’est affligeant… Pourtant, c'est le premier pays, depuis l'Argentine, je crois, qui affiche des indications très visuelles sur les emballages des produits (teneur en graisse, en sel et en sucre). L'impact est, vraisemblablement, nul...


L’almuerzo à 1,5 ou 2 dollars permet, comme en Bolivie et au Pérou, de manger une soupe, un plat et un fruit, pour un coût minime. Les marchés sont toujours une institution et les vendeurs ambulants de fruits, chips, glaces et sucreries n’ont pas disparu du paysage.


Marché de Cuenca

En Equateur, mon fruit fétiche a été la pitaya (fruit du dragon). C’est un magnifique fruit rouge, au coeur blanc moucheté de points noirs. C’est très léger et rafraîchissant. Il existe une variété plus petite et dont les teintes tirent sur le jaune. Pour le reste, on trouve toujours des mangues en quantité, des maracuyas, des grenadillas et, bien entendu, des bananes (0,50 dollar la douzaine, au moins).


Voici quelques plats récurrents que j’ai pu goûter (hormis le cuy) :


  • Le bolon de verde : beignet de banane plantain fourré au fromage ou à la viande.

  • Les pinchones : brochettes de rue ;

  • Le pan de yuca : galette de manioc avec du fromage ;

  • Le seco de pollo ou de carne : poulet ou bœuf en sauce (enfin!), accompagné de maïs, banane plantain, pommes de terre ou riz.

  • Cerdo al horno : cochon grillé, accompagné de pommes de terre. Plat typique de Cuenca.



  • Les llapingachos : galettes de purée de pomme de terre et de fromage, œuf au plat, saucisses et crudités.

  • Chugchucarra : assiette composée de porc frit, peau de cochon grillée, maïs grillé, choclo, pop corn, plantain, empanadas. C’est un plat typique de Latacunga.



  • Le ceviche : poisson mariné dans du jus de citron vert et du piment, souvent accompagné d’oignons.

  • De la truite ou d’autres poissons de rivière en Amazonie et dans les vallées andines

  • Le cuy (cochon d’Inde) : plat de fête.



  • Les espumillas : mousse de meringue et de pulpe de fruit. Très sucré !

  • et les éternelles empanadas et salchipapas.

Sur le plan des boissons, le soda est roi, ainsi que le refresco (sorte de thé très sucré).

10) Les logements en Equateur


Se loger en Equateur est plus coûteux qu’au Pérou et en Bolivie. Toutefois, cela reste très abordable. Nous avons respecté nos standards habituels : auberge de jeunesse ou hôtel bon marché, pas de réservation de façon à pouvoir négocier le prix, cuisine commune de préférence, etc.


Le chauffage est toujours absent des hôtels. En revanche, nous avons rarement eu de mauvaises surprises concernant la température de l’eau.


Une fois encore, mieux vaut ne pas être trop sensible au bruit, si l’on veut séjourner dans les hôtels du pays, à moins d’y mettre le prix


Et les enfants ? Auden et Eylia en Equateur


Je crois que ce qui aura le plus marqué les enfants, on s’en doute, est le tour en Amazonie et le passage à Baños juste avant.


On n'est pas bien là, en Amazonie ?!

Eylia a adoré Cuenca, malgré l’épisode gastro.


Quel budget pour 17 jours en Equateur?


  • Hébergement : 387 euros (soit 22,76 par jour). Nous logeons dans des hôtels et auberges bon marché.

  • Nourriture : 335 euros (soit 19,67 par jour). Nous cuisinons avec les produits du marché, rarement ceux du supermarché. Nous mangeons ponctuellement dans les comedors et nous sommes accordés une fois un repas au restaurant.

  • Transports : 290 euros (de Cuenca à Otavalo avec un détour vers Puyo). Nous voyageons en car et avons souvent recours aux taxis pour les excursions.

  • Activités : 213 euros (Baños : thermes et Casa del arbol ; tour en Amazonie de deux jours ; Latacunga : lagune du Quilotoa ; Quito : visite de la basilique ; Otavalo : parque del condor).

Total : 1225 euros (1324 euros, si je rajoute nos frais divers)



C’est avec regret que je quitte l’Equateur. C’est un beau pays et j’aurais aimé pouvoir en découvrir davantage.


Toutefois, la curiosité me saisit et il me tarde de voir ce que la Colombie nous réserve. Va-t-elle détrôner l’Equateur qui, avec le Chili, fait partie de mes coups de coeur ?!


Hasta pronto !


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Récits de voyage


Le départ pour le tour du monde

Le bilan du Chili

Salta, Argentine

Nord-ouest argentin

Bilan de la Bolivie

Bilan de notre séjour au Pérou

Cuenca et San Pedro de Alausi - Equateur

Baños – Equateur

Amazonie – Equateur

Latacunga (Quilotoa, Cotopaxi) – Equateur

Quito et Otavalo - Equateur


Les p'tits routards


Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 1 (fiction écrite par Eylia)

Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 2

Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 3 (en Argentine)

Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 4 (en Bolivie)

Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 5 (au Pérou)

Le carnet de voyage d’Eylia

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