• Léo

Comment « faire l’école » durant un tour du monde en famille ? | 5 options possibles

Mis à jour : 1 juil. 2018




Au quotidien, le temps des devoirs n’est pas vraiment le meilleur des moments que l’on passe avec ses enfants. En voyage, « faire l’école » fait souvent partie des appréhensions des parents-voyageurs. Vais-je être à la hauteur ? Les enfants seront-ils réceptifs ? Quelle sera la relation parent-enseignant/enfant-élève ? Et comment s’y prendre ? Autant de questions qui contribuent à faire de ce sujet un souci supplémentaire.


Je n’ai pas encore expérimenté la chose, alors je ne lance que des pistes de réflexion. En tant qu’enseignante, je me permets de donner quelques conseils, et surtout de décomplexer les parents. Ce tour du monde ne doit pas être gâché par des considérations, certes, importantes, mais qui peuvent être appréhendées sous un angle moins dramatique, voire devenir des moments agréables à partager en famille.


Toutes les options ne sont peut-être pas envisagées dans cet article. Les voyages et les familles sont tellement différents que des dizaines de formats sont possibles. J'évoque ici les plus fréquents.


Comment s’y prendre ?


Préambule. Une mise au point sur « l’école obligatoire »


L’instruction est obligatoire, pas l’école


Mettons immédiatement les choses au clair, pour ceux qui en douteraient encore : « L'instruction est obligatoire pour tous les enfants, français et étrangers, à partir de 6 ans et jusqu'à l’âge de 16 ans révolus. Les parents peuvent choisir de scolariser leur enfant dans un établissement scolaire, public ou privé, ou bien d'assurer eux-mêmes cette instruction. » Ce passage est extrait du site service-public.fr. Précisons immédiatement que l'âge de l'instruction obligatoire sera abaissé à 3 ans à la rentrée. Toutefois, cette mesure ne revient pas sur le principe de base qui ne fait aucunement de la scolarisation une obligation.


L’instruction étant obligatoire, l’Etat doit s’assurer que tout enfant est bien dans une situation le permettant. Un enfant DOIT être instruit. S’il est inscrit dans une école, il est dans l’obligation de s’y rendre, jusqu’à une éventuelle déclaration contraire des parents, qui informeraient de leur souhait d’instruire leur enfant à domicile. Quelle que soit l’option choisie, les services de l’Éducation nationale doivent avoir une trace de la situation de l’enfant. Dans le cas contraire, les parents pourraient être condamnés à verser une amende.


Les démarches de déscolarisation en perspective du tour du monde


Si notre enfant entre dans la classe d’âge de l’instruction obligatoire, nous devons informer la mairie et les services de l’Éducation nationale de notre choix d’instruire notre enfant en famille. S’il est déjà scolarisé avant de partir en voyage, l’ancien directeur devra fournir un certificat de radiation à la mairie. Celle-ci nous demandera de confirmer notre choix par courrier ou par mail. Enfin, les services de la Dasen (direction académique des services de l’EN) exigeront également un courrier ou un mail, les informant de notre décision. Aucune justification n’est à fournir. Les démarches doivent être réalisées dans 8 jours après la mise en place effective de l’instruction en famille. Selon si cette dernière intervient en milieu ou en fin d'année scolaire, plusieurs lettres de demande de déscolarisation pourront être demandées. Renseignez-vous.


Le contrôle de l’enfant non scolarisé


En temps normal, les familles sont contrôlées à deux reprises : d’une part, par la mairie et, d’autre part, par un inspecteur académique. En voyage itinérant à l’étranger, vous l’aurez compris, les deux types de contrôles sont impossibles. En revanche, si, une fois rentrés en France, l’instruction en famille se poursuit, il n’est pas improbable que l’inspecteur académique vienne pointer le bout de son nez assez rapidement !


La rescolarisation après le tour du monde


Pour la maternelle et l’élémentaire, les démarches pour réintégrer son enfant dans le système sont les mêmes que celles que l’on a effectuées pour l’inscrire la première fois. Dans le public, les inscriptions ont lieu, en général, au mois de janvier. Par conséquent, il faudra penser à emporter avec soi, en voyage, sous forme numérique, les pages du carnet de santé relatives à la vaccination, le livret de famille, ainsi qu’un justificatif de domicile. Pour ce qui est du privé ou du secondaire, les démarches sont probablement différentes, et ont peut-être lieu plus tôt encore dans l’année. Renseignez-vous.


4 conseils pour bien démarrer « l’école » en voyage !



1) Assumer son projet


Quelle que soit l’option choisie pour « faire l’école » en voyage, la priorité doit rester le bien-être de la famille. Un tour du monde est un choix de vie singulier, qui implique des sacrifices. On sort du moule, et nos enfants aussi. Il faut l’assumer. Non, nos enfants n’en mourront pas. Non, ils ne reviendront pas plus bêtes qu’avant, ou moins cultivés, au contraire. Et ça, nous le savons pertinemment, au fond de nous… et même en surface !


2) Laisser ses enfants souffler



Faire un tour du monde, je me plais à le répéter dans chacun de mes articles, c’est, à mon sens, une occasion de redonner du sens à la vie, de rompre avec son quotidien, dans ce qu’il avait de moins trépidant. L’ordre des priorités appelle à être revu, pour nous et pour nos enfants. Ainsi, ces derniers doivent-ils eux aussi, être soulagés des moments pesants d’ordinaire.

Hormis dans le cas de figure particulier des familles nomades digitales, qui voyagent tout en travaillant, la plupart des parents tourdumondistes ont quitté leur travail ou pris un congé sabbatique. Pourquoi les parents pourraient-ils se payer le luxe de faire un break professionnel, et les enfants devraient-ils trimer 5h par jour sur leurs exercices ?! Ils ont bien le droit de souffler ! Il est évident que l'enjeu ne sera pas le même pour un enfant de 6 ans et un adolescent qui passe son bac. Toutefois, ces derniers aussi peuvent profiter du voyage !


3) Appréhender les apprentissages autrement


Les tâches du quotidien passeront au second plan, mais existeront malgré tout. Faire un tour du monde, c’est aussi l’occasion de vivre différemment chacun de ces temps. Les repas, les nuits, les trajets, les jeux, les courses, les promenades seront organisés, vécus, perçus, envisagés d’un œil nouveau. Alors pourquoi « l’école » devrait-elle se dérouler « comme en France » ? N’est-ce pas l’occasion d’envisager les apprentissages autrement qu’assis sur une chaise, qu’en exécutant des consignes répétitives, qu’en regardant une vidéo, qu’en lisant un cours, qu’en étant évalué, etc.


Je suis enseignante et je sais combien l’Institution nous invite à bouleverser nos méthodes d’enseignement et à diversifier nos outils, nos supports, nos méthodes d’évaluation, afin que l’élève devienne acteur de ses apprentissages, afin qu’aucune lassitude ne s’installe du côté de l’enfant. Toutefois, ne nous y trompons pas, on tourne vite en rond.


Durant un tour du monde, au contraire, les parents ont l’opportunité extraordinaire de faire vivre à leurs enfants des situations d’apprentissages inédites. Alors, exploitons cette chance ! Réconcilions nos chérubins avec le savoir, réactivons leur curiosité ou stimulons-la encore davantage, partons du terrain, du vécu, pour aller vers le questionnement et l’analyse. Tout enseignant rêverait de pouvoir faire cela avec ses élèves, et tout élève rêverait de pouvoir apprendre de cette façon. Nous, parents-voyageurs, pouvons réaliser ces deux rêves. Alors pourquoi s’en priver !


4) Déculpabiliser


L’école gratuite est une chance que nous offre notre République. Je ne remettrais jamais cela en question. Toutefois, les moyens sont insuffisants. Les conditions d’apprentissage ne sont pas optimales. Je ne dis pas que vous, parents, parviendrez à faire mieux qu’un enseignant aguerri. Toutefois, les moyens dont nous disposerons nous permettront de faire des miracles :


Notre enfant ne pâtira pas :


  • De la mauvaise qualité du matériel qui existe dans certains établissements, faute de moyens ;

  • Des absences des enseignants (qui, au passage, ont tout à fait le droit d’être absents) qui peuvent parfois nuire au bon déroulement du programme ;

  • De l’ambiance quelques fois toxique entre camarades de classe ;

  • Des classes surchargées qui ne permettent pas d’individualiser le suivi ;

  • Des classes surchargées, un non-sens dans le cadre de l’apprentissage d’une langue et de la prise de parole ;

  • Des classes surchargées qui ralentissent le rythme d’apprentissage. Petit focus. Prenons l’exemple du collège. N’oublions pas qu’une séance dure 55 min. Toutefois, la substantifique moelle du cours est concentrée sur seulement 30-35 min. En effet, sur les 55 min, vous retirez 5 min pour que les élèves s’installent, 5 min pour faire l’appel, récupérer des documents ou lire des mots dans le carnet, 5 min pour faire un point sur le cours, 5 min à faire la police (voire plus) et 5 min pour noter les devoirs ! S’ajoute à cela le fait que le groupe classe est plus lent à gérer, puisque tous les élèves n’ont pas le même niveau. Il faut suivre le rythme général, tout en adaptant les consignes, les corrections, etc. Par conséquent, en voyage, inutile de travailler 6 heures par jour pour se donner bonne conscience. 3 heures suffiront !

Je rappelle que je suis enseignante. Par conséquent, en rédigeant ces quelques lignes, mon objectif n'est pas de dénigrer le travail des collègues, mais davantage de pointer du doigt les dysfonctionnements d'un système éducatif dont nous ne sommes que des pions. L'école est une chance. Les moyens donnés ne permettent pas, souvent, d'aller au bout de nos ambitions.


Notre enfant bénéficiera :


  • D’un terrain d’apprentissage aux possibilités infinies ;

  • De la disponibilité d’un adulte, rien que pour lui, ou pour seulement 3 ou 4 enfants ;

  • De la plus belle des situations d’apprentissage : partir des centres d’intérêts et des questions de l’enfant pour le conduire aux savoirs et aux compétences. Le voyage forme la jeunesse ! ;

  • Du meilleur contexte pour apprendre des langues ;

  • Du meilleur contexte pour travailler les disciplines de « découverte du monde » (histoire, géo, physique, SVT).


4 options pour « faire l’école » à l’autre bout du monde


Option n°1 : l’école en voyage par le biais d’organismes d’enseignement à distance




Qu’est-ce que c’est ?


Dans ce cadre-là, les cours sont dispensés à distance, par le biais de fichiers, et éventuellement de vidéos. Les cours sont conçus par des spécialistes, et suivent scrupuleusement les programmes officiels. Les exercices respectent les formats académiques, et les évaluations sont corrigées par des enseignants.


Comment s’y prendre ?


Plusieurs organismes d’enseignement à distance existent. Voici les plus connus :


  • Le CNED réglementé : Il permet d’obtenir un certificat de scolarité, des relevés de notes (ou livret de compétences en primaire) et un avis d’orientation en fin d’année scolaire. L’assiduité est obligatoire. Il offre la possibilité de s’inscrire en candidat scolaire aux examens du brevet et du bac.

  • Le CNED libre : n’est soumise à aucune autorisation. L’élève reçoit un relevé de notes (ou de compétences, pour le primaire) et éventuellement une attestation de suivi. L’enfant pourra passer son brevet et son bac, mais en candidat libre.

  • Les cours Ker Lann

  • Les cours Hattemer

  • Les cours Saint-Anne

  • Les cours Legendre


Avantages et inconvénients


Avantages

  • Ce système rassure les parents... et certains enfants ;

  • Les programmes sont respectés à la lettre. Ce peut être déterminant au lycée ou pour les années à examens (3e, Première, Terminale) ;

  • Si les enfants sont sérieux dans leur travail, ils auront acquis toutes les connaissances et les compétences attendues pour leur niveau ;

  • Aucun travail pour les parents, hormis de surveillance ;

Inconvénients

  • Un cadre rigide. Le format très scolaire peut rebuter certains enfants et créer un climat conflictuel entre parents et enfants ;

  • Peu de liberté et de flexibilité ;

  • Un coût non négligeable ;

  • Le volume de matériel. Surtout si l’on voyage en mode routard ;

  • L’organisation. Il faut s’organiser pour recevoir les fascicules et renvoyer les devoirs. Ce n’est pas toujours facile en voyage itinérant.


L’option n° 2 : l’école « home-made »





Qu’est-ce que c’est ?


L’école en voyage, comme son nom l’indique, est une simple transposition du format scolaire, à ceci près que vous en serez le chef d’orchestre. Le cadre et l’enseignant changent, mais les règles sont identiques : horaires précis que l’on s’impose, disciplines traditionnelles, format de cours et d’exercices habituels, évaluations, suivi scrupuleux des programmations de l’Education nationale, etc.


Comment s’y prendre ?


L’école en voyage, c’est de l’école DIY. Par conséquent, il faut que cela ressemble à de l’école, mais en réalisant tout soi-même, ou presque. Vous allez vous transformer en enseignant ! Dans ce cas, pensez comme lui.


Vos ressources

  • Partez des fiches Eduscol, qui vous donnent les thématiques de travail, les contenus scientifiques et les objectifs généraux à atteindre ;

  • Tournez-vous vers des blogs d’enseignants : vous y trouverez une mine d’informations, avec souvent des programmations et progressions toutes faites. Tapez des requêtes type « progression français CM1 », « progression questionner le monde CE2 », ou « programmation physique 4e ». Ces blogs vous seront utiles également pour trouver les cours, les exercices et les évaluations. Vous n’allez pas vous amusez à tout bâtir vous-mêmes ! D’autant plus que les véritables enseignants s’inspirent très souvent du travail de leurs collègues qui sont mis en ligne. Alors pas de culpabilité !

  • Les sites académiques proposent aussi des séquences clé en main ;

  • Si vous êtes en camping-car et que vous avez de la « place », vous pouvez également vous procurer des fichiers d’exercices achetés en supermarché. Dans les petites classes, certains peuvent suffire.


Vos outils

  • Établissez une programmation sur 10 mois : l’objectif est de cadrer le travail dans le temps, de se faire un planning. Pour chaque discipline, vous prévoyez quel grand thème sera travaillé, et sur combien de séances, c’est-à-dire sur combien d’heures, approximativement.

  • Établissez une progression par discipline : une progression est plus fine. Elle s’appuie sur les compétences travaillées. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une organisation des contenus, suivant le niveau de difficultés et les pré-requis. On ne va pas travailler le passé-simple avant le présent de l’indicatif, et pour travailler le présent, faut-il encore avoir acquis la notion de « temps » en conjugaison.

  • Faites-vous des dossiers par séquence : une séquence est un sous-thème. Par exemple, en histoire, un thème sera la Révolution, avec une séquence sur « les causes de la Révolution », une séquence sur « les journées révolutionnaires » et une dernière séquence sur « Le Consulat ». Chaque séquence sera traitée en plusieurs séances, c’est-à-dire en plusieurs petits temps. Une séquence comprend ainsi l’introduction du sous-thème, le « cours », les « exercices » et l’évaluation.


Avantages et inconvénients


Avantages

  • Ce système rassure les parents. Ils ont le sentiment de ne pas exclure leurs enfants du cadre traditionnel ;

  • Les enfants ne perdent pas leurs habitudes scolaires, continuent à écrire, à suivre une consigne, à respecter des horaires, etc ;

  • Si tous les supports sont sous forme informatique, le volume de matériel est réduit ;

  • Les évaluations sont moins stressantes pour les enfants ;

  • Le coût.


Inconvénients

  • Cela peut être vite épuisant à préparer pour les parents, surtout si leur enfant est au collège. Quasi insurmontable si l’enfant est au lycée. Dans ce cas, mieux vaut se tourner vers des cours tout faits.

  • À mon sens, ce système reste gérable pour le primaire, peut-être moins pour le secondaire, surtout le lycée ;

  • Le parent se transforme en enseignant, et ce rôle peut être difficile à tenir pour lui et à supporter pour l’enfant ;

  • Le cadre est assez strict, et peu réjouissant lorsque l’on est en voyage.


L’option n° 3 : l’unschooling




Qu’est-ce que c’est ?


L’unschooling n’a plus rien de ce que l’on connaît de l’école. Imaginez-vous une classe, des cours, des exercices, des évaluations traditionnels… et oubliez immédiatement cette image !


Comment s’y prendre ?


Je pense que le plus dur est justement d’oublier ce que l’on connaît. Tout est à bannir : la notion même de savoirs compartimentés en disciplines, les exercices, les fichiers, les évaluations, les cours, les horaires, les consignes, etc. Tout est à repenser et est propre à chacun, à chaque parent, à chaque enfant, à chaque famille. C’est assez grisant ! La vie devient l’école. Tout est une situation d’apprentissage. Le parent ne dirige plus. En revanche, il doit rester disponible. Il est le pilier sur lequel l’enfant s’appuie pour avancer. Il répond aux sollicitations de son enfant.


Avantages et inconvénients ?


Avantages

  • Une liberté totale ! Pour les parents et pour les enfants. Un vrai bonheur !

  • Le respect du rythme de l’enfant et des parents ;

  • Aucun matériel ;

  • Le coût.


Inconvénients

  • L’incertitude, l’imprévu (ce peut être aussi des avantages !) ;

  • Le risque de ne pas avoir acquis toutes les connaissances et les compétences requises. À mon sens, ce système reste gérable pour le primaire, peut-être moins pour le secondaire, surtout le lycée ;

  • Le risque que l’enfant peine à se réadapter au cadre traditionnel s’il retourne à l’école ensuite.


L’option n° 4 : L’inscription dans une école locale


Je ne rentrerai pas dans le détail pour cette option, car je ne l'ai jamais pratiquée et n'ai aucune idée de ce que peuvent être les avantages, les inconvénients, les conditions et démarches à effectuer.


J'aurais adoré pouvoir offrir cette opportunité à mes enfants. L'expérience est forcément enrichissante. Toutefois, notre choix de rythme de voyage nous invite à fonctionner autrement. Néanmoins, si l'occasion se présente, nous ne la manquerons pas !


Une 5e option : notre choix, l’instruction en voyage




Qu’est-ce que c’est ?


L’instruction en voyage se situe à mi-chemin entre l’unschooling et l’école home-made. Il n’y a pas de format prédéfini. Chacun fait sa petite cuisine, en combinant les deux options ! Le fonctionnement le plus fréquent est souvent de conserver les disciplines traditionnelles, en se dégageant des standards scolaires (progressions strictes, exercices mécaniques, évaluations de fin de chapitre, horaires précis, etc). On peut également décider d’adopter le mode école home-made pour le français et les maths, et l’unschooling pour le reste.


Comment s’y prendre ?


La liberté et l’imagination sont encore les maîtres-mots. Libres aux parents, glanant çà et là ce qui leur convient dans les programmes officiels, de bâtir une programmation adaptée au rythme et aux destinations du voyage, de conserver les formats pédagogiques qui conviennent à leurs enfants.


Il existe de nombreux sites français sur l’instruction en famille. Vous pouvez y trouver des astuces et conseils.


Avantages et inconvénients


Avantages


  • La flexibilité ;

  • Le parent tient moins le rôle d’enseignant et davantage celui d’accompagnant dans l’école de la vie et du monde ;

  • Le respect du rythme de l’enfant et des parents ;

  • Peu de matériel ;

  • Le coût.


Inconvénient


Le risque de ne pas avoir acquis toutes les connaissances et les compétences requises. À mon sens, ce système reste gérable pour le primaire, peut-être moins pour le secondaire, surtout le lycée.





Lorsque l’on part faire un tour du monde en famille, « faire l’école » ne doit pas être un souci, surtout avec de jeunes enfants. Plusieurs options sont possibles et offrent des choix variés, allant du cadre très strict à une totale liberté. Chaque famille effectue son choix au regard du profil des enfants, mais aussi des parents. La solution idéale est celle qui correspondra le mieux aux besoins de chacun. Et rien n’est figé. La couleur que l’on donne à l’instruction peut évoluer au cours du voyage, dans un sens ou un autre, en fonction du comportement des enfants et de notre ressenti.


Dans un prochain article, je vous expliquerai quel est mon plan de bataille pour concevoir cette « instruction en voyage » !



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