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Les tumulus de Gyeongju et la forêt de bambous d’Ulsan en famille – Corée du Sud (3-6 mai)


La forêt de bambous d'Ulsan


Lorsque l’on voyage en Corée du Sud, comme ailleurs en Asie de l’Est, une dizaine de temples, ça va. Une trentaine, bonjour les dégâts ! Si notre expérience de Temple stay à

Haiensa nous a plu, nous souhaitons désormais visiter et découvrir autre chose.


Gyeongju est connue pour ses tumulus (ou tumulis). Quant à Ulsan, elle est l’occasion de se promener dans une forêt de bambous, sans courir à l’autre bout du pays.


Oui, en Corée du Sud, il y a autre chose que des temples et des hanoks !


Les tumulus de Gyeongju


Vendredi 3 mai - Lorsque nous quittons le temple d’Haiensa, il nous faut rejoindre le terminal de bus de Seobu (Daegu) en car, puis prendre le métro jusqu’à la gare de Dongdaegu, d’où il est possible gagner Gyeongju par voie ferroviaire.


Nous arrivons à Gyeongju vers 17 h. Nous prenons le temps de passer par le marché, afin d’acheter notre repas du soir. Nous devrions, enfin, avoir une cuisine.


Notre logement à Gyeongju est un petit studio. Point positif : il y a bien une cuisine, quoique mal équipée. Autre point positif : nous dînerons sur une table basse, à la coréenne. Point négatif : nous dormirons sur des yo, ces formidables matelas typiquement coréens ! Nous peinons à masquer notre joie, tant nous trépignons d’impatience à l’idée de nous détruire le dos une nouvelle fois! Autre point négatif : ni rideau ni volet aux fenêtres. Demain, nous ouvrirons nos mirettes à 5 h...


Samedi 4 mai – Nous ne passons qu’une nuit à Gyeongju. Heureusement ! Entre les yo, les moustiques et la lumière, mes poches sous les yeux se sont encore creusées. Par ailleurs, nous sommes samedi, et les prix n’ont rien d’attractifs. Nous avons décidé de couper la poire en deux. Initialement, il était prévu que nous restions trois nuits à Gyeongju. Au vu des tarifs pratiqués à cette période, j’avais proposé de supprimer cette étape et de partir à la découverte du Sud-Ouest de la Corée du Sud. Toutefois, ce détour rallongeait énormément le trajet. Or, en cette fin de tour du monde, nous devons économiser nos forces. Conclusion : nous n’irons pas dans le Sud-Ouest, resterons une seule nuit à Gyeongju, puis filerons à Ulsan. Pour le moment, nous déposons nos sacs dans les lockers de l’hôtel et débutons notre balade.


Gyeongju est considérée comme la cité culturelle de la Corée du Sud. Elle est l’ancienne capitale du royaume de Silla, fondé en 57 av. J.-C. Il s’est effondré au Xe siècle, après avoir connu ses heures de gloire. Plusieurs sites historiques méritent vraisemblablement d’être visités. Nous décidons de ne pas nous y rendre, un peu par manque de temps, beaucoup par paresse, énormément par choix. Certes, le temple de Bugulska renferme sept des trésors nationaux sud-coréen. Ok. Certes, la grotte de Seokguram et le village historique de Yangdong sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Bon. Toutefois, des temples, nous en avons vu des dizaines, depuis notre arrivée à Séoul. En ce qui concerne les villages, je pense que celui d’Hahoe est tout aussi intéressant.


Par conséquent, notre visite de Gyoengju se résume à une petite balade dans les quartiers traditionnels et à une découverte des tumulus.



Quartier traditionnel de Gyeongju

Les tumulus de Gyeongju sont des buttes de pierres, aux courbes étonnamment parfaites. En réalité, ces jolies collines sont des tombes royales de Silla ! Il est possible de les admirer à l’occasion d’une promenade dans le parc des tumulus. Toutefois, étant donné qu’il est payant, mieux vaut se contenter des spécimens visibles depuis la rue. Ils sont tout aussi jolis… et gratuits !



Nous terminons notre balade par un petit musée sur les tumulus. Deux femmes nous attendent à la sortie et proposent aux enfants de fabriquer des couronnes royales. Demain, c’est la journée des enfants. Les marmots sont à l’honneur et les Sud-Coréens ne plaisantent pas avec ça !



De retour dans le centre, nous laissons Momo aller chercher les sacs, tandis que nous attendons, à l’ombre, sur le bord de la route. Plusieurs personnes âgées s’approchent des enfants et les questionnent. Bien entendu, nous ne comprenons rien, mais nous saisissons le message : « Qu’ils sont mignons ! » L’une d’entre elles donne une tomate à chacun !


Nous passons par le marché et pique-niquons devant la gare. Au menu : beignets de poisson, tofu, omelette, riz, légumineuses épicées, saucisse en brochette et fruits.


Hébergement à Gyeongju : Hostal Dahyun guesthouse, 59 euros pour une nuit, studio avec kitchnette et matelas au sol, sanitaires privés, petit-déjeuner compris, wifi.


La forêt de bambous d’Ulsan


Le trajet Gyeongju-Ulsan est court. Lorsque nous arrivons à destination, nous devons trouver un moyen de locomotion pour nous rendre à notre hôtel. En effet, si les enfants sont désormais capables de parcourir deux kilomètres avec leurs sacs, cinq, c’est trop. Deux options se présentent à nous pour se déplacer dans Ulsan : le taxi ou le bus.

Dans un premier temps, nous sommes tentés par le taxi. Lorsque nous voyagions en Amérique latine, nous prenions presque systématiquement le taxi pour nous rendre à notre hôtel. D’une part, le coût était dérisoire. D’autre part, au début du tour du monde et avec la chaleur, les enfants peinaient à marcher.


En sortant de la gare, nous alpaguons un chauffeur. Nous tentons de lui expliquer où se trouve notre destination. La chose n’est pas aisée. Il ne comprend pas un mot d’anglais et ne semble pas se débrouiller mieux avec un plan. Ses collègues viennent à son aide. Nous assistons à une intense discussion où les bras se lèvent, où le ton monte, avant que chacun reparte dans son véhicule, sans que nous comprenions si quelqu’un compte nous conduire à notre hôtel. Visiblement, c’est plutôt non. Bon. Échec.


Nous préférons nous déplacer en bus. La tâche n’est guère plus simple. Tout est en coréen ! Pas un mot d’anglais ! J’aborde un couple de Sud-Coréens. Nous sommes chanceux. Bien qu’ils ne soient pas polyglottes non plus, ils se démènent pour nous aider et finissent par nous indiquer le bus dans lequel nous devons monter. Reste maintenant à savoir à quel moment descendre. C’est là que la technologie intervient : vive Maps.me ! Nous louchons sur le signet, en espérant qu’il ne nous lâche pas, comme c’est souvent le cas, et guettons le moment où nous devrons appuyer sur le bouton stop.


Ouf ! Nous touchons au but ! Auden est de mauvais poil. Il s’était endormi dans le bus et n’a pas apprécié de se faire réveiller brusquement. Il nous suit en bougonnant, jusqu’à notre hôtel.


L’auberge d'Ulsan n’est pas désagréable. Comme c’était déjà le cas à Daegu, nous disposons de deux chambres. Toutefois, les lieux sont plus chaleureux. De plus, le petit-déjeuner est compris et nous avons une cuisine à disposition. Nous croisons le gérant pour le check-in, mais nous ne le reverrons plus ! J’ai le sentiment que c’est assez courant en Corée du Sud. C’était déjà le cas à Séoul.


Dimanche 5 mai – Ce matin, nous ne sommes guère motivés. Je suis assez curieuse de découvrir la forêt de bambous d'Ulsan. Toutefois, je sens bien que je ne serai pas capable de parcourir quinze kilomètres. Il y a des jours avec et des jours sans. Cependant, je sens bien que nous entrons dans une nouvelle phase. La fin du tour du monde approche. Nous sommes fatigués et un tantinet blasés. Ou peut-être savons désormais ne plus courir après les must-do et les must-see. Nous abordons les villes et les lieux comme ils viennent, sans chercher à tout voir, à tout faire, à tout vivre. Nous faisons le tri. Quoi qu’il en soit, je pense tout de même qu’après huit mois de voyage, nous ne sommes plus aussi en forme qu’au début et nous devenons plus exigeants quant à nos choix de visite. Cela doit relever de l’exceptionnel ou du jamais-vu, à l’échelle de ce que nous avons pu contempler durant notre voyage. Bref, pour qu’on se bouge les fesses, il nous faut du lourd !


La forêt de bambous d’Ulsan ne fait guère le poids face au Salar d’Uyuni ou au Grand Canyon. C’est clair ! Toutefois, c’est nouveau. Nous avons croisé quelques bambous au

Costa Rica et quelques spécimens par-ci par-là, depuis que nous sommes en Corée du Sud. Cependant, traverser une forêt entière, c’est une chose inédite pour nous. Dans ce cas, nous daignons nous secouer l’arrière-train ! Cette sortie est également stratégique. Nous savons que la forêt de bambous de Kyoto est probablement bien plus impressionnante, mais aussi bien plus fréquentée et plus difficile d’accès. Par conséquent, mieux vaut viser moins beau, mais plus respirable.


Pour nous rendre jusqu'à la forêt, nous traversons plusieurs quartiers d'Ulsan. La ville n'a rien de renversant.



La forêt de bambous d’Ulsan est en plein cœur de la métropole. Ce n’est pas la campagne, nous sommes d’accord ! Le cadre n’a rien d’enchanteur et de sauvage. Toutefois, si l’on y arrive très tôt le matin, il est possible de déambuler dans les allées sans se marcher dessus. C’est ce que nous faisons. Honnêtement, c’est très agréable.



Lorsque nous rebroussons chemin, les visiteurs commencent à arriver. C’est déjà beaucoup moins sympathique. Ce n’est pas grave, nous avons eu notre moment privilégié. Et puis, c’est amusant de croiser des Sud-Coréens qui font leur séance dominicale de Houla up, ou qui restent la tête en bas, une bonne vingtaine de minutes, accrochés à un engin de la mort, dont j’ignore encore la fonction !



Auden et Eylia ne voient même pas les huit kilomètres passer. Ils discutent de leur Sylvanians qu’ils auront en France. C’est parfait !


De retour à l’auberge, nous passons une après-midi tranquille.


Hébergement à Ulsan : Ulsan Ramnant Guest house, 110 euros pour deux nuits, deux chambres doubles, sanitaires privatifs, cuisine commune, petit-déjeuner compris, wifi.



Demain, nous quittons Ulsan pour nous rendre à Busan, dernière étape de notre séjour en Corée du Sud. Ça passe vite ! Je sens que nous allons nous retrouver en France sans avoir le temps de dire « Ouf » !


An-nyeong-hi ga-se-yo! :)


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