• Léo

Ipiales, Pasto, Popayan – Colombie (3-7 décembre)


Dernière étape en Amérique du Sud après l’Equateur, la Colombie est un pays que nous avons hâte de découvrir. Aucun de nous deux ne le connaît et nous sentons qu’il nous réserve de belles surprises.


Le Sud du pays est moins touristique que le centre ou le Nord. Nous avons traversé trois villes très différentes, mais non déplaisantes : Ipiales, la ville frontière, Pasto, la ville vivante et Popayan, la « ville blanche ».


Premiers pas en Colombie :)


Popayan


Récit de nos quelques jours dans le Sud de la Colombie


1) Le trajet Otavalo-Ipiales


Lundi 3 décembre – Nous quittons la petite ville d’Otavalo, où nous avons passé deux jours très agréables. Une nouvelle fois, le passage de frontière s’annonce compliqué. On entend tout et son contraire à ce sujet. D’un côté, on nous prévient que les risques d’une très longue attente sont importants. Les Vénézuéliens fuient la situation effroyable dans laquelle se trouve leur pays, cherchent du travail au Pérou, en Equateur et en Colombie, avant de tenter de revenir retrouver une partie de leur famille ou de leurs amis restés sur place. D’un autre côté, des chauffeurs de taxi nous rassurent en nous apprenant l’existence d’une file spéciale « touristes » qui permettrait d’accélérer la traversée de la frontière. Dans le doute, nous préférons partir de bonne heure.


Nous prenons un premier car, qui nous conduit d’Otavalo à Ibarra. Le trajet dure une heure. Le car Ibarra-Tulcan prend le relai et part quelques minutes plus tard, le temps d’acheter de quoi déjeuner. Nous nous tenons prêts à partir et échangeons quelques mots avec un agent de sécurité colombien. La discussion se termine, notre nouveau copain s’en va. Il revient vers nous, gêné, et nous annonce que nous avons raté le car. Ce dernier est parti, il y a déjà plus de dix minutes. Comment a-t-il pu nous passer sous le nez ? Etrange… C’est la première fois que cela nous arrive.


Gentiment, l’agent nous aide à négocier avec les chauffeurs du car suivant, afin que nous ne payions pas une nouvelle fois. Cela fonctionne. C’est parti pour un trajet de deux heures.


Lorsque nous arrivons à Tulcan, il nous faut trouver un taxi qui nous conduise à la frontière, à seulement quelques kilomètres de là. Nous remontons rapidement la file qui permet de sortir d’Equateur. A ce stade, rien de bien compliqué.


Nous sortons du bureau des « sorties » d’Equateur, traversons la frontière à pied et nous approchons du bâtiment de l’immigration. Ce moment est toujours assez singulier, comme à chaque passage de frontière. Officiellement, nous ne sommes plus en Equateur, mais nous n’avons pas encore de tampon nous autorisant à être en Colombie.


L’étape suivante nous inquiète davantage. L’atmosphère qui y règne est étrange. Devant les bureaux de la douane, des centaines de Vénézuéliens s’abritent sous deux gigantesques tentes de la Croix rouge. Au vu du nombre de personnes présentes sur les lieux, l’attente risque d’être interminable. Espérons que le chauffeur de taxi ait dit vrai et qu’il existe une file réservée aux touristes.


Les Vénézuéliens patientent, des heures, des jours. L’objectif : obtenir le droit d’entrer en Colombie. Leur état de santé doit être surveillé et les soins nécessaires leur sont dispensés. Et nous, nous sommes là, à nous inquiéter du temps que cela va nous prendre de faire tamponner nos passeports. Le décalage est évident. Nous empruntons l’allée qui serpente entre les deux tentes. Tels des rois, et nous nous dirigeons vers la fameuse file réservée aux « privilégiés ».


Un quart d’heure plus tard, nos passeports sont tamponnés. Nous sortons sous une pluie battante, repassons devant les tentes de la Croix rouge, montons dans un taxi et commençons cette nouvelle étape de notre tour du monde. L’air de rien. Les Vénézuéliens en ont probablement pour un ou deux jours d’attente, avant de pouvoir entrer en Colombie… ou non.


2) Ipiales


Ipiales est située à 2 898 m d’altitude et compte plus de 120 000 habitants. Surtout connue en tant que ville frontalière, elle n’a guère d’intérêt architectural ou culturel. Toutefois, l’ambiance y est sympathique. C’est une ville vivante et sans prétention.



Lorsque nous arrivons dans le centre, il est tard et il pleut. Nous cherchons rapidement un hôtel et nous installons. L’affaire est bonne : l’hôtel est assez luxueux, mais nous nous en sortons pour un coût relativement faible. Pourquoi ? Parce que les lits simples sont encore plus larges que ceux des pays précédents. Par conséquent, une chambre avec deux lits simples est amplement suffisante pour nous quatre ! Filon à exploiter plus que jamais en Colombie.


Mardi 4 décembre - A seulement sept kilomètres de là, le sanctuaire de Las Lajas vaut le détour. Sorte de Lourdes colombienne, le site est un lieu de pèlerinage pour les croyants du pays. Datant seulement du XXe siècle, l’église a des airs de château de la Belle-au-bois-dormant ! Cachée dans le fond d’un canyon, faisant face à une cascade, elle enjambe le Rio Guaitara. Le lieu est extrêmement agréable.


3) Pasto


Pour notre premier trajet en car en Colombie, nous décidons de tester la compagnie Bolivariano, réputée comme étant très correcte. Ce n’est pas un mythe. La Cruz del Sur péruvienne n’a plus qu’à aller se rhabiller ! On retrouve les basiques du haut de gamme : parquet au sol, siège extra-large, toilettes, tablettes individuelles, port pour recharger le téléphone, etc. Et le petit plus colombien, grande première : il y a le wifi ! Les tarifs ne sont pas aussi exorbitants qu’avec Cruz del Sur. Je crois que l’on a trouvé avec qui on voyagera durant trois semaines !


En théorie, le trajet Ipiales-Pasto prend à peine deux heures. Manque de bol, en ce moment, les travaux qu’il y a sur la route double la durée initiale. Peu importe, autant profiter au maximum du confort de notre véhicule et de la beauté des paysages colombiens. Tout est vert, à perte de vue.


Pasto est située à 2 527 m d’altitude et compte près de 400 000 habitants. Lorsque nous pénétrons dans le centre-ville en taxi, le bouillonnement est impressionnant. Le premier contact avec la ville n’est pas fameux : hurlements des klaxons, odeur des pots d’échappement, trottoirs qui grouillent de monde. Les airs de salsa n’apaisent aucunement les mœurs, mais transforment le brouhaha général en véritable cacophonie. Momo a raison, il n’est pas utile de rester deux jours ici. Une nuit suffira.


Nous nous installons dans un backpacker situé dans le centre. Nous n’éviterons pas le bruit, mais au moins nous serons bien placés pour nous rendre au plus vite à l’essentiel. Je sors seule, afin de cibler ce qu’il y a à voir et dénicher un resto bon marché pour le dîner. Il n’est pas question de faire marcher les enfants, sans but précis, eux qui détestent la foule.



En me promenant, je commence à apprécier la ville. Il faut savoir l’appréhender. Elle fait partie de ces lieux qui se donnent à vivre, non à voir. La musique a envahi Pasto. Les habitants sortent du travail et entament leur deuxième journée. On flâne, on mange, on fait du shopping, on discute, on s’amuse. Finalement, je me sens plutôt bien ici.

La nuit tombée, nous ressortons tous les quatre pour dîner dans le seul comedor du coin et découvrons les superbes décorations de Noël. Je savais que les Colombiens ne faisaient pas les choses à moitié lorsqu’il était question de fêtes de fin d’année. Si, à Pasto, la municipalité a déjà mis le paquet, je n’imagine pas ce que ce sera à Cali ou à Medellin !



En définitive, nous aurions pu rester deux jours à Pasto. Toutefois, nous préférons « économiser » des jours pour le Nord de la Colombie. En effet, notre billet pour le Panama est pris. Nous savons que nous quitterons le pays le 23 décembre. Par conséquent, il n’est plus possible de prendre notre temps. En tout cas, pas à chaque étape.


4) Popayan


Mercredi 5 décembre – Etape du jour : Popayan. Satisfaits de la prestation de la veille, nous décidons de nous tourner de nouveau vers la compagnie Bolivariano. Le trajet entre Pasto et Popayan est long. Il nous faut impérativement des toilettes pour les enfants. Nous nous imaginons déjà installés confortablement dans notre siège grand luxe, jonglant entre la tablette et Internet !


Malheureusement, la compagnie offre vraisemblablement une gamme très large de prestations, sans que l’on sache vraiment sur laquelle on tombe. Aujourd’hui, pas de tablettes, des sièges standards, des amortisseurs fortement endommagés et une clim à fond. Le tout, au pied des toilettes, avec la douce effluve que l’on imagine… Nous sommes ravis. Je pense qu’il s’agit du deuxième pire trajet après le Cochabamba-La Paz (Bolivie) ! Secoués, congelés et parfumés qu’on était… Heureusement, les paysages sont superbes. Comme Eylia le dit très justement, en ayant recours à un bel oxymore : "C'est un désert vert".


Fort heureusement, le trajet en mode essoreuse à salade s’arrête là. L’auberge est parfaite et le calme de la ville contribue à nous apaiser. Popayan, située à 1 760 m d’altitude, est surnommée « la ville blanche ». Vous devinez bien pourquoi. Rien à voir avec la cocaïne, mais plutôt avec la couleur des murs… C’en est presque dépaysant. Cela fait plusieurs semaines que nous ne visitons que des villes et villages très colorés. Le changement se remarque. La ville n’est pas aussi élégante que Cusco (Pérou) ou Chachapoyas (Pérou). Toutefois, c’est assez plaisant de se balader dans de petites rues paisibles, où aucun bâtiment n’a plus de deux étages.





En me rendant au supermarché, je découvre une autre partie de Popayan. Celle-ci rappellerait davantage Pasto. Les airs diffus de salsa prennent possession des rues, les stands de rue sont alignés sur plusieurs mètres de part et d’autre de la chaussée, les habitants se retrouvent et échangent. Plus rien à voir avec la place principale, agréable, mais moins vivante.



Jeudi 6 décembre – Le matin, Eylia et moi décidons de nous accorder un peu de bon temps à l’auberge. Auden et Momo partent se promener. Une heure plus tard, j’entends pleurer depuis la rue. Notre jeune casse-cou a encore fait des siennes et s’est ouvert la lèvre sur le trottoir. On sent l’hôpital se rapprocher à grands pas. Finalement, il n’en est rien, la blessure est superficielle et nous décidons de la soigner par nous-mêmes.


Après le dîner, nous retournons dans le centre pour découvrir Popayan de nuit. Malheureusement, les décorations de Noël ne seront allumées que le lendemain. Ce n’est pas grave, nous profitons d’une ambiance plus animée qu’en journée. Nous assistons à un petit concert, nous faufilons à travers une fête étudiante qui se déroule en pleine rue et retournons nous coucher. Demain, nous partons pour Cali.


Et les enfants ?


Auden et Eylia ont été relativement pénibles durant ces trois jours. Si les moments d’accalmie n’ont pas manqué (heureusement), nous avons eu le sentiment de passer notre temps à leur crier dessus.

Auden nous casse les pieds avec sa collection de bâtons, sans cesse renouvelée. Il se balade systématiquement avec une dizaine de spécimens, ramassés aux quatre coins de la ville et de la campagne. En soi, cela n’a rien de bien problématique. Seul hic, s’il en perd ou en casse un, c’est l’Apocalypse. Je le comprends. C’est vrai que le bâton est une denrée extrêmement rare, de nos jours… Par conséquent, nous passons notre temps à essuyer ses larmes ou à lui demander d’éviter de crever l’oeil de sa sœur ou de griffer les jambes d’un passant avec ses bâtons de malheur !


Du côté d’Eylia, ce n’est guère mieux. En pleine crise d’ado avant l’heure, elle nous prend de haut et nous répond comme si elle avait 17 ans et qu’on lui avait interdit de sortir un week-end ! Les disputes ont souvent pour objet la liseuse. Si j’avais su qu’un jour j’aurais privé un de mes enfants de lecture, je ne l’aurais pas cru.


Eylia passerait ses journées à lire. C’est formidable. On ne peut pas s’en plaindre. Toutefois, là, cela devient presque maladif. Elle pourrait y passer ses journées et en oublier les raisons pour lesquelles elle est avec nous aujourd’hui : découvrir le monde. Or, j’ai le sentiment de me retrouver dans la même situation qu’un enfant qui serait happé par sa console ou la TV. C’est une forme d’addiction. Elle en oublie parfois que la vie continue autour d’elle. Si elle ne lit pas au moins trois heures par jour, c’est une catastrophe. Pour une petite fille de tout juste 7 ans, je trouve que c’est déjà bien suffisant.


Par conséquent, nous avons pris la décision de supprimer la liseuse à certains moments clés, tels que l’heure du réveil ou le temps d’attente au restaurant. En outre, et sans pour autant chronométrer ses sessions de lecture, elle ne doit pas lire plus de deux heures par jour. Nous verrons bien ce que cela donne. Je comprends que cette liseuse soit son moyen de repli, son moment où elle se coupe de ce tour du monde et se retrouve seule. Toutefois, je ne veux pas que ses livres deviennent sa priorité.

En dehors de cela, c’est toujours « je t’aime, moi non plus » entre les deux morpions. Tout est normal ;)


Quel budget pour trois jours dans le Sud de la Colombie ?


Taux de change : 1 euro = 3640 pesos colombiens


Hébergement (65 euros)


  • Ipiales : Hostal internacional, 22 euros, 1 nuit, 2 lits simples de la taille de petits lits doubles, sanitaires privatifs, petit-déjeuner compris, wifi, en plein centre.

  • Pasto : Hôtel Koala Inn Backpacker, 14 euros, nuit, 2 lits simples de la taille de vrais lits doubles (près de 140 cm), sanitaires privatifs, cuisine commune uniquement pour le petit-déjeuner, wifi, plein centre, très joli.

  • Popayan : Coffee Break hostel, 29 euros, 2 nuits, 2 lits simples et 1 lit double, sanitaires communs, cuisine commune, à 600 m du centre, auberge très agréable, avec joli patio et gérant très sympa.


Nourriture (73 euros)


  • Ipiales : Comedors (14 euros), Epicerie (3 euros)

  • Pasto : Comedor (6 euros), Supermarché (14 euros)

  • Popayan : Supermarché (36 euros)


Transports (74,40 euros)


  • Trajet Otavalo-Ibarra : 1, 49 euros, 1 h, 26 km, Compagnie Las Lagos, correcte, pas de toilettes.

  • Trajet Ibarra-Tulcan : 11 euros, 2 h, 125 km, pas de toilettes.

  • Taxi Tulcan-frontière : 3 euros.

  • Taxi frontière-Ipiales : 3 euros.

  • Taxi AR Las Lajas : 6 euros (20 000 pesos).

  • Taxi terminal de bus d’Ipiales : 1,10 euro (4000 pesos).

  • Trajet Ipiales-Pasto : 12 euros (42 000 pesos), 4 h (car travaux), 84 km. Compagnie Bolivariano. Top ! Toilettes, super confort, wifi.

  • Taxi pour l’auberge de Pasto : 1,24 euros (4 500 pesos).

  • Taxi pour le terminal de Pasto : 1,38 euros (5 000 pesos).

  • Trajet Pasto-Popayan : 32 euros (116 000 pesos), 6 h 30, 249 km , Compagnie Bolivariano, correcte, toilettes.

  • Taxi pour l’auberge : 1,10 euro (4 000 pesos).

  • Taxi pour le terminal de Popayan : 1,10 euro (4 000 pesos).

Total : 212,40 euros.


Hasta pronto !


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