• Léo

Jaramillo Arriba (Boquete) – Panama (31 décembre – 3 janvier)

Mis à jour : 13 janv. 2019

Le Panama est riche de diversité. Après notre séjour de rêve aux San Blas (Panama), nous nous dirigeons vers la montagne et la région caféière.


Nous préférons être au calme pour fêter la nouvelle année. Peut-être retrouverons-nous un petit bout de Jerico (Colombie) au Panama ?


Voyons cela...



Récit de nos trois jours à Jaramillo Arriba


1) Un départ difficile...


Dimanche 30 décembre – Hier, en rentrant des San Blas, l’hôtel était plein et la gérante ne nous a trouvé que deux places dans un dortoir. C’est notre première fois en quatre mois. Jusqu’à présent, nous avions toujours réservé des chambres de trois ou quatre lits. Il est arrivé qu’en basse saison les auberges nous propose même un petit dortoir rien que pour nous. Etait-ce pour nous préserver des couche-tard ou pour éviter que ceux-ci ne soient dérangés par les réveils matinaux de nos enfants ? Je l’ignore.


Quoi qu’il en soit, cette première nuit, à deux dans un lit simple, n’a pas été catastrophique. Pourtant, nous étions entourés de deux ronfleurs de compet’. L’un, au ronronnement régulier, mais assourdissant. L’autre, aux grognements ponctuels, mais effrayants. On se serait cru tantôt sous le capot d’une vieille bagnole, tantôt en plein combat de pitbulls. Mes boules Quiès m’ont sauvée. Momo, lui, a dû supporter le dialogue nocturne entre nos deux compagnons de chambrée. Les enfants, eux, n’ont pas bouger un orteil. Ils pourraient dormir devant les enceintes d’un concert de métal. Par conséquent, ils se réveillent, le 30 décembre, frais comme des gardons !


Nous n’avons jamais été aussi lents à boucler nos sacs. La perspective de nouveaux déplacements en car nous fait peine. Les San Blas ont laissé des traces… Difficile de reprendre la route. Va-t-on trouver mieux ailleurs ? Pourquoi rouler encore des heures, enfermés dans une prison sur roue, alors que nous étions si bien sur notre île ? Ce sentiment est étrange, singulier, inédit. J’avais déjà ressenti un pincement au cœur en quittant un lieu plaisant, comme Jerico (Colombie) ou Rincon del Mar (Colombie). En revanche, la curiosité me donnait toujours envie de poursuivre l’aventure. Là, non. Ou moins.


Je n’ai plus l’énergie suffisante pour avancer. La suite de notre programme en Amérique centrale me semble fade. À quoi bon visiter d’autres îles ou nous prélasser sur d’autres plages ? Nous ne trouverons jamais plus bel endroit que l’archipel des San Blas. Les montagnes panaméennes ou costariciennes seront-elles aussi époustouflantes que les paysages des Caraïbes ? Revivrons-nous des moments en famille aussi forts que sur l’île Ina ? Je crains d’avoir atteint le nirvana sur tous les plans, d’avoir trouver la perle. Peu d’autres endroits pourront souffrir la comparaison.


Afin de tourner la page, il nous faut bien vite arriver au Costa Rica, afin de jouer sur un tout nouveau tableau : les animaux et les amis. En effet, ce sera la première fois que nous serons dans un pays où nous pourrons profiter d’une faune exceptionnelle, quoique le Panama en recèle aussi. Ce sera également la première fois que nous passerons quelques jours ailleurs qu’en auberge, chez des amis costariciens de Momo, qui nous hébergent gentiment.


Reprenons donc la route en ayant en tête ces deux éléments. Avant de parvenir au but, il nous reste trois étapes. La première : Boquete.


2) Le trajet Panama-Jaramillo Arriba


Pour nous rendre au Costa Rica, nous devons nous diriger vers le Sud-Ouest. Le trajet pour Jaramillo Arriba est trop long pour que nous nous y rendions directement. Nous ne nous sentons plus capables de cumuler huit ou neuf heures de car, comme dans nos premières heures de gloire ! Et puis, nous avons promis aux enfants d’être plus softs. Par conséquent, un arrêt à Santiago s’impose.


Santiago se trouve à quatre heures de route de la capitale. Pour nous y rendre, nous traversons des kilomètres de paysages de plaines. C’est assez étrange. Cela fait quatre mois que nous voyageons dans les Andes. Cela a le mérite de titiller notre curiosité. Ce ne sont pas les Caraïbes, mais ce décor est plaisant.


Santiago est une ville d’un peu plus de 50 000 habitants, située au centre du pays. Elle a des airs de petite ville américaine, avec ses maisons basses à un étage, ses pick-ups, ses commerces en enfilade, à l’abri d’un auvent, etc. La chaleur est encore plus lourde et humide qu’à Panama City. Cependant, visuellement, on respire davantage. Nous ne visitons pas Santiago. Momo et les enfants sortent simplement dîner, tandis que je prends un moment à moi à l’hôtel.



Lundi 31 décembre – Pour rejoindre notre étape de montagne, nous devons nous rendre tout d’abord à David, la deuxième ville du pays. Je fonce acheter un pique-nique au supermarché et montons dans un mini-bus. C’est parti pour trois heures de route. Les paysages ressemblent à ceux de la veille : plaines, montagnes au loin, petites maisons en bois à un étage.


Initialement, nous avions prévu de faire une étape à Las Lajas. C’est une ville qui se situe entre Santiago et David, à dix kilomètres de l’océan. Ses plages sont réputées comme étant superbes, bien que moins connues que celles des Caraïbes. Cependant, je m’y suis prise trop tard et il ne restait plus aucune place dans les auberges du coin. Dommage.


À David, nous prenons un second car pour Boquete. Le trajet dure une heure.


3) Boquete et Jaramillo Arriba


Boquete est une petite ville de 20 000 habitants, située à près de 2 000 m d’altitude. La ville est réputée pour son climat idéal, ni trop chaud ni trop froid, pour le volcan Barù, pour les activités à sensations qui y sont proposées et pour ses fincas de café.


Boquete

Jaramillo Arriba est situé à quelques kilomètres de là. C'est un minuscule village, perdu dans les montagnes.


4) Notre appartement


Je l’admets, j’ai voulu revivre à Boquete ce que nous avions connu à Jerico (Colombie). Par conséquent, j’ai délibérément choisi une petite auberge excentrée, offrant la possibilité de louer de petits appartements.


Les lieux que nous découvrons sont un peu moins alléchants que les photos de Booking. Le jardin est plus petit, nous sommes situés en bord de route et notre logement est à l’étage. Toutefois, nous avons bien un appartement : deux chambres, une cuisine américaine, une salle de bain, un coin salle à manger et un coin salon avec deux canapés. L’espace est bien plus grand qu’à Jerico. En prime : une vue sur le volcan Baru.




Vue sur le volcan Barù, depuis notre terrasse.

En revanche, nous sommes situés à 3 kilomètres du centre de Boquete, dans un petit village qui s’appelle Jaramillo Arriba. Ainsi ne pourrons-nous pas nous rendre à pied au bourg. Qu’importe ? En arrivant à Boquete, nous faisons un plein de courses pour trois jours, et en route pour une petite retraite spirituelle dans les montagnes panaméennes!

Nous sommes situés en pleine région caféière. La route qui longe notre appartement est en réalité une succession de fincas abritant de grands domaines et de belles demeures. Juste à côté de chez nous, les habitations sont plus humbles, mais l’ambiance est sympa. C’est assez étrange d’être perdus dans les montagnes et d’entrendre du reggaeton à chaque coin de rue! Nous sommes toujours bien en Amérique latine. Pas de doutes !


5) Notre séjour


Le réveillon


Lundi 31 décembre – Nous arrivons à Jaramillo vers 14 h. Nous avons tout le temps de nous installer et de préparer le repas pour le réveillon. Le menu est le même que pour Noël : guacamole, fajitas et crêpes ! C’est plutôt sain, économique et ça plaît à tout le monde. Nous réinstallons les guirlandes, histoire de donner une petite touche festive à la pièce.


La soirée n’a rien d’exceptionnel. Nous mangeons tôt et nous couchons tôt. Oui, je sais, on a quatre-vingts ans. Mais quel bonheur d’être au calme et de pouvoir se reposer ! Enfin, c’est ce que je croyais...


Momo m’avait dit que les Panaméens étaient des spécialistes des feux d’artifice. Oui, mais là, c’est en mode « sans filets » ! À minuit, je me serais cru en 1741 lors du siège de Carthagène des Indes par les Anglais ou en 1942 à Stalingrad, avec, à l’issue, son lot de sourds, d’estropiés et de morts. En gros, je suis en plein bombardements !


Les feux sont tirés de partout, sans logique, sans cohérence, sans harmonie. Chacun fait ce qu’il veut où il veut… jusqu’au pied de notre hôtel. Je n’ai jamais entendu une détonation aussi forte ! Dans un premier temps, les enfants ne se réveillent pas (Ils sont vraiment hallucinants). Ensuite, c’est en pleurs qu’ils nous appellent, ne comprenant pas pourquoi il y a de la lumière comme en plein jour. On croirait que notre appartement va exploser. Je les calme et ils se rendorment aussi sec.


C’est bien sympa les feux d’artifice, mais Mamie, elle, n’arrive plus à se rendormir !


Les randos


Mardi 1er janvier - Etre dans les environs de Boquete sans mettre le nez dehors, c’est tout de même dommage. On se motive pour aller découvrir les environs. Momo part seul, faire la randonnée de la Pianista, non loin de là où deux Hollandaises ont été retrouvées assassinées il y a quatre ans… Sympatoche.




De notre côté, avec les enfants, on se la joue moins macabres et nous partons pour une petite balade de six kilomètres, sur la route qui traversent les fincas de café. Les paysages sont superbes : bananiers, arbustes aux fleurs multicolores, montagnes verdoyantes, champs de caféiers, orangers, mandariniers, aigles en tout genre et même des hortensias (big up pour la Bretagne!). La végétation est dense. Les propriétés font rêver. Les enfants s’amusent à ramasser des grains de café. Auden joue avec son tout nouveau lance-pierres que Momo s’est décidé à lui donner. Il l’avait trouvé, par-terre, aux Iles Uros (Lac Titicaca, Pérou). Nous allons à notre rythme et tout se passe bien. Le temps est à l’orage, mais les rayons percent. Nous voyons poindre les contours d’un magnifique arc-en-ciel.




Cette région du Panama est réputée comme étant celle qui produit le meilleur café du monde. Nous ne l’avons pas goûté. Nous ne sommes pas de vrais amateurs. Mais nous sommes disposés à croire en cette réputation !


Caféiers



Après la montagne, la mer. Le Panama caribéen est connu pour les San Blas et pour Bocas del Toro. Nous allons tenter l’aventure, mais craignons d’être déçus. L’archipel de Bocas a l’air très beau, mais je crains que l’ambiance ne soit moins nature. Nous verrons bien. Il faut que nous y allions avec un regard neuf, et non dans l’idée de comparer à notre petit rêve de début de séjour.


Et les enfants?


Ces trois jours ont été placés sous le signe de l’école et des jeux. J’ai appris de nouveaux jeux de cartes à Eylia et Auden s’est essayé à l’ordinateur. Il s’en sert pour écrire des lettres et des syllabes. Cela lui permet de travailler le passage du phonème au graphème d’une façon plus ludique.


Eylia poursuit toujours son carnet de voyage, mais elle ne tient plus à continuer Léa et Zaja pour le moment. Nous reprendrons leurs aventures d’ici un mois ou deux. En revanche, elle prend du plaisir à faire des recherches sur Internet. Amoureuse des animaux, elle pourrait passer des heures sur Vikidia à chercher des infos sur tel ou tel animal invraisemblable. Elle s’est mise aussi à l’actu, en lisant de temps à autre un article sur le site 1jour1actu.


Dans un registre plus détendu, Eylia et Auden ont décidé d’échanger leurs doudous ! Eylia a un singe et Auden un panda. Je soupçonne Eylia de trouver le doudou d’Auden plus mignon que le sien et d’avoir convaincu son frère de changer temporairement les bestioles de propriétaires !


Quel budget pour trois jours à Jaramillo Arriba et une halte à

Santiago ?


Taux de change : 1 euro = 1,14 dollars


1) Santiago


Hébergement (43 euros)

Hostal Ana Mary : 43 euros pour 1 nuit, correct, 1 lit double et 1 lit simple, sanitaires privatifs, clim, pas de cuisine, wifi, à 500 m du terminal de bus et du centre.


Nourriture (18 euros)

  • Snack : 10 euros ;

  • Supermarché : 8 euros


Transports (36,39 euros)

  • Taxi hôtel de Panama-terminal de bus : 4,39 euros ;

  • Trajet Panama-Santiago : 32 euros, 4 h, 250 km, compagnie Vepasa, correct, toilettes.


2) Jaramillo Arriba


Hébergement (150 euros)

Mirla Cecilia Inn : 150 euros pour 3 nuit, appartement avec deux chambres (une avec 1 lit double, une autre avec un lit superposé et un lit simple), une petite cuisine, une table, un salon avec deux canapés, un jardin, wifi, tiendas en bas de l’appartement (mais vendent peu de choses).


Nourriture (65 euros)

Supermarché : 65 euros


Transports (45 euros)

  • Trajet Santiago-David : 32 euros, 3 h, 292 km, mini-bus, pas de toilettes.

  • Trajet David-Boquete : 7 euros, 1 h, 42 km, correct, pas de toilettes.

  • Taxi Boquete-Jaramillo : 6 euros.


Hasta pronto !


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