• Léo

L’Amazonie – Equateur (24-25 novembre)

Mis à jour : 3 déc. 2018


Il aurait été dommage de voyager en famille en Amérique du Sud sans se rendre quelques jours en Amazonie.


Nous aurions pu y aller en Bolivie ou au Pérou. Pour diverses raisons, nous avons préféré attendre d’être en Equateur.


En bonne arachnophobe que je suis, l’étape « Amazonie » comptait parmi mes pires cauchemars.


Pourtant, comment ne pas être curieux de découvrir le poumon de la planète ? Ainsi est-ce entre excitation et appréhension que j’ai démarré le tour dans la Selva.



L’organisation et le budget pour nos deux jours en Amazonie équatorienne


Pourquoi préférer l’Amazonie équatorienne aux autres ?


Je ne suis pas une spécialiste et je ne connais pas les parties péruvienne et bolivienne de l’Amazonie. J’expose simplement ici ce qui a motivé notre choix.


En premier lieu, le tarif. Si j’en crois les échos, à prestations égales, il serait moins coûteux de choisir la version équatorienne.


Deuxièmement, le temps de trajet. Que ce soit en Bolivie ou au Pérou, se rendre en Amazonie prend un temps fou. En Equateur, au départ de Baños, nous ne sommes plus qu’à une heure de Puyo et deux heures de la Selva.


Troisièmement, les moustiques. S’il est certain qu’en abordant la forêt amazonienne depuis Puyo, on ne pénètre pas dans la forêt profonde, le gros avantage est le petit nombre de moustiques et l’absence de cas de paludisme.


Où booker un tour en Amazonie ?


Comme d’habitude, la plupart des hôtels qui se respectent proposent des tours en Amazonie. Nous ne sommes pas allés chercher plus loin.


La gérante de notre auberge, l’hostal Nomada, nous a présenté un guide. Le courant est passé. La prestation semblait correcte et à un prix abordable, après négociation, bien sûr. On signe !


Quel budget pour deux jours en Amazonie ?


Nous n’avons absolument pas comparé les prix entre les différentes agences. Par conséquent, nous ne savons pas si nous avons fait le meilleur choix. Toutefois, le prix correspondait à ce que l’on avait lu sur des sites de voyage.


Le tour de deux jours nous a coûté 200 dollars, soit 175 euros. Les enfants comptaient pour une personne. Le tarif initial était de 240 dollars, mais Momo a habilement négocié.


À cela, il faut ajouter 1,5 par personne pour la communauté Kotococha. Les enfants ne paient pas.


Que comprend le tour ?


Pour 200 dollars, le tour comprend : deux déjeuners, un dîner, un petit-déjeuner, une nuit en éco-lodge, le trajet aller-retour depuis Baños et différentes activités.


Le guide est supposé également nous fournir des ponchos pour la pluie, des bottes et de l’eau minérale en quantité.


Que faut-il emporter ?


Pour deux jours, voici ce qui me semble nécessaire et suffisant :


  • un change complet, parce qu’il y a de fortes chances d’être mouillé, voire trempé (par la pluie ou par la balade en pirogue) !

  • Un k-way, car leurs ponchos sont bien sympas mais ne couvrent pas tout et ne sont pas si étanches que cela.

  • de quoi se couvrir pour dormir. Il ne fait pas si chaud.

  • du répulsif, bien que je n’en ai pas mis une seule fois, et que cela ne soit pas très écologique...

  • de la crème solaire (malgré la couverture nuageuse, le soleil perce), casquette, lunettes de soleil ;

  • un petit vêtement chaud, pour le soir (pas besoin non plus de la polaire)

  • des vêtements de bain, si une baignade dans une cascade est prévue ;

  • des affaires de toilettes ;

  • de quoi grignoter, car les repas ne sont pas super copieux ;

  • du papier toilette ;

  • un appareil photo avec protection contre l’humidité ;

  • une moustiquaire (si aucune n’est prévue dans le logement) ;

  • une petite trousse à pharmacie.


Récit de nos deux jours en Amazonie équatorienne


Le premier jour


Le trajet Baños-Kotococha


Samedi 24 novembre - Nous quittons notre hôtel à 9 h 30. Delfin, notre guide, nous invite à monter dans un mini-bus dans lequel sont déjà présents nos compagnons de route pour la journée. En effet, bien que nous ne soyons pas friands de ce genre de fonctionnement, les tarifs attractifs nous ont fait préférer un tour organisé groupé.


Au bout d’une heure de route, la pluie s’invite à la fête. Ainsi, l’arrêt au mirador des « Portes de l’Amazonie » n’a-t-il rien d’inoubliable. Nous ne nous laissons pas abattre et en profitons pour nous prendre une petite assiette de leur fameux maïs grillé ultra-salé, histoire de nous caler jusqu’au déjeuner, annoncé pour 14 ou 15 h…


Le tour en pirogue


Nous passons Puyo et arrivons sur les bords de la rivière éponyme vers 11 h 30. Le cours d’eau est bien agité. Ce n’est pas cela qui effraie le guide. Avant d’embarquer, celui-ci nous conseille de ne pas chercher à remonter le courant, dans l’hypothèse malheureuse où nous tomberions par-dessus bord. Là, je commence vraiment à m’inquiéter. Comment va-t-on survivre avec Auden dans la pirogue ?!


Nous enfilons notre bel accoutrement : bottes, poncho de pluie et gilet de sauvetage. Je vous laisse imaginer à quoi peuvent bien ressembler les enfants, parés de ses accessoires en taille adulte ! Le pauvre Auden se met à pleurer. Il perçoit un soupçon de moquerie dans le rire, pourtant affectueux, de nos compagnons de route. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que l’on croise un télé-tubbies bleu en Amazonie.


C’est parti, embarquons sur la pirogue ! À quelques détails près, je me croirais dans la Rivière sans retour d'Otto Preminger ! Malgré l’évidente expérience du batelier, nous ne parvenons pas à dompter toutes les vagues et certaines se brisent et meurent à l’intérieur de notre embarcation, sur nos petites gambettes. C’est à ce moment que je regrette de ne pas avoir pris de vêtements de rechange…



Certains passages sont plus paisibles. Il est alors temps d’apprécier ce nouveau décor qu’Eylia, Auden et moi découvrons pour la première fois : une forêt dense, quelques cabanes, des vautours qui nous toisent du haut de leurs arbres morts, un ciel nuageux dont les nuances de gris se marient parfaitement avec le vert profond des arbres, etc.


Une vingtaine de minutes après, nous accostons. La pluie a cessé. Nous remontons dans le mini-bus qui nous conduit au point de départ d’une petite randonnée devant nous mener à la cascade Hola Vida.


La cascade


Je commence à être blême. Les choses se corsent. Il est temps de pénétrer dans la forêt, pour 1 h 30 de marche aller-retour. Désormais, je peux faire la connaissance d’une mygale à tout moment. Ma technique : regarder le sol et ne rien toucher.



Le guide nous arrête une première fois pour nous faire essayer la « cocaïne » d’Amazonie. Il s’agit d’une plante que l’on détaille en petits morceaux, que l’on mélange à de l’eau et que l’on inhale. Elle est supposée être efficace contre la sinusite. Je n’ai pas souhaité essayé. Au vu de l’expression affichée sur les visages des autres randonneurs, je n’ai pas regretté !


Nous poursuivons la marche. Un quart d’heure plus tard, Momo m’annonce que j’ai bien fait de ne pas rester avec le guide. En effet, il a profité de mon absence pour présenter une des pensionnaires de la forêt : une araignée géante ! C’est un spécimen qui n’a rien de la tarentule, mais dont la taille est assez impressionnante, car elle a gentiment occupé tout le visage du guide lorsqu’il l’y a installée, pour amuser la galerie. Elle n’est pas mortelle, mais sa morsure est très douloureuse. Youpi. Je vous épargne les photos ici. Je les mettrai sur les vidéos.


C’est lors de cette balade qu’Auden se trouve en Delfin son nouveau meilleur ami. À partir de cet instant et jusqu’à la fin du tour, il ne le lâchera plus ! Et pour cause : le guide a la gentillesse de le porter sur ses épaules. Pas folle, la guêpe !


C’est donc à 1,60 m du sol (le guide est petit…), qu’Auden et la petite troupe arrivent à la cascade. Certains se baignent. Momo le souhaiterait également, mais il sait que les enfants voudront le suivre. Or, la cascade est violente. Par conséquent, nous nous contentons de l’observer. C’est déjà très impressionnant.



Au retour, Auden, pas farouche, change de monture et atterrit sur les épaules d’un autre guide. Malheureusement, sur le chemin, il perd l’une de ses bottes, qu’il laisse échapper. Super. Il faut dire que c’était du 28 et il ne chausse que du 24… Quoi qu’il en soit, la suite du tour risque d’être sympa. On peut déjà abandonner l’idée de récupérer ses baskets dans un état décent. Auden y voit un avantage : on continue à le porter sur les épaules !


Le déjeuner


Il est 15 h. C’est enfin l’heure de déjeuner. Rien de bien exceptionnel : soupe, viande avec riz et banane plantain. Pour le dessert, un régime de bananes est accroché à l’entrée de la cabane et l’on se sert comme on veut.


Nous faisons la connaissance de deux Français expatriés à New-York, venus en vacances en Equateur. Une autre Française a participé au début du tour simplement pour rejoindre une communauté et vivre « l’expérience ayahusca » (une drogue hallucinogène), en compagnie d’un chamane des tribus voisines.


La communauté Kotococha


Après le déjeuner, nous retournons à l’endroit où nous avions embarqué sur les pirogues. Nous traversons le pont qui enjambe la rivière Puyo et arrivons dans une communauté kichwa dont est issu notre guide.




Une cinquantaine de personnes vivent ici. Nous assistons à une fête traditionnelle. Les jeunes filles dansent et nous maquillent le visage à l’aide d’une noix qui contient des pépins d’un rouge très vif. C’est ensuite le moment de goûter une potion curieuse, au goût amer, et de s’essayer à la sarbacane.



Pour le plus grand bonheur des enfants, la communauté héberge plusieurs animaux : quelques singes, serpents et perroquets. Auden et Eylia nourrissent les mammifères, tandis que je me perds dans une étreinte avec un boa !



Nos enfants sont presque autant photographiés par les membres de la communauté que le contraire. De vraies mascottes !


Nous ne sommes pas déçus par cette visite, qui nous a paru présenter une vie authentique. La séance « danse et tradition » ne semblait pas mise en scène. Lorsqu’il y a une fête, les habitants enfilent leurs tenues typiques. Une fois les festivités terminées, ils ne cherchent pas à théâtraliser. Chacun revêt ses vêtements de tous les jours et l’on se croirait face à n’importe quel habitant d’une grande ville : jeans, t-shirt, baskets, smartphones, joueurs de foot ou de volley, etc.



Comme aux îles Uros, comme dans le village le plus reculé des Andes, la modernité et la technologie ont gagné du terrain. Bonne ou mauvaise chose ? C’est un autre débat. Il est évident qu’il y a à prendre et à laisser. Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé cela intéressant de montrer aux enfants que l’on ne vit pas en pagne sous prétexte que l’on est en Amazonie. À tout le moins, dans certaines parties de la forêt « périphérique ».


Notre éco-lodge


En fin de journée, nous découvrons l’endroit dans lequel nous allons passer la nuit. Une famille vit ici et loue des cabanes qu’elles a construites sur son terrain. L’ensemble est très mignon. Les cabanes sont sur pilotis, au bord de la rivière. La nôtre est moins jolie, car n’appartenant pas à l’espace réservé aux « invités ». Le guide préfère nous laisser une partie des logements de la famille, afin que nous soyons plus proches des sanitaires pour la nuit. Seul point noir : pas de moustiquaires, traditionnellement proposées dans les cabanes pour les clients. On fera sans…



Les enfants sont chanceux. Deux chiots et des poussins font partie de la famille. Nullement besoin de réfléchir à des jeux pour occuper Eylia et Auden ! En plus de cela, le guide vient les chercher pour allumer un feu de camp. Trop bien, le tour en Amazonie !


Nous dînons en compagnie de deux Hollandais et de trois Chinois. Nous découvrons que l’une d’entre eux, en plus de parler parfaitement Anglais, se débrouille très bien en Français. Chapeau. Le guide ne les porte pas vraiment dans son coeur, car le plus jeune des Chinois est sacrément capricieux et n’en fait qu’à sa tête.


Après le repas, le guide et les enfants partent à la recherche d’araignées. Très peu pour moi. Ils en trouvent quelques-unes, mais aucune tarentule à l’horizon. Seules des toiles, dignes d’un travail d’orfèvre, encadrent les cabanes. Ouf ! D’autant qu’entre l’absence de moustiquaire, les trous béants de la cabane et les trois pauvres marches qui me séparent d’elles, je suis contente qu’elles soient en grève.


La nuit en Amazonie...


Vient le moment tant redouté du coucher et de la nuit. Je prépare les enfants en deux temps trois mouvements, sentant que je perds patience. Je me saisis des vêtements et des chaussures et les enferme dans des sacs, afin qu’aucun intrus n’élise domicile dans nos affaires. Je ferme les portes au maximum et je me couche entièrement habillée, chaussettes remontées sur le pantalon, capuche repliée sur mon front, couverture tirée jusque sur le nez et téléphone posé à portée de main. Je me tiens prête à brandir la lampe torche au moindre bruit suspect. Bref, en mode « Guerre du golfe ».


Il est minuit et je ne dors toujours pas. Momo et les enfants ronflent comme des bienheureux. Grrrr… C’est alors que me prend une envie pressante, due à une trop grand quantité de soupe ingurgitée au dîner. Quelle idiote... Je tente de communiquer avec ma vessie afin de l’inviter à, exceptionnellement et aimablement, se distendre et augmenter sa contenance. Mais rien n’y fait. Il va falloir que je brave les plus grands dangers pour me rendre aux toilettes, en pleine nuit.


Je sors mes chaussures de leur protection triple épaisseur en plastique, j’ouvre la porte, balaye tous les environs avec ma lampe torche, puis décide au contraire de ne pas chercher à voir quoi que ce soit. Je fonce, tête baissée, descends les marches, traverse le chemin de terre, entre dans les toilettes, fait mon affaire, garde les yeux fermés, rouvre la porte, manque de m’exploser les genoux sur les marches et cours dans notre cabane !

Je recommence méthodiquement tout le processus de sécurité ultra sophistiqué et retourne dans mon lit. Minuit dix-huit. Le coq chante. L’envie de cuisiner un Seco de Gallo me démange. Je n’en ferai rien, par respect pour mes hôtes. Toutefois, j’aimerais comprendre pourquoi un coq se met à chanter en pleine nuit… Pourvu qu’il fasse juste un mauvais rêve.


Au bout d’une heure, je sue à grandes gouttes. Je capitule et commence à m’effeuiller. Au diable les tarentules, je veux dormir ! Je m’abandonne à elles et supprime plusieurs couches de protection. Advienne que pourra.


Le deuxième jour


Le réveil


Le lendemain matin, 6 h, la soupe fait encore son effet. Rebelote. Je ne parviens pas à me rendormir, mais suis assez fière de moi. J’ai dû dormir au moins quatre heures ! Que d’un œil…


Momo m’avoue une chose. Le guide lui a confirmé qu’il y avait bien des tarentules sur le terrain, mais qu’avec la pluie elles ne sortaient pas trop. Ahhhhh !!! Et moi qui avait confiance ! Deuxième aveu : elles adorent aller sous les cabanes. Re-ahhhhhhh !!!




Le mirador Indichuris


Lorsque Kristo, le Chinois capricieux, est enfin prêt, nous sonnons le départ pour la deuxième journée du tour.


Cinquante mètres après nos cabanes, le guide arrête la troupe pour montrer deux énormes araignées. Je suis la dernière et n’aime pas vraiment l’idée de devoir passer sur ce petit pont, alors que je sais ce qui se trouve juste à côté… Le guide prend un bâton et fait en sorte que les araignées bougent. C’est vachement plus rigolo, quand même. C’est alors que j’en vois une grimper sur l’arbre. Horreur ! Elle est énorme ! Grise, avec de géantes pattes épaisses. Elle n’est pas trop poilue. Dieu merci ! Je prends mon courage à deux mains, retiens ma respiration, tourne la tête, chantonne une chanson à la con pour tromper mon cerveau, et passe sur le petit pont en courant.


Pour nous rendre au mirador, point de mini-bus. Nous rentrons dans le roots : nous montons tous à l’arrière d’une voiture à bestiaux. Auden et Eylia sont en trans !


Avant de grimper au mirador, le guide nous emmène dans une petite grotte en nous invitant à n’allumer aucune lumière. Nous marchons à la queue-leu-leu, afin de ne permettre aucun des membres du groupe. Je pensais que les enfants auraient été effrayés, mais non ! Quelques chauves-souris plus loin, nous ressortons de notre trou.



La vue depuis le mirador est magnifique : la forêt à perte de vue, le confluent de la rivière Puyo et du Rio Pastaza, le ciel nuageux et l’esquisse d’un volcan, au loin. Nous prenons place dans des hamacs qui se trouvent sur le site et profitons du paysage.


Le guide nous réserve une nouvelle surprise. Nous allons nous balancer dans le vide, le long d’une corde, pendu à un arbre, à flanc de falaise. En mode Tarzan ! La sensation est extraordinaire. Vraiment. Et les enfants : même pas peur !



Les caïmans


En redescendant, il est temps de nous diriger vers un bras de la rivière, dans lequel se trouvent des caïmans. Nous n’avions pas pu les voir la veille, à cause de la pluie matinale. Cela m’embêterait si nous passions passer à côté aujourd’hui aussi.


Nous entamons la marche. Le guide s’arrête et nous demande de tendre l’oreille. Nous entendons un bruit de cascade. C’est étrange, le bruit se rapproche et, pourtant, nous n’avançons pas. Il y aurait des chutes d’eau mouvantes en Amazonie ? En deux minutes, nous sommes sous des trombes d’eau ! Ah ! La voilà, la fameuse pluie amazonienne ! Un mur qui avance et s’abat en un rien de temps.


Nous rebroussons chemin et nous réfugions dans une cabane. Une demie-heure plus tard, le guide nous presse. Nous reprenons la route et coupons dans la forêt. Les sueurs froides me reprennent. C’est la première fois que nous nous enfonçons vraiment dans une portion de végétation bien dense. Jusqu’à présent, nous évoluions toujours sur des chemins un peu dégagés. Là, nous marchons sur un sentier de vingt centimètres de large, avec des herbes et des branches de partout. De plus, la pluie a fait des dégâts et la boue est de la partie.


Le guide s’occupe d’Auden, Momo d’Eylia, mais personne ne s’occupe de moi ! C’est alors qu’Eylia hurle : « Une tarentule ! Une tarentule ! Elle est noire et toute poilue ! » Mon coeur s’arrête et je crois ma dernière heure arrivée. Je suis la dernière de la file. Le guide est loin devant. Momo est énervé et tente de calmer notre fille. Comment vais-je réussir à passer sur cette zone de trente cm², en terrain glissant, sans rien pour m’accrocher, en devant obligatoirement poser les mains sur le sol ?


Heureusement, Phoebee, une des deux Chinoises, est là pour me booster. Je respire, je me concentre et Momo m’assure que ce n’est pas une tarentule, juste une araignée pas très belle. Ok. Va pour l’araignée pas belle. Bref, pas le choix. Je ne vais pas bloquer tout le monde à cause de mes chichis. J’avance. Je me concentre. Je passe. Je survis !


Nous marchons encore quelques mètres sur un route dégagée. Lorsque nous arrivons à la rivière, le guide se met à pousser des cris rauques. Vraisemblablement, cela servirait à faire venir les caïmans. Nous avançons un peu et voyons notre premier spécimen. C’est assez petit, presque mignon ! Les enfants sont bluffés. Je suis contente, nous voyons un animal sauvage sans le perturber. Nous sommes venus à pied, sans polluer et nous nous contentons de l’observer sans le déranger dans son milieu naturel.



Les tortues


En logeant la rivière, nous arrivons à dans une communauté qui possède un petit étang, dans lequel elle élève des tortues. Pour le coup, je suis moins en accord avec ce procédé. Tant pis. Nous y allons pour faire plaisir aux enfants. Au passage, nous croisons un petit capucin qui souhaite jouer avec les enfants !



Arrivés au bord de l’étang, le guide se jette à l’eau et se lance en quête d’une tortue. Quelques minutes plus tard, il en soulève une grosse. Bon, très bien. Ca, c’est fait. Même Eylia ne comprend pas vraiment l’intérêt.



Le retour


Il est temps de partir. C’est à bord d’une pirogue chargée sur une camionnette que nous rentrons à nos cabanes pour déjeuner. Assez singulier comme moyen de locomotion, non ?



Après manger, la pluie est de nouveau de la partie. Elle revient avec davantage de force et de débit. Sympa pour nos derniers moments passés en Amazonie… Nous sommes trempés jusqu’aux os. Nous aurions dû faire comme les locaux et porter un short et des tongs.


Tels des serpillières humaines, nous montons dans le car qui nous conduit à Puyo. Les enfants s’endorment, rincés. C’est le cas de le dire.

À Puyo, le guide nous fait faire une pause au marché et joue encore le Mc Gyver en mangeant de grosses larves blanches gluantes et vivantes, devant nous. Les Chinoises se plient à l’exercice. Je me contente de finir les restes de l’une d’entre elles. L’idée de devoir enfourner un truc vivant dans mon gosier me débecte. En revanche, le consommer une fois mort me dérange moins. Cela a un léger goût de banane. Rien d’extraordinaire. Il doit être meilleur bien grillé.


Le trajet Puyo-Baños est très agréable. Il fait beau et nos pantalons sont presque secs. Je n’en dirai pas autant de nos chaussures… Nous discutons, regardons la forêt amazonienne disparaître petit à petit. Les enfants écoutent des histoires ou de la musique. Tout va bien.


En descendant du car, Auden a la bonne idée de se coincer le doigt entre un siège et un accoudoir. Sur le moment, je crains le pire. Il hurle et le doigt est bien amoché. En y regardant de plus près, la blessure est superficielle. Quoi qu’il en soit, c’est en catastrophe que nous disons au revoir au guide et à nos collègues chinois. Dommage. Mais cela nous a permis de ne pas rembourser la paire de bottes perdue à la cascade. En même temps, elles étaient trop grandes et le guide n’avait qu’à tenir bien fermement les pieds d’Auden… !




Le soir, nous dormons de nouveau à Baños, avant de reprendre la route, le lendemain, pour Latacunga. Je suis assez fière de moi : j’ai survécu à ces deux jours en Amazonie !


Deux jours étaient suffisants pour tout le monde. Nous avons fait pas mal d'activités et deux nuits blanches auraient été trop fatigantes pour moi !


Vivement la suite :)

Hasta pronto !


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