• Léo

La Serena - Chili (7-10 septembre)

Mis à jour : 8 oct. 2018


Après les quatre jours passés à Santiago et Valparaiso, nous avons poursuivi notre découverte du Chili vers le Nord, direction La Serena. En quittant Valparaiso, nous avons aussi laissé derrière nous, non sans satisfaction, l’effervescence des grandes villes. En route vers le Nord !


Mon ressenti général


La plage de la Serena

Après avoir passé quelques jours à Valparaiso et dans la capitale, arriver à La Serena donne le sentiment de découvrir une petite ville de province, d’à peine quelques dizaines de milliers d’habitants. En réalité, La Serena en compte plus de 250 000 !

Toutefois, c’est un endroit calme, à sept heures de car de Valparaiso. L’atmosphère est paisible. Le décor change. Les volumes perdent en hauteur, mais les habitations gagnent en authenticité. Les rues s’entremêlent en formant un quadrillage précisément pensé. Le centre abrite de petites maisons aux teintes crème ou rouges-orangées. Des places ou des allées arborées conduisent jusqu’au jardin japonais, qui ne dénote pas, dans cette ambiance tranquille. En raison de la météo peu favorable, nous n’avons pas profité de la plage.


L’auberge dans laquelle nous avons séjourné ne ressemblait en rien à celle de Valparaiso. Elle nous a pourtant totalement conquis. Elle s’appelle Casa Maria, du nom de la gérante. Elle se situe près du terminal de bus, non loin du stade de foot. Maria est une adorable petite mamie, qui nous a accueillis chaleureusement : « Mi casa es su casa !» L’auberge est un prolongement de sa propre maison. Quelques chambres sont agencées autour d’un petit couloir, ouvert sur un adorable petit jardin. La cuisine est commune, et permet de pouvoir échanger facilement avec Maria et ses deux fils, Andrès et Mauricio, qui l’aident à tenir l’affaire.


À La Serena, nous nous sommes contentés d’une balade dans la ville, d’une visite du jardin japonais et de petits jeux sur la plage. Le froid humide de l’hiver austral nous a dissuadés d’approfondir notre découverte des lieux. En revanche, dimanche 9 septembre, la grisaille nous a invités à profiter du micro-climat de Vicunia. Ce n’est pas qu’une légende : cette jolie petite bourgade, située pourtant à seulement quelques dizaines de kilomètres de La Serena, affiche des températures supérieures d’au-moins 10-15 degrés à celles du bord de mer ! Et, ce, en hiver, comme en été. Le paradis !


Le jardin japonais

Mon coup de coeur


Vicunia, du haut de la Cerra de la Virgen

Vicunia est une petite ville nichée au cœur des montagnes de la Valle del Elqui, et entourée de vignes à perte de vue. Le décor des rues est assez proche de celui de La Serena, mais le soleil en plus ! À cela s’ajoute une douce odeur de fleur d’oranger, qui n’est pas pour déplaire. À ne manquer sous aucun prétexte !


Lorsque nous avons fui le froid de La Serena, nous sommes partis le matin en doudoune et pantalon, pour finir, moins d’une heure après, en short, casquette, lunettes de soleil et couche de crème solaire ! La petite rando du Cerro de la Virgen a fini de nous faire cuire ! Au retour, dans le car, j’ai nettement vu le temps changer, en une fraction de secondes. Peu avant d’arriver à La Serena, une ligne s’est dessinée, séparant le ciel en deux mondes, celui du bleu sans nuages, et celui d’un dégradé de gris… Véridique.


Mon coup de gueule


Ce que j’avance ici ne doit en rien vous dissuader d’aller passer quelques jours à la Serena. En effet, mon regret a été le froid. Ce n’est donc pas quelque chose de permanent. Par ailleurs, l’auberge que nous avons choisie, malgré ses grandes qualités, n’a pas contribué à rendre notre séjour moins glacial. Les chambres n’étaient pas chauffées et les espaces communs étaient ouverts sur le jardin.


Par conséquent, on ne pouvait échapper au froid ! Et, évidemment, nous avons eu la bonne idée de laver la moitié de nos affaires en arrivant. Deux jours plus tard, les chaussettes et vêtements en coton étaient encore humides, et ce n’est qu’une fois à San Pedro qu’ils ont pu enfin sécher ! L’accueil chaleureux des propriétaires nous a cependant réconfortés, mais sur la longueur, cela n’a pas été suffisant… Ainsi, si l’envie vous prend de venir à La Serena, ne passez pas votre chemin, mais évitez l’hiver austral, ou choisissez une période ensoleillée !


Et les enfants ?


Eylia et Auden ont adoré La Serena. Enfin, bon, soyons honnête, on ne sait pas trop ce qu’il se passe dans la tête d’Auden… ! On sait juste qu’il est content, que tout lui plaît et que tant qu’il mange, qu’il court et qu’il joue, c’est le bonheur !


Eylia exprime plus clairement ce qu’elle ressent. Elle ne se plaint que très peu, et apprécie tout ce que nous faisons. À La Serena, le jardin japonais a eu la cote, alors qu’honnêtement, il n’a rien de transcendant ! À Vicunia, elle était fière d’avoir fait sa première petite rando.


Recette de cuisine


La Cazuela (bon, là, elle n'est pas sous son meilleur jour !)

Puisque nous ne savions plus comment nous réchauffer, et comme je suis friande de recettes de cuisine locales, j’ai décidé de cuisiner un plat chilien typique, la Cazuela. C’est une sorte de pot-au-feu, à la mode chilienne. Maria m’a dressé la liste des ingrédients et Andrès m’a coachée pour la réalisation. Vous en trouvez plusieurs versions sur Internet. Je vous livre celle de Maria.


Ingrédients pour 4 personnes


  • 600 g de tapapecho (poitrine de bœuf);

  • 4 pommes de terre ;

  • un elotes (épi de maïs) ;

  • 2 carottes ;

  • 400 g de citrouille ;

  • 1/2 poivron rouge ;

  • 1/2 oignon (même si Andrès n’aime pas) ;

  • deux tasses de riz ;

  • de la coriandre, du sel, du poivre.


Préparation


  • Découper tous les ingrédients en gros morceaux, sauf les pommes de terre que l’on laisse entières. Laisser la peau de la citrouille.

  • Faire cuire les morceaux de bœuf dans de l’eau bouillante, durant une heure.

  • Ajouter tous les ingrédients, sauf les pommes de terre et le riz. Laisser mijoter 2 heures. Moi, je dirais bien plus. Au moins 5 ou 6 heures, de façon à ce que le bœuf soit bien tendre. Un peu comme pour un boeuf bourguignon.

  • Ajouter les pommes de terre à mi-cuisson et le riz, au dernier moment, entre 10 et 20 min avant de servir.


Cela n’a rien de très raffiné, mais ce n’est pas mauvais. Et ça réchauffe !


Trucs et astuces du voyageur

  • Prise électrique au Chili : ce sont les mêmes qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.

  • Retraits bancaires au Chili : 6 euros par retrait.

  • Eau du robinet à La Serena : potable.


Budget pour 3 jours à La Serena : 210 euros


  • Hébergement : Hostal Maria Casa, 75 euros (60 000 pesos) pour 3 nuits ;

  • Nourriture : 80 euros (64 000 pesos) ;

  • Activités : Jardin japonais, 2,88 euros ;

  • Transports : 55 euros (car Valparaiso-La Serena, 40 euros avec Pullman Bus ; colectivos, 3,75 euros ; car aller-retour pour Vicunia, 11,25 euros. Les petits bus ne font pas payer les enfants.).


Hasta pronto !



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