• Léo

Le sanctuaire des papillons monarques d’El Rosario – Mexique (4-6 février)

Mis à jour : 23 févr. 2019


Nous avons la chance de visiter le Mexique à la période de migration des papillons monarques. Il serait dommage de ne pas en profiter.


Ce n’est pas tous les jours que l’on peut assister à un tel spectacle. Alors, direction l’Ouest de Mexico !



papillon monarque

Récit de notre visite du sanctuaire des papillons monarques d’El Rosario




1) Le trajet Mexico-Zitacuaro


Lundi 4 février – Nous profitons une dernière fois de notre salle de sport de notre résidence et partons prendre notre car. Nous nous rendons au terminal de Mexico en métro. Une fois à la gare routière, nous trouvons facilement un car pour Zitacuaro.


Depuis quelque temps, Auden et Eylia ne sont plus aussi résistants aux longs trajets qu’avant. Le lecteur MP3 d’Eylia ne fonctionne plus. Par conséquent, elle perd plus rapidement patience. Auden n’est plus du tout captivé par les films diffusés durant le voyage. C’est étrange, les chauffeurs font pourtant l’effort de choisir de superbes films d’auteurs comme Alien ou Fast and furious 8… tout à fait adaptés aux enfants. Les bonnes chips distribuées par la compagnie et les délicieux sandwiches diététiques de la centrale de bus ne suffisent plus à le contenter et à le maintenir en place. Comme c’est curieux...


Après ce trajet, nous ne prendrons le car que six fois avant la fin mars et nous en aurons fini avec ce moyen de transport. À tout le moins jusqu’au mois de juin, lorsque nous visiterons l’Asie centrale. C’est un peu une libération.


2) Zitacuaro


Zitacuaro est une « petite » ville de plus de 180 000 habitants, située à près de 2 000 m d’altitude, dans l’état du Michoacan. Le centre est mignon, mais vaut davantage le coup que l’on s’y attarde pour son atmosphère typique que pour son architecture. Notre hôtel est situé à côté d’une jolie église rose.


3) Le trajet jusqu’au sanctuaire d’El Rosario


Mardi 5 février – Zitacuaro n’a rien de particulièrement intéressant, mais est un point de départ pour aller visiter l’un des deux sanctuaires de papillons monarques. Nous décidons de nous rendre dans celui d’El Rosario, situé près du village d’Ocampo. Rien ne sert de se lever aux aurores. Les papillons aiment la chaleur et ne se montrent que lorsque les rayons du soleil ont réchauffé les lieux.


8 h 30 – L’air est frais, sans être froid. Quel bonheur de retrouver ce climat de montagne ! C’est vivifiant. Ça donne envie de marcher, et non de s’affaler dans un hamac comme en Amérique centrale. Nous prenons le temps de petit-déjeuner au marché de Zitacuaro. Pour Momo et moi, ce sera deux tamales. Mmmmh !



Nous montons ensuite dans un premier colectivo pour Ocampo. Une fois là-bas, nous en trouvons un autre pour El Rosario. Tous les habitants des villages alentours empruntent ces moyens de locomotion. Nous rencontrons des mères avec leurs enfants, des adolescents, deux personnes âgées qui se rendent au marché, etc. Les sièges du véhicule sont disposés en U. Le voyage en devient plus convivial.


10 h 30 - Le paysage est superbe. Cela fait un bout de temps que nous n’avions pas vu de forêts de sapins (autrement appelé « oyamels »). Nous sommes à 3 000 m d’altitude.



4) Le sanctuaire des papillons monarques d’El Rosario


Chaque année, lorsque l’hiver commence au Canada et dans le Nord-est des Etats-Unis, les papillons migrent vers le Mexique par centaines de millions, afin d’y trouver de la chaleur. Ils parcourent ainsi plus de 4 000 km. Ils se reproduisent au mois de février et reprennent la route en sens inverse au mois de mars.


Les forêts mexicaines où les papillons ont choisi de s’installer temporairement leur offrent des conditions de vie idéales : plantes spécifiques (asclépiades) servant à nourrir les chenilles, microclimat, protections contre les prédateurs, etc.


À ce jour, on ne sait comment expliquer la façon dont ils se repèrent chaque année pour se diriger vers leur lieu de migration. En effet, ce ne sont jamais les mêmes papillons qui parcourent ces milliers de kilomètres, puisque leur durée de vie n’excède pas huit mois, dans le meilleur des cas. Plusieurs générations se succèdent, du Nord au Sud. Comment les descendants de ces papillons retrouvent-ils le chemin ?


Ils existent plusieurs sanctuaires dans le Michoacan. Deux sont ouverts à la visite. Celui d’El Rosario est réputé comme étant plus accessible et mieux entretenu. J’ignore si c’est vrai.


Je craignais que l’afflux de touristes soit important, mais ce n’est pas le cas. Lorsque nous arrivons au sanctuaire, les échoppes des vendeurs du coin commencent tout juste à s’ouvrir. Nous devons encore marcher une bonne demie heure avant d’atteindre l’endroit sacré, celui où la magie opère.


Nous commençons à voir quelques papillons voleter. Ils sont superbes. Eylia est toute excitée. Momo, qui est déjà venu quelques années auparavant, nous regarde d’un air amusé et nous lance : « Non, mais je crois que vous ne vous rendez pas compte de ce qui vous attend après ! »


Nous nous enfonçons dans la forêt et grimpons les marches. Des guides proposent leurs services, mais nous préférons poursuivre seuls.


Le spectacle commence. Les papillons sont de plus en plus nombreux. Il devient difficile de marcher, car nous craignons d’en écraser au passage. Sur certaines marches, balayées par les rayons du soleil, il y en a des dizaines.



Eylia marche à pas de loup, espérant qu’un des insectes volants viennent se poser sur elle. Auden s’est mis en tête de ramasser des ailes de papillons morts ! C’est interdit. Nous essayons de le dissuader, mais ce n’est pas chose aisée…



À mesure que nous avançons, les monarques se multiplient. La chaleur monte et ils sont de plus en plus nombreux à décoller de leur arbre sur lequel ils s’agglutinent pour se préserver des rigueurs de la nuit. En effet, les sapins sont recouverts de grappes de papillons, qui s’en détachent lorsque la température devient plus favorable.


Il est midi. La magie opère. Des centaines, que dis-je, des milliers de monarques s’envolent pour descendre dans la vallée, comme tous les jours, afin de trouver des fleurs et de l’eau.



Nous assistons à leur départ. C’est féerique et réellement impressionnant. Je n’aurais pas imaginé que cela puisse exister. Nous sommes encerclés ! Le bourdonnement délicat de leurs ailes devient presque assourdissant par l’effet du nombre. La douce lumière des sous-bois rehausse la teinte orangée de leur parure, qui tranche avec le vert dur des sapins. Superbe.



Nous les suivons et retournons vers l’entrée du site.


5) Le retour à Zitacuaro


Nous rentrons à Zitacuaro l’esprit chargé de belles images. Des enfants d’El Rosario nous aident à trouver un colectivo. Après de multiples détours pour déposer chacun des passagers du coin, nous arrivons enfin à Ocampo.


Le chauffeur de la camionnette nous invite à prendre un taxi, qui sera un tout petit peu plus cher que le mini-bus, mais plus rapide. C’est ce que nous faisons. Oui, sauf que c’est un taxi-colectivo, ce qui explique le tarif attractif. Par conséquent, nous nous retrouvons tantôt à quatre, tantôt à huit, entassés à l’arrière, les enfants sur les genoux. Auden, qui voulait faire la sieste, épuisés par la balade, est assez déçu. Il ne parvient pas à trouver la position adéquate en étant sur moi. Il se tortille et s’énerve. Le trajet risque d’être long...


Contre toute attente, Eylia lui propose de s’allonger sur elle. Incroyable ! Elle qui, en dehors des moments de jeux, passe habituellement son temps à rejeter son petit frère ! Auden s’endort en quelques secondes, apaisé, la tête posée sur les genoux de sa sœur aînée qu’il taquine tant, mais qu’il aime tellement.


Une fois à Zitacuaro, l’idylle continue. Eylia donne la main à Auden jusqu’à l’hôtel, en répondant à toutes les questions les plus farfelues de son jeune frère !

Pour finir cette belle journée, rien de mieux qu’un petit hamburger au coin de la rue ! Bon, c’est surtout parce qu’il n’y a pas de cuisine dans l’hôtel et rien d’autre à se mettre son la dent...




Après Mexico et le sanctuaire d’El Rosario, nous nous dirigeons vers Guanajuato, première étape de notre petit tour dans les Villes coloniales du centre du Mexique.



Et les enfants?



Inutile de préciser que cette visite du sanctuaire restera gravée dans la mémoire d’Eylia et Auden. Se promener au beau milieu d’une forêt envahie de papillons, on ne voit pas ça tous les quatre matins! Conséquence de cette découverte : les enfants ne dessinent plus que des papillons !



J’en ai parlé plus haut, après avoir passé cinq mois à vivre comme chien et chat, on a le sentiment que les enfants apprennent à mieux vivre ensemble. C’est surtout Eylia qui semble plus apaisée dans sa relation avec son frère. Il est évident qu’ils se chamaillent toujours. Toutefois, les phases d’accalmie sont plus longues et plus fréquentes. Pourvu que ça dure !



Sur le plan de «l’école», nous entrons dans une nouvelle phase. Pour Eylia, désormais, ce sera un trimestre de mise en pratique, à travers des problèmes mathématiques quotidiens et la rédaction de son carnet de voyage au jour le jour. Celui-ci sera un support d’analyse de la langue. Côté « questions du monde », elle visionnera un documentaire du type « C’est pas sorcier » sur chacun des thèmes du programme, et en lien avec ce que nous aurons vu dans la journée ou la semaine.


Pour Auden, les choses se font davantage au feeling, et en fonction de son humeur et de son degré de motivation. Il se déconcentre et perd confiance très rapidement. S’il ne parvient pas à faire tout de suite ce qu’on lui demande, il s’impatiente, s’énerve, puis abandonne. Par conséquent, ce n’est pas toujours simple. Il y a des jours avec et des jours sans !



Trucs et astuces du voyageur


  • Eau : non potable ;

  • Sanctuaire des papillons monarques : des mini-bus partent toutes les dix minutes de Zitacuaro pour Ocampo, dès 7 h du matin. Une fois à Ocampo, il est assez facile de trouver des colectivos pour se rendre à El Rosario. Le sanctuaire ouvre à 9 h. Rien ne sert de s’y rendre trop tôt, car les papillons ne sortent vraiment de leur léthargie que vers 11h-12h, une fois qu’il fait plus chaud. Sur le plan nourriture, on trouve de tout à l’entrée du site. En revanche, c’est évidemment plus cher.


Quel budget pour le sanctuaire des papillons monarques d’El Rosario?


Taux de change : 1 euro = 21 pesos mexicains



Hébergement (61 euros)

Hostel El Arco : 61 euros, 2 nuits, 2 lits doubles, sanitaires privatifs, pas de cuisine, wifi, à 500 m du centre.



Nourriture (30 euros)

Epicerie : 16 euros ; Marché : 10 euros ; Comedor : 4 euros (un repas).



Transports (52,50 euros)

  • Métro : 0,50 euro ;

  • Car Mexico-Zitacuaro : 40 euros, 2h20, 144 km, compagnie Linea, correcte, toilettes.

  • Colectivo Zitacuaro-Ocampo : 2,60 euros, 45 min, 22 km.

  • Colectivo Ocampo-El Rosario AR : 6,60 euros, 25 min, 13 km.

  • Taxi-colectivo Ocampo-Zitacuaro : 2,80 euros.



Activités (6,60 euros)

Entrée sanctuaire des papillons : 6,60 euros.



Total : 150,10 euros


Hasta pronto !


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