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Lima, Barranca et Caral – Pérou (29 octobre-1er novembre)

Mis à jour : 29 nov. 2018


Lima est le premier endroit, depuis le début de notre tour du monde en famille, où nous avons le sentiment d’être en vacances. J’en parlerai dans un prochain article.


Nous avions déjà le soleil et la mer à Huacachina et Paracas, mais nous n'avons pas eu le même coup de cœur.


Pour le moment, découvrons ce que cache cette capitale qui ne séduit guère les voyageurs, venus au Pérou pour se lancer à l’assaut de la Cordillère.


En remontant vers le Nord, Barranca est une ville qui permet d’accéder plus facilement au site archéologique de Caral, vestige de l’Histoire méconnu du grand public.


Lima, quartier de Miraflores

Récit de notre séjour dans la région de Lima


1) Le trajet Paracas-Lima


Lundi 29 octobre – Nous quittons la petite station balnéaire de Paracas pour nous rendre à Lima. De mon côté, je me serais bien passé de cette étape. À croire ce que l’on entend de la capitale, il n’est pas utile de s’y arrêter. Elle n’est que grisaille, insécurité et pollution. Toutefois, nous sommes contraints d’y faire une halte, ne serait-ce que pour changer de car et poursuivre notre route vers le Nord. Tant qu’à faire, autant y passer une nuit, afin de réduire la durée du trajet.


Nous faisons des infidélités à Cruz del Sur et tentons de voyager avec la compagnie Olltursa. La prestation est tout à fait correcte et moins onéreuse.


2) Lima


Mes premières impressions


En entrant dans la ville, ce que j’en vois tend à me conforter dans l’idée que Lima ne sera pas mon coup de cœur. Toutefois, je sais aussi que les entrées de ville ne sont jamais séduisantes. Laissons-lui sa chance.


Nous décidons de marcher jusqu’à notre hôtel. Dans un premier temps, le chemin n’invite pas à la contemplation ni à la décontraction. Cependant, les quelques mètres suivants sont déjà plus agréables.


Une fois dans notre quartier de Miraflores, je révise mon jugement. Le soleil brille, les rues sont propres, les maisons sont belles, l’atmosphère est paisible, des perroquets nichent dans les palmiers, des écureuils marchent sur les fils électriques.


La rue de notre appartement - Miraflores, Lima

Nous avons choisi de dormir dans le quartier de Miraflores, afin d’éviter le centre, qui nous imaginions indigeste. Le propriétaire des lieux est un jeune d’une trentaine d’année, qui a transformé son appartement en maison d’hôte. Notre chambre est située sur le roof-top. La vue est très sympa et la nuit n’est pas chère pour Lima. Finalement, on va peut-être rester un jour de plus !


Miraflores


À peine arrivés, nous ressortons immédiatement. Il est déjà 15 h et nous n’avons que quelques heures pour découvrir le quartier. En avant pour la plage ! Au bout de notre rue, une jolie promenade s’offre à nous et conduit jusqu’à la mer. C’est parfait. Les enfants sont en sécurité et nous pouvons plus facilement apprécier le cadre. Lima marque de plus en plus de points.



Quelques minutes plus tard, le trafic se densifie, les immeubles gagnent en hauteur et abritent désormais de gigantesques centres commerciaux. Toutefois, l’ambiance n’en est pas pour autant oppressante. Nous prenons une petite glace pour le goûter, en profitons pour contempler les décorations de Noël qui envahissent déjà les supermarchés, et nous dirigeons vers l’océan.


Une autre promenade surplombe l'océan. Les massifs fleuris et arborés ornent ses abords.



Nous descendons jusqu’à la plage pour regarder le balai des surfeurs, aux talents inégaux. C’est le bonheur ! Heureusement que Momo m’a convaincue de dormir une nuit à Lima.



Nous remontons admirer le coucher de soleil depuis la promenade et partons à la recherche d’un restaurant. Nous ne découvrirons plus tard que notre logement avait une cuisine commune… À l’issue de cette journée, les enfants auront parcouru au moins 5 km.


Mardi 30 novembre – Une grande décision est prise : nous restons une journée et une nuit de plus à Lima ! Nos premières heures nous ont convaincues. Il serait dommage de ne pas poursuivre notre visite de la ville.


Le centre-ville


Les multiples tremblements de terre dont a été victime Lima ont emporté avec eux les vestiges de l’époque coloniale. Toutefois, les édifices néocoloniaux du centre-ville de la capitale sont très jolis.


Plaza de armas

Peut-être sommes-nous allés à Lima à la bonne période, mais nous n’avons pas été dérangés par l’effervescence étourdissante souvent dépeinte dans les guides ou les articles de blog.


Lorsque nous arrivons dans le centre après quelques minutes de Métropolitain, nous découvrons un centre animé, mais sans excès. De nombreuses rues piétonnes nous permettent de nous promener sans stress. Les bâtisses sont élégantes.



Barranco


Barranco est un petit Valparaiso. Nous nous laissons gagner par l’atmosphère paisible qui y règne. Le soir et la nuit, le quartier a une autre réputation, bien plus festive. Malheureusement pour nous, et heureusement pour notre foie, nous ne découvrirons pas Barranco sous ce jour-là.




Toutefois, en journée, on se plaît à se perdre dans les petites ruelles aux murs habillés de fresques, à marcher au rythme des musiques latinos qui s’échappent de tous les bars environnants, à traverser les jolies places où fleurs exotiques et palmiers se marient parfaitement avec les petites églises aux tons pastels, etc. Et le tout, au bord de l’océan, légèrement surplomb.



Mon avis sur Lima après ces deux jours


Je suis AMOUREUSE ! Sincèrement, c’est la première fois depuis le début du tour du monde que je m’imagine vivre dans une ville que nous avons traversée. Je ne suis pas citadine dans l’âme, mais passer un an à Lima serait un plaisir. À condition d’être dans les quartiers sympas, évidemment.


Elle a tout pour plaire : le soleil (quoique, si j’ai bien compris, nous avons eu de la chance.), la propreté de ses rues (oui, oui, je vous assure!), une architecture élégante ou de caractère, un bon réseau de transports en commun, l’océan, une vie culturelle active, la sécurité, la modernité, un heureux mélange de quartiers animés et de quartiers résidentiels calmes, de nombreuses rues piétonnes, des habitants polis et prévenants, des pistes cyclables, des parcours sportifs, de jolis coins arborés, etc.


Que demander de plus ?! Et, ce, sans trop de touristes à l'horizon.


3) Barranca


Barranca est une ville de 50 000 habitants. Elle est absente de la plupart des guides. Nous ne l’avons pas visitée de façon approfondie. En y restant qu’une nuit, c’est assez difficile.


À première vue, la ville n’a pas d’intérêt touristique particulier. En revanche, elle a le mérite d’être typique et authentique.



Nous ne nous sommes pas aventurés plus loin que le marché et les rues adjacentes. Le premier est à l’image de ce que l’on peut trouver en Bolivie ou au Pérou. C’est un petit marché en dur où l’on trouve de tout, comme toujours. Le matin, les habitants s’y rendent pour prendre leur petit-déjeuner. Ils s’attablent et consomment leur jus de fruits frais, leur boisson chaude et des œufs, yaourts, gâteaux, pain au fromage ou à l’avocat, tamales ou humitas.


4) Caral


Nous avons choisi de nous rendre à Barranca pour fuir les sites touristiques, mais aussi pour visiter le site archéologique de Caral. Le gérant de notre hôtel nous a gentiment escorté jusqu’à la station de colectivos. Enfin, on s’est surtout entassé à cinq dans une moto-taxi supposée n’accueillir pas plus de deux personnes !


Le chauffeur du colectivo nous a proposé un prix raisonnable de 70 soles pour nous conduire jusqu’au site. La route est assez mauvaise. On s’éloigne de la mer pour rejoindre les montagnes. Aux abords du site, ce ne sont que des champs de bananiers, de maracuyas et d’arbustes à paltas (avocats). Le chauffeur nous explique d’ici, les gens vivent essentiellement de l’agriculture, du site archéologique ou des mines d’or que l’on trouve non loin de là.


Située au cœur de la vallée de Supe, Caral est une ancienne cité ayant abrité la civilisation éponyme.


Vallée de Supe

Il s’agit de la plus ancienne cité d’Amérique connue à ce jour. Cette société précolombienne serait née il y a plus de 7 000 ans, soit autour de 5 000 ans avant J.C., pour s’éteindre 3 000 plus tard ! Une question est, encore aujourd'hui, sans réponse : où sont passés les restes humains des milliers de personnes ayant vécu à Caral, durant près de 3 000 ans ?


Pyramide principale de Caral

Calendrier solaire

Si ce site archéologique n’est pas aussi célèbre que ceux d’Egypte ou de Mésopotamie, c’est parce qu’il a été découvert il y a un siècle, mais n’est réellement étudié que depuis trente ans.


Certes, les monuments sont moins bien conservés que les pyramides de Gizeh. Toutefois, ils sont plus vieux d’environ cinq cents ans. Ce n’est pas rien ! On parle souvent du Machu Picchu (XVe siècle après J.C.) ou des belles pyramides mayas, mais que ce soit celles de Calakmul (début de notre ère), d’Uxmal (600 après J.C.), de Palenque (environ VIIe siècle), de Chichen Itza (IXe siècle) ou de Tulum (XIIIe-XVe siècle), ce ne sont que des petites jeunes, comparées à Caral !


C’était juste merveilleux de pouvoir visiter un site archéologique de cette importance, sans âme qui vive. J’exagère, nous avons croisé… quatre personnes.


Au retour, nous avons battu notre record de chargement de colectivos : douze personnes à l’intérieur, pour seulement six sièges. C’était épique. C’est ça l’Amérique latine !


Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’UNESCO (https://whc.unesco.org/fr/list/1269)


Et les enfants ?


Auden et Eylia étaient heureux comme tout de retrouver l’océan. À Paracas, après notre tour en bateau, nous n’étions pas restés au bord de l’eau. À Lima, ils ont pu prendre le temps de jouer, de regarder les surfeurs et de profiter du soleil.


Lima est une ville colorée et aérée, parfaite pour des enfants. Déambuler dans les rues de la capitale ne les a pas rebutés. Courir dans les rues piétonnes du centre, se perdre dans les ruelles de Barranco, y admirer les fresques murales, jouer sur les promenades de Miraflores, monter et descendre les marches qui mènent à la plage, s’asseoir sur les galets, regarder le coucher du soleil, etc. Il y a pire !


Les habitants sont adorables. À chaque fois que nous avons pris le Métropolitano, les passagers ont toujours voulu laisser leur place aux enfants. Une fois, une dame a même pris Auden sur ses genoux. Il était fier !


Nous avons passé le soir d’Halloween à Barranca. Ce n’était pas un excellent choix. Pour plus d’extravagance, il aurait fallu rester une journée de plus à Lima. Toutefois, Halloween est une tradition bien ancrée au Pérou, comme en Bolivie, et nous avons vu des enfants déambuler dans les rues, déguisés et accompagnés de leurs mamans. En revanche, les déguisements étaient davantage ambiance fées et princesses, que démons et fantômes ! Nous n’avons pas été très bons sur ce coup avec les enfants. À part des bonbons en forme de dents de vampire en guise de dessert, nous ne leur avons rien acheté de plus. Ils ne s’en sont pas plaints. Tant mieux !


À Lima, Auden a bien compris que Noël approchait. Il faut dire que les Péruviens n’y vont pas de main morte sur le plan des décorations. En seulement quelques rues, nous avons croisé au moins quatre magasins qui proposaient uniquement ce type de produits. Le soir-même, Auden commençait sa liste pour le Père-Noël : un arc, un lance-pierre, un super-héros, etc.


Trucs et astuces de voyageur

  • Eau : non potable

  • Métropolitano : 4,5 soles la carte, mais on peut n'en prendre qu'une par famille. Ensuite, on la charge autant que l'on veut.

  • Caral : Il existe des excursions depuis Lima. Si vous n’êtes pas pressés, autant continuer votre route vers le Nord et vous arrêter à Barranca. Là, vous trouvez vous-même un colectivo et négocier le prix de la course. Il faut environ deux heures de route aller-retour et une heure de visite sur place. Le guide est obligatoire.


Budget pour deux jours à Lima et à Barranca


Taux de change : 1 euro = 3,82 soles


Hébergement


La casa de Alvaro : 56 euros pour deux nuits, 1 lit double et 1 lit superposé, sanitaires communs, cuisine commune, wifi correct, à 2-3 km de la mer, dans Miraflores, à 200 m de la station de Métropolitano Domingo Orué.


Hostel Conquistadores à Barranca : 13 euros. Deux lits doubles pour 1 nuit, sanitaires privatifs, pas de fenêtre, mais puits de lumière, TV, wifi nul, dans le centre, pas de cuisine commune, pas de petit dej.


Nourriture

  • Restaurant : 17euros + 10 euros

  • Supermarché : 48 euros.

  • Comedor : 7 euros.

  • Marché : 8 euros.


Transports

  • Car Paracas-Lima : 58 euros, Olltursa, très correct, 4 heures.

  • Métropolitain : 6,50 euros.

  • Moto-taxi : 0,50 euro.

  • Colectivo : 18 euros.


Activités


Site archéologique de Caral : 11 euros. 10 soles par adulte, 1 par enfant, 20 soles pour le guide. Visite d’une heure environ, mais vous pouvez évidemment demander moins. En revanche, ce sera le même prix !




Après ces quelques jours assez speed, nous souhaitons nous poser enfin au bord de l’océan. Nous avons choisi de faire une pause de quelques jours au nord de Trujillo, dans une petite station balnéaire péruvienne qui s'appelle Huanchaco. J’ai hâte !



Hasta pronto !


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