• Léo

Ma liste bleue | Les 11 choses qui me font rêver lorsque je pense à notre tour du monde

Mis à jour : 10 juil. 2018




Bleue comme le ciel, bleue comme les rêves. Départ pour le tour du monde prévu en septembre prochain. Il reste, à la louche, moins de trois mois. Ce n’est pas grand chose à l’échelle de l’humanité. C’est pourtant insoutenable pour moi ! Alors je rêvasse, je laisse mon esprit s’égarer, mes neurones s’affoler, mon imagination se dégourdir les petons, et je voyage... Ça y est ! J’y suis ! On y est ! Nous faisons notre tour du monde !


Dans ces moments-là, je ne pense pas aux choses qui m’inquiètent, qui m’interrogent. Non, je profite. Simplement. À quoi est-ce que je rêve ? Je me régale par anticipation des moments qui, à eux tout seuls, résument les raisons pour lesquelles je voulais faire ce tour du monde avec avec ma famille.


Je vous invite à bord de mes pensées, direction les 12 choses auxquelles je songe, de façon assez récurrente, lorsque je réfléchis au tour du monde...


1) Vivre les « dernières fois » en France


Pour l’avoir déjà vécu une fois, partir à l’aventure pour de longs mois, loin de chez soi, procure un sentiment extrême de liberté et de bonheur. Ça fait un peu pub pour une agence de voyage ce que je dis, mais pourtant, c’est vrai ! Et ces sentiments sont bien réels déjà quelques semaines avant le grand départ. Je crois que je vais savourer chacune des étapes, aussi insignifiante soit-elle, qui nous mènera progressivement à la porte de l’avion. Chacune des dernières fois.


La première des dernières fois se rapproche. En effet, la fin de l’année scolaire arrive à grands pas. Dans trois semaines, j’irai chercher Eylia et Auden à l’école pour leur dernier jour. Ils n’y retourneront plus avant le mois de septembre 2019, soit dans près de 500 jours ! Les veinards ! Quoi d’autre ? Quelle autre dernière fois ? Et bien toutes ! Notre dernière balade dans notre coin favori, notre dernière soirée entre amis, la dernière fois que nous verrons telle ou telle personne, que nous mettrons les vêtements qui resteront en France, que nous prendrons notre voiture, que nous ferons le ménage, la vaisselle, les courses, notre dernier repas, notre dernière nuit chez nous... Bref, tout ! Chaque minute sera à apprécier, car nous ne revivrons jamais ces sensations grisantes.


2) Décoller à Roissy




Avant d’entrée dans l’appareil, j’imagine déjà l’arrivée à l’aéroport, suivie des différentes étapes qui nous conduiront à la salle d’embarquement. Je les vois courir partout, ne plus savoir où regarder, poser mille questions. Eylia n’a pas pris l’avion depuis plus de quatre ans, et Auden, jamais. Comment réagiront-ils lorsqu’ils verront, de près, leur premier ? Lorsqu’ils entreront à l’intérieur ?


Puis vient le décollage. Je crois que c’est le moment que j’attends le plus. Plus que tout autre ! C’est stupide, je sais. Ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus original et marquant lorsque l’on se projette dans un tour du monde ! Pourtant, c’est pour moi le moment symbolique par excellence. Le moment où nous quitterons le sol français, où nous serons PARTIS ! J’en ai des frissons en l’écrivant ! « La porte de l’avion est close. Déjà, les dés sont jetés. Les ceintures sont attachées, l’avion se déplace, avance, accélère. Les enfants se cramponnent, frétillent, sourient, paniquent. Le sol vibre, les sièges tremblent, le frottement des roues sur l’asphalte de la piste se fait plus insistant. Puis, ça y est ! On se sent happé, aspiré. Les enfants exultent ! L’appareil relève son nez et nous arrache enfin à ce quotidien que nous abandonnons bien volontiers. Allez, salut les mecs, à plus ! »


3) Fouler du pied le sol de Santiago


Lorsque nous quitterons notre maison, sac au dos, pour entamer le voyage, nous serons encore en France, le cadre sera familier. Lorsque nous arriverons à l’aéroport à Roissy, que l’on montera dans l’avion, que l’on décollera, l’excitation sera forte, mais pour nous, parents, le décor sera encore connu. Par ailleurs, le scénario sera maîtrisé, nous serons partis d’un point A, pour nous rendre à un point B, nous serons pris en charge par le personnel de bord. Tout ira bien. Tout sera géré.


En revanche, une fois sortis de l’aéroport de Santiago, l’aventure commencera ! Je rêve de ce moment où nous franchirons les portes automatiques pour fouler le trottoir chilien, et que nous nous dirons : « Bon, et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?! » C’est là, que le tour du monde débutera vraiment. Certes, il y aura eu plusieurs préambules : notre départ de Bretagne pour nous rendre en TGV en région parisienne, notre départ de banlieue pour nous rendre en RER à l’aéroport, le décollage, la descente de l’avion. Toutefois, le dépaysement, la sensation de perte de contrôle, ce sentiment grisant mêlant appréhension et curiosité, l’impression que quelqu’un vient de donner le top départ du périple tant attendu, c’est à ce moment précis, sur le trottoir de Santiago, que nous ressentirons tout ça ! Ce voyage dont on a d’abord rêvé sans se l’avouer, que l’on a ensuite osé projeter, dont on a dessiné les contours, que l’on a préparé, organisé, attendu, avancé, c’est à cet instant qu’il prendra vie. Je le vois comme un véritable accouchement. Sauf que la gestation aura duré deux ans !


4) Vivre les « premières fois » à l’étranger


Après les dernières fois en France, c’est au tour des premières fois à l’étranger. Chaque première fois. Toutes les premières fois. Celles dans chaque nouveau pays découvert, mais surtout les prem’s des prem’s, les vraies de vraies. J’entends par là, la première fois que nous dormirons hors de France, le premier réveil à Santiago, le premier repas, le premier taxi ou transport en commun, la première fois où les enfants nous entendrons parler en anglais ou en espagnol, la première douche, le premier supermarché, la première rencontre, les premiers regards émerveillés des enfants, les premières questions, la première baignade, la première rando, le premier animal « exotique », etc.


J’espère que chaque première fois dans chaque pays gardera la même saveur qu’au Chili. Le contraire serait malheureux. Pourtant, je ne suis pas naïve. On le sait tous, il n’y qu’une première fois. Les sentiments seront différents, nous aurons pris nos habitudes et, sans être blasés, nous aurons probablement acclimaté notre regard. Il faudra alors apprendre à désapprendre. On n’a pas fait tout ce chemin-là pour qu’un coucher de soleil sur les Andes nous émeuve autant qu’un tractopelle... !


5) Déguster des plats aux saveurs insoupçonnées, sur un marché ou au restau




Tout simplement ! Rien d’époustouflant, mais j’ai tellement hâte. Alors, je crois que deux raisons expliquent ce fantasme. D’une part, quoique j’aime cuisiner, la perspective de ne plus avoir à me soucier de cette besogne me transporte, littéralement ! Je rêve de pouvoir sortir de ma guesthouse à l’heure du repas, et de flâner dans les rues à la recherche d’odeurs attirantes, sans avoir à me demander : « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? », ou me dire : « Oula ! Il est déjà 11h30, faut que je me mette à cuisiner, sinon ça ne sera jamais prêt pour midi ! ». Attention ! Je ne suis pas une pauvre femme exploitée par mon mari, qui dort au pied des fourneaux, et me fait fouetter si le rôti est trop cuit. Les tâches sont bien réparties à la maison : il récure, je cuisine ! Quoi qu’il en soit, lui comme moi, on se délecte de cette vision d’un repas dégusté, sans avoir à gérer ni la préparation ni la vaisselle !


D’autre part, malgré mes principes alimentaires qui, vus de l’extérieur, je le concède, me font passer pour une orthorexique auprès de mes proches, j’aime manger. J’adooore manger ! Je trépigne d’impatience à l’idée de découvrir TOUS les nouveaux plats de CHAQUE pays traversé, de goûter chaque ingrédient typique, de m’imprégner des saveurs, des odeurs, des couleurs de chaque met, et de permettre à Eylia et Auden d’apprécier cette découverte.


6) Passer une soirée dans une famille étrangère


Voyager, c’est aussi découvrir comment vivent les gens, ailleurs qu’en France. Nous n’irons pas quémander l’hospitalité. Toutefois, j’espère qu’il nous arrivera d’échanger avec de belles personnes, authentiques, qui nous proposerons de passer un moment avec elles, dans l’intimité de leur quotidien. Je rêve de pouvoir préparer et partager un repas ou une soirée dans une famille, que nos hôtes nous racontent leur vie de tous les jours, leurs projets, leurs passions, leurs difficultés... autour d’un petit verre d’une potion maison, dont il vaudra mieux ignorer les ingrédients ! J’imagine nos enfants jouant avec les leurs, sympathisant, et découvrant que l’on peut aisément communiquer avec les autres, sans que la langue soit une barrière. Bon. Le tableau est cliché, je vous l’accorde. Mais j’ai bien le droit de rêver, m.... !


7) Être dans un endroit sublime et désert, seuls au cœur de la nature




Rencontrer des personnes authentiques, c’est un de mes rêves. Me retrouver avec les miens, seuls, coupés du monde et de la civilisation, cela l’est tout autant. Je nous vois dans un désert d’Amérique du Sud, sur une crête andine, ou perdus dans une steppe kazakh. On n’entend que le silence ou les sons de la nature. On sait qu’il n’y a pas âme qui vivre à plusieurs kilomètres à la ronde, que l’on est véritablement parvenus à fuir ce qui nous dérangeait dans notre quotidien. On s’allonge, tous les quatre, on regarde le ciel, et on est bien.


C’est là que l’on se dira que ce voyage sera inoubliable, qu’il fallait le faire, et que pour rien au monde nous ferions marche arrière. Là, que l’on saisira la singularité de l’instant. Non, pas besoin de rentrer vite à la maison pour faire les devoirs. Non, pas de travail lundi ou dans deux semaines. Non, pas de copies à corriger. Juste profiter. Savourer. Se prendre un bon gros shoot de ce moment unique, et le conserver dans un coin du cerveau. Juste au cas où. Comme une image mentale à convoquer par la suite dans des moments de moins bien, pour gonfler le taux de dopamine !


8) Entendre Eylia et Auden nous dire : « C’est trop bien le tour du monde ! »


Ah, ça ! J’espère vraiment qu’il y en aura un, un moment comme celui-là. Sinon, je ne vous le cache pas, je l’aurai mauvaise ! Je ne demande pas la lune. Je n’attends pas qu’ils nous le disent tous les jours, ni nécessairement en ces termes. Toutefois, si, au moins une fois, spontanément, ils pouvaient baragouiner un truc s’approchant plus ou moins, d’une façon ou d’une autre, grosso modo, d’une association de mots signifiant qu’ils sont hyper heureux et satisfaits d’être là, ce sera l’aboutissement de notre projet !


En effet, ce voyage, nous le faisons pour nous, les parents, mais c’est sans compter notre désir de bouleverser la vie de nos enfants, leur vision des choses, les voir épanouis, et qu’ils en aient conscience. S’ils restent neutres face à tout ce qu’ils découvriront, j’aurais un tantinet le sentiment d’avoir loupé quelque chose ! Cependant, il est vrai que ce sera peut-être à nous de leur expliquer le sens de ce qu’ils voient, de leur faire comprendre pourquoi nous, nous trouvons cela beau.


Et d’ailleurs, sans tomber dans un exercice-type du bac de philo, qu’est-ce que le beau ? Est-ce que les enfants perçoivent le beau de la même façon que nous ? Il n’est pas impossible qu’ils nous disent : « le Salar d’Uyuni, c’est moche, parce qu’il n’y a rien, et que c’est tout blanc » ou « Ta pyramide, elle est pas belle. C’est tout gris et les marches elles sont cassées ». Alors, avant de les mépriser du regard et de les considérer comme ingrats, faudra-t-il se demander si, pour eux, les murs colorés d’un village colombien ou un panda ne sont pas plus beau qu’un vestige ou qu’un paysage. Quoi qu’il en soit, je n’attends pas nécessairement qu’ils nous confient leur joie après avoir vu quelque chose de beau. Toutefois, si l’on pouvait ressentir leur bien-être, à un moment T, simplement parce qu’ils sont heureux d’être là, avec nous, et bien, le contrat serait rempli !


9) Découvrir un endroit et me dire que je serais prête à tout quitter pour vivre là-bas


Je ne sais pas si, très secrètement, j’attends cela, ou si j’y songe simplement. Lorsque je m’imagine ce moment, et de par l’itinéraire défini, je me vois plutôt dans un pays d’Amérique du Sud ou au Mexique. Je peine à me projeter dans un pays d’Asie centrale, parce que j’ignore tout à fait ce que peux y être la vie. Pour ce qui est de la Nouvelle-Zélande, je sais que je donnerais cher pour y vivre. Toutefois, je me sentirais trop loin de la France.


Je n’ai pas vraiment de vision de ce moment. C’est davantage de l’ordre du ressenti. Je m’imagine ressentir une certaine quiétude, un bien-être, un sentiment d’évidence. Est-ce que ce sera une métropole, un petit village de montagne, une station balnéaire ou un endroit isolé ? Je n’en sais rien. Aucune idée préconçue. Simplement l’envie d’être saisie par cette certitude que notre vie doit prendre une nouvelle orientation, qu’elle prenne un sens nouveau. Et que Momo ressente la même chose, évidemment ! Ce qui complique encore plus la situation. On verra bien. Advienne que pourra.


10) Passer une soirée sur une plage paradisiaque de Polynésie ou d’ailleurs




Les tableaux de cartes postales ne sont pas de ceux que j’attends le plus. Là encore, il s’agit plutôt d’un feeling avec le lieu. Ainsi, cette plage sera-t-elle petite, sans sable blanc, mais avec une végétation luxuriante qui nous rappelle que, non, nous ne sommes pas dans une crique bretonne ! Loin de moi l’idée de dénigrer les plages françaises, métropolitaines, d’autant que l’on sait bien qu’il existe des sites magnifiques qui n’ont rien à envier à certaines plages du Pacifique : eau translucide, sable clair, rivages déserts, etc. De l’archipel des Glénan aux Calanques en passant par Bonifacio, il n’y a pas besoin d’aller si loin, peut-on penser.


Cependant, la distance fait aussi le dépaysement. Par ailleurs, si la plage est bordée d’une végétation typique des tropiques, alors, il devient évident que l’on n’est plus en France métropolitaine. J’imagine la douceur d’une fin de journée en Amérique centrale ou en Polynésie, après un bon repas pris sur la plage, Momo et moi allongés sur le sable, les enfants allant et venant au gré de leurs envies entre l’eau tiède et transparente, et le bord de l’eau. Personne à l’horizon. Seules quelques silhouettes se dessinent au détour d’une dune. Les environs sont sûrs, il n’y a aucun danger. Nous pouvons dormir sur place ou rentrer à l’hôtel, rien ne s’impose à nous. Nous sommes six sur cette plage : Momo, Eylia, Auden, la sérénité, la liberté, et moi !


11) Faire un road-trip dans l’Ouest américain




Autre kiffe de ce voyage autour du monde : le road-trip ! Nous avons prévu d’utiliser principalement les transports en commun. Toutefois, il est tout à fait possible que nous louions ponctuellement une voiture, afin de faciliter nos déplacements. Ce sera le cas aux Etats-Unis. S’il y a bien un pays dans lequel le road-trip s’impose, c’est dans ce pays. C’en est même la Mecque ! Je l’ai déjà fait lorsque je dirigeais des centres de vacances à l’étranger, mais je ne me ferais pas prier pour revivre cette expérience. Avaler des kilomètres sur ces routes droites et interminables, bordées de paysages désertiques ou de forêts de conifères, en écoutant du Presley ou de la country, et se trouver un hôtel dans les villages qui bordent l’ancienne route 66 : le pied !


Je pense que ce qui me fait rêver aussi, dans ce tableau, c’est le retour à la vie occidentale. J’anticipe déjà le manque qui sera sûrement le nôtre, après sept mois de voyage en Amérique du Sud et centrale, d’un certain confort. Deux petites semaines sans transports en commun, sans trop d’appréhension par rapport aux dangers de la route, sans crainte de contracter une maladie, sans se soucier de l’hygiène, sans avoir à parler espagnol (que je ne maîtrise pas !), sans chaleur humide, sans trop de moustiques, etc. Un climat plus familier.




Voilà, fin de la ballade dans mes pensées. Arrivée au port, tout le monde descend ! Je songe évidemment à mille autres choses, mais celles que je viens d’évoquer sont les plus récurrentes. Et puis, ce sont elles que je ne parviens pas à évacuer. Pour les autres, c’est plus simple. En effet, je m’efforce de préserver l’effet de surprise en ne cherchant pas à tout vivre à l’avance. J’ai une forte tendance à vouloir anticiper, et je ne souhaite pas que cela nuise à la qualité des moments vécus là-bas. Ainsi, lorsque le naturel revient au galop, je chasse ces pensées parasites, et me concentre sur le présent et les préparatifs du tour du monde. Chaque chose en son temps.


Et vous, quelles sont ou seraient les choses qui vous font ou feraient rêver ?


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