• Léo

Organiser un road-trip en famille dans le grand Ouest américain (7-30 mars)

Mis à jour : 1 mai 2019



Après six mois en Amérique latine en mode routard, nous quittons le monde hispanophone pour entamer notre road-trip aux Etats-Unis. Cette étape faisait partie de Ma liste bleue, c’est-à-dire de ces choses qui me faisaient rêver lorsque je pensais à notre tour du monde en famille. Check. C’est fait !


J’avais déjà fait une importante partie de ce parcours il y a dix ans. Toutefois, ce tour du monde en famille était l’occasion de faire découvrir ces paysages mythiques à Momo et aux enfants. J’aspirais aussi à vivre une expérience différente. Mon précédent passage s’était déroulé dans un cadre professionnel, dans lequel j’étais incontestablement moins libre.


Le grand Ouest américain : le retour ! Comment organiser un road-trip dans cette région du globe ?



1) Choisir la bonne saison : le grand Ouest au mois de mars ?



Je dirais : un grand oui ! Le point positif est la beauté des paysages enneigés. Cela donne un autre cachet et dynamise le décor souvent monotone des grands espaces désertiques.


En revanche, je ne vais pas mentir, on peut noter quelques ombres au tableau. On se caille en montagne ! Les températures négatives du Yosemite ou le vent glacial du Bryce Canyon nous aurons bien rafraîchi les esprits… Par ailleurs, de nombreuses routes sont fermées dans les régions montagneuses (ainsi que certains chemins de randonnée) et il peut être nécessaire d’avoir des chaînes ou des pneus-neige.


Toutefois, en ce qui concerne les températures, hormis en montagne (Yosemite, Bryce Canyon), nous avons trouvé que le climat était plutôt agréable. Pour avoir fait le même périple en été, je préfère me balader dans la Death Valley sous 26 ° que sous 40 ° ! Enfin, la météo évolue favorablement entre début et fin mars. Nous avons bien ressenti le passage de l’hiver au printemps entre notre premier et notre dernier passage à Los Angeles, à la fin de notre boucle.


2) Quel véhicule louer ?



Voiture ou camping-car ?


Je le concède, voyager aux Etats-Unis en camping-car fait toujours partie des petits rêves que j’aimerais réaliser un jour. C’était l’occasion, certes. Toutefois, aller aux Etats-Unis est déjà un luxe, lorsque l’on fait un tour du monde en famille, alors louer un camping-car ne fait que creuser le fossé dans lequel il est facile de s’embourber.


Par conséquent, nous nous sommes naturellement tournés vers les locations de voitures. 4 x 4 or not 4 x 4 ? Là encore, le porte-monnaie a parlé pour nous. D’autant qu’au vu de notre itinéraire, il n’était vraiment pas nécessaire de se déplacer avec ce type de véhicule. En revanche, en voyageant à la fin de l’hiver, il était probable que les routes soient enneigées. Nous avons préféré attendre de voir sur place pour régler ce problème. J’ai eu quelques frayeurs, mais si l’on fait le bilan, acheter des chaînes aurait été inutile.


Notre véhicule


Avant de fouler du pied le sol américain, nous étions à Mazatlan (Mexique). La station balnéaire mexicaine a fait office de transition entre l’Amérique latine et les Etats-Unis. En effet, l’américanisation de cette métropole touristique nous a plongé dans un monde bien différent de celui que nous avions connu à Ciudad Mante. Nous avons quitté le traditionnel, pour nous tourner vers un univers plus aseptisé.


Nous sommes arrivés à Los Angeles le 7 février vers 18 h. Nous étions tous les quatre assez excités par ce changement d’ambiance, de langue, de culture. Quoiqu’un peu nostalgiques, sentant qu’une page du tour du monde venait de se tourner, nous savions que l’aventure continuait. À nous les grands espaces américains, les burgers, les kilomètres avalés dans notre super voiture de loc en écoutant de la country, les petits villages reculés, les sites mythiques, etc. Bref, du cliché et du bonheur!

En sortant de l’aéroport, nous montons dans une navette qui nous dépose à notre agence de location. Tout est parfaitement organisé.


Nous avions réservé un SUV au mois de janvier, c’est-à-dire moins de deux mois avant notre arrivée.


Une fois chez Dollar, Eylia fait une remarque très pertinente : « Mais Maman, c’est bizarre, c’est calme ! » C’était vrai, on entendait les mouches voler. Une chose était certaine, nous n’étions plus en Amérique latine ! Revers de la médaille, notre interlocuteur était nettement moins sympathique que la plupart des personnes rencontrées depuis six mois. Ne généralisons pas. Les Américains sont plutôt sympas, dans l’ensemble.


Une fois les papiers remplis, une femme nous guide jusqu’à notre carrosse. Mauvaise surprise : il n’y a plus de SUV… Bonne surprise : nous avons un mini-van à la place ! Et pour le même prix ! Aucun tour du propriétaire, aucune explication, la personne nous donne les clés et s’en va. Ok. Bon. Heureusement que l’on avait déjà conduit une automatique...


Le mini-van est parfait : six sièges extra-larges sur trois rangées, un coffre immense, des portes coulissantes, des tonnes de vide-poches, etc. Nous qui avions peur de manquer de place !Allez, tout le monde à bord et c’est parti !



3) Quel parcours pour un road-trip ?


Notre itinéraire


Nous avions 24 jours devant nous pour parcourir une partie du grand Ouest américain. C’est déjà pas mal, mais c’est évidemment insuffisant pour tout voir. Seules certitudes : nous allions faire une boucle au départ de Los Angeles, nous savions que nous irions jusqu’à Monument Valley, et nous avions quelques étapes incontournables en tête ( San Francisco, Yosemite, Las Vegas, Bryce Canyon, Grand Canyon). Pour le reste, rien n’était figé. La plupart des stops ont été décidés au dernier moment, une fois à San Francisco.


La question de la météo était aussi à prendre en compte. À cette époque de l’année, certaines routes ou certaines chemins de randonnée sont fermés.


Conduire aux Etats-Unis


Il est très agréable de conduire aux Etats-Unis. Les routes sont bonnes, larges, bien entretenues. Toutefois, certaines portions sont terriblement lassantes. D’autant que la vitesse maximale est de 110 Km/h (65 miles/h), très rarement au-delà (75 M/h). Par conséquent, on a parfois le sentiment de rouler pour rouler. On ne profite plus. Heureusement que la neige est venue changer le décor à certains endroits, afin de nous sortir de notre léthargie !


Nous avons parcouru 5 000 km en 24 jours. C’était trop.


4) Où dormir ?


Le motel de Sonora

Comme toujours, nous étions à l’affût des tarifs les plus bas. En Amérique latine, ce sont les auberges de jeunesse qui se positionnent sur ce créneau. Les Américains n’ont pas l’air de connaître cette formule, ou alors nous sommes passés à côté.


Au vu de la saison, nous n’avons séjourné que dans des hôtels ou dans des motels. Il n’était pas vraiment possible de camper.


Nous qui adorons découvrir nos « nouvelles maisons », nous avons rapidement compris qu’il n’y avait pas vraiment de suspense. Toutes les chambres de motel sont conçues sur le même principe : une pièce, deux lits doubles, une salle de bain, un grand placard, un bureau, un ou deux fauteuils, un petit réfrigérateur, un micro-ondes et une cafetière. Afin de pousser à la consommation, les chambres de casino ne possèdent rien qui permette de se faire à manger. L’eau est même souvent imbuvable, car trop chlorée.

Il est bon de savoir que les check-in sont autour de 14 ou 15 h et les check-out à 11 h. C’est à prendre en compte lorsque la journée de vadrouille se termine plus tôt que prévu, qu’il fait froid ou qu’il pleut, que l’on est perdu au milieu de nulle part et qu’il n’y a rien pour s’occuper en attendant !


Jusqu’à Las Vegas, nous avons réservé nos chambres d’hôtel au jour le jour. Ensuite, une fois que notre parcours a été véritablement défini, nous avons booké l’intégralité des nuits, jusqu’à la fin du séjour. J’ignore si cela a permis ou non de faire des économies.


Afin de bénéficier de tarifs imbattables, ce n’est pas un scoop, il est préférable de dormir en dehors des zones touristiques. Par conséquent, plutôt que de loger au Grand Canyon pour le visiter le lendemain, autant dormir la veille à une centaine de kilomètres, visiter le parc dans la journée, puis rouler de nouveau une centaine de kilomètres, afin de voir chuter les prix des nuits. Il est également important de faire attention aux week-ends, notamment à Las Vegas, où les hôtels affichent des tarifs quatre fois plus importants le samedi.


5) Où manger ?


Un petit pique-nique à Monument Valley ! Il y a pire...

Ah ! Le pays du burger ! Et bien, je n’en ai pas mangé un seul ! Afin de nous débarrasser de nos kilos superflus amassés au Mexique, nous avions décidé de nous mettre à la diète. Résultat : Momo et les enfants ne sont allés qu’une seule fois au Jack in the box. Pour ma part, j’ai poussé le vice jusqu’à choisir les Etats-Unis pour faire mon jeûne annuel !


Durant tout notre séjour, nous avons fait un pique-nique le midi et mangé un dîner froid dans la chambre d’hôtel. C’était un peu répétitif, mais ça nous a redonné la forme et permis de respecter le budget, voire de faire des économies pour nos destinations suivantes ! Nous faisions nos courses le matin, pour la journée. On peut s’en sortir pour moins de 30 euros par jour, pour des repas équilibrés.


6) Et les enfants?



Auden et Eylia ont adoré trois choses : notre mini-van, manger un pique-nique tous les midis et voir la neige. Je pense que le fait de changer d’hôtel tous les jours devenait lassant. Non par manque de repères, mais parce que les chambres se ressemblaient toutes.


Ils ont eu deux coups de coeur : Yosemite, notamment la balade en forêt pour aller voir les séquoias, et Monument Valley.


Les enfants se sont rapidement mis à l’Anglais. Eylia continuait à se faire ses petits speachs en Espagnol pour jouer, mais elle a compris qu’il ne restait plus beaucoup de temps pour se mettre à une nouvelle langue et que la durée de notre séjour en pays anglophones serait courte.


Les trajets étant parfois assez longs, Eylia a dévoré la collection de la Guerre des clans, tandis qu’Auden a approfondi son apprentissage de la lecture grâce aux mini-livres que je lui ai fabriqué. Les enfants ont également mis nos nerfs à rude épreuve en se battant et en se lançant leurs doudous une bonne heure par jour !


Je pense que si notre itinéraire aurait mérité quelques modifications, le road-trip a eu le mérite de prolonger notre période de « vacances » entamée depuis le Nord de la Colombie (mi décembre). Entre les belles plages et le farniente d’Amérique centrale, la vie tranquille chez nos amis Costariciens et Mexicains et le road-trip, c’est certain que nous vivons dans le « luxe » ! Le voyage en car et en auberge de jeunesse d’Amérique du Sud semble bien loin. Ces quatre mois auront permis de recharger les batteries pour reprendre nos sacs et parcourir l’Asie à partir de la fin du mois d’avril.


7) Trucs et astuces du voyageur

  • Eau : potable ;

  • Essence : L’application Gasbudy indique les stations et leurs tarifs. Cela permet de s’organiser pour faire son plein au meilleur prix. Il est à noter que l’on paie d’abord en caisse en annonçant un montant, avant de se servir ensuite à la pompe. Il faut bien garder le ticket. En effet, si l’on a payé trop, il faudra le présenter afin de se faire rembourser.

  • Boîte de conserve : Les ouvertures faciles se font rares. Par conséquent, votre couteau suisse sera votre meilleur ami !

  • Péages : pas de péages dans le grand Ouest américain ;

  • Voies de circulation : dans les grandes villes, il existe une voie réservée aux véhicules transportant plus de deux personnes. C’est assez pratique en période de forte affluence.

  • Décalage horaire : Attention ! Entre la Californie et le Nevada, l'Utah et l'Arizona, il y a un changement d'heure. C'est à prendre en compte, évidemment, dans votre avancée.


8) Quel budget pour 24 jours dans le grand Ouest américain ?



Taux de change : 1 euro = 1,12 dollars

  • Hébergement : 1561 euros (65 euros de moyenne, par jour). Uniquement en hôtel bon marché et en motel.

  • Nourriture : 644 euros (27 euros de moyenne, par jour), pour uniquement des repas froids le midi ou des repas cuisinés dans nos logements le soir.

  • Transports (1211 euros) : 865 euros de voiture de location pour 24 jours ; 346 euros d’essence (14,41 euros de moyenne, par jour).

  • Activités (295 euros) : Pass America the Beautiful, Valley of Fire, Monument Valley, Meteor Crater, Match de baseball, etc.

  • Total : 3 771 euros (154 euros de moyenne, par jour).



Si vous voulez savoir comment s’est déroulé notre road-trip en famille aux Etats-Unis, vous le saurez très prochainement ! Malgré notre arrivée à Los Angeles, que nous avons visité à la fin du périple, notre balade a réellement commencé à San Francisco.


See U !


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