• Léo

Partie 1 - Récit de notre road-trip dans le grand Ouest américain (San Francisco)

Mis à jour : 28 avr. 2019


Après vous avoir présenté les grandes lignes de l’organisation de notre

road-trip en famille dans le grand Ouest américain, j’entame ici le récit de nos vingt-quatre jours de vadrouille.


La balade commence par Los Angeles, mais nous n’y restons qu’une nuit, avant de nous rendre à San Francisco.


Cable Car

Jour 1 : Los Angeles (7 mars)


Notre road-trip aux Etats-Unis commence sur le parking de l’agence Dollar. Rien de féerique, mais l’excitation est à son comble ! Je prends les commande de notre nouveau bolide. Il me faut un peu de temps pour comprendre la fonction des boutons qui constellent le tableau de bord. Je prends mes aises et allume le moteur. À nous le grand Ouest américain ! Enfin, pour le moment, à nous les rues d’Inglewood… Nous devons trouver notre premier motel et dénicher une bricole à nous mettre sous la dent.


Il fait nuit, mais la banlieue de Los Angeles a son charme. De petites maisonnettes de plain-pied, minutieusement alignées dans un dédale de rues strictement perpendiculaires, se laissent découvrir une fois que l’on s’éloigne de l’artère principale d’Inglewood. Nous empruntons l’une de ces rues pour nous garer et entrer dans le premier fast-food du coin. Ce sera un Subway. Bienvenue aux States !


Notre motel ne se trouve qu’à une centaine de mètres de là. Il n’a rien de coquet, mais fera l’affaire pour cette nuit. Il se présente comme tous les établissements de sa catégorie : un petit parking et, disposées sur deux étages, une trentaine de chambres en enfilade, dont la porte donne sur l’extérieur. Nous ne tardons pas à nous installer. Il fait froid et nous sommes fatigués. Une longue journée de route nous attend demain. Et dire que ce matin nous observions les baleines sous le soleil de Mazatlan ! Ce soir, nous dormons dans un motel d’une banlieue de Los Angeles, le chauffage à fond !


Hébergement à Los Angeles (Inglewood) : Lax Suites, 78 euros pour une nuit. Chambre avec deux lits doubles, cuisine et sanitaires privatifs, wifi.


Jour 2 : Los Angeles-San Francisco (8 mars)


Nous ne tardons pas à nous lever. Nous réorganisons les bagages, afin de laisser en évidence polaires et doudounes, remisées au fond de nos sacs depuis un mois. Il s’agit désormais d’aller faire nos courses pour la journée, avant d’avaler les kilomètres, direction San Francisco.


Nous devons prendre nos marques et trouver comment nous organiser pour ces trois semaines à venir. Nous pique-niquerons tous les jours. Mieux vaut faire preuve d’imagination. Pour ces premières courses, j’opte pour un magasin bio. Quel bonheur ! Cela fait six mois que je n’en avais pas vu un seul. C’est hors budget, mais pour une fois, ça fait plaisir !


La première partie du trajet pour San Francisco nous donne un aperçu de Los Angeles depuis les deux fois six voies de la métropole tentaculaire. Une fois sortis de l’agglomération, je découvre avec plaisir de jolies collines dont le vert tendre tranche avec le gris prononcé des nuages qui deviennent toujours plus menaçants. C’est sous la pluie que je traverse cette zone vallonnée, avant de découvrir ce qui sera notre décor jusqu’à San Francisco : des plaines, des vergers, des élevages de moutons et de bœufs reposant davantage sur une logique intensive qu’écologique, et des routes désespérément droites…




Notre première pause pique-nique sur une aire d’autoroute à la Française sera la bienvenue. Une boîte de thon sans ouverture facile me donne l’occasion de prendre contact avec un couple de camping-caristes, tout droit sortis d’une série TV américaine des années 1970 ! Merci aux personnel de sécurité de l’aéroport de Mazatlan de m’avoir confisqué mon couteau-suisse. Sans eux, je n’aurais jamais fait cette rencontre insolite.

Ce n’est qu’en fin d’après-midi que nous arrivons dans notre hôtel de la banlieue de San Francisco. Le standing est différent de notre logement de la veille. Et le petit-déjeuner est compris, pour le plus grand bonheur d’Auden, dont c’est le souci premier !



Hébergement à San Francisco (Oakland) : La Quinta Inn, 205 euros pour deux nuits, une chambre avec deux lits doubles, sanitaires privatifs, pas de cuisine, wifi, micro-ondes, réfrigérateur, petit-déjeuner compris.


Jour 3 : San Francisco (9 mars)



Notre première journée à San Francisco s’annonce mal. La pluie ne devrait pas faciliter notre visite de la ville. Heureusement que nous sommes en voiture… Les essuie-glaces tournent à plein régime lorsque nous passons le pont qui nous mène d’Ockland à San Francisco.


Nous entamons notre visite par le quartier aux rues pentues de Russian Hill (Powell Street, Taylor Street), qui nous donnent l’occasion d’avoir une vue plongeante sur Alcatraz, la célèbre prison fermée en 1963. Nous serpentons sur Lombard street, la rue la plus sinueuse du monde, croisons une dizaine de cable cars et traversons China Town. La météo nous oblige à laisser de côté notre balade prévue sur les Piers (docks).


Vue sur Alcatraz depuis les hauteurs de San Francisco

Lombard Street

Le temps se montre plus clément lorsque nous arrivons dans le quartier des célèbres Painted ladies. Ces maisons colorées, de style victorien, sont véritablement adorables. On voudrait y entrer, y passer une semaine ou seulement quelques heures, mais voir qui a la chance d’y vivre ! Les demeures les plus photographiées sont celles de Steiner Street. Pourtant, on en trouve de tout aussi jolies sur Fulton Street ou dans des rues adjacentes. Il faut se laisser surprendre et déambuler dans le quartier. C’est en se promenant ainsi que nous tombons sur un sac à main abandonné, que nous apportons au poste de police, en échange de deux superbes autocollants d’étoile de shériff !


Les Painted Ladies

Des perles du même style se cachent également dans le quartier d’Haight-Ashbury. C’est là que nous pique-niquons, dans un petit square, entourés de trois papas jouant avec leurs enfants. Lorsque l’on arrive d’Amérique latine où l’on a passé six mois, cet investissement paternel a de quoi dérouter ! Le quartier d’Haight-Ashbury est un heureux mélange de personnes de tous horizons. On peut y croiser des hippies nouvelle génération, des bobos, des touristes, le tout dans un environnement qui laisse penser que les habitants du quartier ne sont pas vraiment dans le besoin !



Afin de limiter les déplacements, nous décidons de nous diriger directement vers le Golden gate bridge, sans passer par le quartier de Mission district, réputé comme étant le symbole de l’identité de la ville. Nous choisissons de découvrir le pont depuis la plage de Baker Beach, avant de le contempler depuis les points de vue plus traditionnels du Presidio et de Battery Spencer.


Vue sur le Golden Gate bridge depuis Baker Beach

Notre découverte des environs se termine par celle de la petite ville de Sausalito. Une partie est occupée par des maisons flottantes. Dans les années 1960-70, les hippies décident de s’installer sur des maisons-bateaux, afin de ne plus être assujettis aux impôts fonciers. Aujourd’hui, le quartier abrite des occupants plus aisés, qui ont transformé des bateaux en superbes demeures, tandis que d’autres sont restés plus sobres, à l’image de ce que devaient être les premiers spécimens du siècle passé.

L’ambiance est extrêmement agréable. Il est apaisant de se promener sur les pontons et d’apprécier le calme de cet environnement. Les petites allées sont décorées avec goût et chaque maison est une œuvre d’art en elle-même.



Après le goûter, nous rebroussons chemin vers Oakland. La journée a été longue. Il est temps de regagner nos pénates.


Coût du péage pour entrer dans San Francisco depuis Oakland : 5 dollars en cash.



J’ai beaucoup aimé San Francisco. Cela m’avait déjà fait la même impression il y a dix ans. Je me verrai bien y vivre quelque temps. La ville est aérée, l’ambiance est paisible, les côtes découpées lui donne du caractère. Alors, oui, c’est vrai le climat ne la rend pas très séduisante, mais si ce qui me plaît encore plus!


Prochaine étape : Sonora, Yosemite et la Sierra Nevada :)


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