• Léo

Passer une semaine en famille aux îles Cook (31 mars-5 avril)


Après l'hiver et notre road-trip en famille dans le grand Ouest américain, place au farniente ! Qui n’a jamais rêvé un jour de poser le pied sur une île polynésienne ? Je ne fais pas exception à la règle, malgré ma faible attirance pour les longues journées à paresser sur la plage. Lorsque l’on fait un tour du monde, par définition, on finit d’une façon ou d’une autre par passer par le Pacifique. Il serait dommage de ne pas en profiter.


Toutefois, on le sait, cela a un coût. Il existe des îles polynésiennes moins coûteuses que d’autres. C’est le cas des îles Cook.


Allez, embarquons pour un petit coin de paradis !


Plage de Te Aroha, au Sud de l'île de Rarotonga

1) « Les îles Cook, c’est où ? »


Nous avons dû entendre cette question une bonne trentaine de fois depuis que nous avons programmé notre tour du monde en famille, et j’admets me l’être posée, lorsque j’ai entendu ce nom pour la première fois.


Ce que l’on appelle le « triangle polynésien » s’étire d’Hawaï à l’île de Pâques, jusqu’à la Nouvelle-Zélande. En son cœur, une grande partie du territoire est occupé par la Polynésie française. Il existe également plusieurs états indépendants et des états associés, dont les îles Cook. D’abord sous protectorat britannique, puis annexées par la Nouvelle-Zélande en 1900, les îles Cook sont, depuis 1965, en lien avec la Nouvelle-Zélande en ce qui concerne la défense et, dans une moindre mesure, les affaires étrangères. Le gouvernement des îles Cook reste souverain pour les autres affaires internes.


Les îles Cook se composent de quinze îles. Elles se situent à mi-chemin entre Niue, à l’Ouest, et Tahiti, à l’Est. L’île principale est l’île de Rarotonga. C’est celle sur laquelle nous avons séjourné. C’est une île volcanique, entourée d’un récif. Si l’on cherche un atoll, il faut reprendre un petit avion et se rendre à Aitutaki, situé à quelques heures de vol de là. Le prix n’est pas le même… Nous avons choisi de ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre et de nous « contenter » d’une semaine au bord d’un lagon de Rarotonga. Il y a pire !


Vue depuis les hauteurs de Rarotonga


2) Le paradis, ça a quel prix ? | Le coût d’une semaine aux îles Cook


Encore un fois, le prix d’un séjour en Polynésie est moins élevé lorsqu’on l’insère dans un tour du monde, qu’au départ de France métropolitaine. Les billets d’avion sont évidemment moins chers : 2 000 euros pour faire Los Angeles-Rarotonga puis Rarotonga-Auckland, au lieu de 4 000 euros pour un aller-retour Paris-Rarotonga.


Je précise avant toute chose que nous sommes arrivés à la fin de la saison des pluies. Par conséquent, il est possible que les prix en cette saison ne soient pas les plus élevés. Nous avons eu de la chance, il n'a plu qu'une seule journée et une matinée.


La monnaie utilisée est le dollar néo-zélandais. Toutefois, certaines pièces ont une forme spéciale, notamment, une qui est triangulaire !


Question logement, nous aurions probablement pu trouver un backpacker, mais nous avions choisi de nous faire un petit plaisir, sans pour autant nous offrir un hôtel de luxe, les pieds dans l’eau. Louer une maison était le bon intermédiaire. Nous avons trouvé une petite maisonnette à Muri Beach. C’était parfait. La location nous a coûté 610 euros pour six jours.


Sur le plan de la nourriture, nous avions peur de faire exploser le budget. Pourtant, nous n’avons dépensé guère plus qu’aux Etats-Unis, et sans nous restreindre. Nous avons fait un plein, en une fois, au supermarché d’Avarua, la « capitale » de Rarotonga. C’était amplement suffisant. En cas d’oubli, quelques épiceries étaient ouvertes à quelques pas de chez nous. Nous avons dépensé 33 euros en moyenne, par jour.


En ce qui concerne les transports, nous avons longuement hésité à louer une voiture. Nous y avons renoncé et ne le regrettons pas une seule seconde. En effet, bien que les transports en commun ne soient pas extrêmement développés, ils sont suffisants. Il existe deux lignes de bus : le clock wise et le anti-clok wise. L’île formant un rond, une ligne circule dans le sens des aiguilles d’une montre, et l’autre, dans l’autre sens. Chacune met une heure pour faire le tour. Il suffit de se poster au bord de la route pour que le chauffeur s’arrête. Les bus circulent tous les jours, et jusqu'à minuit, uniquement le clock.


En arrivant de l’aéroport, le bus pour aller à Muri Beach nous a coûté 10 euros. Auden n’a probablement pas payé. Nous avons pris un pass famille le dernier jour (26 dollars), mais il ne nous a pas vraiment été utile. En effet, le stop est facile aux îles Cook. Nous l’ignorions. C’est de cette façon que nous avons fait les courses avec Eylia le premier jour, à l’aller et au retour. Le dernier jour, nous avons fait du stop pour revenir d’un autre lagon et pour nous rendre à l’aéroport, pourtant nous étions quatre !


Nous aurions pu faire plusieurs activités : paddle, kayak, snorkelling, etc. Pour des raisons de budget, nous nous sommes contenté de nager, marcher et apprécier la beauté du paysage. C’est déjà pas mal ! Nous avions eu l’occasion de voir de beaux poissons au Panama et en Colombie.


Budget total pour six jours (hors billets d’avion) : 842 euros, soit 140 euros de moyenne par jour, pour quatre.


3) Les îles Cook, un vrai coup de coeur


Au-delà du côté paradisiaque des lagons sur fond de forêt tropicale, c’est l’atmosphère paisible de l’île qui m’a véritablement séduite. C’est un subtil et heureux mélange de mentalité néo-zélandaise dans tout ce qu’elle a de plus respectable, de décontraction insulaire et de culture maorie. La combinaison est parfaite : une eau sublime, (comme en Colombie ou au Panama), la panoplie tropicale (cocotiers, forêt luxuriante, volcans découpés, maisonnettes en bois, poules en liberté, fleurs aux mille couleurs, etc.), les gros points forts de Nouvelle-Zélande (pelouses d’un vert vif et parfaitement tondues, gentillesse, sociabilité, honnêteté) et le folklore maori qui fait partie du quotidien (couronnes de fleurs dans les cheveux, bare foot, spectacles de danse et de musique, etc).




Lorsque l’on sait que Rarotonga n’est qu’à quatre heures de vol d’Auckland, on est isolé, mais cela reste tolérable.


4) Récit de nos six jours à Rarotonga


L’arrivée sur les lieux (dimanche 31 mars)


Nous arrivons à l'aéroport de Rarotonga au petit matin. Je me remets doucement de l'atterrissage durant lequel mon coeur a bien failli lâcher ! En effet, atterrir sur une île signifie avoir l'impression d'atterrir sur l'eau. On voit l'avion se rapprocher de l'océan et on se demande s'il ne va pas sombrer dans les profondeurs du Pacifique !


La chaleur humide nous rappelle celle du Mexique ou d’Amazonie. Une femme portant une couronne de fleur nous accueille, un homme joue une musique polynésienne sur son ukulele. Dans un premier temps, je trouve ça un peu exagéré. Je me rendrai compte plus tard, que la plupart des femmes de l’île porte des couronnes au quotidien.


Nous devons attendre le premier bus qui passe vers 9 h. Des taxis nous proposent de nous conduire à Muri Beach pour des tarifs exorbitants. En définitive, le bus passe en avance. C’est parfait. Nous sommes seuls. Je suis apaisée. Ce trajet Los Angeles-Rarotonga que l’on redoutait tant est presque achevé, et tout s’est bien déroulé. L’île est agréable. La météo n’est pas avec nous, pourtant, le ciel gris qui domine les montagnes embrumées crée une atmosphère particulière. On sent qu’il fait bon vivre sur cette île, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau.


Le bus nous laisse à l’entrée du chemin qui mène à notre maison. Les clés sont bien sous le paillasson. Nous sommes sauvés ! Notre nid douillet est parfait : un bel espace de vie, deux chambres, un salon d’hiver, une grande salle d’eau, une douche d’extérieure, une planche, une petite terrasse et un jardin dont le sol est jonché de noix de coco.



N’oublions pas le petit chemin qui passe derrière notre maison, rejoint un terrain de rugby et arrive directement sur la plage du lagon. On va être bien ! S’il fait beau… Parce que pour le moment, il pleut des cordes !



Nous attendons une accalmie pour aller découvrir les environs. Quelques supérettes sont ouvertes le dimanche. Les prix sont prohibitifs. Nous faisons tout de même les courses pour la journée. Nous poursuivons sur quelques mètres, mais les enfants sont fatigués. Nous rebroussons chemin par la plage qui borde le lagon. Après le déjeuner, la sieste est la bienvenue. Cette première journée n’a rien d’exceptionnel. Cependant, au vu de notre état de fatigue, la pluie n’est pas un problème.



Première journée au paradis (lundi 1er avril)


Après le petit-déjeuner, Eylia et moi partons pour « la capitale », afin de faire un plein de courses pour la semaine. L’idée première est de nous y rendre en bus. Cependant, le ciel est menaçant et il est difficile de calculer à quelle heure le bus passera devant notre chemin. Je décide de tenter le stop. J’ignore si Eylia est un atout ou non, mais en à peine quelques minutes, une voiture rouge s’arrête. L’homme travaille à l’aéroport et pourra nous déposer devant le supermarché. Parfait !


Avarua, la capitale, n’en a rien d’une. C’est une petite ville d’à peine 6 000 habitants. Notre chauffeur nous dépose sur le parking. Les objectifs du jour : dépenser le moins possible et trouver un gâteau de « demi-anniversaire » pour Auden. En effet, comme le tour du monde ne leur permet pas d’avoir des tonnes de jouets, les enfants ont décidé de fêter leur demi-anniversaire, afin de déguster un bon gâteau et de marquer le coup ! Par conséquent, pour les quatre ans et demi d’Auden, nous devons trouver quelque chose de potable.


L’addition n’est pas trop salée. Je m’attendais à pire. Nous remplissons mon sac de rando. Chargées comme des mulets, nous traversons le parking, puis la route, et trouvons un bon spot pour attendre le bus ou éventuellement une bonne âme qui voudra bien nous reconduire jusqu’à Muri Beach. L’attente est plus longue qu’à l’aller, mais dix minutes plus tard, une maman et sa petite fille nous proposent de nous conduire chez nous. Nous retrouvons les règles de sécurité latino-américaine : enfants à l’avant, pas de ceinture de sécurité, contrôle technique probablement passé de date, etc. À la cool !


De retour à la maison, nous fonçons à la plage. La pluie s’est fait la malle et le soleil est de la partie. Il faut en profiter. Les îles Cook sortent tout juste de la saison des pluies et le mois d’avril est un peu mi-figue mi-raisin. Le lagon est superbe. Seul bémol : les courants sont d’une puissance rare. Ce serait dommage d’être en Polynésie sans pouvoir se baigner. Nous organisons une séance de toboggan horizontal. Les enfants partent d’un point déterminé et nagent, le long de la rive, sans faire d’efforts. En quelques secondes, ils ont déjà parcouru plusieurs mètres ! Comme l’eau n’est pas profonde, ils peuvent se relever facilement et repartir à leur point de départ. Et voilà, le tour est joué ! Bon, nous chercherons quand même un spot avec moins de courant demain, s’il y en a.



Quel est mon premier ressenti face à ce paysage ? L’eau n’est peut-être pas aussi transparente qu’à Tintipan (Colombie ), qu’à Bocas del Toro (Panama) ou que sur certaines îles des San Blas (Panama). L’eau n’est pas aussi chaude qu’en Colombie ou au

Costa Rica. Toutefois, l’association des dégradés de bleus et de verts du lagon, les petits îlots tropicaux, les sommets des volcans en arrière-plan, le calme et les vagues puissantes, qui s’écrasent, au loin, sur le récif, créée une ambiance unique. Nous ne sommes ni dans un tour organisé à la journée ni sur un site envahi de touristes. Nous allons passer une semaine, tranquilles, au paradis !


Je ne saurais jamais (bien qu’il ne faille jamais dire jamais!) à quoi ressemble Bora Bora ou d’autres îles polynésiennes de renom. Je suppose que les îles Cook ne les valent pas sur le plan de la beauté du lagon. Toutefois, à moins de faire les enfants gâtés et au vu de la faible concentration de touristes à Muri Beach, ainsi que des tarifs pratiqués, je trouve que le choix de ne pas aller en Polynésie française était un bon compromis.


Quoi qu’il en soit, l’heure est aux quatre ans et demi d’Auden ! Place au carrot cake choisi par Eylia ! Seul hic : Auden ne se sent pas bien… Il refuse de manger et va se coucher. C’est mauvais signe. Lui qui nous rabat les oreilles depuis un mois avec son demi-anniversaire, je crois que l’on doit se préparer à une mauvaise nuit… Une heure plus tard, le verdict tombe : il devient blanc et remplit la bassine. Génial. La semaine au paradis commence bien...


Notre petite vie à Muri Beach (mardi 2 au jeudi 4 avril)


Je choisis de condenser le récit de ces trois jours, car il faut dire qu’ils se ressemblent assez. Pour résumer, voici comment se déroulent nos journées : école en début de matinée ou après le goûter, plage le matin et en fin de journée, repas, sieste et activités diverses. Momo fait une rando dans le cœur de l'île le mercredi. La balade est à éviter avec des enfants à la fin de la saison des pluies. Les chemins sont très boueux.





Le jeudi matin, nous restons à la maison, pour cause de pluie… et de gastro ! En effet, j’ai probablement été touchée par le mal d’Auden et passe ma nuit aux toilettes. Trop faible pour marcher, je reste au lit jusqu’en milieu d’après-midi. Nous qui pensions que depuis le Nicaragua, nous ne risquions plus rien. Et bien non ! D’où vient le problème ? Un virus ? Une overdose de noix de coco ? Un aliment avarié ? Il faut dire que nous avons acheté des œufs locaux et qu’en en cassant un le lendemain, je suis tombée sur un jaune d’oeuf tout noir ! Je n’ose imaginer ce que nous avons pu manger d’autre, sans le savoir.


Notre dernière journée (vendredi 5 avril)


Dans la nuit du jeudi au vendredi, Momo complète la liste des malades. Seule Eylia aura échappé à la foudre, simplement dérangée par un léger mal de ventre. Nous attendons que Papounet se remette et prenons le bus pour le Sud de l’île, afin de passer quelques heures dans une autre partie du lagon, que Momo a découverte lors de sa rando. Nous apprécions ces dernières heures sur l’île. Ce soir, nous prenons l’avion pour la Nouvelle-Zélande.



Je ne me lasse pas de cette ambiance décontractée, de ses petites maisons en bois aux pelouses parfaites, de ses poules que l’on croise à chaque coin de rue, de ces superbes fleurs qui illuminent l’ensemble, et de ce lagon que l’on voit, où que l’on soit.



Le bus se faisant attendre, nous rentrons à la maison en stop. Un couple nous fait monter à l’arrière de son pick-up. Ils font une halte à la garderie, pour récupérer leur aîné. Que j’aurais aimé grandir à Rarotonga ! L’école et la crèche font face à la mer. Les enfants marchent tous pieds-nus. Le paradis !


Sortie scolaire à Muri Beach !

Le reste de la journée est consacré à l’école, aux jeux et aux bagages. Nous avons loué la maison jusqu’au samedi, de façon à ne pas nous contraindre à quitter la maison dès le vendredi midi. Cela aurait été bien trop handicapant de devoir gérer nos sacs, avec un fort risque de pluie. Par conséquent, nous pouvons nous occuper tranquillement en attendant 22 h. C’est à cette heure-ci que nous quittons notre location et nous dirigeons vers l’arrêt de bus. À peine quelques minutes plus tard, une camionnette s’arrête. L’homme s’inquiète de nous savoir ici, tout seuls, de nuit, avec des enfants. Il nous prend en stop et nous conduit jusqu’à l’aéroport ! Décidément, nous n’aurions pas dû acheter notre pass famille ce matin ! Il ne nous aura servi que pour nous rendre au lagon. Le stop est vraiment simple aux îles Cook !


Nous arrivons à l’aéroport plus tôt que prévu. Ce n’est pas vraiment un point positif. Notre vol est à 1 h 30 et il nous reste encore trois heures à patienter. Les enfants ont fait une courte sieste cet après-midi, mais je ne suis pas sûre que cela sera suffisant pour qu’ils tiennent jusqu’à cette heure tardive. Si l’on ajoute à cela le fait que le vol ne dure que quatre heures, je crois que nous n’arriverons pas très frais en Nouvelle-Zélande !


Affaire à suivre...


See U :)


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