• Léo

Quel(s) moyen(s) de transport pour un tour du monde en famille ?

Mis à jour : 14 juin 2018




Les citations sur l’importance du chemin dans le voyage, et non de la destination, sont légion. Voyager, par définition, c’est se déplacer. Certes, la découverte du monde peut se faire à des vitesses différentes. Cependant, il faut bien avancer. Et de quelle façon ? Le choix du moyen de transport est déterminant, et plus encore pour un voyage en famille autour du monde. Un périple en vélo, un tour de l’Eurasie en stop ou un road-trip en camping-car, quel que soit le choix, il aura nécessairement des conséquences sur le budget, sur l’organisation au quotidien, sur le moral des enfants (et des parents), sur la conception de l’itinéraire, etc. Par conséquent, la question du moyen de transport est peut-être celle que l’on doit se poser en tout premier lieu.

Je n’ai plus en tête toutes les étapes de notre réflexion, mais je dirais que le « comment » voyager a été déterminé assez rapidement, bien avant le « où ». Cet article n’a pas pour ambition de dresser un tableau complet de tous les moyens de transports possibles et inimaginables, et d'en exposer les avantages et les inconvénients. Nous avons hésité entre le mode « routard » et le camping-car. Le vélo a été très rapidement écarté, mais non sans regrets. J’explique ici quels ont été les aspects qui nous ont fait pencher pour la première une option plutôt que pour une autre.


1) En camping-car ?


Le confort du camping-car


Le top lorsqu’on voyage en famille


Les amoureux du voyage en itinérance ont forcément un jour rêvé de faire un road-trip et de pouvoir s’arrêter passer la nuit n'importe où, dès que l'envie vient. Bon, attention, le fait de dormir dans son véhicule n’est pas autorisé dans tous les pays du monde, comme c’est le cas notamment au Canada. Par conséquent, le rêve a tout de même des limites ! Quoi qu’il en soit, pour les routards, l’image du camping-car est associée à celle du confort. Pour quelles raisons ? Quelques pistes :


  • On peut tout emporter dans cette petite maison magique sur roues : de la cafetière en passant par une machine à pain, ses plus belles fringues, un panier à salade, des seaux et des pelles, des vélos et un dictionnaire ! Bref, tant que ça rentre, on peut y aller !

  • on limite la fatigue physique, puisque l’on n’a pas à porter ses bagages ;

  • on dort dans de vrais lits ;

  • on peut cuisiner ;

  • on peut travailler (pour ceux qui sont en télé-travail) et « faire l’école » au calme ;

  • on peut se retrouver en famille, seuls, tranquilles ;

  • on peut vomir ou faire popo paisiblement... lorsque la tourista frappe à notre porte ;

  • on peut continuer à voyager malgré une jambe cassée ;

  • les enfants se sentent davantage rassurés, car ils conservent un repère, un chez soi ;

  • et sûrement encore bien d’autres aspects qui nous échappent puisque nous n’avons pas opté pour cette solution.


Les bémols


  • La promiscuité peut se révéler pesante. Certes, le camping-car est ouvert sur l’extérieur et il est facile de s’aérer lorsque l’on se sent à l’étroit. Toutefois, l'on ne peut nier que vivre une grande partie de la journée dans seulement quelques mètres carrés n'est pas chose aisée.

  • Les tâches quotidiennes ne nous quittent pas : vaisselle, ménage, courses, cuisine, rangement.

  • La fatigue nerveuse de la conduite est inévitable, surtout en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, qui sont des régions où la concentration sur la route est essentielle ;

  • Le froid ou la chaleur peuvent devenir des handicaps, si votre chauffage ou votre climatisation (si vous en avez une) ne sont pas de grande qualité.


La liberté de mouvement


Les pour


Le camping-car offre une liberté de mouvement qui n’est pas négligeable :

  • Avec un camping-car, si l’envie nous prend de poursuivre la route, même en pleine nuit, sur un coup de tête, c’est possible !

  • Les sites inaccessibles en transports en commun ne le sont pas en camping-car, hormis lorsque la route est vraiment impraticable ;

  • Vous pouvez facilement aller d’un point A à un point B sans changer trois fois de bus.


Les contres


Le rôle que tient le camping-car dans le voyage est, à nos yeux, trop déterminant. Sa place centrale dans le projet lui donne une importance stratégique qui peut compromettre le bon déroulement du voyage, dans l’hypothèse où le centre de toutes nos attentions aurait un problème :

  • Et si on se le faisait voler ? Pas si rare.

  • Et si on se faisait cambrioler ? Encore moins rare.

  • Et si une partie de l'itinéraire se révélait être impossible à faire, pour diverses raisons : routes trop étroites, non carrossables, enneigées, frontières infranchissables, etc. Tandis, que les transports locaux, eux, peuvent s'y rendre.

  • Et si les réparations nous coûtaient trop chères et amputaient nettement notre budget, au point de devoir écourter notre voyage et en modifier les étapes ?

  • Et si l’on voulait modifier notre itinéraire et quitter l’Amérique, pour finalement voyager en Afrique (tout est possible lorsque l’on part pour si longtemps !) ? Que fait-on de la bébête ?! On la revend ? Et si on n’y arrive pas ? Et si on en tire moins que prévu ?



Le coût


Les pour


Le fait de voyager avec sa maison réduit ou supprime certaines dépenses quotidiennes du voyage. Au premier chef, il s’agit de l’hébergement. Dans les pays où le coût de la vie est élevé, économiser une chambre d’hôtel est un point important. De même, le fait de pouvoir cuisiner en achetant des produits locaux limite encore les entailles dans le budget. Enfin, voyager en camping-car suppose de ne pas avoir à acheter de billets d’avion (à tout le moins, en théorie).


Les contres


Les coûts engendrés par un voyage en camping-car sont, de notre point-de-vue, prohibitifs :

  • Le coût d’investissement est énorme, quoique la fourchette de prix soit large : entre 20 000 et 80 000 euros en moyenne, pour un véhicule familial. Le prix peut évidemment être inférieur, si l'on déniche une super affaire et que l'on est très bricoleur. Ce n'est pas notre cas ! Au prix d'achat, il faut ajouter les dépenses liées aux aménagements que vous souhaitez réaliser. Comptez entre 2000 et 12 000 euros. Et le revendra-t-on au même prix ? Pas gagné après un an sur certaines routes africaines, asiatiques ou sud-américaines.

  • Le coût du shipping : si vous souhaitez voyager sur plusieurs continents, il sera nécessaire de transférer votre camping-car par voie maritime. Le transport du véhicule en cargo, en flat-rack ou en porte-conteneur n'est pas gratuit ! Comptez environ entre 60 et 150 USD / m3. Pendant le transfert, vous n’aurez plus votre maison roulante, et devrez renouer avec les joies (et les coûts) de l’hébergement à l’hôtel. Il faut ajouter à cela l’assurance à régler pour le transport maritime. Enfin, n’oublions pas non plus le prix des billets d’avion, puisque vous ne pourrez pas suivre votre véhicule sur le bateau.

  • Les coûts de storage : si vous souhaitez laisser votre camping-car quelques jours ou semaines pour aller randonner ou vous rendre sur une île, il faudra payer le stockage du véhicule.

  • Les réparations : Si vous ne possédez pas un minimum de connaissances en mécanique, passez votre chemin ! Ou allez déposer un cierge à l’église et mettez la main au porte-monnaie. Momo et moi sommes à peu près aussi à l’aise avec un moteur qu’une brebis face à livre de codage HTML, alors cette aventure en camping-car n’était pas pour nous. Étant, à la fois, capables de mettre du liquide de refroidissement à la place de l’huile, et incapables de diagnostiquer l’origine d’une panne, on aurait fini par louer les services d'un garagiste à temps plein.


Le coût d’investissement du camping-car est moins ou pas prohibitif si :

  • on le revend à un prix très proche de celui auquel on l’a acheté.

  • on le possédait avant de partir.

  • on comptait en acheter un, que le voyage voit le jour ou non.

  • on en vole un. Bof... J’aimerais pouvoir conserver un casier judiciaire vierge jusqu’à mes 65 ans. Là, je serais peut-être obligée de braquer une banque pour payer la maison de retraite de Momo (oui, il ira en premier, c’est sûr). Mais c’est un autre débat.


Le poids des formalités et des complications


Notre choix ne s'est pas porté sur le camping-car comme moyen de transport pour notre voyage. Par conséquent, j’ignore quelles sont les formalités précises qu’il faut effectuer pour voyager en toute sérénité et en toute légalité quelle que soit notre destination. Toutefois, pour avoir passé des heures sur les blogs et forums de voyageurs, j’ai vraiment eu le sentiment que de choisir le camping-car pouvait être plus contraignant qu’il n’y paraissait, notamment en raison :


  • des formalités diverses d’immatriculation ou de visas pour le véhicule, selon que vous ayez choisi d’acheter le véhicule dans le pays visité ou que vous cherchiez à y faire entrer le vôtre. Je ne m'étends pas en précisions. De nombreux sites de voyageurs au long cours abordent cette question mieux que moi.

  • du shipping : là encore, je ne vais pas disserter sur le sujet, car je ne maîtrise pas suffisamment la question. Quoi qu’il en soit, du dépôt du véhicule jusqu’à sa récupération, cela semble très compliqué et les mauvaises surprises sont fréquentes.

  • du passage de certaines frontières : par exemple, depuis l’année dernière, la Thaïlande n’autorise plus l’entrée des camping-cars sur son territoire.

  • de la corruption : bon nombre de famille en voyage ont témoigné de leurs rencontres, souvent cocasses mais parfois malheureuses, avec des policiers sud-américains peu soucieux du respect de la loi, négociant leur silence sur certaines infractions imaginaires contre quelques billets.

  • de la difficulté à trouver des pièces détachées d'un modèle précis de camping-car, n'importe-où dans le monde.

La question de l’ouverture aux autres


Nos craintes


À mon sens, le camping-car est moins propices au contact avec autrui. Or, une des envies qui nous animent est celle d’échanger avec un maximum de personnes, voyageurs ou locaux. Ceux qui nous connaissent savent que, en temps normal, nous ne courront pas après les rencontres. C’est déjà tellement compliqué de pouvoir communiquer avec nos amis fidèles, qu’il est inutile de s’épuiser à entretenir un réseau social de people ! En voyage, c’est différent.


Et avec des enfants, encore plus. Nous voulons découvrir et leur faire découvrir de nouvelles cultures, leur donner l'occasion de jouer et de sympathiser avec d'autres enfants. Comment s’y prendre si l’on se déplace, mange, dort et joue dans le camping-car ? Il est évident que j’exagère un peu et j’entends tout à fait que l’on puisse être en contact avec les autres, tout en adoptant ce mode de transport. Il suffit de le vouloir. Toutefois, on ne peut pas nier qu’il est moins évident de le faire.


Une alternative


Le road-trip en voiture ou en van peut être un compromis. Il permet de transporter un certain nombre de choses, de limiter la fatigue, d’éviter les transports en commun, tout en offrant la possibilité d’entrer en contact avec la population à l’occasion des repas et des nuits en auberges.


Le danger de la route


Ce sous-titre devrait figurer dans chacun des paragraphes relatifs aux divers moyens de transports qui s’offrent au voyageur. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet afin de ne pas vous faire revendre le camping-car ou les billets tour du monde que vous venez d’acheter. Cependant, il faut reconnaître que de voyager dans des pays moins développés que les nôtres sur le plan des infrastructures de transports, et moins à cheval que nous sur le code de la route invite à ne pas être regardant sur les conditions de circulation à l’autre bout du monde.


J’aurais l’occasion, j’imagine, de poster un article en cours du voyage sur cette question des dangers de la route en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. Je peux simplement confier qu'il y a certaines routes, comme des pistes d’Asie centrale ou des lacets de montagne au Népal ou en Bolivie qui, d’une part, risquent d’endommager fortement le camping-car et, d’autre part, peuvent se révéler très dangereuses pour des personnes non aguerries. Or, après avoir vu ce que pouvait être la circulation népalaise (totalement anarchique !), après avoir lu quelques articles sur la route de la mort en Bolivie (totalement flippante !) et après avoir vu un reportage sur une famille voyageant en camping-car sur les pistes caillouteuses mongoles (totalement impraticables !), nous avons cru bon de faire confiance aux locaux et à leur maîtrise - certes relative - du terrain. Ils connaissent bien mieux leurs routes que nous, et font preuve d’une plus grande réactivité face à situations qui nous laisseraient sans voix. C’est un peu comme les personnes peu ordonnées qui s’y retrouvent parfaitement dans leur capharnaüm, alors que le non-initié ne comprend rien à sa logique de rangement !


Et l’écologie dans tout ça ?!


Il est difficile d’affirmer que de voyager en camping-car est anti-écologique. Tout dépend de sa façon de voyager. J’aborderai la question de l’empreinte carbone du voyageur dans un autre article.



2) Par tout moyen ? C’est ce que nous avons choisi


Je vais aller à l’essentiel. Pour faire court, nous avons opté pour ce mode de transport pour les raisons qui nous ont dissuadées de voyager en camping-car.


Les avantages

  • aucune inquiétude sur le plan matériel ;

  • une ouverture aux autres plus évidente : dans les transports, dans les guesthouses, aux arrêts de bus, chez nos hôtes (si l’on nous offre aimablement l’hospitalité) ;

  • aucune tâche ménagère à effectuer au quotidien, ou très rarement ;

  • assez distrayant pour les enfants, puisque l’on varie les modes de transports : bus, car, tram, train, bateau, avion, camion-stop, et j’imagine d’autres moyens tout à fait improbables que l’on peut croiser dans certains pays ;

  • c’est plus pratique de se déplacer à pied dans les grandes villes, que de devoir débarquer avec son camping-car à Los Angeles sur une deux fois quatre voies ou de rouler en plein cœur de Bangkok !

  • pas de fatigue liée à la conduite ;

  • davantage de liberté : si l’on veut quitter un continent et modifier son itinéraire, pas de problème ;

  • probablement moins coûteux au bout du compte.


Les inconvénients

  • une perte de confort, moins de marge quant au poids des bagages ;

  • moins de repères pour les enfants ;

  • moins de flexibilité sur le plan des horaires ;

  • une dépendance vis-à-vis des liaisons existantes pour se rendre vers une destination précise ;

  • moins d’intimité ;

  • davantage de fatigue physique. Surtout pour les enfants, qui peuvent rapidement se démotiver si l'on se déplace trop ;

  • les dangers de la route à ne pas sous-estimer : j'ai déjà traité de la qualité des routes. Autre aspect : l’état des cars et des bus dans certains pays. Sur ce point il faudra être très vigilant. Si l’on veut faire des économies, ce n’est très certainement pas sur ce poste-là que nous nous serrerons la ceinture.



3) À vélo, en trottinette, en voilier, à dos de poney ou de lama ? Tout est possible !


À vélo


Avec ou sans enfants


Momo et moi sommes séduits par ce mode de déplacement. Je ne suis ni Christopher Froome ni Peter Sagan, toutefois, bien motivée, je pense que je pourrais me lancer ce défi, à condition d’y être bien préparée. Se déplacer à vélo a des avantages : une liberté de mouvement, un contact direct avec la nature, une façon de voyager plus respectueuse de l’environnement, un autre rapport au temps... et une bonne technique pour garder la ligne ! Mais, attention, nous ne le ferions que dans des pays où il existe un code de la route digne de ce nom ! Et surtout, un code de la route respecté... Nous ne sommes pas suicidaires !


Réaliser un tel voyage avec des enfants supposent qu’ils aient conscience des efforts physiques qu’il faudra fournir. Il ne s’agit pas d’une ballade d’une demi-heure pour aller au square. Il sera nécessaire de mettre en place un planning de préparation physique plusieurs mois auparavant, sinon le choc risque d’être rude ! L’âge idéal des enfants pour ce genre de projet doit être suffisamment avancé pour qu’ils soient prêts à s’engager réellement. À l’opposé, voyager à vélo avec des enfants très jeunes offre aussi certains avantages, puisqu’il n’y a pas besoin de leur demander leur avis ni de supporter leurs jérémiades lorsqu’ils ne veulent plus avancer ! En revanche, attention à préserver le dos des petits, en limitant la durée quotidienne de trajet. Je reste, par ailleurs réservée, sur la question des petites carrioles, plébiscitées par de nombreux parents, qui exposent les enfants aux pots d’échappement et ne maintiennent pas bien le dos.


À mon sens, l’âge le plus délicat pour voyager à vélo se situe entre 2 et 10 ans. Ce n’est qu'une fourchette, bien entendu. Certains enfants de 2 ans seront déjà trop lourds et trop turbulents pour rester longtemps assis dans un siège-bébé. D’autres de 8 ans n’auront rien à envier à Richard Virenque. Il faut connaître ses enfants. Pour ceux d’entre vous qui rêvent de réaliser ce projet, malgré l’âge de leurs enfants, sachez qu’il existe des barres de remorquage de vélos qui se raccordent au vélo de l’adulte et permettent ainsi de remorquer celui de l’enfant.


Avantages et inconvénients


Les avantages
  • écologique ;

  • économique ;

  • physique ;

  • ludique.

Les inconvénients
  • impose un tri drastique dans les affaires que l’on souhaite emporter ;

  • dangereux si l’on circule dans certains pays ;

  • physique : j’imagine que ça peut devenir pénible de devoir rouler tous les jours pendant plusieurs mois ! ;

  • lent : il est évident que vous ne pourrez pas parcourir le même nombre de kilomètres, en un mois, à vélo ou en camping-car.


En trottinette, à cheval, en bateau, etc. Il n'y a que l'embarras de choix !


Notre projet semble bien banal lorsque l’on découvre les expériences de tourdumondistes qui ont choisi de voyager d’une façon tout à fait singulière.


Quelques exemples :

  • en stop : Ludovic Hubler a parcouru près de 60 pays en cinq ans, grâce à son pouce !

  • en moto, scooter ;

  • en voilier ;

  • en voiture électrique ;

  • à pied, en courant ;

  • en montgolfière ;

  • à cheval ;

  • uniquement en train ;

  • en skate, en trottinette ;

  • et même en tracteur !




Pour conclure : tout est une question de choix. Chaque situation est particulière, unique, et il n'existe pas de vérité absolue, de moyen de transport idéal. Toute dépend du sens que l'on veut donner à son voyage, de ses priorités, de son budget, de son état d'esprit au moment où l'on conçoit les grands lignes de son aventure, de l'âge de ses enfants, du nombre de personnes qui compose la famille, du tempérament de chacun, etc. Dans le pire des cas, rien n'empêche de changer d'option en cours de route. C'est plus compliqué, mais rien n'est impossible !


Cela vous donne des idées ? Alors foncez ! En ce qui nous concerne, nous partirons à pied, sacs au dos, comme de bons vieux routards et routards en herbe !



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