• Léo

Quito et Otavalo – Equateur (29 novembre – 3 décembre)

Mis à jour : 6 déc. 2018


Nous arrivons sur la fin de notre séjour en Equateur. Après notre passage à

Latacunga, nos deux dernières étapes sont Quito et Otavalo.


Je regroupe ces deux villes par pure facilité pour mes articles, mais elles ne se ressemblent en rien. Une capitale bouillante et une ville calme de province, rien ne les lient, si ce n’est la distance géographique.


Petit tour dans le Nord de l’Equateur.


Quito

Récit de nos quelques jours à Quito et à Otavalo


1) Le trajet Latacunga-Quito


Depuis que nous avons quitté Cuenca, nous savourons le fait de ne plus passer entre quatre et dix heures dans les cars. Nous nous rendons d’un point A à un point B en deux heures environ. C’est une bagatelle, en comparaison avec le Pérou !


Jeudi 29 novembre - Malgré l’état d’Auden, nous prenons la décision de quitter Latacunga. Quelques heures après son réveil, il semble déjà se porter beaucoup mieux : il saute, il court, il boude. Tout est normal.


Le trajet se passe bien. Comme nous le faisons depuis Baños, nous nous installons sur les cinq sièges du fond, comme les mauvais élèves ! En Equateur, pas de place attitrée, bien qu’elle soit écrite sur le billet. Par conséquent, autant se faire plaisir. Cela nous permet d’être tous les quatre.


Auden est en pleine forme, mais Eylia fait des siennes. Ses écouteurs sont cassés, or son lecteur MP3 est ce qui lui permet de ne pas voir le temps passer dans les transports. Entre chansons et histoires racontées, quatre heures peuvent s’écouler sans que l’on entende le son de sa voix. Je reconnais que c’est très pratique. Mais là, le lecteur ne fonctionne plus, et on voit la différence…


2) Quito


Quito, capitale de l’Equateur, est située au nord du pays, à 2 850 m d’altitude. Elle compte plus de deux millions et demi d’habitants.


Momo m’avait vendu Quito comme étant le must de la ville sud-américaine. Il ne m’avait pas menti. Je reconnais qu’elle combine le côté traditionnel de La Paz qui manquait à Santiago ou à Lima, la modernité dont La Paz ne pouvait pas se vanter, les couleurs d’Amérique du Sud, une architecture coloniale élégante, etc.


Une fatigue passagère et une météo capricieuse ne m’ont pas permis d’apprécier la capitale à sa juste valeur. Toutefois, j’en perçois les attraits.


Nous nous sommes contentés de nous promener dans les rues, de traverser les places, de visiter la basilique, d’assister à un défilé pour les 484 ans de la ville, de déguster une fondue (c’était pour un honorer un défi!) et de nous reposer. Momo en a profité pour revenir sur les lieux où il avait travaillé et logé il y a douze ans.


Couvent San Francisco


Basilique de Quito


Ce que nous n’avons pas fait et qui était prévu : admirer Quito depuis le Panecillo, prendre le téléphérique, nous rendre à le Mitad del Mundo, « la moitié du monde » (monument qui symbolise le passage exact de ligne équatoriale) et découvrir le village de Mindo (supposé être un paradis sur terre). Le désir de limiter les déplacements, la fatigue d’Auden et la pluie ont eu raison de notre motivation première.


L’ambiance de notre auberge, l'hostal History, n’a pas contribué à me donner envie de passer davantage de temps à Quito. Comme quoi, le logement fait souvent tout. L’hôtel en lui-même n’était pas déplaisant et nous avions la chance d’avoir deux chambres.


Toutefois, l’atmosphère était étrange, voire déplaisante. Une bande de Vietnamiens, fans de karaoké (et mauvais chanteurs) ne possédaient pas les mêmes codes de politesse. Disons que notre seuil de tolérance aux décibels n’était pas identique... La cuisine n’était ouverte que ponctuellement et avait des airs du Titanic, le luxe en moins. Une inondation avait transformé les lieux en pataugeoire. Des Kazakhs faisaient frire de la viande et des pommes de terre à 16 h, en enfumant la moitié de l’auberge. Bref, pas très sexy, tout ça.


3) Otavalo


Otavalo est une petite ville du nord de l’Equateur. Elle se situe à 2 500 m d’altitude et compte plus de 40 000 habitants.


J’attendais Otavalo avec impatience. D’une part, j’avais hâte de quitter la vie urbaine taille XL, pour renouer avec la vie d’une petite ville de province, comme Baños, par exemple. D’autre part, je savais qu’il s’agissait de la dernière étape avant la Colombie, pays qui m’intrigue énormément et qu’il me tarde de découvrir.


Le marché artisanal


Samedi 1er décembre - À peine arrivés, nous cherchons rapidement une auberge très agréable, avec cuisine, déposons nos sacs et fonçons au marché. Nous ne restons ici que deux jours et plusieurs choses nous intéressent. Il n’est pas question de perdre du temps.


Petit jardin de notre auberge

Le marché, situé Plaza de los ponchos, est un des plus connus du pays. Personnellement, j’aurais préféré découvrir le marché aux bestiaux, qui se tient tous les samedis et qui est probablement plus pittoresque. Cependant, il vaut mieux s’y présenter dès 8 h du matin. Dans notre cas, il est trop tard. Tant pis.



Le marché artisanal est joli. Nous flânons un peu, dégustons un énième seco de pollo sur un coin de table du marché, faisons nos réserves alimentaires pour les deux jours et rentrons à l’hôtel.


Le parque del condor


Situé à 7 ou 8 km d’Otavalo, le parc du condor est un centre de sauvetage de rapaces. Nous y arrivons en début d’après-midi et visitons les lieux en une demie-heure, admirant les hiboux, chouettes et autres aigles qui y séjournent. La pluie fait son apparition et nous devons nous réfugier sous un auvent en attendant une accalmie. Je croise les doigts pour que le spectacle ait tout de même lieu. En effet, une démonstration de dressage a lieu à 15 h 30.


Un de nos petits condors

Pour une fois, nous sommes chanceux. La pluie s’arrête à 15 h 25. Nous nous dirigeons vers la cage des condors. Ceux-ci nous réservent une bonne surprise. Au moment où nous passons devant eux, ils déploient leurs ailes majestueuses et nous font une jolie danse.


Le spectacle dure quarante minutes. Le dresseur nous présente différents rapaces, du plus petit au plus impressionnant. Nous sommes très peu nombreux, ce qui nous permet de pouvoir observer les rapaces de près. Ils volent au-dessus de nos têtes et se posent juste à côté de nous.



Vient le tour d’un aigle. Le dresseur lui lance de petites pattes de poulet en guise de récompense. En volant, l’une d’entre elles tombe sur Eylia. Le rapace vole droit sur elle, tentant de récupérer son bien, mais se prend les pattes dans les vêtements de ma fille. Celle-ci est terrifiée et fascinée. Nous-mêmes ne savons pas si nous devons nous alarmer ou nous en amuser. Le dresseur n’est pas inquiet. En revanche, je comprends que la situation puisse être terrifiante pour Eylia. L’aigle est paniqué et pousse des cris stridents dans les oreilles de la pauvrette. Il bouge ses serres qui finissent par trouer le short. La scène dure bien quelques minutes, le temps que l’on parvienne à décoincer les pattes du rapace. Au moins, Eylia s’en souviendra, et son short aussi !


L'aigle en pleine action, accroché à Eylia !

Pour calmer les esprits, le dresseur vient ensuite avec un petit rapace très mignon et qui adore les enfants. L’homme propose à ceux-ci de venir enfiler le gant de dressage, avec l’oiseau dessus. Auden et Eylia, qui a déjà oublié l’épisode de l’aigle, se prêtent au jeu.



J’attends naïvement que le condor vienne. Ce ne sera pas le cas. J’ignore pourquoi, mais je considère que d’en avoir vu deux de très près dans leur environnement d’origine est déjà une chance.


Quoi qu’il en soit, c’était une sortie très agréable, dans un cadre mignon comme tout, avec un vue (brumeuse) sur le volcan Imbabura. Seul point noir, les moucherons par milliers qui viennent vous chatouiller les jambes ! Venez couverts !


La lagune Cuicocha


Dimanche 2 décembre - À l’Ouest d’Otavalo, située à plus de 3 000 m d’altitude, se trouve la lagune Cuicocha, formée il y a plus de 3 000 ans. Il s’agit en réalité d’une caldeira, c’est-à-dire une dépression due à un effondrement du sommet du volcan. Ce n’est donc plus vraiment un cratère, mais cela y ressemble. La caldeira de Cuicocha est d’autant plus étrange qu’elle possède en son sein trois îlots de roches magmatiques. Le volcan est réputé comme endormi.


Le soleil est de la partie. Le temps est parfait. Nous décidons de marcher un peu. Momo part devant. Cela lui permet d’aller à son rythme et de ne pas presser les enfants. Je reste avec eux. Nous grimpons le long de la crête qui fait le tour de la caldeira. Pour faire le tour, il faut compter cinq heures. C’est bien trop pour eux. Je préfère avancer une quarantaine de minutes et rebrousser chemin. Cela suffit pour avoir déjà une très belle vue d’ensemble.



De magnifiques maisons surplombent la lagune. Je voudrais y vivre. Tout est paisible, la vue sur l’eau et les volcans est magnifique, la campagne environnante est adorable.

Cette lagune est officiellement mon endroit préféré de l’Equateur !


Et les enfants ?


Les enfants se chamaillent plus que jamais en ce moment… Il faut dire que cela fait trois mois qu’il cohabite. Pas simple de se coltiner son frère ou sa sœur 24h/24. Pas simple pour nous non plus de devoir supporter leurs jérémiades. Mais bon, on fait avec et on tente de tempérer.


Les enfants ont trouvé Quito jolie et ont adoré la fondue ! Elle n’avait pourtant rien d’exceptionnel. Toutefois, il est certain que c’est ludique et que cela donne un petit goût de France.


Le passage à Otavalo et au parc du Condor restera, je pense, dans leurs mémoires. Ce parc n’est pas un zoo et a pour vocation a sauver des rapaces blessés ou détenus dans des conditions peu recommandables.


Auden et Eylia n’ont qu’une hâte : aller en Colombie. La raison qui les motive n’est pas le désir intarissable de découvrir cette nouvelle destination, mais plutôt celui de fêter l’anniversaire de leur papa ainsi que Noël. Auden a bien retenu qu’il fallait attendre le mois de décembre et la Colombie. On y est presque !



Trucs et astuces du voyageur


Quito

  • Eau : non potable ;

  • Distances à Quito : Bien prendre en compte le fait que cette une ville immense. Lorsque vous venez du Sud, le car vous dépose au terminal sud. Pour se rendre dans le centre, il faut compter 8 dollars. Idem pour aller du centre au terminal nord.

  • Taxi : exiger le taximètre. Sinon, en cas de grosse circulation, cela peut se retourner contre vous.

  • Taxi : les plus sûrs sont ceux qui ont une plaque orange ou un liseré orange sur la plaque. Ce sont des taxis officiels qui font partie d’une coopérative. Les autres peuvent être dangereux.

  • Viennoiseries : si vous souhaitez déguster de vraies viennoiseries à la française, allez à la boulangerie de l’hôtel Mercure !

  • Panecillo ou téléphérique : Conseil de Momo : il serait plus pertinent de faire uniquement le Panecillo, car on y voit Quito à 360°.


Quel budget pour Quito et Otavalo ?


1) Quito : 153 euros pour 2 jours


Hébergement (53 euros)

History Hostal : 53 euros pour 2 nuits, (nuit à 30 dollars après négo), 2 chambres en enfilades, avec 2 lits doubles et un lit simple, sanitaires privatifs, cuisine commune mais avec horaires restrictifs, en plein centre, wifi très bon.


Nourriture (68 euros)


  • Comedor : 8 euros pour 3 almuerzos (3 dollars le menu. Il y en a ailleurs des moins chers, autour de 1,5 dollars).

  • Supermarché : 28 euros (hors de prix!) ;

  • Epicerie : 4 euros ;

  • Restaurant de fondue : Bistro Voilà : 28 euros pour une fondue pour deux personnes.


Transports (28,50 euros)


  • Car Latacunga-Quito : 7,50 euros (enfants paient une place pour deux). Compagnie Latacunga, correcte, pas de toilettes, 2 heures, 90 km.

  • Taxi terminal sud-hôtel : 7 euros ;

  • Taxi pour restau : 7 euros A-R ;

  • Taxi pour terminal nord : 7 euros.


Activités (3,50 euros)

Visite de la basilique : 3,50 euros ( 2 dollars par adulte).


2) Otavalo : 119,60 euros pour 2 jours


Hébergement (35 euros)

Rincon del Turista : 35 euros pour 2 nuits (20 dollars la nuit, après négo), 1 lit double, 1 lit simple, sanitaires privatifs, cuisine commune, locaux très agréable, plein centre, wifi.


Nourriture (38,10 euros)


  • Comedor : 6,10 euros (2 dollars l’almuerzo) ;

  • Marché : 4 euros ;

  • Supermarché : 28 euros.


Transports (33,50 euros)


  • Car Quito-Otavalo : 9,50 euros (les enfants paient moitié prix), compagnie Transotavalo, correcte, pas de toilettes, 2 h, 96 km.

  • Taxi pour Parc du Condor AR : 7 euros (4 dollars l’aller) ;

  • Taxi pour lagune Cuicocha AR : 17 euros (10 dollars l’aller).


Activités (13 euros)

Parc du condor : 13 euros (4,75 dollars par adulte, 2,75 par enfant).



Nous fêtons nos trois mois depuis le début du tour du monde et quittons l'Equateur. Après 17 jours passés dans ce pays, nous passons notre dernière frontière sud-américaine, afin de séjourner trois semaines en Colombie.


Que l'aventure continue !


Hasta pronto !


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