• Léo

Salta - Argentine (16-18 et 22-24 septembre)

Mis à jour : 8 oct. 2018

Après le Chili, place à l'Argentine. Nous avions fait le choix de ne passer que très peu de temps dans ce pays, pour deux raisons : le budget et la cohérence de l'itinéraire du tour du monde. Nous aurions adoré en découvrir davantage. Toutefois, Salta nous a déjà comblés. C'est parti pour un tour dans la capitale du Nord-Ouest argentin !


Mon ressenti général


Salta, la linda !

Salta est une jolie ville de 500 000 habitants, la première que l’on trouve après le passage des frontières chilienne et bolivienne. C’est la capitale du Nord-Ouest argentin. L'atmosphère est assez paisible. On trouve de tout : des rues piétonnes, de jolies places, de magnifiques églises, des quartiers plus populaires. Il y en a pour tous les goûts.

Nous avons séjourné dans l’Apart hotel Marilian, avenue España. C’était un petit studio avec cuisine, balcon et salle de bain, non loin d’une jolie place et de quartiers commerçants. Une de nos premières surprises a été de découvrir notre pouvoir d’achat. En effet, le cours du peso argentin a doublé en un an. En septembre 2018, un euro vaut 46 pesos. La situation est critique pour le pays. Toutefois, ne soyons pas hypocrite, c’est une aubaine pour le voyageur. Nous avons pu revoir notre budget à la baisse, alors que l’Argentine faisait partie des pays visités les plus chers.

Le samedi 22 septembre, lorsque nous y sommes retournés après notre boucle sud, la température avait fortement grimpé. Nous venions pourtant tout juste de commencer le printemps, et le mercure dépassait déjà les 30 degrés l’après-midi. Je n’imagine pas ce que cela doit être en été ! Nous n’allions pas nous plaindre. Toutefois, l’air frais et vivifiant des montagnes nous manquait un peu. Cela tombe bien, notre prochaine étape est la Bolivie.

Mon coup de cœur à Salta


Eglise San Francisco

Salta le soir était particulièrement agréable. Etait-ce parce que nous venions d’arriver en ville après onze heures de car ? Etait-ce parce que les rues ne grouillaient plus de leurs milliers d’habitants ? Je l’ignore. Quoi qu’il en soit, se promener vers 21 h, à la recherche d’un restaurant, fut l’un de mes meilleurs moments dans cette ville ! L’atmosphère était paisible, la température idéale, les rues parfumées d’une douce effluve de fleur d’oranger.

Nous nous sommes trouvé un super petit restaurant et avons dégusté un succulent plat de viande aux légumes confits. Une merveille ! Ce n’est que sur les coups de 23 h que nous avons regagné nos pénates. Cet aspect, également, a contribué à faire de ce moment un bon souvenir. Pouvoir dîner puis se coucher sans se soucier de l’heure, c’est une chose que nous ne nous permettons que très rarement avec nos enfants, même en vacances. Durant ce tour du monde, les horaires n’ont plus d’importance. Il n’y a pas d’école le lendemain, pas d’impératifs particuliers. Tout peut toujours être repoussé. Si les enfants manquent de sommeil, il sera toujours possible de le récupérer le jour suivant. Un vrai bonheur, pour une psychorigide des horaires comme moi !

Mon coup de gueule à Salta


Deux sentiments opposés m’animent en y repensant : la tranquillité et le stress. Lorsque nous sommes arrivés à Salta, de nuit, et lorsque nous sommes ressortis le lendemain, vers midi, j’ai trouvé la ville animée, mais harmonieuse, sans excès.

En fin de journée, nous avons visité les rues commerçantes et piétonnes. C’était infernal ! Châtelet-les-Halles, aux heures de pointe, c’est du pipi de chat, à côté ! Non, franchement, ce n’était pas agréable. Cela m'a même gâché la visite du marché. Je n'avais qu'une envie : fuir ! Mais aussitôt de retour dans notre quartier calme, j’ai retrouvé le mien.



Et les enfants ?


Eylia et Auden poursuivent leur prise de contact avec les pays sud-américains. Ils commencent à retenir quelques mots d’Espagnol et ne rechignent plus à les utiliser. Auden bombardent les gens à coups de « Glacias » ! Eylia commence à mémoriser des mots de la vie quotidienne. Elle lit les emballages et tente de déchiffrer les mystérieuses inscriptions, puis nous interpelle, victorieusement, lorsqu’elle pense avoir solutionner l’énigme !

Eylia dévore les livres de la série Cabane magique. Auden ne se lasse toujours pas de son Batman et nous bassine avec son envie d’avoir un arc en rentrant du tour du monde ! Et une fusée, une vraie ! D’ailleurs, il compte bien devenir astronaute. Mais d’abord, il sera VTTiste, soigneur pour animaux de la ferme et pompier. Bref, le tour du monde n’a pas tari son imaginaire ni bridé ses idées loufoques. Il les nourrit.

Le point noir reste leurs sautes d’humeur. Un moment merveilleux peut être gâché par une bouderie d’Auden ou un coup de sang d’Eylia. C’est parfois pénible, mais on essaie d’échanger avec eux sur ce point, afin de les amener à évoluer. Affaire à suivre !

Anecdote : le passage de frontière



Paso de Jama

Nous avons quitté le Chili et San Pedro de Atacama le dimanche 16 septembre. Le car était prévu pour 9h. Premier retard léger : une heure et demie. Rien de bien perturbant. Notre première rencontre avec une famille tourdumondiste a aidé à passer le temps. C’était une famille suisse : une maman belge, un papa autrichien, et six enfants de 11 à 17 ans. Leur tour du monde, commencé depuis deux mois, se poursuivait en Argentine. Une fois montés dans le car, un trajet de onze heures nous attendait. Ce n’était pas notre expérience la plus longue en transports en commun, puisque nous avions déjà dû tenir plus de seize heures, en grande partie de nuit, pour le trajet de La Serena à San Pedro. Toutefois, ici, un nouveau défi était à relever : devoir occuper Auden, de jour, durant plus de dix heures, relevait de la gageure ! Coup de bol, il s’est endormi rapidement, jusqu’à la frontière.

En atteignant le Paso de Jama, nous avons vécu notre premier passage de frontière. J’imagine que les suivants seront épiques, mais celui-ci marquera déjà notre mémoire. Nous sommes arrivés, en car, vers 12h30. L’attente a commencé à l’intérieur du véhicule. Cette vingtaine de minutes nous a permis de terminer notre pique-nique, qui avait de fortes chances d’être jeté. En effet, tous les aliments ne peuvent pas passer la frontière, notamment les fruits et les légumes. Une fois descendus, les 4300 mètres nous ont fait regretter notre car ! Un froid glacial doublé d’un vent polaire nous ont conduits à ajouter un plaid à notre tenue hivernale.

C’est dans cet accoutrement qu’il a fallu franchir plusieurs étapes : faire la queue pour sortir du Chili, faire tamponner nos passeports, retourner chercher nos gros sacs dans le car, refaire la queue à un autre guichet pour entrer en Argentine, refaire tamponner nos passeports, passer les portiques de sécurité et remonter dans le car. Cela nous a pris près de deux heures. Nos discussions avec la famille suisse ont rendu l’attente moins pénible.

Durant le trajet, de magnifiques paysages se dessinaient en toile de fond, que ce soit du côté chilien (salar et lagune de Tara) ou du côté argentin (beaux décors de montagne, cactus, montagne au sept couleurs de Pumamarca). Malheureusement, il fut difficile de les apprécier sur la fin. En effet, la vessie d’Auden a eu indirectement raison de moi. Conduire un enfant aux toilettes au moment où le car, tel un petit rat de l’opéra, réalise ses plus belles pirouettes, est à éviter. À mesure que l’on progressait sur les lacets de montagne, mon estomac dansait aussi au rythme du corps de ballet.


Montagne aux 7 couleurs, Pumamarca

De retour à ma place, mon objectif était de survivre aux quatre prochaines heures, en me concentrant sur la route, et en essayant de ne pas redécorer le siège de devant… La chose aurait pu être aisée, si Auden n’avait pas passé le reste du trajet à m’assommer de questions aussi diverses que passionnantes, sur : les marshmallows grillés, les pistolets, la guerre, les dragons, le saut en parachute de son père, les mystères de la procréation, les cactus, la mâchoire des crocodiles, etc. Le tout, entrecoupé de pauses musicales, dont le plus bel air était « trois p’tits chats ». Je vous laisse imaginer le rêve.

Nous sommes enfin arrivés à Salta, sur les coups de 21h, Auden au sommet de la forme, et moi, au sommet de la saturation !

Trucs et astuces du voyageur dans le Nord-Ouest argentin


  • Maps.me : Utiliser l’application Maps.me pour pouvoir se repérer, sans connection Internet.

  • Argent : Penser à retirer de l’argent régulièrement. En effet, du fait de la crise, les banques délivrent de l’argent au compte-gouttes (4 000 pesos max), et ponctionnent entre 10 et 20 % de frais.

  • Taux de change : actuellement, 1 euro vaut 46 pesos argentins.

  • Petit déjeuner : très souvent compris dans le prix de la nuit.

  • Rythme de vie : à l’espagnole. Dans les villages, certains magasins ouvrent le matin jusqu’à 13h, puis seulement à 19h, après la sieste !

  • Serviettes de toilette : Nous n’avons jamais et à utiliser nos serviettes de toilette personnelles, ni notre gel douche .

  • Eau : potable.


Budget pour 4 jours à Salta


Hébergement (121 euros pour 4 nuits)


  • Salta : Apart Hôtel Marilian, 71 euros pour 2 nuits. Studio avec cuisine et sdb, wifi, pas de petit déjeuner.

  • Salta : Hostal Pesada de la Linda, 50 euros pour 2 nuits, deux lits simples et un lit double, salle d’eau privative, cuisine commune mais avec très peu de matériel, wifi, petit déjeuner compris mais très minimaliste, climatisation.


Nourriture : 100 euros (soit 25 euros par jour pour 4)


Nous n’avons eu que très peu d’occasion de cuisiner. Le taux de change étant favorable, nous avons profité des restaurants. Les plats étant très souvent copieux, nous n’avons pris que deux plats pour quatre.

Transports (137 euros)

  • car San Pedro de Atacama-Salta (11 heures) : 137 euros avec la compagnie Geminis.

Divers : 55 euros (dont les cadeaux d'anniversaire des enfants)


Activité payante : aucune.



Maintenant, place pour la visite du Nord-Ouest argentin !

Hasta pronto ! Si cet article vous a plu, likez, commentez, partagez ! Vous pouvez lire également :

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