• Léo

San Juan del Sur – Nicaragua (27-30 janvier)

Mis à jour : 8 févr. 2019


Après Granada, l'océan. Notre dernière étape nicaraguayenne nous conduit sur la côte pacifique, à San Juan del Sur.


C’est sûrement la dernière fois que nous verrons l’océan, avant un bon mois. La petite station balnéaire n’a rien de La Baule, et au vu de la crise que traverse le pays, les touristes se comptent sur les doigts de la main. Ce n’est pas pour nous déplaire!


Dernier petit tour du côté du Pacifique...



Récit de nos trois jours à San Juan del Sur



1) Le trajet Granada-San Juan del Sur


Dimanche 27 janvier - Lorsque nous quittons notre auberge de jeunesse de Granada, nous ne savons pas vraiment ce qui nous attend. Nous avons compris que les transports nicaraguayens n’avaient rien de très fiables. Ce n’est sûrement pas la même chanson avec la compagnie Nica-Bus, d’un plus haut standing, vers laquelle on se tourne lorsque l’on veut parcourir de longs trajets, souvent pour passer les frontières. Comme nous aimons parfois nous compliquer la tâche, nous préférons emprunter les cars locaux. Et dans ce cas, ça ne rime pas avec simplicité.


Nous marchons 800 mètres jusqu’à la gare routière de Granada. La gérante de notre hôtel nous avait indiqué qu’un car partait pour Rivas à 9 h 15. Lorsque nous arrivons au terminal, on nous annonce que le car ne passera pas. Ok. Le prochain est dans plusieurs heures. Ok. Une autre option ? Prendre un car vers Nandaïme. Cela ne nous avance que de quelques kilomètres. Toutefois, aux dires d’un chauffeur, depuis cette ville, nous devrions pouvoir prendre un car direct pour San Juan. Parfait.


Une quinzaine de minutes plus tard, alors que nous roulons vers Nadaïme, le chauffeur arrête le bus et nous demande de descendre. Finalement, le car pour Rivas (qui n’est jamais passé à Granada) vient de nous dépasser et de se garer. Nous descendons en catastrophe, attrapons nos sacs et montons dans le nouveau car. Oui, sauf que nous avons payé un billet pour Nandaïme, dont nous n’avons même pas profité. Nous devons régler le nouveau ticket, pour un montant quatre fois plus important. En effet, nous sommes montés, sans le savoir, dans un express.


L’avantage de l’express, on s’en doute, c’est qu’il va vite ! Ça nous change des cars qui s’arrêtent toutes les trois secondes, pour faire monter une seule personne. Je m’assoupis quelques instants. Une nouvelle fois, le chauffeur arrête le véhicule en plein milieu de nulle-part, et nous invite à descendre. À l’intersection, un bus en direction de San Juan del Sur « devrait » passer… prochainement ! Ok.


Nous nous postons au bord de la route. Au Nicaragua, les taxis, c’est comme Lucky Luke. Ils dégainent plus vite que leur ombre. À peine avons-nous poser le pied à terre qu’un chauffeur vient nous proposer ses services. Nous les refusons et avançons jusqu’à un arrêt de bus. Là, une autre voiture s’arrête. Cette fois-ci, les tarifs sont plus alléchants. Bien entendus, ils sont plus élevés que ceux du bus. Toutefois, étant un peu refroidis par le manque de fiabilité des cars nicaraguayens, nous préférons jouer la sécurité et choisir le colectivo.


Nous voyageons à sept dans une berline. Le chauffeur tape des pointes à 120 km/h, sur une petite départementale. Je crois que je n’ai jamais eu aussi peur depuis le début du tour du monde ! Je crois aussi que n’avons jamais mis aussi peu de temps à arriver à destination. Pour faire Granada-San Juan del Sur, il nous aura fallu une heure et quart. Entre l’express et notre pilote de course, nous avons gagné plus d’une heure sur le temps de trajet normal !


2) San Juan del Sur


San Juan del Sur est un petit village situé sur la côte pacifique, à seulement quelques kilomètres de la frontière costaricienne.



La station balnéaire attire de nombreux surfers, qui viennent faire leurs armes sur les plages des alentours. De riches Nicaraguayens, mais aussi quelques étrangers (Américains, notamment), possèdent de superbes demeures qui surplombent la baie.



En dépit du tourisme, le village a su garder son authenticité.




La crise n’a pas épargné San Juan del Sur. Les bars, hôtels et restaurants sont dépeuplés. Le week-end est davantage animé. On se balade sur la plage, les enfants jouent au base ball ou se baignent, les touristes s'imprègnent de l'ambiance locale. En semaine, la plage est déserte.


Les enfants jouent au base ball

3) Notre auberge


L’Hostel Esperanza est situé juste en face de la plage, en sortie de village. Nous bénéficions du calme, tout en pouvant profiter des attraits de la station.


L’auberge est tenue par une famille nicaraguayenne. Nous y trouvons, comme dans presque chaque hostal, un chien et un chat. Des poules, des lapins et un cochon vivent au fond du jardin.


Le patio est très agréable, bien ombragé. Nous pouvons y passer nos journées, allongés dans les hamacs.


4) Détente et repos (un peu trop!) à San Juan del Sur


Depuis la Colombie, nous avions décidé de lever un peu le pied et de passer davantage de temps à chaque étape. Nous en avions besoin. Aujourd’hui, je crois que nous avons notre dose. La bougeotte nous reprend.


La chaleur me lasse. Ce sont surtout ses effets qui me pèsent. Je me sens anesthésiée, molle, paresseuse. J’ai envie de retrouver mon en train des premiers mois, où nous faisions mille choses en une journée. J’ai trouvé nos trois jours à Granada extrêmement longs.


Nous avons longtemps hésité à supprimer notre étape de San Juan del Sur, sentant que nous n’allions rien y faire de particulier. Et, aujourd’hui, trois jours à rien faire, ça devient trop ! C’était extraordinaire il y a deux mois et demi. Désormais, c’est pénible.


Cependant, je pense malgré tout que nous n’avons plus l’énergie des premiers temps. Par conséquent, ne pas aller à San Juan pour nous lancer dans une course aux kilomètres n’était pas une bonne idée. Faire le plus de stops possibles et ne pas avoir le sentiment d’être passés à côté du Nicaragua, je crois que nous n’en sommes plus vraiment capables. En tout cas, pas les enfants.


Ainsi, San Juan del Sur s’est-elle imposée à nous. Nous avons bien vécu cette contrainte ! Il y a pire ! Toutefois, je sens qu’une nouvelle page du tour du monde doit s’écrire. Nous avons eu la phase 150 %, de septembre à décembre. Elle a été suivie par la phase 50 %. Je sens que nous entrons désormais dans la phase 100 %. Un bon équilibre. L’équilibre de la maturité. Peut-être avons-nous enfin trouvé notre rythme. Ou peut-être est-ce l’évolution logique d’un voyage de dix mois.


Quoi qu’il en soit, voici ce que nous avons fait à San Juan : footing sur la plage (le matin pour moi, le soir pour Momo), jeux sur le plage, école, lecture, écriture, cuisine, siestes, balade dans le village et jusqu’au Mirador du Christ !


En pleine séance d'écriture. Oui, je sais, il n'est pas sur une table... C'est pas bien !

Vue depuis le mirador du Christ

Footing au petit matin

Cela me faisant rêver en décembre. En lisant ce que je suis en train d’écrire, je trouve désormais cela décevant. Quel temps perdu à ne rien faire ! C’est certain, je suis mûre pour notre nouvelle phase !



Cela tombe bien, après le Nicaragua, nous retournons au Costa Rica deux jours, avant de prendre un avion pour le Mexique. On va changer de rythme!


Et les enfants?


Auden a trouvé une nouvelle fois de nouveaux copains. Noël et Anaïs l’ont pris sous leur aile. Nous l’avons retrouvé, à plusieurs reprises, planqué dans la maison de ses copains, située au fond de l’auberge, en train de jouer à tout et n’importe quoi ! Il s’est même mis au skate-board. Avec une technique bien à lui...


Eylia, l’amie des bêtes, a passé ses journées avec les animaux de l’auberge (et à lire aussi, évidemment!). Je crois que pour elle, le tour du monde ne serait pas le même si nous ne croisions pas autant de bêtes à poil. Je pense qu’il ne vaudrait pas le coup d’être vécu ! C’est un déchirement à chaque départ et un véritable bonheur à chaque nouvelle rencontre. Et pour Auden aussi.


L'un joue avec le chien, les autres jouent avec la technologie !

La balade jusqu’au Christ nous laissera de bons souvenirs. Quoi de plus agréable que de se promener sur la plage, en fin de journée, lorsque la température devient plus supportable, puis de se lancer à l’assaut de la colline dominée par un Christ de 26 m, afin d’assister à un beau coucher de soleil sur la baie de San Juan ?


Et n'oublions pas la plage... !





Trucs et astuces du voyageur



  • Eau : non potable. Toutefois, il n’est pas rare que les auberges fournissent de l’eau en bonbonne ou aient un purificateur d’eau.

  • Taxi : Les taxis proposent des tarifs plus élevés que ceux des cars. Cependant, cela reste tout à fait abordable pour nos budgets. Lorsque l’on a plusieurs heures de transports en commun au compteur, ce petit luxe est bien agréable. D’autant que les taxis ou colectivos sont partout.

  • Cars : Le fonctionnement des cars au Nicaragua est largement perfectible. Il faut veiller à s’assurer que le car passe bien, qu’il va bien à la destination indiquée et demander à quel endroit il nous laisse exactement dans la ville d’arrivée.

  • Supermarché : La chaîne Pali se trouve à San Juan del Sur. Il y a également un petit marché et de nombreuses épiceries.

  • Crise : les prix indiqués dans cet article sont susceptibles d’augmenter lorsque le Nicaragua sera sorti de la crise actuelle. Les tarifs pratiqués sont aujourd’hui autour de 30 % plus bas qu’avant avril 2018.

  • Christ : Mieux vaut s’y rendre pour le coucher de soleil. Entrée payante (2 dollars par personne).


Quel budget pour 3 jours à San Juan del Sur ?



Taux de change : 1 euro = 37 cordobas



Hébergement (52 euros)

Hostel Esperanza : 52 euros, 3 nuits, auberge agréable, en face de la plage, proche du centre, 1 chambre avec 2 lits doubles, sanitaires privatifs, cuisine commune, wifi, ventilateurs.



Nourriture (55 euros)

Supermarché et épicerie : 55 euros



Transports (31,16 euros)

  • Car Granada-La Virgen : 18 euros, 100 km, 50 min, très rapide, sans arrêts.

  • Colectivo La Virgen-San Juan : 4 euros ;

  • Car San Juan-La Virgen : 2, 16 euros ;

  • Taxi Rivas-Peñas Blancas : 7 euros.



Activités (3,51 euros)

Entrée au Christ : 3,51 euros


Total : 141,67 euros


Hasta pronto !


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