• Léo

Santiago et Valparaiso - Chili

Mis à jour : 8 oct. 2018


Notre tour du monde de 10 mois a débuté par Santiago et Valparaiso, au Chili. Ce sont des choix que nous ne regrettons pas. Chacune de ces villes a ses charmes et ses surprises. Il n’est pas question de remplacer le guide touristique en vous faisant une visite guidée des lieux, mais de personnaliser la chose en me centrant sur le ressenti et sur quelques conseils aux voyageurs.


Déjà une semaine d’écoulée. Ce n’est évidemment rien à l’échelle de la durée de notre voyage. Pourtant, nous avons déjà avancé, et, par définition, laissé derrière nous des souvenirs. Je vous en livre quelques-uns.


Mon ressenti général


Santiago


Santiago

Santiago pourrait sembler intimidante, mais ce n’est pas le sentiment que j’ai eu en la découvrant. Certes, elle est immense. Toutefois, l’atmosphère des quartiers que nous avons traversés est tellement agréable, que l’on ne perçoit pas son gigantisme.


Notre studio était situé dans un quartier mêlant bureaux, administrations et habitations. Il n’avait rien de très touristique, et je crois que cela nous a aidé à nous fondre rapidement dans la vie de la capitale. Dès les premières heures, les enfants ont investi les lieux en jouant dans le square du coin, comme s’ils avaient vécu ici depuis des lustres ! C’était impressionnant !


Les habitants se sont montrés très accueillants. L’ambiance est décontractée. Pas ou peu de talons qui claquent, aucun regard hautain, des tenues sans prétention. Les rues sont larges, de nombreux parcs constellent la ville, l’ensemble est aéré. Il est possible, en quelques stations de métro, de passer d’un quartier au style architectural assez brut, baigné de street-art, à des rues mêlant des bars aux airs de biergarten berlinois et des maisons colorées typiques, en passant par des bâtiments de style colonial, ou des rues moins avenantes, fermées par des entrées grillagées.


Valparaiso


Valparaiso


Valparaiso est à la hauteur de sa réputation. Une ville vivante, étonnante, éblouissante. En quelques minutes, on perçoit toute la puissance des lieux. On se sent dans un monde à part. L’atmosphère est atemporelle. Chaque ruelle est une surprise, chaque maison, chaque mur recèle des trésors d’architecture et de street-art que l’on n’imagine pas. La découverte est infinie. Pour les enfants, de tous âges, c’est un ravissement. Sans parler des marches que l’on oublie de compter pour ne pas déprimer, mais qui sont l’amusement premier de nos jeunes chérubins !


Notre auberge de jeunesse était un paradis au paradis ! La Casa Volante est située dans le Cerro Concepcion, au cœur de magnifiques ruelles colorées, et non loin du port. C’est un petit bijou aux mille couleurs, aux espaces communs qui s’enchevêtrent et s’ouvrent les uns aux autres, et reliés par de minuscules escaliers et couloirs qui s’entortillent. Les gérants sont accueillants, le personnel, souriant, les back-packers, charmants. Nous étions logés en dortoir, avec des lits superposés. Le bonheur pour les enfants !


Coups de cœur


cimetière de Santiago

À Santiago, notre coup de cœur a été le cimetière ! Je sais que cela peut surprendre, mais comme je l’avais indiqué dans un autre article sur les 11 choses que j’essaierai de ne pas faire durant notre tour du monde, nous aimons bien éviter les sites touristiques et nous tourner vers des spots improbables. J’ai évidemment apprécié le quartier de Bella Vista. Toutefois, bien que très jolies, les rues ont un côté superficiel, sûrement en raison de la présence d’un bar et d’un restaurant tous les trois mètres.


On sait l’attachement des sud-américains à la religion catholique. Leur foi est très démonstrative. Le cimetière en est une expression. Les mausolées sont magistraux, les tombes débordent de fleurs et de décorations en tout genre. Nous avons, qui plus est, eu la chance de le visiter sous un ciel bleu magnifique, qui donnait le sentiment de se promener dans un parc. Les enfants ne se sont pas plaint un seul instant. Sauf quand il a fallu expliquer à Auden que, non, on ne fait pas des saltos sur une tombe…


À Valparaiso, vous l’aurez compris, le coup de cœur revient à la ville en elle-même. Il faut simplement flâner, se laisser porter, ne pas réfléchir et avancer, les yeux grands ouverts ! Avec les enfants, prendre un des funiculaires de la ville est une chose sympa à faire. Cela donne accès aux différents points de vue.


Coups de gueule


Honnêtement, je n’avais pas grand-chose à dire de négatif sur ces deux villes. Malgré tout, en voici un. Les chiens errants sont nombreux, et presque à chaque coin de rue. Surtout à Valparaiso. En soi, cela n’a rien de très dérangeant. Ils ne sont pas méchants, et peuvent même se montrer protecteurs. Au vu de leur corpulence, je ne pense pas que ces bêtes soient malheureuse et prêtes à vous sauter à la gorge pour apaiser leur faim ! Toutefois, lorsque l’on a des enfants en bas-âge, qui se sont donné pour mission de se frotter contre le plus d’animaux possibles, il est certain que l’on prend davantage de précaution.


Au début, nous n’avons pas été très fermes avec Auden et Eylia. Une fois à Valparaiso, nous avons sévi. Il était temps qu’ils prennent de bonnes habitudes, afin d’éviter une mauvaise expérience, lorsque nous nous retrouverons face à des chiens plus excités.


Anecdotes




Pour le moment, nous n’avons eu aucune mauvaise surprise ni grande mésaventure. Heureusement ! Toutefois, il nous est arrivé une chose assez étrange, qui, sans être typiquement chilienne, ne nous serait pas arrivée en France. C’était un matin, à Valparaiso. Au détour d’une rue, après une bonne heure passée à déambuler dans des artères colorées, un escalier à pic, nous a fait de l’oeil, nous mettant au défi de gravir sa centaine de marche. Qu’à cela ne tienne ! Nous nous sommes élancés gaiement à la conquête de notre citadelle imprenable !


En chemin, quatre toutous nous ont gentiment escortés. Manque de bol, ces joyeux canidés, n’étaient pas de beaux chiens de pures races, mais des corniauds au pelage peu ragoûtant. J’ai rapidement invité Auden et Eylia à ne pas échanger de langoureux baisers avec ces bestioles. Ne sentant pas les enfants très à l’écoute de mes injonctions, mon ton a changé. Le visage d’Eylia aussi. Voyant les cabots nous coller tout en jouant à se mordre entre eux et à montrer les dents, elle a paniqué. L’ascension de l’escalier s’est faite en quatrième vitesse, et nous en avons oublié notre victoire une fois en haut. L’objectif était désormais de se débarrasser des chiens. Mais rien n’y faisait. Ils n’avaient pas l’air bien méchant, et au fond de moi je n’étais pas inquiète. En revanche, je ne voulais pas que les enfants les touchent. On ne sait jamais.


Après cinq minutes à tournicoter dans les ruelles pour les semer, nous sommes redescendus dans la vieille ville. Mais nos nouveaux acolytes étaient toujours dans nos pattes. Et si l’on se dirigeait vers des rues plus passantes ? Toujours là. Et en traversant une grande artère ? Toujours là. Et au milieu du marché ? Toujours là. Enfin, non. On avait semé le plus gros. Comment nous débarrasser des autres ? Seule solution, trouvée par Momo : entrer dans un centre commercial, afin qu’ils soient chassés par les vigiles. Vamonos ! On se croyait sauvés, et bien, ce fut limite ! Les trois survivors nous ont suivi pendant encore 50 m à l’intérieur du bâtiment. Ce n’est qu’une fois sur l’escalator que nous avons été libérés !


Je crois que l’on aurait dû leur mettre un bon coup de pied, comme a fait le vigile. Mais, honnêtement, j’avais assez peur de leur réaction. Rétrospectivement, je crois qu’ils voulaient simplement se balader avec nous. Une backpackeuse rencontrée à l’auberge nous a dit qu’ils pouvaient se montrer protecteurs, s’ils avaient un bon feeling. Visiblement, c’était même un coup de foudre, dans le cas de notre histoire ! Auden, lui, voulait les ramener en France… Sans commentaires.


Trucs et astuces du voyageur

  • Métro : Il existe deux codes couleurs pour les lignes de métro à Santiago. Ainsi, un arrêt est soit de la famille rouge, soit de la verte. Par conséquent, lorsque vous prenez votre train à un arrêt vert, vous ne pourrez vous rendre qu’aux stations vertes de la ligne. Si vous voulez descendre à un arrêt rouge, il faudra aller à la station bicolore la plus proche et attendre de monter dans un train dont le nom est écrit dans un encart rouge. Pas simple, lorsque l’on ne savait pas !

  • Eau : l’eau du robinet est potable à Santiago et Valparaiso ;

  • Cars : La climatisation dans les cars au Chili (et très souvent en Amérique latine), est très forte. J’étais bien heureuse d’avoir mon petit sac à viande polaire !


Budget pour 4 jours à Santiago et Valparaiso (318 euros)


La vie au Chili n’est pas donnée. Le fait d’avoir pu cuisiner dans nos logements nous a sauvés.


  • Hébergement : 87 euros pour deux nuits dans un studio à Santiago et 77 euros pour deux nuits en auberge à Valparaiso ;

  • Transports (taxi, bus, trole, funiculaire, car) : 33 euros de transports en commun, dont 15 euros de car pour Santiago-Valparaiso (1h30 de trajet avec Pullman Bus) ;

  • Nourriture : 109 euros, sachant que nous avons essentiellement cuisiné ;

  • Activités : aucune.


On peut ajouter pour ceux qui souhaitent remonter vers le Nord, le trajet Valparaiso-La Serena, qui nous a coûté 40 euros pour 7 heures de trajet.


Et pour la suite du voyage ?


Nous poursuivons notre route par La Serena puis le désert d’Atacama.



Hasta pronto !


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