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Tour en jeep dans le Sud Lipez et au Salar d’Uyuni – Bolivie (du 28 septembre au 1er octobre)

Mis à jour : 8 oct. 2018


Si vous êtes amateur de grands espaces et de paysages à couper le souffle, vous ne pouvez pas faire l’impasse sur le tour dans le Sud Lipez et dans le Salar d’Uyuni. C’est ce que nous nous sommes dits, et nous ne le regrettons pas !


Au programme : lagunes, volcans, animaux, montagnes et déserts en tous genres. Comment s’y prendre ? Quel circuit ? Quel budget ? Et les enfants dans tout ça ?


Comment s’y prendre ?


Lorsque nous sommes allés à San Pedro de Atacama, nous avions fait le choix de vadrouiller dans le désert en louant un pick-up. L’option tour organisé avait été écartée. Et sans aucun regret ! C’est pour cette raison que je me suis posé la question de la faisabilité de ce type de fonctionnement pour le Sud Lipez et le Salar. Toutefois, mes quelques investigations m’ont convaincue de me tourner vers ce que nous avions fui au Chili. Et là encore, c’est sans aucun regret.


Rétrospectivement, notre choix a été très raisonnable, sans pour autant nous avoir plongé dans le plus caricatural du tour organisé. Quelle a été notre option ? Un tour de quatre jours et trois nuits, tous les quatre, en jeep, avec un guide-chauffeur et une cuisinière.


Pourquoi est-ce un choix raisonnable ? Parce que lorsque vous découvrez le Sud Lipez, vous comprenez quelle aurait été votre douleur si vous aviez été au volant ! Premièrement, ce ne sont que des pistes du début à la fin, excepté les 20 km de route asphaltée entre la sortie du Salar et Uyuni. Deuxièmement, lorsque vous êtes dans le désert, vous vous demandez comment le chauffeur peut bien réussir à savoir quelle est la bonne piste, parmi les milliards de possibilités qui s’offrent à lui. Ensuite, certaines portions relèvent vraiment du jeu acrobatique motorisé. Enfin, lorsqu’il faut changer un pneu en plein désert, on est content de ne pas avoir à gérer le problème !


Pourquoi est-ce éloigné du tour grossièrement touristique ? Parce que lorsque je me souviens de la cinquantaine de personnes agglutinées sur le mirador de la Vallée de la Lune dans le désert d’Atacama, je me dis que nous nous en sommes pas trop mal sortis. Certes, je ne vais pas mentir, lorsque vous choisissez un tour organisé de cette nature, vous n’êtes pas les seuls. Nous étions cinq ou six jeeps (avec 90 % de Français !) à nous croiser aux stops les plus importants. Toutefois, les guides faisaient leur possible pour que l’on ne s’arrête pas en même temps. Lorsque les uns arrivaient, les autres repartaient. Le soir, dans les auberges, nous étions parfois seuls, ou en très petits effectifs.


Quels autres avantages ? Tout d’abord, le guide vous explique différentes choses sur les sites visités. Ensuite, cela vous permet d’échanger avec des « locaux », sur tout et n’importe quoi, et c’est très enrichissant. Enfin, quel bonheur d’avoir de bons petits plats mijotés par la cuisinière !


Nous avons booké notre tour par le biais de notre hostal de Tupiza, Valle Hermoso II. Je ne sais pas si c’était un bon choix. Nous n’avons pas comparé les tarifs en amont, et nous n’avons pas choisi notre guide ni notre cuisinière. Or, je pense qu’ils y sont pour beaucoup dans la réussite du séjour. Quoi qu’il en soit, tout s’est très bien passé.

Pour conclure, je pense qu’il ne faut pas hésiter à choisir l’option du tour organisé, surtout si vous êtes avec des enfants.


Notre circuit


Jour 1


Nous partons de Tupiza le 28 septembre à 7 h du matin, avec notre jeep Toyota, notre guide-chauffeur prénommé Silver, Jhomayra, notre cuisinière, et nos réserves de nourriture et d’essence pour quatre jours. Et c’est parti pour l’aventure ! Première étape : dix heures de route… Gloups. Heureusement, le premier stop à El Sillar nous coupe déjà le souffle.



El Sillar

Honnêtement, heureusement que nous avons fait le tour dans ce sens (de Tupiza à Uyuni) et non l’inverse. En effet, cela nous a permis de commencer par le moins joli, et de finir en apothéose avec le Salar. Le contraire aurait vraiment été pénible. Commencer par la perle et terminer par une journée entière de route dans les montagnes, certes magnifiques, mais bien moins grandioses que le reste, c’est dommage. Et très long, pour la dernière portion.


La matinée se déroule sans encombres. Discussions, rigolades, révisions de quelques mots d’Espagnol pour Eylia, course-poursuite avec des autruches, balades avec des lamas, le tout sur un sympathique fond de cumbia. Nickel.


Puis vient le moment du premier vomi… C’est vrai que le chemin secoue beaucoup, or Auden est sujet au mal des transports. Bref, la fin de matinée est, disons, plutôt arrosée !



Pour le déjeuner, nous faisons une pause dans un petit village d’une vingtaine d’âmes. Les clients des tours et leurs cuisinières ont une cuisine et une salle mises à disposition. Petit moment de moins bien : Auden est livide et nous craignons que le mal des montagnes ne se soit installé. Heureusement, quelques morceaux de Milanaise et une ou deux cuillères de riz ont raison de sa faiblesse, et il reprend des couleurs.



Une gentille dame lui a préparé du mate de coca. C’est une sorte de thé à la coca. En effet, pour soigner le soroche, « mal des montagnes », en quechua, la coca est la plante miracle. Elle peut aussi se consommer brute. La plupart des Andins mâchent des feuilles séchées jusqu’à l’obtention d’une boule pâteuse, qu’ils coincent entre leur gencive et leurs dents, et sucent le liquide qui s’en échappe. Attention à ne pas avaler des morceaux, sinon c’est la diarrhée assurée ! Pour Auden, le mate de coca est préférable...


Après le repas, le guide nous explique qu’en Bolivie, les producteurs sont limités dans leur production de coca. On le comprend. Ils ne peuvent cultiver qu’une certaine quantité de cette fabuleuse plante, pour leur simple consommation personnelle. De cette façon, le trafic est impossible, à tout le moins, en théorie. En 2017, Evo Morales a autorisé à doubler la production de coca. On peut légitimement se demander quelle était son intention cachée, et où va l’excédent…


Sur la route, nous nous arrêtons à Ciudad del Encanto. Le nom s'explique par les formes que prend la roche, qui donne des airs de cité imaginaire.



Ciudad del Encanto

Nous prenons le goûter dans un véritable village fantôme, le Pueblo fantasma, déserté par d'anciens mineurs.


Puablo Fantasma

Tout en discutant, nous poursuivons notre périple dans les montagnes. Certaines ressemblent à ce que nous avons pu voir dans le Nord-ouest argentin. Toutefois, nous découvrons des formes et des tonalités différentes.



Laguna Morejon

Des centaines de lamas, des dizaines de vigognes, quelques autruches et une lagune plus tard, nous arrivons, de nuit, à Quetena Chico, à près de 4 200 mètres d’altitude. Les troupeaux entiers de lamas courbent l’échine et se couchent en même temps que le soleil.


Nous logeons dans une bâtisse au confort très sommaire, mais qui a le mérite de nous plonger dans une ambiance style refuge de montagne. Après un mate et un bon repas, vient le moment « colo ». Nous sommes tous excités à l’idée de dormir dans ces conditions et nous nous comportons comme des gamins en centre de vacances. On multiplie les couches pour éviter de se transformer en glaçon durant la nuit, on sautille pour se brosser les dents, on hésite à se retenir toute la nuit pour ne pas aller aux toilettes, on fait sa prière et on saute dans son duvet ! La température intérieure doit atteindre les 2 ou 3 degrés maximum, tandis que dehors, on est déjà passé dans les négatives ! Allez, quelques blagounettes, et au dodo !


Jour 2


Le 29 septembre, la journée commence par un petit câlin à un agneau et à un bébé lama, pour le plus grand bonheur des enfants, et du mien ! Dans ce village, les lamas se baladent dans la rue, comme les chats dans nos villes françaises.


Au programme de la journée : des lagunes et des geysers, en passant par le désert de Salvador Dali. Le tout à une altitude allant de 4 000 à 5 200 mètres ! Nous en prenons plein la vue !


La Laguna Hédionda, signifie « qui sent mauvais ». En effet, si l’on y va aux alentours de midi, les rayons du soleil font remonter une odeur de soufre. Cela n’enlève rien à la beauté des lieux.


Laguna Hedionda

Vient le tour de la Laguna Kolipa. Si je puis faire la blasée, elle n’a rien d’extraordinaire. Toutefois, elle a le mérite d’être le lieu de notre première rencontre avec nos nouveaux copains du tour : les flamants roses. Ils agrémentent le bleu de la lagune de multiples tâches roses. En tentant de les approcher, nous assistons à un magnifique envol groupé ! Nous ne les verrons pas de plus près, mais au moins c’était joli !


Laguna Kolipa

Juste avant le déjeuner, nous nous lançons à l’assaut du désert de Salvador Dali. Non, le peintre n’y a pas élu domicile, mais les couleurs et les formes de ces lieux rappellent certains des paysages que l’on peut voir sur ses toiles.


Desierto de Dali

Les pistes se croisent et s’entrecroisent et nous arrivons finalement à la Laguna Verde, qui se trouve au pied du Licancabur. Et oui, pour ceux qui suivent, il est possible que ce nom vous dise quelque chose. C’est normal, c’est bien celui du volcan que nous voyions de notre hostal à San Pedro de Atacama. Mais aujourd’hui, nous observons sa face bolivienne !


Le volcan domine majestueusement la lagune et rehausse le vert éclatant de ses eaux. Sa couleur est due à la présence de cuivre. On y trouve également de l’arsenic. J’aurais dû en prendre une petite fiole. On ne sait jamais, ça peut toujours servir. Surtout quand Auden boude...


Laguna Verde

Nous faisons ensuite demi-tour, afin de nous rendre aux Aguas thermales de Polques. Il est possible de se baigner dans ses eaux thermales. Après quelques hésitations, nous décidons de renoncer : trop froid, trop de vent et payant ! Toutefois, la pause déjeuner est prévue à cet endroit. Cela nous permet de festoyer face à un superbe paysage.


Aguas thermales de Polques

Le ventre plein, nous reprenons la route pour les geysers Sol de Mañana. Ils se situent à 5 000 mètres d’altitude. Auden est aux anges. Il a le sentiment de voir des volcans. Lui qui est obsédé par les éruptions, le feu, la fumée, et tout ce qui va avec, il touche du doigt son rêve !


De notre côté, le tableau est moins idyllique. Je m’explique. Aujourd’hui, la route est moins longue et les paysages sont uniques, toutefois, le froid et le vent commencent à être pesants. Depuis ce matin, nous ne pouvons résister à l’envie d’aller voir ces perles de la planète, néanmoins, le plaisir n’est que pour les yeux, car le reste de notre corps nous sommesde retourner au plus vite vers la jeep !


Geysers et fumerolles

Mares de boue

Le dernier stop de la journée est la Laguna Colorada. Le must pour les amateurs de couleurs et de flamants roses. Le rouge du lac salé s’explique, notamment, par la présence d’algues microscopiques.


Laguna Colorada



Si le temps est glacial et l’état de la route pire que la veille, toutefois, Auden ne s’est pas trouvé mal. Il faut dire que nous avons roulé moins longtemps, et que les pauses étaient plus fréquentes.


Nous arrivons à Villa Mar, à 4 020 mètres d’altitude, sur les coups de 18 heures. Nous sommes moins nombreux que la veille, et, ô miracle, aucun Français !


Jour 3


Après les lagunes de la veille, la journée du 30 septembre se base davantage sur des paysages de lave sèche (Italia perdida) et de canyons (Canyon del Anaconda).


Italia perdida. C'est une formation de lave, qui doit son nom à un couple d'Italiens qui se seraient perdus dans ce dédale de roches !

Canyon del Anaconda


Auden reçoit un premier cadeau d’anniversaire en ayant la chance de seconder Silver dans le changement d’un pneu de la jeep ! De son côté, Eylia débusque une viscache derrière un rocher de lave. C’est un animal de la famille des chinchillas, qui ressemble à un lièvre, avec une queue d’écureuil, et qui grimpe sur les falaises comme un chat.


Il reste une dernière lagune à découvrir : la Laguna Negra, sorte d'oasis où viennent s’abreuver les lamas.


Laguna Negra


Pour le déjeuner, nous nous arrêtons dans un "village fantôme", où une dame vend de prétendues bières locales au cactus, au miel, à la coca et au quinoa. "Locales" ? Mouais. Sur la bouteille, une étiquette indique qu’elles venaient de Sucre ! Bon, nous jouons tout de même aimablement le jeu et achetons une bière de chaque sorte. Qu’elles soient locales ou non, ça reste de la bière !



Une heure plus tard, nous arrivons à l’entrée du Salar d’Uyuni, à Bella Vista, dans un hôtel de sel, situé à 3 700 mètres d’altitude. De l’extérieur, le bâtiment ne paye pas de mine, mais à l’intérieur, tout est en sel : les tables, les bancs, les lits, le sol, les murs, les escaliers, etc. Dans notre chambre et dans le salon, nous marchons sur des grains de sel ! Et surtout, nous avons l’hôtel rien que pour nous !


Apparemment, l’hostal Valle Hermoso de Tupiza, avec lequel nous avons réservé le tour, est le seul à avoir un accord avec cet hôtel de sel. Il en existe d’autres ailleurs, mais aux dires du guide qui y venait pour la première fois, il vaut le détour.


Hôtel de sel

Avant d’aller admirer le Salar au coucher du soleil, nous faisons une petite marche dans les montagnes avec notre hôte. Eylia préfère rester à l’hôtel avec Jhomayra, pour lire ses Cabanes magiques. Auden s’élance à l’assaut des collines.


Après le goûter, nous découvrons enfin une des raisons pour lesquelles nous avons décidé de faire ce tour du monde : le Salar d’Uyuni. C’est exceptionnel ! Un sentiment indescriptible. Une étendue blanche à perte de vue et un horizon rosé ou bleuté. Ce Salar est le plus grand désert de sel du monde, avec ses 11 000 km² de superficie.


Salar d'Uyuni

Nous nous plions au jeu des « perspectivas », proposé systématiquement par les guides, lorsque l’on va dans le Salar. Ce sont des photos, amusantes pour les enfants, qui consistent à profiter de l’effet désert pour jouer sur la perspective : l’un d’entre nous se place au premier plan, tandis que les autres se positionnent quelques mètres plus loin, dans le but de paraître plus petits. Eylia donne ainsi l’impression de nous porter dans son sac, ou de nous écraser, etc.


De retour à l’hôtel de sel, une belle surprise attend Auden pour son anniversaire. Il est né le 1er octobre, mais à l’heure française, nous sommes déjà le premier. On triche un peu, mais c’est pour la bonne cause. Fêter ses 4 ans dans un hôtel de sel, ce n’est pas tous les jours que ça arrive !


La cuisinière a installé des ballons de baudruche. Un beau gâteau trône au milieu d’une table joliment dressée. C’est parti pour un « Cumpleaños feliz » entonné par Silver, Jhomayra, notre hôte, Eylia, Momo et moi !


Avant d’entamer le gâteau, Jhomayra nous dit qu’Auden doit se plier à une tradition. Momo a l'air de voir de quoi elle parle. Je reste sceptique. J’ai bien quelques pistes, mais j’espère que ce n’est pas cela. La cuisinière demande à Auden de mordre dans le gâteau à pleine bouche. Là, je sens la mauvaise blague arriver. Et ça n’a pas loupé. Elle a gentiment enfoncé la tête du petiot dans le gâteau !


Cette tradition s’appelle la « mordida ». Vraisemblablement, ce doit être une mode latino, puisqu’elle existe également au Mexique. La scène a bien fait rire tout le monde, mais pas Auden. Et je le comprends, surtout que le gâteau était joli. Je suis peut-être rabat-joie, tant pis ! Si j’avais su, je l’aurais prévenu. Je suis sûre qu’il l’aurait mieux vécu, et ça aurait été moins humiliant.


Après, quelques minutes de pleurs et d’explications, Auden reçoit enfin le robot tant attendu, que nous avions acheté à Salta, et déguste un vrai gâteau d’anniversaire, ce qui était loin d’être gagné !


Jour 4


Le 1er octobre, au petit-déjeuner, Jhomayra nous offre un nouveau gâteau, considérant que nous sommes le « vrai » jour de l’anniversaire d’Auden. Soit. Très bonne idée !


Une fois le ventre bien rempli, nous remontons dans la jeep, afin d’entamer le dernier morceau du circuit. Au programme : le Salar, mais cette fois-ci, de jour.


La matinée débute par une promenade sur l’Isla Incahuasi, ce qui signifie « maison de l’Inca » en quechua. Lorsque le Salar était encore une partie du lac Minchin, avant que l’eau ne s’évapore, les Incas accostaient sur l’île pour faire une pause dans leur traversée.


Pour accéder à l’île, il faut déjà rouler une bonne vingtaine de minutes dans le Salar. C’est déjà superbe !


Isla Incahuasi

Sur l’île, des cactus géants se dressent tous les mètres, contribuant à renforcer le côté irréel du panorama. Du sommet de l’île, la vue est spectaculaire. C’est à ce moment que je me dit deux choses : 1. Le tour du monde peut s’arrêter. J’ai vu la plus belle chose qui soit. 2. La Terre recèle des trésors que je ne finirai jamais de découvrir. Je ne dois jamais m’arrêter de voyager !


Une fois redescendus, nous roulons quelques minutes pour trouver un joli spot au milieu du Salar, sur la zone où se trouvent les fameux octogones. Nouvelle série de perspectivas.


Lorsque le soleil pointe ses rayons sur le Salar, mieux vaut avoir une bonne paire de lunettes de soleil sur le nez. La réverbération sur ce sol d’un blanc (presque) immaculé peut être fatale pour la rétine. Mais qu’est-ce que c’est beau !



Les meilleures choses ont une fin, malheureusement. Il est l’heure de rentrer… Nous passons par le musée de sel et le monument du Dakar, avant de nous arrêter déjeuner, une dernière fois. C’est à Colchani que nous prenons notre dernier repas de condamnés !


Monument du Dakar

Histoire de continuer dans le glauque, nous nous arrêtons au cimetière de train d’Uyuni, traversons cette ville qui ne donne vraiment pas envie, et saluons nos compagnons de route avant de monter dans un car pour Potosi.


Et les enfants ?


Durant le tour, j’ai été étonnée par deux choses. D’une part, les capacités énormes d’adaptation des enfants. D’autre part, les capacités énormes qu’a Auden à bouder ! J’y reviendrai.


Les enfants m’ont grandement bluffée. Nous sommes montés à 5 200 mètres, et ils n’ont pas été malades. Nous avons dormi à presque 0° C, et ils rigolaient. Nous ne nous sommes pas lavés durant quatre jours, et ça n’a posé aucun problème ! Nous avons roulé plus de 20 heures au total, sur des pistes souvent difficiles, et Eylia ne s’est pas plainte une seule fois. Pour Auden, c’était plus compliqué, puisqu’il a été un peu malade. Toutefois, il reprenait immédiatement du poil de la bête, et enchaînait avec son lot de questions habituelles. De vrais petits voyageurs !


Faisons un petit « point bouderie d’Auden ». Qu’il boude dans le car, soit. Qu’il boude au restau, admettons. Qu’il boude dans la rue, pourquoi pas. Mais qu’il boude au Salar d’Uyuni, c’était impensable. Et bien, si ! He did it ! Je serais bien incapable de me souvenir du pourquoi du comment, mais il l’a fait ! Alors que nous étions en train de faire les perspectivas, je le vois encore taper du pied, tourner les talons, et annoncer d’un ton sec qu’il s’en va. Et il est parti ! Il a marché, marché, marché, quelques minutes, vers… rien ! Au bout d’une centaine de mètres, il a dû prendre conscience que ça allait être compliqué de fuguer dans le Salar. Il s’est arrêté, s’est retourné et a fait demi-tour, en traînant la patte, vexé comme un pou. Après cette bouderie que nous appellerons « le coup du Salar », je pense que nous avons atteint le sommet. C’est depuis ce moment qu’avec Momo nous nous sommes dits qu’il faudra prendre ces moments avec humour, sinon la dépression nous guette !



Du côté d’Eylia, pas de « tragédie ». Ou rien de marquant, en tout cas. En revanche, elle nous a bien fait rire lorsqu’elle s’est fait poursuivre par un coq en furie, dans la cour de l’hôtel de sel. Momo et moi étions postés aux portes de la jeep, prêts à partir pour le coucher du soleil sur le Salar, lorsque nous avons entendu des hurlements. Nous pensions que les enfants avaient eu peur d’un jeune chien noir, un peu fou, qui avait tendance à mordiller gentiment les enfants pour jouer. Et bien non ! En tournant la tête, nous avons vu Auden et Eylia accourir, en pleurs, suivis par un coq survolté qui leur courait après ! En bons parents indignes, nous avons éclaté de rire ! Cela a fini par apaiser les enfants. Le coq avait tout de même donné un petit coup de bec à Eylia, mais rien de grave. Notre hôte nous a expliqués qu’en Bolivie, les coqs sont de meilleurs gardes que les chiens !


Quel budget ?


Le tour nous a coûté 612 euros, auxquels on peut ajouter les 25 euros de pourboire destinés à Silver et Jhomayra. Nous sommes passés par l'hostal Valle Hermoso II, où nous logions à Tupiza, pour booker le tour. Le coût est important, mais il ne faut pas oublier que durant quatre jours et trois nuits, on ne débourse pas un centime, si ce n’est pour les bières au cactus ! Les duvets sont fournis.


Les repas sont plutôt bons. Il ne faut pas espérer manger des plats typiques. Tout est fait pour que les clients, qui sont en très grande majorité des Européens (et surtout des Français), ne soient pas perturbés. Quoi qu’il en soit, c’est tout à fait correct, et en quantités largement suffisantes. Des collations étaient prévues pour le matin. En revanche, pas de goûter. Ne sachant pas ce qui nous attendait sur le plan culinaire, nous avions tout de même emporté avec nous quelques réserves pour grignoter.


Il existe des hôtels de standing différents. Nous avons croisé une famille qui avait dormi dans le Palacio de Sal, à l’entrée du Salar, côté Uyuni. Tout dépend de ce que vous souhaitez. Il est certain que, de notre côté, ce n’était pas le Ritz, mais honnêtement, ça nous convenait tout à fait.


Après ce joli tour, il est temps de se reposer un peu. Hors de question de le faire à Uyuni ! Nous préférons nous diriger vers Potosi, puis Sucre.


Hasta pronto !



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