• Léo

Visiter Pékin en famille (26-31 mai)


La Grande muraille de Chine de Mutianyu

Après la Corée du Sud et le Japon, Pékin est notre dernière étape d’Asie de l’Est. J’y attache une importance particulière, car c’est une ville que les enfants attendent avec impatience. Auden veut voir des pandas. Eylia aussi. Toutefois, son désir premier est de marcher sur la Grande muraille.


Nous l’avons fait ! Check ! Notre mission est accomplie !


1) Mon ressenti après 5 jours à Pékin


Pour être tout à fait honnête, je redoutais d’arriver à Pékin. Après la façon dont nous avons vécu nos étapes citadines en Corée du Sud et au Japon, je me préparais à passer le pire moment du tour du monde ! Entre le portrait, peu flatteur, que l’on m’avait dressé des Chinois et la densité de population, je ne donnais pas cher de notre peau.


En définitive, je garderai un excellent souvenir de cette étape pékinoise. J’ai trouvé les Chinois un peu rustres, mais plutôt agréables. Une nouvelle fois, Auden et Eylia leur ont tapés dans l’oeil. S’il est certain que sur certains points, la vie est anarchique, toutefois leur décontraction n’est pas aussi inconvenante que je l’aurais imaginé. Si l’amabilité n’est pas le fort de tous les Pékinois, nombreux sont ceux qui sont venus à notre rencontre. Il est vrai, toujours en présence des enfants. C’est un plus, un hameçon !


Je me préparais à devoir affronter des hordes de touristes. Ce fut tout le contraire. Je pensais mourir asphyxiée dans les transports en commun. En dehors des heures de pointe, le métro est presque désert. J’exagère à peine! Seul bémol : le comportement des touristes asiatiques qui, il faut l’admettre, est totalement insupportable !

Bref, je suis agréablement surprise !


2) Comment se rendre à Pékin ?


Dimanche 26 mai – Le réveil sonne à 5 h, dans notre superbe auberge de Tokyo. Eylia est imbuvable. Elle peine à se préparer. Son attitude nous fait rater le métro que nous comptions prendre. La situation n’est pas encore alarmante. Toutefois, nous partons pour Pékin et nous savons que les Chinois ne rigolent pas avec l’immigration. Nous ne sommes pas à l’abri que le personnel de l’aéroport nous complique la tâche. Nous n’avons qu’un visa de transit de 144 h. C’est tout à fait légal, mais nous redoutons les complications.


L’épreuve du visa est remportée haut la main. En revanche, la météo pékinoise nous joue des tours. Elle nous contraint de rester au sol pendant plus de trois heures. Le vol est agité. Je crois que je commence à avoir peur de l’avion ! Est-ce le fait de voyager avec mes enfants ? Je n’étais pas sereine durant les trois derniers vols et je ne le suis guère plus aujourd’hui. Les turbulences me paniquent. Il est temps que tout ça se termine !


L’arrivée à Pékin est chaotique. Il nous faut trouver de l’argent, chercher de quoi manger et traverser la capitale pour nous rendre à notre hôtel. Il est déjà 18 h. Nous risquons de nous coucher tard. Lorsque nous arrivons dans notre quartier, les rues sont désertes. Nous qui pensions trouver sans peine des supérettes ou de petits restaurants… Nous devons changer notre fusil d’épaule. Le check-in devait avoir lieu avant 20 h. Momo craint que le gérant ne nous laisse pas entrer ou soit absent. Nous nous préoccuperons de notre repas plus tard. Nous avons d’autres priorités.


Après deux kilomètres de marche, nous trouvons enfin notre hôtel. La chance est avec nous : un supermarché se trouve au pied de notre hôtel.


Le check-in est laborieux. La chambre attribuée n’est pas la bonne. Elle n’a que deux lits simples. Je retourne au guichet et tente d’échanger avec la personne de l’accueil. Elle ne parle pas un mot d’anglais. Toutefois, elle possède un traducteur très performant qui nous sauve la vie. Nous trouvons notre bonheur. Un dîner, des bisous, et au lit !


3) Les transports à Pékin


La capitale chinoise offre un réseau de transports tout à fait développé. Il est possible de se déplacer en métro ou en bus. Nous avons expérimenté les deux. Quel que soit le moyen choisi, il est intéressant d’acheter l’IC Card. Elle coûte 50 yuans, soit 6,50 euros. Les enfants de moins de 1,30 m ne paient pas.


Une nouvelle fois, les Chinois ont été adorables avec les enfants et leur ont presque toujours laissé la place pour s’asseoir dans le métro.


Dans le métro, les usagers doivent systématiquement passer les portiques de sécurité, à chaque entrée dans une station. Des policiers se trouvent également dans chaque rame. Lorsque l’on se plie à ce protocole pour la première fois, c’est assez étrange. Je me sentais plus inquiète que protégée. Toutefois, on s’y fait.


4) Notre logement à Pékin


Nous avions trouvé une chambre d'hôtel à quelques stations de métro de la cité interdite. Les tarifs étaient intéressants. Seul bémol : nous n’avions pas de cuisine. Heureusement, un supermarché se trouvait juste au pied de notre hôtel. Entre le traiteur et les produits frais, nous avons réussi à manger équilibré, pour un budget tout à fait raisonnable.


5) Que manger à Pékin ?


Des nouilles, des nouilles et des nouilles ! Je crois que Momo et les enfants en ont fait une indigestion ! De mon côté, je me suis tournée vers divers petits beignets fourrés à la viande ou au chou. Le traiteur du supermarché proposait également de composer sa salade en choisissant parmi une large gamme de légumes, d’algues et de pousses diverses et variées. Je me suis fait ma cure ! Les enfants et moi avons adoré les fraises chinoises. Elles ont la forme et la taille d’un litchi, sans l’écorce, et la texture d’une grosse mûre. C’est délicieux !


La fraise chinoise était bien le seul fruit mangeable de tous ceux du supermarché. Je crois que nous avons atterri au pays des OGM. Tous les fruits étaient insipides et d’une taille peu orthodoxe. Nous avions le sentiment de manger de la terre ou de l’eau.

J’ignore si l’eau du robinet est potable. J’ai lu que ce n’était pas le cas. À tout le moins, il est d’usage que les touristes ne la consomment pas. Notre hôtel fournissait de petites bouteilles d’eau, que l’on pouvait ensuite remplir à la fontaine. Auden en a bu de l’eau du robinet, par mégarde. Il n’a pas été malade.


6) Que faire en famille à Pékin en 5 jours?


Le temple du ciel



Lundi 27 mai – Le premier jour à Pékin n’a rien de passionnant pour moi. Je dois me rendre à l’ambassade, afin de passer une visite médicale. Cette dernière validera ma réintégration professionnelle.


De leur côté, Momo et les enfants se détendent à l’hôtel. En milieu de journée, ils se rendent au temple du ciel. Ce temple sacrificiel du XVe siècle, est associé aux trois autres de la Lune, du Soleil et de la Terre.



La Grande muraille



Mardi 28 mai – La sonnerie de mon réveil nous tire de notre sommeil à 5 h 50. Le timing est serré pour se rendre à Mutianyu. Nous devons monter dans le car 916 express, qui part à 7 h de la gare routière de Dongzhimen. C’est en sueur que nous gagnions nos sièges, à 6 h 59.


Il nous faut près de deux heures pour atteindre notre arrêt de Huairou Bei Daijie. Un accident a ralenti notre course. Lorsque nous descendons du car, les taxis se battent pour nous faire monter dans leur véhicule. Les tarifs proposés sont exorbitants, si on les compare à ceux du bus H23. Nous préférons patienter et attendre ce dernier. Nos prétendants ne baissent pas les bras. Une femme reste derrière nous, non loin du banc sur lequel nous sommes assis, et nous relance, régulièrement, en baissant de quelques yuans à chaque fois. Une vingtaine de minutes plus tard, elle conquiert le cœur d’un couple de Chinois. C’est alors qu’elle accepte de baisser drastiquement ses tarifs et nous conduit tous les six à la Grande muraille, pour 30 yuans au lieu de 60. Il est 9 h 40.


Après l’achat de nos tickets et un passage aux toilettes, nous nous trouvons enfin devant les premières marches qui conduisent à la Grande muraille. Le moment est saisissant. En préparant le tour du monde, je n’aurais jamais pensé que nous foulerions du pied les pavés de ce monument mythique. Je ne suis pas une adepte de la course aux merveilles historiques du monde. Toutefois, celle-ci m’attirait plus que d’autres. Par ailleurs, j’avais fait la promesse à Eylia de l’y conduire un jour. J’ai honoré mon contrat ! Enfin, nous ne sommes pas encore en haut… !



Où peut-on voir la grande muraille depuis Pékin ? il est possible de rejoindre différentes portions. Badaling est la plus touristique. Jangu et Mutianyu restent proches, tout en étant moins fréquentées. La première est dangereuse pour des enfants. La voie n’est pas entretenue et certains passages relèvent de l’escalade plus que de la marche. Mutianyu correspondait davantage à ce que l’on recherchait.


Il est 10 h 30, lorsque nous montons la première marche de l’escalier abrupte qui nous promet de belles courbatures. Deux bonnes centaines de flexions plus loin, nous atteignons le poste n°10. Nous y sommes ! La vue est superbe ! J’ai l’agréable surprise de constater que les lieux sont loin d’être touristiques. J’imaginais que nous aurions croisé davantage de monde. Il faut dire qu’il est possible de monter jusqu’à la muraille en cable-car. Sommes-nous simplement les plus courageux ?!


L’affluence est plus importante à mesure que nous approchons du poste n° 14, point d’arrivée du cable-car et point de départ de la portion la plus belle. Nous en profitons pour pique-niquer. Les enfants se font prendre en photo deux ou trois fois !


Momo décide de se rendre jusqu’au bout de la portion entretenue. Ça grimpe ! Nous le laissons partir et nous contentons de parcourir la moitié du chemin.


Une portion non-entretenu de la muraille

Ensuite, la pente devient plus rude. Il faut chaud et les enfants faiblissent. Ils ont déjà marché près de huit kilomètres depuis ce matin, dont trois de montée raide. Il en reste autant pour faire le chemin inverse. Mieux vaut les ménager.



Nous retrouvons Momo et rebroussons chemin. C'est l'heure du retour. Lorsque nous sortons du site, un taxi nous propose de nous conduire à l’arrêt de Huairou Bei Daijie pour la modique somme de 120 yuans ! Nous sourions et poursuivons notre chemin. Il baisse à 80. Nous continuons à avancer. Il négocie à 60. Nous apercevons notre chauffeur de ce matin. Le couple de Chinois qui nous accompagnait est également présent. La femme taxi nous propose 30 yuans. Signé !


Le retour à Pékin aurait dû se faire dans le silence, au vu du niveau de fatigue des enfants. Toutefois, Auden vient d’oublier dans le taxi sa nouvelle casquette, achetée la veille. Il passe son trajet à bouder. Eylia dort. Une fois à Dongzhimen, je tente d’apaiser les tensions en offrant une glace aux enfants. C’est au tour d’Eylia de verser des larmes. Elle a choisi une mixture ignoble, à base de soda mélangé avec de la crème glacée ! Je l’avais prévenue ! Toutefois, elle n’a pas voulu écouter. C’est le jeu. Elle a joué, elle a perdu !


C’est avec quatorze kilomètres dans les pattes que nous arrivons à l’hôtel, nous douchons, dînons et nous couchons, sans sourciller.


Le zoo de Pékin


Aujourd’hui, nous faisons deux groupes. Les enfants et moi allons visiter le zoo de Pékin. Momo préfère vadrouiller dans Pékin (Lama Temple, Gingshan Park et alentours de la place Tiananmen).


Le Lama Temple

Vue sur la porte de la paix céleste (portrait de Mao)

L’employée de l’ambassade m’a dit lundi que le zoo n’avait rien d’extraordinaire. Je ne compte pas m’y attarder. On voit les pandas et on s’en va ! Par ailleurs, je redoute la foule et la chaleur.


Le prix de l’entrée au zoo est dérisoire : 20 yuans, dont 15 pour la maison des pandas. Nous saluons ces gentilles peluches. Les enfants sont aux anges ! Je dois reconnaître que c’est une rencontre singulière. J’aurais préféré les voir dans le Sichuan, à Chengdu, plutôt qu’au zoo de Pékin, mais ce sera pour une autre fois. Avec le visa de 144 h, nous ne pouvons sortir de la capitale.


Les pandas n’ont pas l’air malheureux. C’est amusant de les voir grignoter leurs tiges de bambou. Je leur ferais bien un gros câlin ! En revanche, je mettrais bien un crochet du gauche au type de derrière qui jette un morceau de gâteau à notre petit captif. Comment détraquer l’appareil digestif d’un animal qui est en voie d’extinction !



Le zoo est agréable. Je ne comprends pas ce que voulait dire la femme de l’ambassade. Il est arboré, bien entretenu. Je trouve qu’il n’a rien à envier au zoo de Vincennes. Certes, ce n’est pas un parc animalier. Oui, puisque c’est un zoo ! On ne va pas espérer voir gambader les animaux dans des enclos de cinquante hectares !


Alors que je pensais rentrer immédiatement après avoir vu les pandas, de peur griller sur place et de faire une queue de quinze minutes pour espérer voir une oreille, il n’en est rien. Par conséquent, bien que je ne raffole pas des animaux en captivité, j’accepte de poursuivre la balade, pour le plus grand bonheur des enfants. Nous voyons des ours polaires, des ours bruns, des lionnes, un tigre, des panthères, des rhinos, des hippopotames, des singes, des éléphants d’Afrique et d’Asie, des zèbres, des girafes, des lémuriens, des kangourous, des tortures, un alligator et basta ! C’est déjà pas mal !


Je ne vous raconterai pas la journée de Momo, qui le ferait mieux que moi. Je me permets juste, avec son aval, de vous dévoiler un moment très intime, qui fait toutefois partie du folklore local ! Il a eu l’intense plaisir d’expérimenter les toilettes à la chinoise, c’est-à-dire celles où l’on fait TOUT ce que l’on a à faire à la vue de tout le monde ! Belle expérience !


La cité interdite


Jeudi 30 mai – J'avais juré de ne plus fréquenter de sites où la densité de touristes dépasse l’entendement. La cité interdite en est un exemple. J’ai décidé de tenir partiellement ma promesse. Pour une fois, je ne regrette pas.


La cité interdite est un palais construit au début du XVe siècle, sous la dynastie Ming. Très bien conservé, il s’étend sur plus de soixante-dix hectares.


Nous arrivons peu après l’ouverture. Les premiers mètres me rassurent. L’affluence est modérée. Toutefois, nous n’avons pas nos billets et je n’imagine pas combien de temps nous allons perdre à faire la queue. Tous les sites et blogs que j’ai parcourus recommandaient de réserver les billets en ligne. Je m’attends au pire. Encore une fois, il n’en est rien. Tout est parfaitement organisé et nous n’avons que cinq personnes devant nous.


Nous faisons deux groupes. Momo reste seul afin de pouvoir prendre le temps de photographier ce qu’il souhaite. Les enfants et moi commençons à en avoir assez de nous arrêter toutes les trente secondes pour que Yann Arthus Bertrand puisse laisser son talent s’exprimer !


Une fois sur le site, je décide de ne pas suivre la masse et de visiter la cité interdite par les voies latérales. C’est parfait ! Nous sommes quasiment seuls. Je reconnais que le site est superbe. Le visiter dans ces conditions est idéal. Je n’aurais jamais imaginé cela.




Les hutongs


Nous poursuivons notre matinée par une balade dans les hutongs situés à la sortie de la cité interdite. Ce sont des quartiers chinois typiques. Esthétiquement, ils n’ont rien de renversant. Toutefois, l’atmosphère est agréable. Les habitants déambulent à vélo dans d’étroites ruelles d’où partent de minuscule allées qui abritent plusieurs maisons. Certaines portes sont entrouvertes. On aimerait s’y faufiler. De vieilles dames saluent les enfants. Je prendrais bien quelques minutes pour discuter avec elles. Pourquoi n’ai-je pas appris le chinois au lycée ?!





Pékin n’aura pas été la ville de la foule, de l’effervescence, de l’excitation. Notre séjour s’est parfaitement déroulé et je ne regrette rien.


Notre périple en Asie de l’Est s’achève à Pékin. Nous partons désormais pour l’Asie centrale. L’excitation est à son comble ! Nous ne pensions pas arriver jusque-là et, pourtant, l’Ouzbékistan et le Kirghizistan sont les deux destinations qui nous intriguaient le plus. C’est parti ! On y va !


Trucs et astuces du voyageur à Pékin


  • Eau du robinet : Dite non potable, mais Auden en a bu sans tomber malade.

  • Prises électriques : Fiches plates.

  • Visa gratuit : Les Français peuvent désormais se rendre gratuitement à Pékin, et dans d’autres grandes villes de Chine, pour une durée de 144 h maximum. Il est interdit de sortir de la ville et les détenteurs du visa doivent arriver et repartir du même aéroport.

  • Circulation : Les Pékinois roulent n’importe comment. Le feu rouge est à peine respecté, alors mieux vaut regarder avant de traverser !

  • Internet : Le Grand Firewall bloque l’accès à Facebook et à Google.

  • Transports en commun : Il existe une carte de transport rechargeable, l’IC Card.

  • Grande muraille de Chine : Mutianyu est un bon compromis, car moins touristique que d’autres portion, sans être trop éloignée de Pékin.

  • Cité interdite : Penser à emporter son passeport.

  • Toilettes : Les toilettes sont souvent à la turque et parfois sans portes !


7) Quel budget pour 5 jours en famille à Pékin?

Taux de change : 1 euro = 7,75 yuans

Hébergement : 203 euros , Beijing Zhangze Hotel : une chambre avec un lit double, un lit simple et un canapé non convertibles, sur lequel un enfant peu dormir. Les sanitaires sont privés. Pas de cuisine. Fontaine à eau dans l’hôtel. Supermarché au pied de l’hôtel. Wifi.

Nourriture : 95 euros

Transports : 36 euros

Les enfants de moins d’1,30 m ne paient pas.

Activités : 48 euros

Dont : Grande muraille : 15 euros ; Zoo : 2,50 euros ; Cité interdite : 20 euros

Les enfants de moins d’1,20 m ou de 6 ans ne paient pas.


Total : 382 euros pour 5 jours


Si cet article vous a plu, likez, commentez, partagez ! Suivez-nous sur Instagram !


68 vues1 commentaire

© 2023 par SUR LA ROUTE. Créé avec Wix.com

  • Facebook Vintage Stamp
  • Twitter Vintage Stamp
  • Instagram Vintage Stamp
Nous trouver
Nous suivre