• Léo

Visiter Tachkent en famille (31 mai-2 juin)

Mis à jour : 23 juin 2019


Le vieux Tachkent

Nous ne pensions pas qu’un jour nous foulerions du pied le sol ouzbek ! Après le Japon et Pékin, l’Ouzbékistan faisait partie des dernières étapes de notre tour du monde en famille et nous ne savions pas si nous irions au bout de l’aventure.


Nous y sommes ! Tachkent n’est pas une capitale exceptionnelle. Toutefois, c’est une bonne entrée en matière pour se familiariser avec les codes locaux et préparer notre voyage en famille en Ouzbékistan.


Bienvenue sur la Route de la Soie !


1. Comment se rendre à Tachkent ?


L'aéroport de Tachkent

Vendredi 31 mai – Nous quittons Pékin pour voler jusqu’à Tachkent. Pour une fois, nous ne sommes pas pressés. Notre vol ne part qu’en milieu d’après-midi. Cela nous laisse le temps de vaquer à nos occupations et de déjeuner.


Trouver un vol direct pour Tachkent n’est pas chose aisée. Cela est possible depuis la Chine, la Russie, le Kirghizistan, le Kazakhstan, Istanbul et Paris. J’imagine qu’il est possible de s’y rendre depuis d’autres pays, mais nous n’avons pas étudié les autres options.


Notre vol est direct depuis Pékin jusqu’à Tachkent. Les six heures défilent sans que l’on y prête attention. Entre nos deux repas, l’école et une petite sieste, le temps s’écoule tranquillement.


Il est 19 h. L’arrivée à l’aéroport de Tachkent ne ressemble en rien à tout ce que nous avons connu jusqu’à présent, exception faite des Iles Cook. En effet, le niveau de contrôle n’a rien à avoir avec ceux de la Chine ou de la Nouvelle-Zélande ! Ce qui nous prend le plus de temps est de récupérer nos bagages ! En attendant nos sacs, nous nous demandons ce que les autres voyageurs étaient venus faire à Pékin. Les valises ont déserté et laissent place à d’énormes cartons ou paquets de tailles diverses. Ça sent le ravitaillement ! Les commerçants ouzbeks ou les particuliers doivent venir chercher leur marchandise à moindre coût en Chine.


Lorsque nous sortons de l’aéroport, les chauffeurs de taxi nous alpaguent. Les prix proposés sont exorbitants, en comparaison à ce que nous avait annoncé le gérant de l’auberge. Celui-ci a eu la gentillesse de nous donner une fourchette au-delà de laquelle il ne fallait accepter aucune course. Selon lui, le trajet jusqu’à notre auberge ne devrait pas nous coûter plus de deux dollars. Le taxi nous dit douze ! Hors de question ! Nous avançons un peu plus loin. Un autre chauffeur, qui ne parle pas anglais, affiche 10 000 soums sur son téléphone. Cela correspond à un euro. Parfait ! Quelle honnêteté !


Il fait nuit. La douce chaleur est agréable. Nous apprécions ces premiers instants passés en Ouzbékistan. Je crois rêver ! Jamais nous aurions pensé atteindre ce stade du voyage.


Sur la route, nous nous arrêtons devant un hôtel. L’objectif du soir est de parvenir à retirer de l’argent dans l’un des ATM que ces établissements abritent souvent. Nous sommes arrivés en Ouzbékistan sans un sou en poche. Ce n’est pas la meilleure idée que nous ayons eue. Il n’est pas simple de trouver des dollars et quasi-impossible de retirer des soums. Momo y parvient tout de même. Toutefois, le montant n’est pas suffisant pour que l’on puisse payer l’auberge et le taxi.


Nous arrivons devant notre auberge. Les choses se corsent. Nous aurions dû nous douter que le chiffre annoncé par le chauffeur de taxi était trop alléchant. Ce n’était pas le prix pour la course, mais au kilomètre ! Son compteur affiche vingt kilomètres. Par conséquent, il nous réclame seize euros ! Nous demandons au gérant de l’auberge de nous aider à négocier. Il parvient à faire baisser jusqu’à cinq euros. Nous n’obtiendrons rien de mieux. C’est déjà ça.


Par la suite, il nous faudra rester vigilant ! Les choses ne seront pas aussi aisées qu’en

Amérique latine, où notre maîtrise de la langue nous permettait de négocier facilement et d’éviter les incompréhensions.


2. Où dormir à Tachkent?


Notre auberge de Tachkent

Notre auberge European Backpacker Sakura de Tachkent est formidable ! On retrouve les codes d’Amérique du Sud. Nous en avons enfin fini avec les motels du grand Ouest américain où nous ne croisions personne, avec les hôtels déserts de Corée du Sud où les auberges japonaises où le contact n’était pas facile à établir. En Ouzbékistan, nous replongeons dans le monde routard. Nous croisons de nombreux voyageurs, dont une ribambelle de Français. L’un voyage depuis un an et demi en Asie centrale. Un couple est arrivé en avril en Ouzbékistan, poursuit par le Kazakhstan et part récupérer des chevaux au Kirghizistan. Deux Suisses sont partis de chez eux depuis huit mois, ont traversé l’Europe et doivent continuer leur périple jusqu’au Japon. Enfin, un dernier Français arrive à vélo des pays voisins. Nous croisons également un Russe qui maîtrise le français sur le bout des doigts, et deux Japonaises.


C’est tellement agréable de baigner à nouveau dans ce monde de routards. Auden et Eylia sont surexcités ! Ils peuvent enfin raconter leurs aventures et bassiner les gens avec leurs Sylvanians... Mine de rien, je trouve que l’Asie de l’Est s’est moins prêtée à ce type de rencontres. Lorsqu’il est difficile, du fait de la barrière de la langue, d’entrer en contact avec la population locale, il est plaisant de pouvoir au moins échanger avec d’autres voyageurs. Parce que vivre à quatre, c’est sympa, mais ça devient vite sclérosant !


Samedi 1er juin – Si nous savourons l’ambiance de l’auberge, nous ne conserverons pas un souvenir impérissable de notre première nuit. Un petit matelas de trois centimètres d’épaisseur, une planche de bois en guise de sommier, et le tour est joué ! Mes vertèbres s’en souviendront…


Le petit-déjeuner nous fait oublier notre malheureuse nuit. Du pain, du vrai pain ! Enfin ! Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas eu un petit-déjeuner compris digne de ce nom. Au menu : charcuterie, fromage, omelette, beurre, thé et petits biscuits. Moi qui, habituellement, ne mange pas le matin, je me laisse volontiers tenter!

Le séjour commence plutôt bien !


3. Que faire à Tachkent en famille ?


En grande partie détruite par le tremblement de terre de 1966, la ville n’a rien de renversant. Toutefois, l’atmosphère qui y règne n’est pas déplaisante et le bain multiculturel est intéressant. Mais avant de visiter, il faut trouver de l’argent !


Trouver de l’argent !


Course poursuite devant la gare centrale de Tachkent, en attendant de trouver de l'argent !

Nous passons notre première matinée, sous la pluie, à courir dans tous les sens pour retirer de l’argent. Il nous faut plus de deux heures pour réussir à trouver suffisamment de soums et de dollars pour tenir deux ou trois jours. Il nous faudra régulièrement anticiper par la suite, si nous ne voulons pas nous retrouver sans rien.


Autour de la gare centrale de Tachkent, l’ambiance est très ex-URSS. Les avenues sont larges, l’architecture est simple, épurée. La présence policière et militaire, une prise de contact difficile et les tenues vestimentaires des habitants de la capitale me donne le sentiment de tourner dans un film soviétique, peu après la chute de l’empire !


Le métro de Tachkent



Nous mangeons quelques samosas et prenons le métro. Celui-ci est une attraction en lui-même. Achevé en 1977, il a été décoré par les plus grands artistes de l’époque et sur un thème précis.


Pour se déplacer, il nous faut acheter des jetons. La tâche n’est pas simple lorsque l’on sait que les Ouzbeks ne font pas la queue ! C’est assez déroutant, surtout lorsque l’on arrive du Japon ! Chacun doit s’imposer. Alors que quelqu’un est déjà en train de se faire servir au guichet, il faut se mettre à côté du client, et demander ce que l’on souhaite !


Le marché de Chorsu



Au marché de Chorsu, l’ambiance se rapproche davantage d’un souk d’Afrique du Nord.


Le vieux Tachkent




Pour se rendre à l’ensemble Hast Imam depuis le marché de Chorsu, nous choisissons de passer par le vieux Tachkent. Il s’agit d’un ensemble de rues et ruelles en terre, le long desquels s’alignent de petites maisons à l’architecture simple. Les enfants du quartier jouent au foot, courent et nous saluent en anglais. Auden et Eylia apprécient ce décor. Tout est paisible.


Un habitant du quartier nous invite à rentrer chez lui, pour nous montrer sa collection de tapis et de théières. J’avance à reculons, craignant qu’il veuille nous faire payer pour prendre des photos. Je comprendrais par la suite qu’il s’agit simplement de l’hospitalité ouzbek, qui un des principes premiers de la culture locale.


Une version un peu plus délabrée du vieux Tachkent !

L’ensemble Hast Imam


La mosquée Tellia Cheikh en arrière-plan

Au cœur de cet ensemble se trouve la madrasa Barak Khan, datant du XVIe siècle, aujourd’hui centre du grand mufti d’Asie centrale. La mosquée Tellia Cheikh, qui date du XIXe siècle, est supposée renfermer le Coran le plus ancien du monde. Un peu plus loin se trouve le mausolée Abu Bakhr Kaffal Shashi.


La madrasa Barak Khan


Nous rentrons à l’auberge en taxi. Les enfants ont déjà marché douze kilomètres, c’est suffisant. Cette fois-ci, point d’arnaque. Nous proposons notre prix au taxi, qui ne cherche pas à négocier. Cerise sur le gâteau, il nous apprend quelques mots de russe, qui nous seront bien utiles par la suite !


Et un peu de repos!



De retour à l’auberge, Auden part jouer au cricket avec le gérant de l’auberge. Je le retrouve au milieu de la route, ou plutôt du chemin de terre criblé de nid de poules, en train de taper des balles avec tous les habitants du quartier ! Il revient ensuite dans la cour intérieure de notre logement et joue au ballon avec sa sœur et les autres voyageurs.


Demain, nous quittons la capitale pour aller découvrir les belles villes de la Route de la Soie. J'ai hâte !


4. Quel budget pour deux jours à Tachkent ?


Taux de change : 1 euro = 9 500 soums ouzbeks.


Hébergement : 76 euros

European Backpacker Sakura : 76 euros pour deux nuits, une chambre avec quatre lits simples, sanitaires et cuisine communs, wifi, petit-dej compris.


Nourriture : 21 euros


Transports : 13,32 euros

Taxi : 13 euros

Métro : 0,32 centimes


Total : 123, 32 euros


Et vous, vous connaissez Tachkent ?


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