• Léo

Visiter Tokyo en famille (23-26 mai)



Dernière étape de notre séjour au Japon, Tokyo est aussi celle que je redoute. Si j’ai trouvé Osaka et Kyoto intéressantes et agréables sur certains plans, le coup de foudre n’a pas été au rendez-vous. Par conséquent, je n’attends pas grand-chose de notre passage par la capitale.


Je voyais ces deux jours à Tokyo comme un chemin de croix. Je ne m’étais pas trompée ! Je comprends que l’on puisse être saisi par l’ambiance tout à fait singulière de cette mégapole. Pour ma part, j’ai démissionné !


Récit de nos deux jours à Tokyo en famille


Jeudi 23 mai – Nous quittons le mont Fuji et rejoignons la capitale en car, où nous pique-niquons. En moins de deux heures, nous foulons du pied le sol de cette ville mythique, dont je ne sais pas bien ce que l’on doit en attendre.


La prise de contact se fait en douceur. Le métro n’est pas trop bondé, notre quartier est calme. Point de grands immeubles, point d’agitation. Tokyo me semble étonnamment vivable. Notre guesthouse nous fait déchanter. Nous savions que ce ne serait pas un palace. Toutefois, nous découvrons une sorte d’appartement transformé en auberge. Le ménage n’a pas dû être fait depuis quelques semaines, l’espace manque et la cuisine n’en est pas une. Le gérant nous annonce que nous devrons déménager en cours de séjour, afin de nous rendre au premier étage, dans un autre appartement aménagé pour l’occasion. Admettons. Si ce n’était que cela, honnêtement, ça irait.


La palme revient au gérant : sexiste, intrusif, impoli, irrespectueux. En voyant les lieux, nous tentons de réserver un quatrième lit, à moindre coût. Nous savions que les tarifs de la capitale risquaient d’être élevés. Afin de faire des économies, nous n’avions booké que trois couchages. Nous tentons de négocier. Le gérant m’adresse à peine la parole. Je comprends le message : on ne négocie pas avec une femme ! Hors de question que nous donnions un centime de plus à cet individu ! Nous conserverons nos trois lits.


J’ignore si le gérant culpabilise ou s’inquiète pour la réputation de son auberge, mais il devient subitement mielleux et envahissant, frisant l’impolitesse. Durant notre séjour, il nous suit, nous colle, câline les enfants comme si c’était les siens, entre dans notre chambre sans prévenir, passe l’aspirateur sous notre nez durant le repas, demande à accompagner Auden et Eylia au parc à notre place, etc. C’est invivable et intolérable.

En dehors de cela, nous sommes chanceux, notre compagnon de dortoir ne rentre à l’auberge que pour dormir et les autres clients sont invisibles. Certains passent leur journée à dormir, d’autres vivent dehors. En définitive, nous sommes seuls.


Vendredi 24 mai – La paresse nous reprend. Nous renouons avec la vie urbaine et cela nous épuise à l’avance. Je crois que cette étape tokyoïte ne sera pas riche en visites. Je me contenterai du strict minimum et ne ferai pas l’erreur de Kyoto.


Nous entamons notre journée par la traversée du carrefour de Shibuya. Nous y arrivons trop tôt et l’effet n’est pas celui escompté. Alors que les rues devraient être envahies de piétons, le croisement ressemble à un simple carrefour parisien en dehors des heures de pointe. Ce n’est pas grave. Peu me chaut ! Poursuivons.


Shibuya

Notre manque de motivation nous conduit au parc Yoyogi. Nous décidons de nous y arrêter jusqu’à l’heure du déjeuner. Nous observons les Tokyoïtes vivre leur quotidien : un homme joue du saxophone, des écoliers font une sortie scolaire, une femme fait ses assouplissements, des enfants jouent au frisbee, etc. Je me sens bien. Cela me suffit. Nul besoin de découvrir la top-list des endroits à ne pas manquer ou des expériences à ne pas rater dans la capitale. Tokyo, c’est aussi ça : une vie normale.



Pour le déjeuner, cap sur un kaiten sushi. Là, pour le coup, lorsque l’on parle nourriture, je veux bien me frotter à la tradition japonaise ! Auden et Eylia sont ravis. Momo un peu moins… Le poisson, ce n’est pas vraiment son truc. Le principe du kaiten sushi est simple : un petit tapis roulant fait passer devant vous des assiettes de sushis. Elles sont toutes différentes et leur prix également. On le connaît grâce à un code couleur. Nous devons veiller à ce que les enfants ne nous ruinent pas en se jetant sur toutes assiettes qu’ils trouvent, et souvent les plus chères !




Nous continuons notre balade par le quartier de Harajuku. Je sombre à nouveau en plein cauchemar. Les rues sont bondées. Je ne parviens pas à apprécier l’intérêt des lieux. Mon cerveau se focalise sur le bruit, sur les innombrables mouvements. Je suis comme paralysée. La chaleur n’arrange rien. Là, c’en est trop ! Rentrons !



Samedi 25 mai – Le programme d’aujourd’hui est simple : nous restons à l’auberge ! Je sais, c’est absurde. Pourquoi venir à Tokyo pour rester enfermé ? Parce que, parfois, on en ressent le besoin. Parce que, parfois, dans le cadre d’un tour du monde, on est lassé, fatigué et l’on souhaite se recentrer. Nous étapes urbaines en Corée du Sud et au Japon m’ont épuisée. La semaine au mont Fuji et dans les Alpes japonaises nous a détendus et nous a rafraîchis l’esprit. Je pensais être prête à affronter Tokyo. Et bien, non ! Les métropoles ont signé leur arrêt de mort ! Je commence à m’inquiéter pour notre séjour à Pékin...


Entre école, jeux, repos et balade dans notre quartier, nous parvenons à occuper notre journée d’une façon tout à fait agréable. Nous cherchons un restau de teppanyaki, mais tout est sur réservation. Dommage.


Si notre samedi 25 mai n’aura pas été un jour marquant sur le plan culturel, il restera celui d’une expérience plutôt singulière ! Assis sur nos futons, je peste contre le gérant. Pourquoi se lance-t-il dans un grand ménage de printemps ? Qu’est-il encore en train d’inventer ? Le sol tremble et cela m’empêche de me concentrer sur la rédaction de mon article. En y réfléchissant bien, je trouve cela étrange. Je sors. Le sol tremble toujours. Vous l’aurez compris, nous sommes en train de vivre notre premier (et j’espère dernier) tremblement de terre ! Nous n’en avons pas la confirmation immédiate, car les secousses ne sont pas importantes. Peut-être y a-t-il de simples travaux non loin d’ici. Nous découvrons quelques heures plus tard, qu’un séisme de magnitude 5,5 a eu lieu à quarante kilomètres de là.


Momo, courageux, s'aventure seul dans les rues de Tokyo, de nuit, un samedi soir. Chapeau !



Il est temps de quitter le Japon. Notre séjour est terminé. Nous partons demain visiter

Pékin en famille. Cela m'emballe peu... Encore une ville asiatique ! Vivement l'Ouzbékistan !


Quel budget pour trois jours à Tokyo en famille?


Hébergement à Tokyo : Tokyo Gogo House : 118 euros pour trois nuits, trois lits en dortoir commun, sanitaires communs, kitchenette ridicule, gérant impoli, wifi faible, à éviter !


Nourriture : 155 euros, dont un restaurant de sushis.


Transports : Car Kawaguchiko-Tokyo : 48 euros ; Recharge carte Icoca : 18 euros ; ticket pour l’aéroport : 40 euros.


Total : 313 euros


Si cet article vous a plu, likez, commentez, partagez ! Suivez-nous sur Instagram !

© 2023 par SUR LA ROUTE. Créé avec Wix.com

  • Facebook Vintage Stamp
  • Twitter Vintage Stamp
  • Instagram Vintage Stamp
Nous trouver
Nous suivre