• Léo

Voyager en famille en Amérique latine en mode routard (3 septembre – 7 mars)

Mis à jour : 18 avr. 2019



Six mois de notre tour du monde en famille auront été consacrés à la découverte de l'Amérique latine. C’est pourquoi je choisis aujourd’hui de faire un bilan sur notre vie de routards. Nous n’avons ni tout vu ni tout expérimenté. Toutefois, je pense que notre expérience pourra être utile à d’autres.


Comment vivre en famille en mode routard en Amérique latine ?



Un car parmi tant d'autres en Amérique latine (Nicaragua)


1) Où dormir en Amérique latine ?



Vue depuis la terrasse de notre auberge à Sucre (Bolivie)

Quels types de logements ?


Nous n’avons pas expérimenté toutes les façons de se loger en Amérique du Sud, centrale et au Mexique. Pourquoi pas le coachsurfing ? Nous étions trop nombreux. Pourquoi pas le wwoofing ou le workaway ? Trop « pressés ». Pourquoi pas le camping ? Trop de matériel à transporter. En définitive, nous avons trouvé que les auberges proposaient des tarifs très attractifs et offraient tout le confort nécessaire.



Comment s’y prendre pour trouver les logements ?


Nous n’avons expérimenté que trois techniques : la réservation via Booking.com, la recherche via Booking puis la négociation en direct, et la recherche sur place.


En ce qui concerne la réservation via Booking, le fonctionnement est très simple et efficace. Cela permet de sélectionner une fourchette de prix, une zone géographique, des équipements particuliers (cuisine), etc. Cette méthode est rassurante lorsque l’on sait que l’on risque d’arriver tard sur place ou que l’on est dans une zone et une période de forte affluence. En général, nous réservions une ou deux nuits de moins que le temps que nous comptions passer sur place, de façon à nous laisser une marge de manœuvre, en cas d’insatisfaction.


Lorsque l’on était certains que les hôtels ne seraient pas pleins, nous avons préféré pré-sélectionner les établissements sur Booking, sans les réserver, et négocier une fois sur place. Nous avons toujours été gagnants : chambre de meilleur standing à un tarif plus bas !


Enfin, faute de temps ou parce que nous savions qu’il y aurait du choix, il nous est arrivé de chercher des logements, une fois sur place. Nous ne nous sommes jamais retrouvés sans rien.


De nombreux voyageurs nous avaient conseillé Airbnb.com. Nous n’avons pas été convaincus. Sommes-nous malchanceux ? Maîtrisons-nous mal le fonctionnement du site ? Je l’ignore. Tout dépend probablement de ce que l’on recherche. Pour une longue durée et davantage de confort, peut-être est-ce une bonne solution.



Comment sont les logements bon marché en Amérique latine?


J’annonce : nous sommes des pinces ! Plus sérieusement, la question du budget est primordiale pour nous. Faire un tour du monde, oui. Découvrir des endroits incroyables et y mettre le prix, oui. En revanche, faire saigner le porte-monnaie pour se faire un restau par semaine ou dormir dans des conditions idéales, c’est le cadet de nos soucis.

Nous préférons nous serrer la ceinture sur ces postes de dépenses, pour nous permettre de nous donner la possibilité de découvrir davantage de choses.


Par conséquent, nous avons toujours recherché les tarifs les plus bas, hormis sur la côte caraïbe colombienne et au Panama, où nous une petite envie de « luxe » nous a saisis.


Quelles sont les caractéristiques des logements bon marché ?


  • Un très bon accueil, en général ;

  • Une ambiance souvent familiale et musicale ! ;

  • Des lits souvent très larges (au moins pour le Chili, le Nord-ouest argentin, la Bolivie, le Pérou et l’Equateur), donc il est aisé de dormir à un adulte et un enfant dans un lit simple ;

  • Des auberges et hôtels mal insonorisés. Mieux vaut ne pas avoir le sommeil léger !

  • Pas de volets aux fenêtres, mais de simples rideaux, rarement opaques ;

  • Pas de fenêtres dans certaines chambres (Bolivie, Pérou, Equateur, Colombie) ;

  • Pas de chauffage, mais des couvertures ;

  • Rarement de l’eau chaude dans les douches ;

  • Pas de baignoire ;

  • Le wifi pas toujours top ;

  • Pas toujours de serviettes de toilette ;

  • Pas toujours de petit-déjeuner compris ;

  • Pas de problèmes de vol, en ce qui nous concerne ;

  • Des cuisines communes dans les auberges, mais pas toujours bien équipées (une ou deux casseroles, quelques couverts, quelques assiettes), surtout en Bolivie et au Pérou.


Si c’était à refaire, nous ne changerions rien. Certaines nuits ont été plus difficiles que d’autres (bruit, manque d’espace), mais ces mauvaises expériences restent exceptionnelles. Toutefois, je reconnais, il ne faut pas avoir des goûts de luxe !



2) Où manger en Amérique latine ?


Marché de Zitacuaro (Mexique)

Se nourrir en Amérique latine est la chose la plus facile qui soit ! On trouve de la nourriture à tous les coins de rue, sur tous les sites touristiques, dans toutes les gares routières, et même dans des endroits totalement improbables. Se nourrir correctement, ça c’est un autre problème...


Au marché


Le marché est roi en Bolivie, au Pérou et en Equateur. Il est impossible et onéreux, hormis dans les grandes villes, de trouver des aliments frais ailleurs que dans le mercado central. Le choix est vaste, on y trouve de tout et toute la journée. Il est très pratique et économique d’y manger pour le déjeuner. Cela permet de déguster les plats traditionnels, dans une ambiance unique.


Dans la rue


Les stands de rue (plutôt le soir) proposent des brochettes, des épis de maïs grillés, des fruits coupés, des gâteaux, etc. Nous n’avons jamais été malades après nous y être essayés, mais j’imagine que la chaîne du froid et les contrôles de l’inspection de l’hygiène sont plus rares !


Dans les cars


Les cars ne sont pas épargnés par les marchands ambulants. Ceux-ci vendent leurs gélatines, chips et empanadas au pied des véhicules et montent parfois, à l’occasion d’un arrêt, pour présenter leurs produits.


Dans les comedors


Dans toute l’Amérique latine, il existe de petits restaurants bon marché, qui proposent des menus à des tarifs imbattables à l’heure du déjeuner, plus rarement pour le dîner. L’almuerzo se compose généralement d’un refresco (boisson chaude), d’une soupe, d’un plat à base de riz et de viande et d’un petit postre (dessert). Le prix tourne autour de 2 ou 3 euros par personne. Nous n’avons jamais été malades.


Pour les adeptes du « sans écrans », mieux vaut éviter les comedors. Impossible d’en trouver un sans télévision… Et je ne parle pas des programmes de grande qualité qui y sont diffusés. Auden et Eylia étaient comme hypnotisés. Le côté repas familial nourri d’échanges est à oublier. Mais bon, au moins, on a la paix !


Sur le plan des quantités, avec de jeunes enfants il est tout à fait possible de commander un plat pour deux et de demander à ce que les serveurs le partagent ou apportent une assiette et des couverts supplémentaires afin que nous fassions nous-mêmes la répartition.


Cuisiner dans les auberges


Malgré les prix défiant toute concurrence des mercados et des almuerzos, je pense qu’il est tout de même plus rentable de cuisiner dans les auberges, en s’approvisionnant au marché. Pour les plus craintifs, il est possible de trouver des supermarchés dans les grandes villes. Les petites épiceries du coin (tiendas), permettent de faire l’appoint. Elles sont ouvertes 7 jours/7 (sauf en Equateur où le dimanche est plus calme), quasi 24h/24 !

Il est incontestablement plus sain, moins cher et moins aléatoire de prévoir un pique-nique dans le car. Vous serez les seuls à manger ainsi, mais qu’importe !


3) Que manger en Amérique latine ?


Omelette, plantain et gallo pinto (Nicaragua)

En Amérique latine, les fruits et légumes sont rois, mais seulement au marché ou au supermarché. Si l’on se balade dans la rue, les échoppes ne sont que temples de la junk-food : burgers, frites, poulet frit, bananes frites, pizzas, gâteaux, sodas, etc. Il ne faut pas chercher une petite salade composée ! En revanche, leurs pots de fruits coupés sont délicieux.


Chaque pays a son lot de plats traditionnels. Dans l’ensemble, on retrouve toujours les trois ingrédients phares : le riz, le maïs et la viande ou la volaille. La banane plantain s’invite à table en Equateur, Colombie et Amérique centrale. Les haricots noirs sont incontournables également dans cette région du globe. Sur la côte, le ceviche règne en maître. La coco agrémente les plats caribéens.


L’eau n’est potable que dans certaines parties du Chili et au Costa Rica (sauf sur la côte). Il faut donc s’équiper d’une gourde filtrante, des pastilles ou prévoir un budget bouteille. Dans certains comedors, il n’est pas possible de trouver de bouteilles d’eau, seuls des sodas sont proposés. Par conséquent, il faut anticiper. Nous emportions nos propres bouteilles d’eau, et personne ne nous a jamais rien dit.



4) Comment se déplacer ?


Gare routière de La Paz (Bolivie)

Durant notre séjour en Amérique latine, nous avons expérimenté deux modes de déplacements : la voiture de location et le car. Je ne m’étendrai pas sur le premier, car nous n’y avons eu recours qu’à trois reprises : trois jours au Chili, quatre jours dans le Nord-ouest argentin et 48 h au Costa Rica.


L’Amérique latine en car, du Sud au Nord


En six mois de balade, nous sommes devenus les pros des déplacements en car ! Ils n’ont plus de secrets pour nous ! Nous avions le projet de remonter l’Amérique depuis Santiago du Chili jusqu’à Los Angeles, uniquement en car. Je pense que c’était un peu ambitieux, surtout avec de jeunes enfants.


Par conséquent, nous avons levé le pied au Nicaragua. Nous sommes retournés à San José, afin de prendre un vol pour Mexico. Le Nord du Nicaragua, le Honduras, le Guatemala et le Sud du Mexique ont disparu de notre itinéraire. Nous avons poursuivi en car de Mexico à Monterrey. C’est ici que notre périple en car se termine. Pour le moment...


Comment s’y prendre pour voyager en car en Amérique latine


Dans l’ensemble, c’est assez simple. On trouve des gares routières absolument partout, jusque dans la plus petite ville. En effet, le car est le moyen de transport le plus répandu. Par conséquent, il n’y a pas d’inquiétude à avoir, on peut se rendre à peu près partout. Si ce n’est pas le cas, il sera assez simple de trouver un taxi ou un colectivo pour terminer la route.


Nous n’avons presque jamais réservé nos billets, hormis pour les trajets très longs et lorsque nous avons voyagé avec des compagnies haut de gamme. Au Pérou, il existe un site Internet qui permet de réserver en ligne (Cruz del Sur). C’est le cas également au Mexique, pour la plupart des compagnies (Primera Plus, Transpais, ETN, etc.), au Chili, en Argentine, etc. Il est aussi possible d’acheter les billets à l’avance sur place.


En règle générale, nous avons toujours réussi à être à côté (deux devant, deux derrière, ou quatre alignés). Les sièges sont numérotés et, hormis en Equateur, le placement est respecté.



Petite visite des lieux


Les compagnies haut de gamme


En matière de car, on trouver de tout, partout. Nous avons toujours essayé de jouer la sécurité en nous tournant vers de bonnes compagnies pour les longs trajets et les trajets de nuits : Pulmann au Chili, Movil Bus et Cruz del Sur au Pérou, Bolivariano en Colombie, Ado pour le Sud du Mexique, Primera Plus pour le centre, etc. En Bolivie et en Equateur, nous n’avons pas pris de car haut de gamme, mais je crois que la compagnie Bolivia Hop est correcte.


Lorsque l’on voyage dans un car haut de gamme, le cadre est souvent bien plus agréable qu’en avion : parquet au sol, siège extra-large et très inclinable, tablette, repas compris, toilettes, wifi (pas toujours), environnement propre, ceinture de sécurité, très peu d’arrêts, etc. Les prestations ne sont pas égales. Toutefois, même les moins top sont déjà luxueuses en comparaison aux autres compagnies low cost !


Les compagnies intermédiaires et low cost


Notre priorité durant ce tour du monde aura été de ne pas dépasser le budget prévu. Par conséquent, puisque celui-ci n’était pas extensible à volonté, nos 14 000 km ont davantage été parcourus en mulet plutôt qu’en cheval de course !


Faisons les présentations. Dans un car low cost, les sièges extra-larges ont cédé la place aux sièges rigides à la propreté parfois toute relative, et les tablettes, les toilettes, le wifi, les ceintures de sécurité et le parquet se sont volatilisés. En revanche, on renoue avec le pittoresque : une bonne vieille télé qui diffuse un film d’action, de guerre ou de science-fiction, des marchands ambulants qui montent proposer leurs chips, gelatinas ou plats tout prêts, des personnes qui montent et qui descendent tous les quart-d’heures, des sacs à vomis qui trônent au milieu du couloir, des arrêts pour se restaurer à des heures improbables dans des lieux improbables, une température qui va du plus glacé au plus étouffant, etc. Bref, c’est une expérience à part entière !


Au Panama et au Nicaragua, on baisse encore de gamme. Nous avons voyagé exclusivement en ancien car scolaire américain ou en colectivo. Ce n’était pas plus mal, car les conditions sont à peu près les mêmes, mais au moins on troque la télévision et la clim réfrigérante, contre de la musique et des fenêtres grandes ouvertes.


Quelques conseils


Après ces quelque 14 000 km parcourus en car à travers dix pays d’Amérique latine, je pense que l’on a un peu d’expérience sur le sujet. Par conséquent, je me permettrais de donner quelques conseils pour les voyages en famille en car avec de jeunes enfants :


  • La durée idéale du trajet : Tout dépend de vos enfants, mais nous avons trouvé que les voyages de quatre heures ne se passaient pas trop mal. C’est un bon compromis. Cela permet d’avancer, et ça reste supportable pour les enfants.

  • Les horaires : Si l’on reste sur un trajet de quatre-cinq heures, je trouve qu’il est idéal de voyager entre 10 h et 14 h-15 h. D’une part, cela permet de prendre le temps de quitter l’auberge le matin. D’autre part, le fait de pique-niquer dans le car constitue une occupation à part entière. Ce n’est pas extrêmement pratique, mais nous l’avons fait des dizaines et des dizaines de fois. Enfin, les plus jeunes peuvent terminer le voyage en faisant la sieste.

  • La température dans les cars : Il n’est pas rare qu’un voyage en car en Amérique latine se transforme en une expédition en Alaska. La clim est souvent mise à fond, et ce peut être une bonne chose d’avoir avec soi un petit sac à viande polaire ou en soie. Nous en avions un chacun et cela nous a bien servi pour l’Amérique du Sud. C’est moins vrai pour l’Amérique centrale où il fait au contraire très chaud dans les cars.

  • Les toilettes dans les cars : C’est un véritable problème avec de jeunes enfants. Et attention ! Parfois, ils annoncent des toilettes, mais qui restent fermées tout le trajet. Ils refusent de les salir, donc ne veulent pas les ouvrir. C’est aussi pour cela qu’il n’est pas vraiment envisageable de voyager plus de quatre heures, s’il n’y a pas d’arrêt officiel prévu à cet effet. Pour les longs trajets, le recours à un car haut de gamme est incontournable. Pour les cars sans toilettes, je recommande, pour les garçons, d’avoir toujours avec soi une petite bouteille en plastique, pour qu’ils puissent faire pipi dedans. Ça nous a servi à plusieurs reprises ! Nous avons même été contraints de tester l’expérience de la grosse commission dans un sac plastique…

  • Le mal des transports : Contrairement à ce que nous avions lu à droite à gauche, je n’ai pas trouvé que les chauffeurs conduisaient si mal que cela. Peut-être un peu plus en Colombie. Ce qui pose problème est surtout la nature de la route. Les virages peuvent vite avoir raison de la bonne humeur des enfants. Des sacs à vomi sont souvent accrochés aux sièges, mais il est préférable d’en avoir toujours deux ou trois sur soi (et sans trous!).

  • Les occupations : Les lecteurs MP3 nous ont beaucoup servis. Pour le reste, pas de miracles, on discute, on fait des devinettes, on regarde le paysage, on fait un peu d’école à l’oral, etc.

  • Les retards : Nous n’avons jamais connu de retard au départ. En revanche, il est préférable de prévoir entre trente minutes et une heure de retard à l’arrivée, surtout si la destination est une grande ville où il peut y avoir des embouteillages.


5) La question environnementale en Amérique latine


Quand Noël permet de recycler les déchets de la côte caraïbe colombienne.


Amoureux de la nature, vous serez à la fois émerveillés et désespérés. Les pays d’Amérique latine recèlent des trésors, mais détruisent une partie de leur environnement, sans en avoir réellement conscience. D’autres se sentent impuissants, car sans outils pour progresser.


Que ce soit sur les plans de la pollution des sols ou de l’air, du gaspillage alimentaire, des dépenses en électricité, des ondes ou de la surconsommation, il reste de nombreux progrès à faire pour la plupart de ces pays.


La situation en Bolivie, au Pérou et au Nicaragua est assez alarmante. Au Chili, en

Equateur et en Colombie, des efforts de tri sont faits dans les bâtiments publics et les auberges. Toutefois, certaines régions, comme la côte caraïbe colombienne, sont envahies de déchets. Le Panama et le Costa Rica sont les bons élèves. Le Mexique est dans un entre-deux.



6) Le climat de septembre à mars et l'altitude en Amérique latine



De la Bolivie jusqu’au Sud du Mexique, les pays d’Amérique latine se situent en grande partie dans une zone tropicale. Par conséquent, ils vivent au rythme de deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies. Les autres, comme le Chili, l’Argentine et le Nord du Mexique, ont quatre saisons.


Entre septembre et décembre, nous étions au Chili, en Argentine, en Bolivie, au Pérou et en Equateur. Nous avons évité la saison des pluies pour les quatre premiers. Le temps était frais au Chili, très agréable autour de Salta (Argentine), frais ou froid en Bolivie (dans les cordillères) et dans le Nord du Pérou, chaud sur la côte péruvienne, et très frais et pluvieux en Equateur.


C’est à partir de Cali (Colombie) que nous avons commencé à profiter d’un temps ensoleillé. Nous ne l’avons plus quitté jusqu’aux Etats-Unis (mars).


Durant nos six mois de voyage en Amérique latine, le soleil s’est couché entre 17 h et 19 h, et levé entre 5 h et 7 h. C’était parfait. Dans le cadre du débat qui anime l’Europe sur la question de la suppression du changement d’heure, et bien, de mon point de vue, je trouve qu’il est bien plus sain de se coucher tôt et de se lever tôt.


Nous n'avons rencontré que très peu de désagréments relatifs au mal des montagnes. Coup de chance ? Bonne acclimatation ? Difficile à dire.



7) Quelles sont les conditions d’hygiène et de sécurité en Amérique latine ?




Je lis et j’entends des propos alarmants sur le fait de voyager en Amérique latine. Peut-être avons-nous eu de la chance, mais il ne nous est jamais rien arrivé. Momo a oublié son téléphone dans un taxi en Bolivie, mais ce n’était pas un vol. C’est tout. Nous ne nous sommes jamais sentis en situation d’insécurité.


Sur le plan de l’hygiène, nous avons pris des précautions : gel hydroalcoolique avant de pique-niquer, consommation de légumes et fruits pelés ou cuits, consommation d’eau purifiée, etc. En revanche, nous ne nous sommes pas privés de manger au marché ou dans des comedors du coin de la rue, ni de laver les fruits et les légumes, ainsi que nos dents, avec l’eau du robinet. Momo et moi avons été malades une fois chacun, et les enfants, deux fois. Et à chaque fois de façon expresse. Cela reste honorable !


Auden est allé chez le médecin une fois au Costa Rica pour une otite, et une fois chez un ORL au Mexique, pour vérifier si l’otite était partie. Tout s’est très bien passé. En revanche, il est important de prendre contact avec son assurance pour connaître la procédure à suivre pour se faire rembourser : faut-il les prévenir avant d’aller chez le médecin, faut-il conserver toutes les factures ? etc.



8) Quelles formalités pour voyager en Amérique latine ?




Argent, banques


La carte N 26


Nous avons opté pour la carte allemande N 26. Après l’avoir perdue en Bolivie, nous en avons été privés entre le Pérou et le Costa Rica, le temps de nous en faire envoyer une autre, chez une amie. En dehors de cette période, nous ne regrettons pas notre choix. Tout est gérable à distance grâce à l’application N 26 (augmentation ou réduction immédiates de plafonds, consultation des comptes, etc.). Les retraits et paiements ne génèrent aucun frais en France.


Je noterais un défaut : le fait que l’on ne puisse pas la swipper, et qu’elle soit donc parfois inutilisable si le boîtier du commerçant ne propose pas la fonction PIN. J’ajouterai, mais ce n’est pas propre à la N 26, de bien penser à faire figurer les deux noms sur la carte. En effet, seul le nom de Momo y figure et il m’est arrivé à plusieurs reprises de ne pas pouvoir utiliser la carte, car elle n’était pas à mon nom.


Les retraits


Dans la plupart des pays traversés, il existait presque toujours des banques qui ne prélevaient aucun pourcentage sur le montant du retrait. C’est parfois contraignant de ne pouvoir retirer que dans une seule banque. Il faut s’organiser. Toutefois, sur dix mois, c’est plus que rentable !


Le dollar américain


Au Panama et au Costa Rica, il est tout à fait possible de payer en dollar américain.


Passages de frontières


En dehors de temps d’attente parfois assez longs (entre le Chili et l’Argentine, entre le Panama et le Costa Rica), nous n’avons rencontré aucune difficulté. Le mouvement migratoire né de la crise au Venezuela a compliqué notre passage de frontière entre le Pérou et l’Equateur, car nous voyagions à bord d’un car de Vénézuéliens, dont on a pris le temps de vérifier scrupuleusement les papiers. Les chauffeurs ont fini par organiser la poursuite de notre voyage par taxi, sinon nous risquions de passer la nuit à la frontière !


Nous avons traversé les frontières en car (entre le Chili et l’Argentine, entre la Bolivie et le Pérou) ou à pied (entre l’Argentine et la Bolivie, entre l’Equateur et la Colombie, entre le Panama et le Costa Rica, entre le Costa Rica et le Nicaragua). La frontière entre le Panama et la Colombie se passe nécessairement par bateau ou avion. J’y reviendrai.

Il est important de bien vérifier que les autorités tamponnent à la sortie et à l’entrée de chaque pays. Les Boliviens ont refusé de tamponner notre passeport en entrant. Nous avons craint tout au long de notre séjour que ce soit une combine pour nous faire ensuite débourser une somme à la sortie du pays. Cela n’a pas été le cas.


Carnet de vaccination et médicaments


Moi qui avais organisé scrupuleusement les documents relatifs aux vaccinations, qui avais empaqueté chaque médicament dans des sachets zip, accompagné de sa notice et de sa boîte aplatie, qui avais gardé précieusement toutes les ordonnances, et bien l’on ne nous a jamais rien demandé aux frontières ! J’ignore si c’est un coup de chance ou non.


Le passage de frontière entre la Colombie et le Panama


Prendre le bateau ou l’avion


Pour se rendre au Panama depuis la Colombie, et inversement, il n’est pas possible de passer par voie terrestre, à moins de tenir à faire plus ample connaissance avec les narcotrafiquants du coin ou avec les bébêtes de la jungle.


Pour passer la frontière, deux options s’offrent à nous : l’avion ou le bateau. La première option étant moins chère, c’est celle que nous avons choisie.


Fournir une preuve de sortie du territoire


Autre élément à prendre en compte dans l’organisation de son voyage : la preuve d’une sortie du Panama. En effet, dès notre arrivée à l’aéroport de Carthagène (Colombie), les hôtesses nous ont demandé de présenter des billets d’avion attestant que nous avions prévu de quitter le Panama dans les six mois, afin de retourner dans notre pays d’origine. J’ignore si les exigences sont les mêmes dans l’autre sens (du Panama à la Colombie).


Dans notre cas, nous n’avions aucun billet pour la France… Nous pouvions seulement présenter notre billet au départ de Los Angeles pour les Iles Cook, prévu le 30 mars suivant. Cela supposait bien que nous quitterions le Panama en mars, au plus tard. Toutefois, cela ne suffisait pas, puisque le billet n’était ni au départ du Panama ni en direction de la France. Par conséquent, nous avons effectué quelques recherches et trouvé la solution : louer un billet. Et oui, c’est possible !


Sur le site d’Orbitz (il en existe d’autres), nous avons acheté un billet Panama-France, le temps de passer la frontière. Le billet doit être annulé dans les 24 h, si l’on veut pouvoir récupérer la somme versée. Aucune taxe n’est prélevée. Nous avons eu raison de faire cela, car on nous a demandé à deux reprises de le produire, en Colombie et au Panama. Je sais que d’autres voyageurs n’ont pas été inquiétés. Toutefois, comme c’est une question de chance, je pense qu’il est préférable de prendre ses précautions, surtout avec des enfants.



9) Quelle était notre vie quotidienne durant ces six mois de voyage en mode routard en famille



Une partie du matériel scolaire des enfants.

Malgré le cadre plus souple du tour du monde, nous avons fini par retrouver une petite vie quotidienne bien rythmée. Nous étions souvent réveillés avec le soleil, c’est-à-dire très tôt ! Bien plus tôt que l’heure à laquelle nous nous réveillions en France pour aller au travail et à l’école. Toutefois, le ressenti n’est pas le même : on prend le temps ! Nous nous couchions également plus tôt qu’en France, avec le soleil, mais en ayant le sentiment d’avoir vécu une journée bien remplie.


Nous avons toujours essayé de respecter le sommeil des enfants en ne les tirant pas du lit aux aurores pour aller visiter tel ou tel site incontournable. En revanche, le gros de nos activités était concentré sur la matinée. L’après-midi était réservée à la sieste, aux jeux, à l’école, aux temps informels. Evidemment, rien n’était figé, mais nous avons souvent suivi cette trame.


Nous ne sommes jamais restés au même endroit plus de cinq jours, hormis durant nos séjours chez nos amis Costariciens et Mexicains. Afin de ménager les enfants, nous avons essayé de ne pas nous déplacer tous les jours. En règle générale, nous changions de logement tous les deux jours, avec un stop plus long de quatre ou cinq jours dans chaque pays.



Aurais-je envie de poser mes valises en Amérique du Sud ? Et les enfants ?


Une petite rue calme de la campagne colombienne (Jerico)




Les habitants d’Amérique latine ont de grandes qualités. Ils sont souriants, sociables, adorables avec les enfants, honnêtes et polis. Les paysages sont sublimes et nous avons trouvé de petites perles où j'aurais pu vouloir poser nos valises : La Serena au Chili,

Jerico en Colombie, les San Blas au Panama, les alentours du volcan Poas au Costa Rica. Les trois premiers pays ont vraiment été des coups de coeur. Probablement parce que je n’attendais rien d’eux. Je ne m’étais pas penchée sur l’organisation de notre passage au Chili. J’étais curieuse de découvrir la Colombie, mais en ayant tout de même quelques réticences. Enfin, le Panama ne représentait qu’un passage obligé pour se rendre au Costa Rica. En définitive, je crois qu’il est la plus belle surprise de ce tour du monde. Cela démontre bien qu’il est parfois préférable de se laisser porter, sans rien préparer, afin de n’avoir aucun a priori.


Toutefois, la pollution, la qualité de la nourriture et le règne de l’enfant-roi m’invitent à penser que, pour le moment, je me vois mieux en France, sur le long terme. Je crois également que j’aime trop le calme pour vivre en Amérique latine ! C’est plaisant un temps, mais entendre de la musique à longueur de journée ou devoir partager les bruits de la vie quotidienne du voisin n’est pas vraiment ma tasse de thé.


Auden et Eylia ont, je pense, passé de très bons moments en Amérique du Sud. Bien que les trajets en car aient pu parfois être difficiles, ce n’est vraisemblablement pas ce qu’ils garderont en mémoire. Et heureusement ! Eylia a adoré l’Amérique centrale. Il faut dire qu’entre les plages et les animaux, il y a de quoi être émerveillé ! Malgré les sérieux atouts de cette région du globe, son pays préféré est la Bolivie. Elle évoque la gentillesse des habitants envers les enfants et les superbes paysages du Lac Titicaca, du

Sud Lipez et du Salar d’Uyuni . Auden n’a pas une vision précise de notre parcours, mais il nous ressort fréquemment des noms d’étapes, même anciennes ! Il réclame de revoir les vidéos. On sent qu’il souhaiterait conserver un maximum de souvenirs de ce voyage. On perçoit parfois son désarroi, lorsqu’Eylia raconte une anecdote et qu’il ne situe pas les événements aussi précisément qu’elle. En revanche, ce tour du monde en aura fait un vrai petit voyageur de quatre ans et demi, qui a acquis certains réflexes de baroudeur !


La langue espagnole a séduit Eylia sur le tard. Ce n’est qu’au bout de quatre mois et demi de voyage qu’elle a eu le déclic. Aujourd’hui, je surprends souvent Auden et Eylia à jouer à parler Espagnol. Auden baragouine, mais Eylia parvient à construire de petites phrases, tout en s’amusant. Maintenant que nous sommes arrivés dans les pays anglophones, elle me demande régulièrement de réviser l’Espagnol. De son côté, Auden demande la traduction en Espagnol des mots anglais qu’ils rencontrent. Pourvu que ça dure !



Quel budget pour presque quatre mois en Amérique du Sud en famille ?



Notre budget réel pour le Mexique et le Costa Rica n’est pas celui qui est indiqué ci-dessous, car nous avons vécu en grande partie chez des amis. J’ai simulé un budget en fonction des quelques journées que nous avons passées à nos frais.


Les chiffres indiqués sont ceux pour deux adultes et deux enfants de 4 et 7 ans, pour des logements et une alimentation bon marché, des déplacements essentiellement en car et des activités standard.



Chili (13 jours)


  • Hébergement (/j) : 49 euros ;

  • Nourriture (/j): 22,89 euros ;

  • Transports (/j): 29,50 euros (dont une location de voiture à San Pedro de Atacama) ;

  • Activité : 59 euros au total ;

  • Moyenne globale par jour : 111,59 euros ;

  • Total : 1450,71 euros.


Nord-Ouest argentin (10 jours)


  • Hébergement (/j) : 23,31 euros ;

  • Nourriture (/j): 22,83 euros ;

  • Transports (/j): 39,65 euros (dont une location de voiture autour de Salta) ;

  • Activité : 0 ;

  • Moyenne globale par jour : 96,42 euros ;

  • Total : 964,20 euros.


Bolivie (23 jours)


  • Hébergement (/j) : 17,56 euros ;

  • Nourriture (/j): 17,48 euros ;

  • Transports (/j): 5,44 euros ;

  • Activité : 713,25 euros au total (dont un tour dans le Sud Lipez de quatre jours) ;

  • Moyenne globale par jour : 75,42 euros ;

  • Total : 1734,63 euros.

Pérou (28 jours)

  • Hébergement (/j) : 17,01 euros (sans compter trois nuits en car, prises en compte dans le budget transport) ;

  • Nourriture (/j): 22,32 euros ;

  • Transports (/j): 18,54 euros ;

  • Activité : 392,67 euros au total ;

  • Moyenne globale par jour : 77,24 euros ;

  • Total : 2162,85 euros.


Equateur (17 jours)


  • Hébergement (/j) : 22,76 euros ;

  • Nourriture (/j): 19,67 euros ;

  • Transports (/j): 17,05 euros ;

  • Activité : 213,16 (dont une excursion en Amazonie de deux jours) ;

  • Moyenne globale par jour : 77,91 euros ;

  • Total : 1324,47 euros.


Colombie (20 jours)


  • Hébergement (/j) : 25,77 euros (une nuit en car, comptée dans le budget transports);

  • Nourriture (/j): 16,81 euros ;

  • Transports (/j): 23,33 euros ;

  • Activité : 69,67 euros au total ;

  • Moyenne globale par jour : 80,78 euros ;

  • Total : 1615,61 euros.


Panama (14 jours)


  • Hébergement (/j) : 41,64 euros ;

  • Nourriture (/j): 24,32 euros ;

  • Transports (/j): 15,38 euros ;

  • Activité : 426,32 euros au total (dont trois jours aux San Blas) ;

  • Moyenne globale par jour : 117,40 euros ;

  • Total : 1643,60 euros.


Costa Rica (17 jours)


  • Hébergement (/j) : 50 euros ;

  • Nourriture (/j): 27,50 euros ;

  • Transports (/j): 29,50 euros ;

  • Activité : 120 euros au total (parc de Cahuita, Manuel Antonio, Poas, Irazu) ;

  • Moyenne globale par jour : 115 euros ;

  • Total : 1955 euros.


Nicaragua (9 jours)


  • Hébergement (/j) : 15,70 euros ;

  • Nourriture (/j): 15,69 euros ;

  • Transports (/j): 7,36 euros ;

  • Activité : 143,81 euros au total ;

  • Moyenne globale par jour : 62,14 euros ;

  • Total : 559,30 euros.


Mexique (34 jours)


  • Hébergement (/j) : 40 euros ;

  • Nourriture (/j): 25 euros ;

  • Transports (/j): 25 euros ;

  • Activité : 220 euros au total (dont une matinée d’observation de baleines) ;

  • Moyenne globale par jour : 100 euros ;

  • Total : 3400 euros.


Total pour 185 jours en Amérique latine :


16 810,37 euros (avec une moyenne par jours de 90,86 euros).


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