• Léo

Voyager sac au dos en famille en Corée du Sud (26 avril – 9 mai)

Mis à jour : 1 juin 2019


Ça y est, nous foulons du pied le sol asiatique ! Après six mois en Amérique latine en

mode routard, plus de trois semaines de road-trip en famille dans le grand Ouest américain, une semaine aux Iles Cook et trois semaines de road-trip en Nouvelle-Zélande, nous entamons nos deux derniers mois de tour du monde en famille.


La Corée du Sud n’était pas prévue dans notre itinéraire prévisionnel. Trop chère ! Cependant, une bonne gestion de notre budget nous a permis de modifier nos plans.

Nous n’attendions rien de ce pays. C’était, avec le Japon, un de nos destinations bonus. Toutefois, nous avions, forcément, des images en tête. Ce séjour a totalement mis à plat les représentations que nous avions de la Corée du Sud. Nos craintes se sont révélées infondées. Nos désirs n’ont pas trouvé de réponse. Nos certitudes se sont effondrées. C’est ça, le voyage !


En route pour le pays du matin calme. Ou du matin frais… ? Bref, en route pour la Corée du Sud !


Une rue de Busan

1) Quelques infos sur la Corée du Sud


La Corée du Sud, forte de ses 51 millions d’habitants, sur un territoire six fois plus petit que la France, se situe en Asie de l’Est, au sud de la Corée du Nord, dont elle est séparée par une zone démilitarisée. Séoul, sa capitale, compte près de dix millions d’habitants. Le pays est actuellement dirigé par le président Moon Jae-in.


La Corée du Sud, un colosse au pied d’argile ?


La Corée du Sud est un pays de records et de paradoxes, j’y reviendrai. Onzième puissance mondiale en 2019, elle affichait pourtant un PIB par habitant proche d’un pays en développement, au début des années 1960. Le PIB par habitant est passé de 91 dollars américain, en 1961, à près de 30 000, en 2017, c’est-à-dire trois-cent-trente fois plus ! Certes, le dollar n'avait pas la même valeur à l'époque, mais tout de même ! À titre de comparaison, le pays le plus pauvre du monde est, aujourd’hui, le Soudan du Sud, avec un PIB par habitant de 223 dollars.


La Corée du Sud est aussi le pays du monde qui affiche le plus fort taux de suicide. Entre un héritage confucéen, qui impose des règles de vie très strictes, et une existence qui repose sur une obligation de résultat, les Sud-Coréens sont soumis à une pression sociale permanente. Ce pays s’est relevé et construit à vitesse grand V. Cette croissance spectaculaire en a fait LE pays de la réussite, de la résilience économique. Ses habitants doivent être à son image.


Bien que la religion la plus représentée soit le christianisme, avec une majorité de protestants, les Sud-Coréens continuent de vivre selon les préceptes du confucianisme, davantage perçu comme une philosophie, et sur lesquels le pays s’est fondé depuis plus de deux millénaires. Selon Confucius, une société n'est viable et respectable que si elle repose sur le respect de la hiérarchie, du père, du mari, de l’aîné, sur la valeur travail et sur la confiance entre amis. Il n’est pas simple d’évoluer dans un groupe dans lequel on craint son supérieur, dans lequel il ne faut faillir, il ne faut se plaindre ou montrer ses faiblesses. Plus encore qu’au Japon, les Sud-Coréens sont soumis à des contraintes qui minent leur quotidien. Par exemple, dès leur plus jeune âge, les enfants suivent des cours après les cours. On comprend, qu’à un moment, la goutte d’eau puisse faire déborder le vase...


La Corée du Sud et ses relations diplomatiques


Pour mieux cerner la Corée du Sud d’aujourd’hui et ses relations diplomatiques, il faut également avoir en tête différents éléments : l’occupation du territoire coréen par les Japonais, de 1910 à 1945 ; la partition de la péninsule coréenne en deux zones, aboutie en 1948, donnant naissance à la Corée du Sud, soutenue par les Etats-Unis, et à la Corée du Nord, soutenue par l’URSS ; la guerre de Corée (1950-1953) entre la Corée du Sud et la Corée du Nord, qui n’est toujours pas terminée, bien que les combats aient cessé ; l’alliance étroite entre la Corée du Sud et les Etats-Unis.


La Corée du Sud, un pays puissant, mais pollué


La Corée est également un pays qui tient des records en terme de pollution. Son taux d’émission de CO2 est un des plus élevés d’Asie de l’Est.


Une grande partie de la pollution atmosphérique vient, malheureusement, de son voisin chinois. C’est assez injuste… Au mois de mars 2019, le pays venait de battre son record de pollution aux particules fines. Nous l’avons vu, un grand nombre de personnes porte des masques. Le gouvernement prend des mesures, préventives, curatives ou de confort : favoriser l’utilisation de voiture roulant au gaz naturel, développer l’utilisation de purificateurs d’air dans les bâtiments publics, mettre en place une circulation alternée, fermer les centrales à charbon, nettoyer l’air par le déclenchement artificiel d’averses, négocier avec la Chine, etc. Cela suffira-t-il ?


2) Mon ressenti sur la Corée du Sud


La Corée du Sud, un pays aux multiples paradoxes


Je crois pouvoir affirmer que la Corée du Sud est le pays qui nous a le plus surpris. Il a cassé tous nos préjugés. Nous le pensions vert, il s’est avéré gris : la grisaille du ciel, la tristesse de l’architecture urbaine, la fadeur des collines, ternies par la pollution ambiante.


Nous croyions les Sud-Coréens fermés et austères. Nous les avons trouvé sociables et soupçonnons un potentiel blagueur, quoique bridé par les codes sociaux. En revanche, les transports en commun ne sont pas les endroits idéals pour apprécier et discerner la facette décontractée des Coréens. Je ne leur en veux pas !


Nous redoutions la rigueur confucianiste. Nous avons souvent déploré le manque de correction.


Enfin, la Corée du Sud nous a étonné par sa propension à être à la pointe de la modernité sur plusieurs plans, à démontrer des capacités d’organisation sans failles, tout en étant totalement archaïque, désordonnée et déstructurée !


Ma déception : les paysages


Je suis à la fois surprise et déçue. Plantons le décor. Commençons par le point négatif. Je ne peux faire de généralité, n’étant restée sur place que deux semaines, à peine.

Toutefois, je dois reconnaître que j’aurais imaginé et espéré découvrir de jolis paysages poétiques. Il n’en est rien. De Séoul jusqu’à Busan, à travers la fenêtre du train, je n’ai aperçu que des collines aux couleurs ternes, passées, et des villages sans charme. Je sais, ce n’est pas depuis un rectangle de plexiglass que l’on se fait une idée d’un pays. Cependant, lorsque je prends le train en France, je ne me lasse pas de contempler les paysages, qui ne me déçoivent jamais. Par conséquent, je trouve que c’est déjà un bon indice.


Une fois sur place, nous ne sommes allés qu’à deux reprises nous balader dans la campagne coréenne. Les environs du village d’Hahoe confirment l’impression que j’avais depuis le siège de mon train. Si le village est superbe, les tons des collines environnantes sont fades, le relief répétitif, les rizières marécageuses. Je suis sévère, c'est vrai. En revanche, aux abords du temple d’Haiensa, la nature est davantage à l’image de ce que j’imaginais : délicate et lumineuse. Toutefois, elle n’a rien de dépaysant.



Bref, les paysages coréens ne m’ont pas conquise. Peut-être ne sommes-nous pas allés au bon endroit. Peut-être existe-t-il des sites où le panorama est à couper le souffle ? C’est possible. C’est notamment le cas, je crois, sur l’île de Jeju ou dans le parc de Seoraksan. Cependant, lorsque l’on n’a que deux semaines, il est compliqué de s’y rendre. Peut-être n’avons-nous pas choisi la bonne saison. Il est possible que l’été ou l’automne habillent la nature coréenne et la subliment. Par ailleurs, durant notre séjour, le ciel était souvent couvert. La grisaille a contribué à ternir le tableau. Toutefois, je crains aussi que cet effet voilé ne soit dû au fort taux de pollution atmosphérique dont est victime l’Asie de l’Est dans son ensemble.


Si la Corée du Sud n’est pas, au vu de notre expérience, le pays des paysages naturels exceptionnels, ce n’est pas non plus la contrée où les paysages urbains valent le détour. En dehors des temples, qui sont incontestablement superbes, et des quelques rares petits villages traditionnels, qui deviennent de véritables attractions, les villes ont une esthétique… qui leur est propre ! L’architecture coréenne n’a rien à envier à celle d’une ville de l’ex-URSS ! Les constructions ne sont ni modernes et étincelantes ni anciennes et charmantes. Seul les marchés et le port de Busan sont intéressants à analyser.



Exception faite de Séoul ou de Gyeongju, qui nécessiteraient un développement particulier, les immeubles sont défraîchis, le design rappelle celui des HLM français première génération, et les toits en taules, aux couleurs criardes, ne suffisent pas à rompre la monotonie de ce tableau urbain. Les arbres et jardins d’ornement se font rares. Seuls les fils électriques décorent les rues.


Une heureuse surprise : des Sud-Coréens absolument adorables!


C’est LE point positif du voyage. J’imaginais les Sud-Coréens comme on dépeint parfois les Chinois : peu avenants, rustres, fermés. C’est tout le contraire ! À peine avons-nous poser un pied sur le sol coréen que nous avons pris la mesure de la gentillesse de ce peuple. Nous ne comptons plus le nombre de personnes qui ont cherché à nous aider, à entrer en contact avec nous, à nous questionner sur notre voyage.


Si les Sud-Coréens se sont montrés serviables, curieux et ouverts avec Momo et moi, je vous laisse imaginer quelle a pu être leur attitude avec les enfants ! Dès le premier jour, Eylia a été kidnappée à deux reprises pour poser sur une photo ! Auden et Eylia ont reçu des bonbons, des légumes, un bracelet, des couronnes, et j’en passe ! Pas une seule fois nous n’avons marché dans la rue sans que l’on interpelle les enfants. Pas une seule fois nous n’avons pris le métro sans que les passagers se battent pour laisser la place à Auden et Eylia. Pas une seule fois nous sommes entrés dans un magasin sans qu’on leur sourie, les questionne ou leur caresse les cheveux ! De vraies stars !


Au musée de Gyeongju, atelier confection de couronnes (gratuites) pour les enfants !

3) Quel itinéraire pour deux semaines en famille en Corée du Sud


Nous aurions pu prévoir davantage d’étapes. Je pense qu’il était possible d’en rajouter une de plus. Toutefois, nous ne voulions pas courir. Après huit mois de tour du monde en famille, nous n’avons plus la même réserve d’énergie qu’au Chili !


Nous sommes restés trois jours à Séoul, deux à Andong, un à Daegu un au temple d' Haiensa, un à Gyeongju, deux à Ulsan et trois à Busan. Nous avions hésité à aller une nuit ou deux du côté de Boseong ou Damyang, dans le Sud-Ouest du pays, pour voir les plantations de thé et la forêt de bambous, mais cela aurait été trop fatigant. Nous avons préféré être raisonnables ! Pour une fois...


4) Comment se déplacer en Corée du Sud?


Il est très simple, malgré la langue, et peu coûteux de se déplacer en Corée du Sud. Après six mois de car en Amérique latine et deux mois de road-trip en famille dans le grand Ouest américain et en Nouvelle-Zélande, nous avons expérimenté un nouveau moyen de déplacement ! Nous nous sommes déplacés en train pour les longs trajets et en bus pour les excursions à la journée.


Il existe un Korail pass. Etant donné que nous n’avons utilisé les lignes KTX (TGV) qu’une seule fois, cela n'était pas rentable pour nous. Il faut bien étudier son itinéraire en amont. La plupart du temps, nous circulions dans des trains locaux, type TER.


Gare d'Ulsan

En ville, il est assez rentable d’acheter une carte T-Money, que l’on recharge au fur et à mesure, et qui permet de se déplacer en métro et en bus. Elle est valable sur tout le territoire. Il est même possible de s’en servir pour faire des achats dans les convience stores, c’est-à-dire les magasins des chaînes Seven Eleven, CU, GS 25, Lotte Mart, etc. Ce sont des supérettes ou supermarchés ouverts 24 h/ 24, sept jours sur sept.


5) Où dormir en Corée du Sud ?


Là, encore, nous avons été surpris par le prix des logements. Nous pensions que notre budget aurait été plus important. Comme à notre habitude, nous nous sommes tournés vers les tarifs les plus bas. Les prestations sont correctes, à des prix raisonnables, que ce soit en auberge de jeunesse ou en hôtel bas de gamme.


Nous avons préféré assurer nos arrières et réserver les logements sur Booking, deux semaines avant notre arrivée. Peut-être aurions-nous trouvé des tarifs intéressants en nous y prenant au dernier moment. Toutefois, nous ne sommes pas en Amérique du Sud ! Lorsque les prix flambent, ça peut faire très mal !


Précisons-le, il est très probable que vous dormiez dans des chambres « style coréen » ! Derrière cette appellation se cachent un petit matelas (un yo), une couette légère et un chauffage au sol (le ondol) ! En effet, la chambre traditionnelle coréenne est une pièce au décor minimaliste, dans laquelle on dort par terre, ou presque… Mieux vaut avoir le dos en bon état, quoique l’on dise qu’il serait meilleur pour la colonne vertébrale de dormir dans ces conditions !


Nos couches au temple d'Haiensa !

Nous sommes en Corée du Sud et il est incorrect d’entrer dans une chambre en chaussures. Lorsque l’on vit à la coréenne, de façon traditionnelle, le sol se doit d’être propre, puisque l’on dort dessus et que l’on s’y assoit pour manger. Par conséquent, à l’entrée de chaque logement, se trouve un petit espace qui sert à retirer ses chaussures, et les troquer contre une paire de claquettes d’une élégance à toute épreuve ! Ces dernières sont fournies par l’hôtel. Par ailleurs, les Coréens font les choses bien. Les gérants offrent souvent un petit set de toilette : brosse à dents, dentifrice, rasoir, lingettes, crème hydratante, etc. Pour se laver, l’établissement met presque toujours à disposition une petite serviette de toilette, du gel douche, du shampoing et du démêlant.


Il est tout à fait possible de trouver des logements équipés d’une cuisine. En revanche, le nombre d’ustensiles est souvent limité.


6) Où et quoi manger en Corée du Sud?


Encore et toujours, pour faire des économies, il faut cuisiner ! C’est d’autant plus vrai dans les pays où le coût de la vie est important. Par conséquent, nous avons, une fois de plus, cherché à manger dans les auberges en cuisinant les produits du marché. Comme en Amérique latine, les marchés sont une institution et les produits sont de qualité. Les supermarchés sont plus difficiles à trouver. En ce qui concerne les commerces de proximité, les prix pratiqués dans les convience stores impliquent de ne s’y rendre qu’en dernier recours.


La street food est reine. Nous avons testé plusieurs mets, aussi bons que gras ! Cette nourriture n’est pas si bon marché qu’on ne le pense. Par conséquent, mieux vaut, pour ses fesses et son porte-monnaie, ne pas se contenter uniquement de cela.


Que manger en Corée du Sud ? Des produits de la mer ! On en trouve partout, sous toutes les formes. En dehors de cela, les Coréens sont fans d’omelette en tout genre, de diverses sortes de brochettes, de nouilles (parfois à la patate douce), de tofu, de makis et de sushis, et de desserts à base de pâte de haricots rouges (le bungeoppang, par exemple). J’oubliais le piment, qui accommode tous les plats, notamment le célèbre kimchi. C’est un assortiment de légumes, souvent du chou, marinés dans une sauce très fortement pimentée. Il sert systématiquement d’accompagnement ou d’entrée.


Le kimchi, à droite, dans la sauce rouge


Nous avons testé le barbecue coréen, réputé dans le pays. Je n’ai pas été conquise. Je ne vois pas vraiment ce qu’il a de spécial. C’est un repas à la plancha, quoi ! En revanche, ça m’a amusé de goûter des vers à soie. Ça, c’est original ! Le sundae, leur boudin noir, n’a rien d’exceptionnel, mais bien accompagné et assaisonné, ce n’est pas mauvais.

J’ai adoré les chamoe, ou melons coréens, qui sont de petits fruits jaunes et blancs au goût de melon d’eau.


Barbecue coréen

Dans la rue ou au marché, on peut manger pour 6 000 wons (4,50 euros) par personne. Je pense qu’il est difficile de s’en sortir, en street food, à moins de 12 000 wons par repas, pour deux enfants et deux adultes, c’est-à-dire neuf euros.


Les petits-déjeuners sont souvent compris dans le prix des nuits en auberge et en hôtel.

Les logements sont presque toujours équipés d’une fontaine à eau.


7) Quelles activités ?


Nous ne courrons pas après les activités payantes, à moins qu’elles nous assurent de vivre une expérience unique, qui nous marquera à vie, ou qu’elles soient à des prix tout à fait compétitifs. Nous avons acheté le Royal Palaces Pass qui permet d’avoir accès à tous les temples les plus importants de Séoul. Etant donné que nous vivions ici nos premières heures en Asie, au cours de ce tour du monde, nous avions soif de temples ! Celle-ci a été rapidement étanchée !


Palais de Gyeongbokgung

Nous avons vécu une expérience tout à fait singulière en passant une nuit et une journée dans le temple bouddhiste d’Haiensa, dans le cadre du programme Temple Stay. Unique !


En dehors des activités payantes, nous avons visité le village d’Hahoe, traversé la forêt de bambous d’Ulsan, découvert le quartier de Gamcheon à Busan, arpenté les allées du marché de poisson, et bien d’autres choses encore.


8) Nos enfants en Corée du Sud


Auden, Eylia et leur vision de la Corée du Sud


Comme expliqué plus haut, Auden et Eylia ont été de vrais stars en Corée du Sud. Je savais que les enfants européens étaient de véritables curiosités pour les Asiatiques. Toutefois, je ne m’imaginais pas que c’était à ce point !


En Corée du Sud, Eylia a adoré Séoul, le temple stay à Haiensa, ainsi que la forêt de bambous d’Ulsan et le marché aux poissons de Busan.



Elle a été étonnée par la gentillesse des Sud-Coréens. Ça lui a rappelé la Bolivie ou le Mexique, lorsque nous avons vécu dans une famille mexicaine. Je pense qu’Auden sera aussi marqué par notre journée chez les moines bouddhistes. Il nous en reparle encore.


Auden au temple d'Haiensa

Pour les enfants, la Corée du Sud sera également le pays des chiens ridicules, comme partout à travers le globe, d’ailleurs ! C’est un peu le fil rouge, depuis le début du tour du monde. Que ce soit en Amérique du Sud, avec les chiens en robe à Lima, au Mexique avec les Chihuahuas, ou bien le grand Ouest américain avec les chiens à casquettes, le ridicule n’a pas de frontières ! En Corée, nous avons vu des poussettes et landaus pour chiens, des bestioles vêtues de tenues fort singulières et un chat maquillé !


Les enfants ont aussi été intrigués par l’alphabet coréen. Eylia s’est amusée à déchiffrer les signes, sans succès !


Les jouets et l’école en voyage


La Corée du Sud aura été le pays des Sylvanians. Vous savez, ces petites familles d’animaux, guère plus hauts qu’un pouce, que les enfants adorent. Je m’explique.

Depuis le mois de février, j’ai mis en place un système de croix, qui servent à sanctionner une journée qui s’est bien déroulée, sur divers plans (organisation, école, propreté, obéissance, etc.). Cette formule avait surtout pour objectif d’aider Auden à s’assagir, d’inviter Eylia à gagner en maturité, et de conduire les deux à se responsabiliser. De façon à ce que ce soit motivant pour les enfants, il a bien fallu les appâter ! C’est pour cette raison que je leur ai promis qu’ils auraient un cadeau, toutes les cinquante croix, une fois en France. En manque d’inspiration, ou plutôt dans l’impossibilité de faire un choix quant à la nature de leurs futurs jouets, un soir, je leur ai proposés de faire appel à Google et de jeter un coup d’oeil à la collection des Sylvanian Family. Qu’ai-je fais là ! Depuis cet instant, ils ne jurent que par ces figurines et leur univers. Ils en parlent à longueur de journée ! Ils s’imaginent en train d’y jouer et ont déjà prévu une liste de cadeaux pour leurs anniversaires respectifs et Noël, jusqu’en 2021, afin de compléter leur collection !


Eylia progresse en anglais, bien qu’il soit moins stimulant de pratiquer cette langue lorsque l’on ne vit pas au quotidien avec des personnes qui la parlent. Auden s’y met aussi, à son niveau et à son rythme. Toutefois, il se concentre surtout sur ses petits livres de lecture en français, qu’il déchiffre de mieux en mieux.


La Corée du Sud entre frère et soeur


Leur nouvelle passion pour les Sylvanians a encore rapproché Auden et Eylia. Désormais, il est amusant de les voir discuter durant de longs moments, tout en se baladant dans la rue. Il y a six mois, ils se seraient battus ! Il y a un mois ou deux, ils se seraient contenté de jouer et de se courir après, tout simplement. Et c’était déjà bien. Aujourd’hui, on dirait deux adultes qui échangent sur des sujets qui les intéresse. C’est très drôle de les observer ! Leur complicité se renforce de jour en jour. Eylia sait comment apaiser Auden, le rassurer, le consoler. Auden sait amuser sa sœur. Au début du tour du monde, et durant plusieurs mois, ce n’était que jalousie et méchanceté. Aujourd’hui, ce sont de vrais copains !



Les enfants sont devenus des marcheurs de compet’ ! Depuis la randonnée du Parc national du Tongariro, en Nouvelle-Zélande, les kilomètres ne les effraient plus. Ils ont réussi un tel exploit que, désormais, marcher dix kilomètres leur paraît ridicule. En Corée, nous avons parcouru, chaque jour, entre huit et treize kilomètres. Eylia ne se plaint plus jamais. Auden est égal à lui-même : tout blanc ou tout noir ! Toutefois, lorsqu’il ne veut pas avancer, nous savons désormais que ce n’est pas un problème de capacités physiques, mais de fainéantise.


9) Trucs et astuces du voyageur en Corée du Sud

  • Eau du robinet : Nous n’avons pas réussi à savoir si l’eau du robinet était potable ou non. Nous l’avons bue à Séoul. Toutefois, pour le reste du séjour, nous avons systématiquement trouvé des fontaines à eau dans les hôtels. Par conséquent, nous n’avons pas eu à nous poser de questions.

  • Prise de courant : Pas besoin d'adaptateur.

  • Banque : Nous n’avons pas trouvé de banque coréenne qui ne ponctionnait pas une certaine somme, lors des retraits. Toutefois, les prélèvements ne sont pas énormes. De l’ordre de 3 000 ou 4 000 wons, quel que soit le montant retiré.

  • Transports : Les transports sont très peu coûteux en Corée du Sud, que ce soit le bus ou le train.

  • Carte T-Money : Cette carte est très pratique. Elle sert de carte de transport, que l’on recharge au fur et à mesure, et de carte de paiement dans les convenience stores (Seven Eleven, CU, GS 25, etc.). Elle est valable sur tout le territoire et peut être conservée dix ans.

  • Affaires de toilette : La majorité des hôtels, même bon marché, fournissent de petites serviettes de toilette, du dentifrice, du gel douche, du shampoing et du démêlant. Ils offrent souvent des brosses à dents, des rasoirs, des lingettes, etc. C’est très pratique !

  • Chauffage au sol : On en trouve dans presque toutes les chambres d’hôtel, surtout celles où l’on dort par terre. C’est très utile pour faire sécher les vêtements !


10) Quel budget pour deux semaines en famille en Corée du Sud?


Taux de change en avril-mai 2019 : 1 euro = 1293 wons.


Hébergement : 663 euros pour 13 nuits (51 euros de moyenne, par nuit, pour quatre). Logements bon marché, mais corrects. Types de logements : deux fois en studio, trois fois en chambre d’hôtel, une nuit dans un temple bouddhiste, une nuit en auberge de jeunesse. Nous avons dormi trois fois sur des matelas au sol.


Nourriture : 344 euros pour 13 jours (26,50 euros de moyenne, par jour, pour quatre). Nous avons essentiellement cuisiné et, parfois, mangé de la street food.


Transports : 159 euros pour 13 jours (12 euros de moyenne, par jour, pour deux adultes et un enfant de plus de six ans). Transport en train ou en bus. Une seule fois en KTX.


Activités : 15,50 euros (prix du royal palaces pass de Seoul). Nous avons compté les 140 euros du temple stay d’Haiensa dans le budget logement.


Total : 1220 euros (94 euros de moyenne, par jour, pour deux adultes et deux enfants).


An-nyeong-hi ga-se-yo! :)


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