Bilan de notre séjour au Panama (23 décembre – 6 janvier)


Le Panama ne fait pas souvent partie des itinéraires de tours du monde. On lui préfère le Costa Rica. Pourtant, il possède de nombreux atouts.


Nous ne pensions pas y rester plus de quelques jours. Nous ne l’envisagions qu’en tant que passage obligatoire pour se rendre au Costa Rica, depuis la Colombie.


En définitive, nous y sommes restés quatorze jours et, si nous n’avions pas eu d’impératifs au Costa Rica, nous aurions pu y rester davantage !


[Nos étapes : Panama City, archipel des San Blas, Jaramillo Arriba, archipel de Bocas del Toro].

Isla Ina, Archipel des San Blas


Quelques infos sur le Panama


Le Panama se situe en Amérique centrale, sur l’isthme du même nom, au nord de la

Colombie et au sud du Costa Rica. Ce pays de 3, 6 millions d’habitants est presque neuf fois plus petit que la France.


Les côtes panaméennes sont découvertes au début du XVIe siècle. L’isthme est rapidement colonisé par les Espagnols. À l’époque, le Panama est un nœud stratégique, permettant de convoyer les métaux précieux du Pérou, par la côte pacifique, jusqu’en Espagne, depuis la côte caraïbe. Le territoire est régulièrement en proie aux attaques de pirates ou de corsaires.


Au début du XIXe siècle, lors de la prise d’indépendance de la Colombie, le Panama y reste rattaché, appartenant ainsi à la Grande-Colombie. Il fera ensuite partie de la République de nouvelle-Grenade, deviendra un Etat souverain, avant de redevenir un département de la République de Colombie.


Ce n’est qu’en 1903 qu’il déclare son indépendance vis-à-vis de la Colombie, soutenu par les Etats-Unis. Un traité, signé entre ces derniers et le Panama, fait du pays un protectorat. L’intérêt stratégique de cette région est évident. C’est pourquoi les Américains ont négocié ce traité, afin obtenir la souveraineté sur la zone du canal. Ce dernier est inauguré en 1914.


Dès la fin des années 1960, les dirigeants panaméens s’efforcent de se libérer de l’emprise qu’ont les Américains sur le canal et dans les affaires intérieures du Panama. En 1977, un nouveau traité est signé avec les Etats-Unis. Ils prévoient un transfert de souveraineté sur le canal, au bénéfice du Panama, à compter de la fin de l’année 1999. Toutefois, le pays continue à entretenir des liens étroits avec les Etats-Unis.


Sur le plan économique, le Panama est le pays le plus puissant d’Amérique centrale. Ceci s’explique notamment par l’existence du canal.


Mon ressenti général après 14 jours au Panama


Nous n’attendions rien du Panama. Comme expliqué plus haut, nous pensions simplement le traverser. En creusant un peu, il a semblé évident que le pays méritait que l’on s’y attarde davantage.


Nous avons bien fait. Le Panama est une perle. Il n’a pas grand-chose à envier à ses voisins. Que ce soit sur le plan de la diversité des paysages, de la faune, de la flore, de la modernité, des transports et mille autres choses encore, le Panama vaut le détour.


J’y ai passé quelques-uns des meilleurs moments de notre tour du monde.


Le Panama en 10 points


1) Les paysages


Le Panama concentre une grande diversité de paysages sur un petit territoire. Il possède deux façades maritimes : la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique. Les plaines qui bordent ce dernier changent des paysages très vallonnés d’Amérique du Sud. Si les plus hauts sommets panaméens n’atteignent pas des hauteurs aussi vertigineuses que dans les Andes, le volcan Barù culmine tout de même à 3 474 m. Nous le voyions depuis la fenêtre de notre appartement de Jaramillo Arriba.



La flore du Panama est exceptionnelle. Entre jungle et mangroves, la faune y trouve un habitat parfait. Entre le mystérieux quetzal, les singes, les jaguars, les pumas, les paresseux, les oiseaux, les poissons, les dauphins, etc. le pays ne fait pas pâle figure face au Costa Rica.


Paresseux. Archipel de Bocas del Toro

Le Panama est un pays d’archipels. Il compte un nombre d’îles et d’îlots incroyables, tant du côté pacifique que caraïbe. Nous avons découvert celui des San Blas et celui de Bocas del Toro. Les amoureux du snorkelling ont de quoi faire !



Au Panama, seule la capitale a le statut de grande métropole. La forte américanisation du territoire lui donne des airs de Manhattan. Toutefois, Panama City allie modernité et histoire. Le quartier de Casco viejo a conservé les traces de la colonisation espagnole. En dehors de la capitale, les villes comme David ou Santiago n’ont pas véritablement d’attraits. Elles ont en revanche l’avantage de ne pas être étouffante (si ce n’est sur le plan de la chaleur!).


Panama City

Les campagnes se partagent entre paysages de forêt humide et de région caféière ou paysages de plaines où l’on cultive la banane plantain. Les petites maisons colorées, souvent sur pilotis, s’y fondent dans un écran de verdure.


Quels sont les spots que nous avons choisi de laisser de côté ? Nous aurions aimé découvrir la côte pacifique. Toutefois, j’ai omis de prendre en compte le fait que nous étions en période de fêtes. En tentant de réserver au dernier moment, plus aucun logement de notre gamme de prix n’était disponible à Las Lajas.


Nous ne sommes pas non plus allés nous enfoncer dans la jungle dense de la région du Darien. Nous avons déjà découvert l'Amazonie en Equateur et nous ne souhaitions pas prendre le risque d’emmener les enfants dans une province aussi dangereuse que celle qui sépare le Panama de la Colombie. En effet, elle est le repaire de nombreux criminels et narcotrafiquants. S’il était tout à fait possible de s’y rendre, accompagnés d’un guide, dans un objectif nature, nous avons préféré nous tourner vers d’autres destinations.


2) L’écologie


Depuis la Bolivie, j’ai le sentiment que plus nous remontons vers le Nord, plus les pays traversés accordent une importance à l’écologie. Cela s’explique aussi par le fait que des pays comme le Panama ou la Colombie peuvent davantage se permettre d’allouer des enveloppes et de sensibiliser la population à ces questions environnementales. En effet, la Bolivie a d’autres priorités sociales et économiques. L’écologie n’est pas son souci premier.


Quoi qu’il en soit, si le Panama n’est pas encore le meilleur élève, des efforts sont faits. En revanche, c’est moins le cas sur la côte caraïbe.


3) Le tourisme au Panama


Le tourisme est développé au Panama. Pourtant, les Français sont encore peu nombreux à le visiter. Nous n’avons pas découvert suffisamment de sites différents pour tirer des conclusions et réaliser une analyse fine du tourisme panaméen ! Je me pose simplement la question des conséquences de celui-ci sur des archipels comme celui des San Blas. Les Kunas résisteront-ils toujours et encore à l’envahisseur ou finiront-ils par céder et laisser le tourisme dévorer leurs îles ? Je le crains. J’espère avoir tort.


4) Le climat panaméen en décembre-janvier


Le climat panaméen est un climat tropical. Il fait chaud et humide à longueur de temps ! En décembre-janvier, on entre dans la saison sèche. Les petites averses ne sont pas rares encore sur la côte caraïbe. Toutefois, cela n’a rien de très handicapant.


5) La sécurité au Panama


Encore une fois, nous ne nous sommes pas sentis en danger au Panama. Je me répète une fois de plus : si l’on agit avec bon sens, il n’y a pas de raison de craindre quoi que ce soit.


Le seul endroit où nous avons davantage pris nos précautions était sur l’archipel de Bocas del Toro. Les enfants du coin nous ont paru intéressés par nos effets personnels. Avons-nous mal interprété les choses ? Je l’ignore.


6) Les Panaméens et la culture panaméenne


La culture panaméenne se comprend, comme toujours, par la connaissance de l’histoire du pays. Le Panama est un mélange d’influences latine, américaine et indienne. Les Indiens, comme les Kunas, étaient présents avant la conquête espagnole et ont su conserver certaines de leurs traditions. Ceux-ci ont peuplé l’archipel des San Blas et la bande côtière qui lui fait face. Les Wounaans occupent la région du Darien, située à l’Est du pays.


La population est fortement métissée. Les habitants ont essentiellement des origines européenne, amérindienne ou africaine.


Les Asiatiques sont également présents sur le territoire. Que ce soit à Panama City ou sur l’archipel de Bocas del Toro, ils tiennent fréquemment les épiceries qui s’y trouvent.


Dans les régions plus reculées de l’Ouest et du Nord-Ouest du pays, les femmes gaymis portent de jolies robes colorées et brodées. Les habitants de cette partie du Panama sont plus réservés, moins avenants que sur la côte caraïbe ou dans la capitale.



Comme dans tous les pays d'Amérique latine, la musique tient une place importante dans la vie des Panaméens.


7) Les transports au Panama


Nous aurons utilisés de nombreux moyens de transports : avion, 4 x 4, bateau, car, mini-bus, car scolaire, taxis, water-taxis, etc. ! Il est difficile d’en conclure quoi que ce soit, car nous n’avons pas suffisamment voyagé avec l’un ou l’autre de ces moyens de locomotion. Je dirais que le fonctionnement est proche de ce que nous avons connu en Amérique du Sud.


8) Le coût de la vie au Panama


Le coût de la vie au Panama est plus important qu'en Amérique du Sud. Il est vrai que nous nous sommes fait plaisir sur le plan du logement. Entre l’hôtel avec piscine à Panama City, le séjour au San Blas et à Bocas del Toro et l’appartement de Jaramillo, nous avons un peu explosé le budget ! Toutefois, il est clair qu’en allant au plus bas, nous n’aurions pas réussi à descendre en dessous de 40 dollars par nuit pour quatre. Même en dortoir, le lit était autour de 13-15 dollars dans la capitale.


Sur le plan des transports, en revanche, le Panama n’est pas des plus coûteux. La taille du pays y est, évidemment, pour quelque chose.


Question nourriture, les marchés sont plus difficiles à trouver. Le règne du supermarché a bel et bien commencé. C’était déjà un peu le cas en Colombie. Notre budget moyen par jour était de 24 euros. Toutefois, il ne faut pas oublier que nous avions nos repas compris dans le prix du séjour aux San Blas. Par conséquent, je pense que nous étions plutôt autour de 28-30 euros par jour. Ça change des 17 euros de la Bolivie !


Le Panama revient cher sur le plan des activités, en raison des perles que l’on trouve sur son territoire et qu’il est coûteux de découvrir. À moins de détester la plage, je trouverais dommage de venir au Panama et de ne pas se rendre aux San Blas ou dans l’archipel de Bocas del Toro. Or, ce n’est pas donné.


9) Voyage culinaire en terre panaméenne


Je n’ai rien goûté de la cuisine panaméenne ! Cette dernière n’y est pour rien. Depuis quelque temps, je n’ai plus du tout envie de manger à l’extérieur. Je suis lassée par la cuisine sud-américaine. Par conséquent, alors que, jusqu’à présent, j’avais pris plaisir à déguster les spécialités locales, j’ai capitulé !


Je m’étais tout de même renseignée sur le sujet. Par ailleurs, il suffit de regarder autour de soi pour voir quels sont les us et coutumes du pays sur le plan culinaire. On retrouve encore et toujours les standards d’Amérique du Sud (riz, volailles, fruits exotiques, maïs, soupes, junk-food, sucre, etc.). S’ajoute à cela des ingrédients que l’on retrouve surtout depuis l’Equateur : banane plantain et haricots noirs, ainsi que la coco pour la côte caribéenne.


Au Panama, mon fruit fétiche a été la noix de coco. Il faut dire qu’aux San Blas, c’est un peu la spécialité. J’en ai mangé pendant trois jours ! En ce qui concerne les autres fruits, la banane, évidemment, est en tête d’affiche, ainsi que l’ananas.


Voici les quelques plats que j’ai déjà goûtés dans d’autres pays ou que j’avais prévu de déguster :


  • Les tamales : sucrés ou salés. Ce sont des papillotes de feuilles de bananiers. On en trouve à tous les goûts. Ils sont au menu des repas de fêtes.

  • Les patacones : ce sont des beignets de plantain. Ils servent d’accompagnement ou de snack de rue.

  • Le ceviche : poisson mariné dans du jus de citron vert et du piment, souvent accompagné d’oignons.

  • Le poisson ou les crustacés accompagnés de riz coco et de plantain : plats typiques des Caraïbes.

  • Le sancocho : soupe à base de viande, ou de volaille et de légumes.

  • La ropa vieja : ragoût à base de fins morceaux de viande de bœuf et de légumes (tomates, oignons, poivrons). Servie avec des plantains et du riz. Je regrette de ne pas avoir testé ce plat !

  • et les éternelles empanadas.


10) Les logements au Panama


Comme je l’ai expliqué plus haut, dans la rubrique « coût de la vie », nous avons un peu craqué ! Par conséquent, il est difficile d’avoir un avis objectif sur la question.


Et les enfants ?


Je ne pense pas me tromper en disant que le Panama est l’un des, voire le, pays préféré des enfants. En même temps, comment résister à : des îles magnifiques, la mer, le soleil, des animaux, des fleurs sublimes et des temps de transports réduits ?!


San Blas, Ile Pélican

La chaleur de Panama City les a, paradoxalement, refroidis.


Le Panama restera aussi pour eux le pays des fêtes de fin d’année, puisque nous y avons passé Noël et le jour de l’An.


Enfin, le Panama est aussi le pays qui confirme la transition que nous avons amorcée depuis la fin de la Colombie : davantage de confort et des étapes plus longues. Après quatre mois de voyage en pur mode routard, il est temps de savoir s’accorder du temps et des petits plaisirs sur le plan du logement.


Trucs et astuces du voyageur au Panama


  • Eau : non potable ;

  • Electricité : fiches plates parallèles ;

  • Entrée au Panama : Il faut apporter la preuve d’une sortie prochaine du pays dans les six mois à venir. En règle générale, ils réclament un preuve de sortie depuis le Panama et en direction de notre pays d’origine. Cette preuve n’est pas demandée systématiquement, mais mieux vaut être paré, au cas où. Pour cela, il existe des sites de location de billets d’avion, comme Orbitz. Le billet est loué, le prix est débité, mais remis dès le lendemain si le vol est bien annulé dans les 24 h. Mieux vaut ne pas oublier !


Quel budget pour 14 jours au Panama ?


Afin de mieux interpréter les prix indiqués dans ce budget, plusieurs éléments sont à prendre en compte. D’une part, nos enfants de 4 et 7 ans comptent pour une personne en terme de repas. D’autre part, nous avons souhaité nous faire plaisir et n’avons pas choisi les logements les moins chers. Ensuite, le coût des transports et des repas pour les trois jours aux San Blas, ainsi que le prix de la première nuit sont comptés dans le prix du tour, donc dans le budget activité.


Taux de change : 1 euro = 1,14 dollars


Hébergement (582 euros)

Un hôtel avec piscine à Panama City, une chambre à Santiago, un appartement à Jaramillo et une petite maisonnette sur l’île Bastimentos.


Nourriture (340 euros)

Achats uniquement en épicerie ou supermarché. Un seul snack.


Transports (215 euros)

Du car, du bateau, du taxi et du mini-bus.


Activités (426 euros)


Dont :

  • un tour dans les îles San Blas (391 euros : Auden ne paie pas et Eylia a un prix sur le transport. Tour de deux jours et une nuit. Les nuits supplémentaires, qui comprennent les repas, sont comptées dans le budget hébergement).

  • un tour dans les îles de l’archipel de Bocas del Toro (35 euros : Auden et Eylia ne paient pas. Tour à la jour, dont le prix a été bien négocié).

Total : 1563 euros (1641 si l’on compte les frais divers, dont les frais bancaires français).


Hasta pronto !


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