Bilan de notre séjour au Pérou (19 octobre – 16 novembre)


Le Pérou fait partie des destinations en vogue, depuis quelque temps. J’étais curieuse de découvrir ce pays, dont de nombreux voyageurs ont vanté les attraits. C'était une étape importante de notre tour du monde en famille.


Après ces 28 jours passés en terre inca, je suis très partagée. Il m’est impossible de donner un avis tranché. Le séjour est teinté de déceptions et enrichi d’heureuses surprises.


Qu'ai-je pensé du Pérou ? Quel a été notre budget ? Comment les enfants-ils ont-ils vécu le séjour ?


Statue de Cusco, représentant Manco Capac. Fils du dieu soleil, il aurait été envoyé par son père pour fonder l'Empire du soleil, là où son bâton d'or s'enfoncerait. C'est ainsi que Cusco devint la capitale de l'Empire inca.

Quelques infos sur le Pérou


Le Pérou est un pays vaste, comptant plus de 30 millions d’habitants. Connu pour avoir été le cœur de l’Empire inca de 1439 à 1533, date à laquelle le conquistador Pizarro commence à marquer le pays de son empreinte. L’indépendance ne sera proclamée qu’en 1821, par le général San Martin. La seconde moitié du XXe siècle est marquée par la succession de régimes militaires, jusqu’au milieu des années 1980.


Le Pérou est aujourd’hui dirigé par Martin Vizcarra. Les scandales de corruption n’ont cessé d’éclabousser les hautes sphères du pouvoir depuis l’affaire Fujimori, du nom du président d’origine japonaise, à la tête de l’État péruvien entre 1990 et 2000.


Nous n’avons pas eu l’occasion de discuter politique ou économie avec des Péruviens. En échangeant avec des voyageurs ayant eu la possibilité d’approfondir le sujet, la vie au Pérou n’est pas enviable. Si en Bolivie, Morales est ce que les habitants pouvaient espérer de mieux - au regard des autres prétendants au pouvoir-, au Pérou, les Péruviens ne peuvent rien attendre de bon de quiconque. Les avancées sociales sont inexistantes, les droits restent limités. Ils travaillent, sans trop savoir où passent leur argent, surtout dans les régions andines.


Mon ressenti général après 28 jours au Pérou


Le Pérou est, pour le moment, le pays qui m’a le plus surpris. Peut-être parce que je n’avais aucune idée préconçue. Je ne savais pas vraiment où je mettais les pieds ! J’avais en tête Tintin, les lamas, les Incas, le Machu Picchu, Lima et le Pacifique. Point. Et encore, rien de très précis.


Je note deux coups de cœur, qui sont deux réelles surprises : Lima et Chachapoyas.


Deux déceptions : la pollution et la gestion du tourisme. Au contraire, j’ai été séduite par le Nord et ses perles dont on ne parle que très peu, que ce soit dans la Sierra ou sur la côte.



Le Pérou en 10 points


1) Les paysages


Le Pérou est traditionnellement divisé en trois régions : la Costa (la côte pacifique), la Sierra (les Andes) et la Selva (la forêt amazonienne). On retrouvera ce triptyque en Equateur et en Colombie.


Nous ne sommes pas allés en Amazonie, puisque nous avons prévu d’y faire un tour durant notre virée équatorienne. Huaraz, la Cordillère blanche, le Machu Picchu et les canyons de Colca et de Cotahuasi ne figuraient pas non plus sur notre liste. Non parce qu’ils n’en valaient pas la peine à nos yeux, mais parce qu’il est toujours nécessaire de faire des choix.


Pourquoi écarter Huaraz ? Car nous avions vu de beaux sommets en Bolivie. Pourquoi être à Cusco sans se rendre au Machu Picchu ? Parce que la marée humaine qui l’envahit chaque jour ne nous donnait guère envie. Pourquoi ne pas découvrir les canyons les plus profonds du monde ? Parce que nous devrions normalement aller au Grand canyon, qui est déjà très imposant ! S’ajoutait à cela la question des détours en cars et des kilomètres supplémentaires.


Quoi qu’il en soit, la diversité des paysages péruviens vaut le détour.


Seul point noir : la côte pacifique. C’est une bande de plages mornes et pelées, longée par un désert de sable épais, de cailloux et de roches. Les coins les plus intéressants, ou les moins ternes, se situent au nord. Il ne faut pas s’y rendre pour la beauté des lieux, mais pour l’ambiance, comme à Mancora.


2) L’écologie


Clairement, il y a du boulot !


La pollution existe sous toutes ses formes, des moins perceptibles aux plus visibles. La plus écœurante est la pollution des sols. Chaque mètre carré de verdure ou de trottoir est constellé de déchets. C’est désespérant. Les centres de Lima et de Cusco sont préservés de ce fléau.


Il est évident que la situation économique du pays ne permet pas qu’il fasse passer la question environnementale avant les autres. Le Pérou est bien trop dépendant des grandes industries pour qu’il puisse mettre sur la table les sujets relatifs à la pollution de l’air, de l’eau ou des sols. Il existe d’autres priorités.


En tout cas, il y a du travail pour les volontaires qui souhaitent se mobiliser pour le ramassage des ordures...


3) Le tourisme au Pérou


Après notre expérience à Huacachina et Paracas, j’étais atterrée. Le tour en buggy dans l’oasis est dangereux, stupide et irrespectueux envers la nature. La balade en bateau aux îles Ballestas ne l’est pas davantage.


Ces deux jours joyeusement récréatifs m’ont permis de mûrir ma réflexion. Attention, je ne vais ni faire avancer les débats autour du tourisme et du développement durable ni philosopher sur le voyage et la consommation. Je ne fais état ici que d’une prise de conscience.


Il y a tourisme et tourisme


Si le voyageur est différent du touriste, le premier enfile parfois la tenue du second, le temps d’une journée ou de quelques heures.


Ce que j’appellerai le « tourisme doux » ne me dérange pas. Je rangerais dans cette catégorie : le tourisme vert, le tourisme gastronomique et le tourisme culturel.


En revanche, je tente de prendre mes distances avec le tourisme récréatif, ainsi qu’avec certaines formes de tourisme sportif ou de tourisme animalier. Cette conclusion est encore plus vraie dans des pays comme le Pérou, où toutes les précautions nécessaires ne sont pas toujours prises afin de préserver la nature et les populations.


Le Sud du Pérou envahi par le tourisme


Après notre tour aux îles Ballestas, je me suis dit : « Ras-le-bol des zones touristiques au Pérou ». Nous avons quitté le Sud au plus vite, pour rejoindre le Nord. Une fois sortis du cercle Cusco-Puno-Arequipa-Nazca-Ica-Paracas, nous avons trouvé des coins plus authentiques (Barranca, Chiclayo), ou au tourisme moins agressif (Lima, Huanchaco,

Chachapoyas, Mancora).


Faut-il jeter la pierre au Pérou ou aux touristes ?


Je m’efforce de modérer mes propos sur le tourisme au Pérou. D’une part, cette activité fait vivre les locaux. Et, au Pérou, depuis que nous avons passé la frontière bolivienne, nous l’avons bien compris. Le moindre site est exploité à 800 %. Que ce soit les îles Uros (Lac Titicaca ou Cusco) et sa vallée sacrée, rien n’est envisagé sous un autre prisme que celui de la rentabilité.


D’autre part, notre tour du monde en lui-même est anti-écologique. Alors, à qui jeter la pierre ? Si le tourisme détruit des écosystèmes et des sites archéologiques, c’est parce qu’il y a des touristes, non parce qu’il y a des agences. Depuis que nous avons débuté notre voyage, entre notre découverte du désert chilien d’Atacama, Chili en pick-up, notre tour en Bolivie dans le Sud Lipez et au Salar, notre balade sur le Lac Titicaca, et maintenant, notre franche rigolade dans le désert de sable péruvien, il est clair que nous ne sommes pas innocents. Je le savais, bien avant notre départ. Toutefois, si j’avais déjà conscience des conséquences désastreuses d’un transport en avion ou en car, je n’avais pas compris les nombreuses excursions anti-écolo dans le calcul du bilan carbone de notre tour du monde.


Il est tout à fait possible de faire la sourde oreille, de croire que le tourisme ne laisse aucune trace. Certes, seule une infime partie du Salar d’Uyuni est ouverte aux touristes. De plus, il se renouvelle de 5 cm par an. Ok. Certes, la pollution du Lac Titicaca est principalement due aux eaux usées que les villes côtières rejettent, non aux agissements des touristes. Ok. Toutefois, j’ai peine à croire que le tourisme ne soit en rien néfaste. La gestion des sites touristiques au Pérou ne répond pas aux exigences d’un développement durable. C’est normal. Le pays débute encore en la matière, et n’a pas forcément les moyens de mettre en place un fonctionnement rentable et respectueux de la nature.


Pour vivre heureux , vivons cachés ?


D’aucuns diront que si les endroits touristiques nous déçoivent, nous n’avons qu’à passer notre chemin et nous tourner vers des endroits méconnus du grand public. C’est vrai. Toutefois, par définition, s’il y a tourisme, c’est qu’il y a attrait. Or, nous souhaitons tout de même voir les belles choses de ce monde !


En revanche, nous essayons de veiller à être en accord avec certains principes. Nous n’avons pas fait le Machu Picchu, notamment parce que le site est surpeuplé, avec tout ce que cela implique de risque de dégradations à long terme. Nous n’avons pas survolé les lignes de Nazca, car cela relève plus du divertissement que du domaine culturel. Et si j’avais su, je n’aurais JAMAIS fait de buggy dans les dunes de Huacachina !


Le Nord péruvien m’a réconciliée avec le Pérou. Le tourisme existe, mais il est moins agressif. D’une part, le public visé est davantage local. D’autre part, les effectifs sont moins importants. Des lieux comme Huanchaco, Chachapoyas ou Mancora sont très jolis et les professionnels du tourisme ne se comportent pas comme des prédateurs. C’est également vrai à Lima. Je devrais d’ailleurs arrêter de vendre le nord du Pérou, sinon il subira une invasion de touristes et deviendra un nouveau Sud !


4) Le climat péruvien en octobre-novembre


Cette année, la saison des pluies est en avance dans la Sierra. À Cusco, c’était un peu pénible. En revanche, aux alentours de Chachapoyas, il suffisait de s’organiser, en marchant le matin, tant que le soleil brillait.


Sur la côte, aucun problème. Le temps était parfait, ni trop chaud, ni trop brumeux. Et, gros avantage : pas un moustique depuis Paracas jusqu’à Chiclayo. Ils ont fait leur apparition à Mancora, et en nombre restreint !


5) La sécurité au Pérou


Une nouvelle fois, le site Diplomatie.gouv est à bannir de vos références de voyageurs ! Si l’on y jette un œil, le Pérou est une zone de non-droit. Le danger est partout. De notre point de vue, il n’en est rien. Bien entendu, les règles habituelles de bon sens sont à respecter, comme partout dans le monde. Une fois cela mis en application, nous ne nous sommes jamais sentis en situation d’insécurité. Enfin, si. En faisant du buggy à Huacachina (je ne vais pas m’en remettre) !


Il existe suffisamment de compagnies de bus très correctes pour ne pas paniquer à l’idée de monter dans un engin de leurs flottes. Les gares routières m’ont parues assez tranquilles. Les Péruviens ont toujours été bienveillants avec nous. Et s’il est vrai qu’en zone touristique, on se sent davantage épié, ce n’est pas pour nous égorger, mais plutôt pour nous faire aligner nos soles sur le comptoir de l’agence. Rien de bien méchant.


Sur le plan de l’hygiène, il est certain qu’il y a du boulot. Toutefois, nous n’en sommes pas morts. Nous avons été malades qu’une fois. Ce n’est pas cela qui nous a empêché de manger sur les marchés ou dans les comedors. En France aussi, on attrape bien des gastros !


6) Les Péruviens


Les Péruviens n’ont rien à envier aux Chiliens ou aux Boliviens. La gentillesse et la disponibilité sont à chaque coin de rue.


Comme leurs voisins, ils vivent au rythme de la cumbia, qui fait partie intégrante de leur vie. On ne peut pas mentir, c’est assez plaisant !


Pourtant, parfois, leur goût pour la musique et pour le bruit en général peut vite devenir irritant pour nos oreilles de Français. La cumbia, c’est bien. La cumbia à 6 h ou à minuit, déjà moins. Les rires et les grandes discussions animées, c’est bien. Ces mêmes discussions aux aurores ou dans la nuit, un peu moins.


Je parlais plus haut de la pollution des sols, je pourrais faire un paragraphe entier sur la pollution sonore et le respect de l’autre. Toutefois, j’attends mon article sur l’Amérique du Sud pour cela. Je préfère ne pas me répéter pour chaque pays ;)


7) La culture péruvienne


J’ai trouvé la tradition moins présente au Pérou qu’en Bolivie. Il est vrai que nous sommes restés peu de temps dans les montagnes, là où les influences indiennes sont les plus présentes. Toutefois, même à Cusco, la chola ne règne plus en maître comme en

Bolivie.


Nous avons pris contact avec la culture indienne lors de notre passage aux îles Uros en immersion dans une famille. Toutefois, c’est le seul moment où nous avons véritablement été en contact avec des locaux.


Au Pérou, nous avons davantage touché à l’Histoire, en visitant les nombreux sites incas et pré-incas.


La culture est aussi celle du quotidien. Nous avons côtoyé des Péruviens lors de nos séjours en auberge. Leur façon de vivre possède de nombreux traits de la culture latine en général. Je m’attarderai sur ce point sur cet aspect dans un prochain article sur nos quatre mois passés en Amérique du Sud.


8) Le coût de la vie au Pérou


Le coût de la vie est à peu près identique à celui de la Bolivie, sur le plan de la nourriture et du logement. En revanche, une grosse différence existe sur le plan des transports. Pour 28 jours, ce budget s’élève à plus de 500 euros, soit plus de quatre fois celui de Bolivie. Il est certain que les distances parcourues diffèrent. Toutefois, pour un trajet similaire, les tarifs sont nettement plus élevés au Pérou.


Il est évident que si l’on voyage uniquement avec Cruz del Sur, on explose le budget ! Néanmoins, ce n’est malheureusement pas en se tournant vers les compagnies bas de gamme que l’on retrouvera les prix boliviens. La différence est bien réelle.


9) Voyage culinaire en terre péruvienne


La cuisine péruvienne a le vent en poupe. Il est vrai qu’en venant de Bolivie, on note un certain changement. Les mets sont plus savoureux. Toutefois, n’exagérons rien. Nous sommes loin de la qualité française !


Le marché est, encore au Pérou, une véritable institution. Désormais, dès que je mets un pied dans une ville, mon premier réflexe est de demander où se trouve le Mercado central. Il y en a toujours un, plus ou moins grand. J’y ai mes petites habitudes, mes préférences. Je ne me lasse pas de découvrir de nouveaux fruits exotiques, d’acheter des avocats ou des ananas qui seront parfaitement bien choisis par la vendeuse, de remplir mon sac de légumes pour un prix dérisoire.


En matière de fruits exotiques, mon péché mignon est le chirimoya. C’est une sorte de fruit vert, qui ressemble à un jeune artichaut. La chaire est blanche, au goût de fraise des bois. Les gros pépins noirs pourraient sembler dérangeants. Je trouve, au contraire, qu’ils évitent que l’on ne dévore le fruit d’un seul coup ! Momo et les enfants ne jurent que par les mangues, les maracuyas (fruits de la passion) et les ananas.



Au Pérou, comme dans le reste des pays andins, il est possible de trouver des menus du jour pour seulement quelques piécettes. Dans les comedors péruviens, pour environ 8 soles, on peut manger une soupe, un plat et un fruit ou une gelatina. Cette dernière est un dessert ignoble, à base de gélatine et au goût totalement chimique. On en trouve bien moins qu’en Bolivie. Heureusement !


Les viandes et volailles sont systématiquement accompagnées de pommes de terre et de riz nature. Cela devient lassant à la longue. Autre ingrédient de base de la cuisine péruvienne : le maïs, surtout le choclo (gros grains de maïs blancs).


Il existe quelques plats récurrents que j’ai pu goûter (hormis le cuy) :


  • Le cuy (cochon d’Inde), prononcé "couille" (!) sous toutes ses formes. A mon grand regret, je n’ai pu en déguster. Le moment ne s’est jamais présenté. Ce n’est que partie remise. L’Equateur est également réputé pour proposer cet met original.

  • Les anticuchos : de délicieuses brochettes de cœur de bœuf mariné. Fondant à souhait !

  • Les papas rellanas : pommes de terre fourrées à la viande et aux oignons et cuite en beignets.

  • Le chicharron : porc mariné, bouilli, puis frit.

  • Le lomo ou pollo saltado : bœuf ou poulet sauté et revenu dans du vinaigre, accompagné d’oignons et de tomates. Simple, mais délicieux !


Lomo saltado

  • Le célèbre ceviche : poisson mariné dans du jus de citron vert et du piment, souvent accompagné d’oignons.

  • La trucha (truite) aux îles Uros, sur la côte et au bord des rivières.

  • Les picarones : beignets de patate douce, recouverts de miel ou de sucre de canne.

  • Arroz con leche : riz au lait aromatisés à tout et n’importe quoi.

  • Churro : beignet fourré à la confiture de lait.


ceviche

picarones

Sur le plan des boissons, l’Inca Kola est roi. C’est un soda de couleur jaune fluo, au goût de chewin-gum. Pas un seul commerce oserait ne pas en vendre. On pourrait penser qu’il est assez étonnant qu’un pays ait réussi à produire son propre soda et à détrôner le coca. Il est en effet leader sur le marché péruvien. Toutefois, ne nous y trompons pas. Qui détient 50 % de la société Inca Kola ? Coca !


Comme boissons, notons également la chicha morada (boisson à base de d’eau de cuisson de maïs violet, d’ananas et de cannelle), le pisco (eau-de-vie de raisin) ou le mate de coca.


10) Les logements au Pérou


Se loger au Pérou est assez peu coûteux et le niveau de confort est identique à celui que l’on trouve en Bolivie. Si l’on a de petits moyens, il ne faut pas s’attendre à du grand luxe. Toutefois, même en se tournant vers des hôtels de plus haut standing, il reste un inconvénient que l’on aura du mal à écarter : le bruit. Les latinos sont bruyants et les constructions sont mal insonorisées.


Par ailleurs, pour les plus frileux, je n’ai pas croisé de chauffage dans les auberges bon marché depuis que j’ai passé la frontière Argentine-Bolivie ! Or, les courants d’air règnent en maître dans les hôtels. Néanmoins, ils ne sont pas avares en couvertures. Et puis, sur la côte, cela ne pose plus trop de problèmes.


Il ne faut pas hésiter à négocier le prix de la nuit, surtout si on reste quelques jours. Il est très rare que les gérants n’acceptent pas. En revanche, une règle d’or : négocier avec le sourire ! J’ai laissé cette tâche à Momo. Il est toujours plus facile d’entrer en pourparlers lorsque l’on maîtrise la langue. Qui plus est, je suis nulle en négo !


Et les enfants ? Auden et Eylia au Pérou


Depuis le début du tour du monde, il est difficile de connaître le fond de la pensée d’Auden sur un pays. Il a bien compris que nous étions au Pérou. De là à lui demander de dresser un bilan, il y a un gouffre !


Eylia a préféré le Pérou à la Bolivie. Explication : il y a la mer ! Elle a également adoré Lima. Bien qu’elle n’ait pas abordé le sujet, je pense que le point noir du séjour aura été le temps passé en car, notamment les trois trajets de nuit.


Nous n’avons pas croisé énormément d’animaux. Hormis quelques lamas dans la vallée de Cusco, des lions de mers et des manchots à Paracas, et les habituels chiens errants, les enfants n’auront pu apprécier la faune péruvienne à sa juste valeur.


Trucs et astuces du voyageur au Pérou


  • Eau : non potable.

  • Taux de change : 1 euro = 3,82 soles ;

  • Décalage horaire : 7 heures avec la France avant le changement d'heure d'hiver et 6 heures ensuite.

  • Monnaie : de nombreux faux billets se baladent. Les commerçants vérifient systématiquement. Attention, ils cherchent parfois à refourguer des Bolivianos !

  • Electricité : prises identiques au prises françaises.

  • Repas : menus très bon marché dans les comedors (autour de 5-6 soles avec soupe, plat et fruit). Sinon, il faut cuisiner soi-même avec les produits du marché.

  • Excursions : essayer au maximum de se débrouiller seuls, sinon les agences font payer le prix fort.

  • Logements : ne pas hésiter à négocier les prix. C'est ce que nous faisons à chaque fois.

  • Cars : toute la gamme existe au Pérou, du plus luxueux (Cruz del Sur ou Movil Bus) au plus craignos (Flores).

  • Cuisines : les cuisines des auberges au Pérou sont mieux équipées qu’en Bolivie. Toutefois, ne pas s’attendre au grand luxe.

  • Frais bancaires : il est possible de ne payer aucun frais de retrait en se tournant vers la BCP.

  • Tarifs activités : il est très rare que les enfants de moins de 6 ans paient les entrées.

Quel budget pour 28 jours au Pérou ?


Hébergement : 476 euros (soit 19 euros de moyenne, car 3 nuits dans le car)

Nous cherchons toujours à nous loger dans les hostals les moins chers.


Nourriture : 625 euros (soit 22 euros de moyenne)

Nous mangeons essentiellement dans les comedors ou cuisinons avec les produits du marché.


Transports : 503 euros

Nous avons testé tout type de niveau de confort. Nous avons voyagé deux fois avec Cruz del Sur et trois fois avec Movil Bus, mais également avec des compagnies bien moins haut de gamme.


Activités : 392 euros


Dont :


  • Tour aux îles Uros : 78 euros

  • Tour dans la vallée sacrée aux alentours de Cusco : 133 euros

  • Tour en buggy dans l’oasis de Huacachina : 41 euros

  • Tour aux îles Ballestas : 60 euros

  • Entrée Caral : 11 euros

  • Télécabine + Kuelap : 31 euros


Frais bancaires français : 105 euros (nous avons perdu notre N 26...)


Total : 2252 euros pour 28 jours



Après nos 28 jours au Pérou, nous prenons désormais la route pour l’Equateur. Hâte de découvrir ce petit pays, si peu connu des Français.


Hasta pronto !


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Bilan de la Bolivie

Cusco et la vallée sacrée - Pérou

Huacachina et Paracas - Pérou

Lima, Barranca et Caral – Pérou

Huanchaco - Pérou

Chachapoyas, Kuelap, Gocta - Pérou

Chiclayo et Mancora - Pérou


Les p'tits routards


Le tour du monde de Léa et Zaja – Chapitre 1 (fiction écrite par Eylia)

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Le carnet de voyage d’Eylia

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