Granada et le volcan Masaya– Nicaragua (24-27 janvier)


Notre virée dans le Sud-Ouest du Nicaragua se poursuit par Granada. Après l'île Ometepe, nous nous dirigeons vers le Nord pour découvrir une perle du pays, réputée comme étant la plus belle ville du Nicaragua.


Il est difficile d’avoir un avis sur la question puisque nous n’en avons pas visité et n’en visiterons pas d’autres. Leon nous éloignerait trop de la frontière costaricienne. Or, nous avons un vol pour le Mexique le 1er février. Quant à Managua, les voyageurs semblent unanimes à son sujet : rien de sert de s’y attarder. Par conséquent, nous nous contenterons de Granada.


Séjour paisible dans notre dernière ville d’Amérique centrale.



Récit de nos trois jours à Granada


1) Le trajet Moyogalpa-Granada


Jeudi 24 janvier – Nous l’aimons bien cette île d’Ometepe. Nous ne cherchons pas à précipiter le départ et prenons notre temps pour préparer nos sacs. Nous savourons nos derniers pancakes, tandis que les enfants enlacent chiens, chats, singe et poussins dans une étreinte émue !


10 h - Nous parcourons quelques dizaines de mètres pour nous rendre jusqu’au port. Dans le ferry, nous reprenons nos places de l’aller, perchés sur le pont supérieur. Cette fois-ci, le trajet se fera de jour, et on sent la différence. Le soleil nous brûle la peau. Nous courons nous réfugier dans un coin ombragé de l’embarcation, juste à côté de la cabine du capitaine. Les enfants peuvent observer la façon dont on manœuvre un bateau. Ils ont une vue plongeante sur le gouvernail.


Cette heure passée sur le ferry fera partie des moments du tour du monde que l’on associera à des instants de bonheur en famille. Il fait bon, Auden et Eylia s’entendent bien, nous discutons tranquillement avec Momo, nous rigolons avec les enfants, personne ne se plaint, personne n’est malade, personne n’a faim, soif, chaud, peur, etc. Tout va bien ! Pourquoi spécialement ici ? Je l’ignore.


En rêvant à notre voyage au long cours, jamais je n’aurais pensé classer dans ma top list des moments inoubliables : un trajet en ferry pour quitter l’île d’Ometepe !

J’imaginais davantage y faire figurer le Salar d’Uyuni. Pourtant, il n’y a pas sa place, car Auden a boudé presque tout le long ! En revanche, nombreux sont les moments de vie quotidienne ou de balades sans grands enjeux, dont nous conserverons les meilleurs souvenirs. Peut-être parce que nous ne les avons pas anticipés cent fois. Peut-être parce que nous ne mettons pas de pression aux enfants, inconsciemment ou non, afin que l’instant soit idyllique. Peut-être est-ce le hasard ?


Une fois sur le port de San Jorge, nous prenons un taxi pour Rivas. La navette qui y mène vient de quitter les lieux et la suivante ne part que dans une heure. Rien ne sert d’attendre. Le coût d’un taxi au Nicaragua est dérisoire. Nous sautons sur l’occasion.


11 h 15 – À la gare routière, nous comprenons rapidement que nous y sommes probablement pour un petit bout de temps. Nous ne parvenons pas vraiment à comprendre à quelle heure est le prochain départ pour Granada. Chacun y va de son pronostic, sans donner d’information sûre. Quoi qu’il en soit, à une demie-heure près, nous sommes coincés ici jusqu’à, au moins, 13 h.



Momo part en quête d’informations plus fiables. Il revient avec la proposition alléchante d’un taxi qui nous conduirait, sur le champ, jusqu’à notre destination. Nous décidons de le laisser mariner. Pas de panique, autant en profiter pour pique-niquer. Nous couchons nos sacs de rando sur un coin de trottoir et nous asseyons dessus. Je sors mon attirail habituel : gel hydroalcoolique, couteau suisse et serviettes de table. Nous dégustons, un peu lassés, notre énième pique-nique du tour du monde : carottes en entrée, sandwiches au jambon (parfois à l’oeuf ou au thon) en plat de résistance, fruit en dessert (aujourd’hui, des pommes).


Notre ventre bien rempli, nous y voyons plus clair. Personne n’est venu nous solliciter et le prochain départ en car n’est annoncé que pour 13 h 30. Il nous reste une bonne heure à patienter. Ce n’est pas énorme. Toutefois, la chaleur est pesante et nous sentons qu’Auden ne va pas tarder à déraper. Mieux vaut jouer la sécurité que de laisser ce sympathique début de journée basculer dans l’horreur ! Momo retrouve notre ami rabatteur et nous filons vers le Nord en taxi.


Le trajet en taxi est l’occasion pour les enfants de faire une bonne sieste. Momo parle politique nicaraguayenne avec le chauffeur. Je suis le début de la conversation. Le discours coïncide avec ce que nous ont dit nos précédents interlocuteurs. Au plus fort de la crise, même la région de Rivas était révoltée. Six mois auparavant, il ne faisait pas bon se promener dans le coin. Le tourisme en a pris un coup et commence tout juste à remonter la pente. Si Ortega et son épouse ne quittent pas le pouvoir, le Nicaragua est fichu. Seul leur départ peut laisser espérer une amélioration.


Au bout d’un quart d’heure, cela me demande trop d’efforts. Je capitule et m’assoupis. Momo me racontera.


2) Granada


Granada se situe dans le Sud-Ouest du pays, sur les bords du grand lac Nicaragua. Fondée en 1524 par Francisco de Cordoba (qui a donné son nom à la monnaie nicaraguayenne), elle est aujourd’hui la troisième ville du pays, après Managua et Leon. Elle fut, à plusieurs reprises, la capitale du pays, après l’indépendance du Nicaragua. Son architecture coloniale fait d’elle la plus belle ville de ce dernier.


3) Notre auberge


Sur le papier, l'Hostel de boca en boca est fabuleux. Situé en plein coeur de Granada, il a été rachetée par un couple de Français de passage, quatre ans auparavant. Tout est propre et bien pensé. On retrouve les classiques d’une auberge de jeunesse digne de ce nom : espaces jeux de société, livres à emprunter ou à échanger, espace détente avec hamacs et coussins géants, petit patio joliment arboré, cuisine commune très fonctionnelle, bureau des excursions, petit bar, musique branchée et café à volonté !


En y regardant de plus près et après une après-midi passée dans les lieux, nous révisons notre jugement. Oui, c’est sympa, mais… Mais, les clients ne sont que des travellers, de passage ou volontaires. Mais, nous ne sommes plus dans une ambiance locale. Mais, il y a trop de monde. Mais, ce n’est pas calme. Mais, mais, mais…


En définitive, cet entre-soi me déplaît. Nous n’y sommes pas habitués. Le hasard a fait que nous n’avons dormi dans ce type d’auberge de jeunesse qu’à deux ou trois reprises en cinq mois. Le reste du temps, les auberges ou hôtels étaient toujours tenus par des locaux, souvent gérés en famille, et cette empreinte était forte. Nous avions véritablement le sentiment de loger chez l’habitant, non de vivre dans un cocon doré pour voyageurs au long cours.


Echanger sur ses voyages est incontestablement enrichissant. Apprendre des expériences des autres, donner naissance à de nouveaux rêves en écoutant les récits des uns et des autres, noter quelques trucs et astuces utiles, c’est aussi cela qui se passe dans des auberges de jeunesse. En revanche, il est des voyageurs dont nous n’apprécions que très peu le comportement, et j’espère ne pas en faire partie. Il s’agit de ceux qui sont centrés sur leur expérience et ne s’ouvrent pas à celles des autres. Le parfait égocentrique et nombriliste qui a le sentiment d’avoir tout vu et tout vécu. Je suis un peu sévère, mais je pense qu’on en a tous croisés.


Certes, les voyageurs au long cours vivent tous des expériences extraordinaires et extra ordinaires. Toutefois, lorsque qu’entre travellers, nous plaçons en regard nos vécus extraordinaires, et bien ils n’ont plus rien de singuliers.


Lorsque l’on raconte ses aventures à des personnes fascinées par le voyage au long cours, mais qui n’ont pas encore osé sauter le pas, alors on bombe le torse. On est fier. Fier de se sentir unique. En revanche, il serait bon d’apprendre l’humilité lorsque l’on met un pied dans une auberge de jeunesse. Et je m’adresse également ce conseil.


De nos jours, le monde est traversé par mille et une personnes qui voyagent de mille et une façon, toutes plus originales les unes que les autres. Tout existe. Il n’y a plus grand-chose à inventer. Tout a été fait, ou presque, sur le plan des destinations, des itinéraires, des moyens de transport, des âges des voyageurs, des durées, etc. Seuls la nature des projets ou des objectifs associés pourrait encore surprendre. Et encore… Alors, rien ne sert de se la péter !


Finalement, le meilleur moment de notre séjour dans cette auberge a été celui de la coupure d’eau et d’électricité qui a fait fuir une partie des clients et a plongé l’auberge dans le calme! Elle a duré une journée entière. Ça nous a fait une bonne pause !

Pour résumer, nous étions bien mieux dans notre auberge sans prétention d’Ometepe, à vivre aux côtés des locaux. Seul point positif : le petit-déjeuner. La pâte était déposée le matin et chaque client se faisait ses pancakes. Et autant que de raison !


4) Notre visite de Granada et de ses alentours


Premiers pas dans Granada


Jeudi 24 janvier, fin d’après-midi - Momo et moi partons, chacun à notre tour, découvrir quelques rues de la ville. Je suis moins courageuse que lui. La chaleur m’anesthésie complètement. Lorsque l’on nous dit qu’en avril ou mai, les températures dépassent les 40° C à Granada, je me félicite d’avoir choisi cette période pour visiter le Nicaragua !


Je me contente donc de marcher jusqu’au supermarché. C’est amplement suffisant ! Cela me permet tout de même de découvrir une ville élégante, aérée, charmante et authentique. Les églises s’élèvent à chaque coin de rue. Les bâtisses de style colonial, aux tons pastels ont subi les affres du temps. Le crépis s’effrite, les murs se fissurent. Toutefois, cela donne le sentiment que l’on traverse un lieu chargé d’histoire.



Le Nicaragua, c’est aussi la pauvreté et la misère sociale. En 2017, avec le Honduras et le Guatemala, le pays avait l’IDH le plus faible d’Amérique. La crise de 2018 n’a fait qu’empirer la situation. Je croise plusieurs personnes allongées sur le trottoir, une partie du corps blessée. D’autres errent dans les rues, ivres. Je crois qu’en Bolivie, alors que c’est le pays le plus pauvre que nous ayons visité en Amérique du Sud, la situation ne semblait pas aussi alarmante.



Le Nicaragua c’est aussi la bonne humeur, la sociabilité et la gentillesse. Bon, ok, on est des touristes et ils nous attendent comme le Messie, alors ils ne vont pas non plus nous cracher dessus !


La lagune Apoyo et le volcan Masaya


Vendredi 25 janvier - Il y a plusieurs choses à faire autour de Granada. Comme à notre habitude, nous avons fait un tri et éliminé de la check-list ce qui avait un air de déjà vu ou ne valait pas le coup que l’on y perde du temps et de l’argent : las isletas (365 ilots volcanique, situés sur le lac, qu’il est sympa de visiter en kayak), l’île aux singes, la forteresse de San Pablo, les Pueblos blancos (et Masaya. Oui, je sais, ça fait pas mal d’éléments laissés de côté, mais à ce stade du tour du monde, nous commençons à avoir vu une multitude de superbes paysages et nous devenons plus exigeants.


Nous avons jeté notre dévolu sur un village (Catarina), une lagune (celle d’Apoyo) et un volcan (Masaya, le plus impressionnant).


Le chauffeur de taxi nous conduit d’abord à Catarina, charmant petit village coloré, depuis lequel on a une vue plongeante sur la lagune d’Apoyo, née de l’explosion d’un volcan, il y a plus de 20 000 ans.



Le volcan Masaya est l’un des plus actifs du Nicaragua. La dernière éruption remonte à 2015. Il est intéressant de s’y rendre un peu avant le coucher du soleil. En effet, ce volcan possède un petit lac de lave au coeur de son cratère. À la nuit tombée, les tons rouges vifs ressortent d’autant mieux. Par ailleurs, les rayons du soleil couchant sur les paysages de lave valent le déplacement.



Avant d’assister au spectacle, le petit musée situé à mi-chemin entre l’entrée du parc et le volcan est très bien fait. Il explique la tectonique des plaques, la composition interne de la Terre, et les caractéristiques géologiques de la région.


Lorsque nous arrivons au cratère, le spectacle est impressionnant. Je sais, j’ai déjà dit ça pour les précédents volcans que nous avons vu ! Toutefois, nous diversifions nos visites et montons de gamme au fur et à mesure de notre voyage ! Après le Licancabur et sa lagune verte (Bolivie), le cône parfait du Cotopaxi (Equateur), le cratère de l’Irazu (Costa Rica), le cratère actif du Poas (Costa Rica), voici le superbe cratère du Masaya. Le Poas nous avait déjà scotchés. Nous nous sentions tout-petits, face aux fumerolles qui s’échappaient du cratère. Avec le Masaya, nous découvrons un cratère d’une forme circulaire impeccable. Au fond, nous apercevons la lave bouillonner. Par moments, une fumée noire plus ou moins épaisse dissimule le magma, ternissant les couleurs vives de la lave. Soudain, en un instant, le rouge brillant réapparaît.



La nuit tombe. Les chauves-souris commencent leur ballet. Les tons de la lave ressortent encore mieux. Une cinquantaine de personnes assiste au spectacle. Toutefois, il n’y a pas un bruit. Le silence est déstabilisant. Chacun semble se recueillir, comme par respect, pour cette nature si impressionnante.


Il commence à faire frais. Nous saluons le vieux bonhomme et rentrons à l’auberge.


Granada en calèche


Samedi 26 janvier – Depuis que nous sommes arrivés sur la côte caraïbe colombienne, nous devenons beaucoup plus paresseux. En tout cas, je sens que les enfants supportent moins bien les grandes virées en ville ou les balades sous un soleil de plomb. Je les comprends un peu et partage sans mal leur point de vue. Par conséquent, nous marchons encore moins qu’avant ou tentons de trouver des stratagèmes pour rendre compatibles notre soif de découverte et le manque de mobilité d’Auden et d’Eylia. Tantôt, ce sera le cheval, tantôt, ce sera les transports en commun. À Granada, nous avons l’heureuse surprise de pouvoir emprunter un nouveau moyen de locomotion : la calèche.


Les cochers proposent différents tours et les adaptent aux envies des clients. Nous souhaitions nous rendre sur les bords du lac Nicaragua et voir une ancienne station de train. Notre chauffeur nous a concocté un joli petit circuit. Il nous conte l’histoire de Granada, dominée par le volcan Mombacho, et de certains de ses bâtiments ou artères : le couvent San Francisco, relié par un tunnel à l’église de Guadalupe, la gare ferroviaire datant de 1882, la Casa de los leones, la cathédrale, la rue centrale que l’on appelle La Calzada, et le Malecon de Granada, qui borde le lac.


Eglise Guadalupe

Rue de Granada et cathédrale en arrière-plan

La Calzada

Malecon de Granada



C’en est fini de Granada. Nous venons d’atteindre le point d’Amérique centrale le plus au Nord de notre itinéraire. Désormais, nous redescendons vers le Sud, direction San Juan del Sur et la côte pacifique, avant de repasser au Costa Rica.



Et les enfants ?


L’auberge dans laquelle nous avons logé durant ces trois jours ne nous a guère emballés, et ce pour deux raisons. J’ai expliqué la première un peu plus haut. La deuxième implique Auden. En effet, ce petit bonhomme a sympathisé avec des volontaires de l’auberge, trois Argentins et un Suisse. En soi, ce n’est pas un problème. C’est même plutôt rassurant de voir qu’il s’ouvre aux autres. Oui, sauf qu’au bout d’un moment, c’est devenu gênant. Qu’il fasse du charme à tout le monde en jouant au petit voyageur de quatre ans, c’est une chose. Qu’il se mette à prendre des adultes pour « ses copains », qu’il les colle à longueur de journée au point de ne daigner revenir vers nous qu’aux moments des repas, c’en est une autre.


Les volontaires nous laissent entendre qu’ils sont contents d’être en compagnie d’Auden. Mouais. J’ai peine à le croire. Lorsque que l’une des volontaire cuisine des tagliatelles maison, Auden veut participer à chacune des étapes de réalisation. Lorsque qu’un autre tatoue, il veut observer. Lorsque les « copains » prennent l’apéro, il dévore la moitié des chips. Lorsqu’ils dînent entre eux, il vient quémander un morceau de ci ou de ça. Lorsqu’ils jouent au billard, il tourne autour de la table. La barrière de la langue ne l’a aucunement effrayé. Au moment de partir en balade ou de se coucher, impossible de séparer Auden de « ses copains ». Oui, sauf que les copains, ils ont 25 ans et un petit peu autre chose à faire que de rester avec un gamin haut comme trois pommes ! Mais ça, il ne veut pas l’entendre… Bref, insupportable et atrocement gênant.


Face à cette situation, Eylia ne savait plus trop sur quel pied danser. Plus réservée que son frère, et surtout moins culottée, elle n’allait pas vers les volontaires. Elle attendait souvent que son frère brise la glace pour venir s’immiscer dans la conversation ou prendre part à l’activité en cours. Cependant, il arrivait qu’elle passe à côté d’un bon plan. Ainsi Auden a-t-il eu des chips ou des bonbons à plusieurs reprises, mais pas Eylia, arrivée après la bataille. Elle était très déçue. J’ai tenté de lui expliquer qu’Auden et elle avaient des caractères différents. Certes, son frère obtient tout ce qu’il veut et se lie facilement d’amitié. Cependant, son comportement frise souvent l’impolitesse et il est bien possible qu’un jour, il se fasse rembarrer sans ménagement. C’est le jeu. Etre culotté, ça passe ou ça casse. Son petit regard charmeur fonctionne tant qu’il a quatre ans. J’ignore si cela sera encore valable dans dix ans.


Eylia a bien vite compris qu’être réservée avait aussi du bon. Son calme et sa politesse ont été appréciés à l’auberge. Un couple d’Argentin était épaté par sa grande maturité. La voir lire à son âge, pendant des heures, ils n’en revenaient pas. Elle n’a dérangé personne et ne s’est pas fait gronder. Avoir des chips et des bonbons, c’est sympa, mais là, le jeu n’en valait pas la chandelle !


Auden et Eylia resteront marqués par le volcan Masaya. Ils ont adoré le musée. Auden courait comme un fou dans les allées, jonglant entre le planisphère lumineux, les maquettes de volcans, les coupes de globe terrestre, les animaux empaillés, etc. Eylia était heureuse d’avoir une explication plus concrète du fonctionnement interne de la Terre, dont je lui parlais souvent ces derniers temps. Il faut dire que la ceinture de feu du Pacifique, nous la remontons depuis le Chili, et nous ne sommes pas prêts de la quitter. Alors, il serait temps de comprendre ce qu’il s’y cache.


L’otite d’Auden semble se calmer. Le traitement à l’Oflocet n’avait pas l’air très efficace. J’ai suivi les conseils de ma sœur naturopathe qui m’a conseillé de mettre une goutte d’huile essentielle de lavande vraie derrière l’oreille infectée, quatre fois par jour. Les résultats sont plutôt probants. Nous verrons bien si cela tient sur la longueur.


La balade en calèche n'était pas non plus pour leur déplaire !




Trucs et astuces du voyageur


  • Eau : non potable. Toutefois, il n’est pas rare que les auberges fournissent de l’eau en bonbonne ou aient un purificateur d’eau.

  • Taxi : Les taxis proposent des tarifs plus élevés que ceux des cars. Cependant, cela reste tout à fait abordable pour nos budgets. Lorsque l’on a plusieurs heures de transports en commun au compteur, ce petit luxe est bien agréable. D’autant que les taxis ou colectivos sont partout.

  • Cars : Le fonctionnement des cars au Nicaragua est largement perfectible. Il faut veiller à s’assurer que le car passe bien, qu’il va bien à la destination indiquée et demander à quel endroit il nous laisse exactement dans la ville d’arrivée.

  • Supermarché : La chaîne Pali se trouve à Granada.

  • Calèche : Vous en trouvez à tous les coins de rue !

  • Volcan Masaya : Le parc ferme à 16 h 30 et ne rouvre qu’à 17 h 30, pour les visites nocturnes. Les tarifs sont plus élevés, mais cela vaut vraiment le coup. Nous avons eu la chance qu’ils ouvrent les portes dès 17 h. De cette façon, nous avons eu le temps de visiter le musée et de voir le volcan avant et après le coucher du soleil.

  • Crise : les prix indiqués dans cet article sont susceptibles d’augmenter lorsque le Nicaragua sera sorti de la crise actuelle. Les tarifs pratiqués sont aujourd’hui autour de 30 % plus bas qu’avant avril 2018.


Quel budget pour 3 jours à Granada ?


Taux de change : 1 euro = 37 cordobas


Hébergement (49 euros)

Hostel de boca en boca : 49 euros pour 3 nuits, auberge de jeunesse de travellers, située en plein centre de Granada, juste à côté de l’église de la Merced, 1 dortoir à nous quatre, sanitaires communs, cuisine commune, eau filtrée, petit-déjeuner compris, wifi, très propre.


Nourriture (40 euros)

Supermarché et épicerie : 40 euros


Transports (22,68 euros)

  • Ferry Moyogalpa-San Jorge : 4 euros (Auden ne paie pas).

  • Taxi San Jorge-Rivas : 2,68 euros (trop cher, au retour, nous avons payé 2,68 euros).

  • Taxi Rivas-Granada : 16 euros.


Activités (74,50 euros)

  • Tour lagune d’Apoyo et volcan : 40 euros.

  • Mirador de la lagune d’Apoyo : 0,50 euros. Enfants ne paient pas.

  • Entrée au volcan Masaya : 26 euros. Auden aurait dû payer, soit 35 euros au total. Ils ont été sympas et l’ont laissé rentrer gratuitement.

  • Tour en calèche dans Granada : 8 euros.


Total : 186,18 euros


Hasta pronto !


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