Huacachina et Paracas - Pérou (27-29 octobre)


Passer de Cusco à Huacachina a été assez radical, mais tellement dépaysant ! Quitter les Andes pour la côte pacifique, la pluie pour le soleil, nos polaires pour nos shorts… Quel bonheur !


Toutefois, nuançons un peu les choses. S’il est vrai que le soleil a fait son effet immédiatement, le cadre hyper touristique nous a clairement dégoûtés.


Cette vision contrastée appelle quelques explications.


Huacachina

Récit de notre deux jours à Huacachina et à Paracas


Le trajet Cusco-Huacachina


Vendredi 26 octobre – Cruz del Sur un jour, Cruz del Sur toujours ! Si c’était possible, oui. Sur le plan confort, je vous en ai parlé dans mon article sur Cusco, il n’y a pas photo, ce sont les meilleurs au Pérou. Toutefois, ce sont aussi les plus chers. Et, le problème, c’est qu’ils savent se rendre indispensables : des horaires intéressants, des durées de trajet plus courtes, une sorte de monopole sur certains trajets, etc. Alors on se tourne vers eux… au grand regret de notre porte-monnaie.


Vendredi soir, nous décidons de voyager de nuit pour rejoindre la côte plus rapidement, et sans subir le trajet. Le car part de Cusco à 18 h et arrive à Ica vers 10 h, le lendemain matin. Nous avions essayé, jusqu’à présent, d’éviter les voyages de nuit, par sécurité et par souci de confort. En Bolivie, au vu du confort très sommaire des cars dans lesquels nous avons voyagé et l’absence de toilettes, il était inenvisageable de compter sur des trajets de nuit.


Au terminal de bus de Cruz del Sur, même cérémonial que pour le trajet Puno-Cusco. Cette fois-ci, nous sommes des passagers « VIP ». Momo a réussi à négocier ces places pour un prix standard. J’ai hâte de voir ce que cela va changer en terme de confort !


Nous sommes tout aussi bien installés que la fois précédente. Toutefois, on nous offre un vrai repas, type repas servi dans les avions, et on nous donne un casque pour écouter les films. Le lendemain, un petit-déjeuner nous est proposé.


La nuit est longue, très longue, plus longue que celle passée entre La Serena et San Pedro de Atacama. Normal. Les milliards de lacets de montagnes, et je dis bien « lacets », pas « virages », sont un tantinet plus difficiles à supporter que la ligne droite de la Panamerica sur. Les enfants, eux, s’endorment rapidement. La chance est avec nous : le car est à moitié vide. Les sièges d’à-côté sont rapidement réquisitionnés. De cette façon, nous disposons tous les quatre d’une banquette complète. C’est déjà mieux.


Au petit jour, les enfants ne se sentent pas bien. Momo et moi soupçonnons Auden d’utiliser le filon « mal des transports » pour attirer notre attention. Étonnement, il a l’air de très bien vivre le fait d’être malade, et rayonne une fois qu’il a crachouillé dans le sac ! De son côté, Eylia n’a pas résisté aux lacets. Enfin… Elle n’a pas résisté à l’appel des jeux sur la tablette individuelle de Cruz del Sur, et les lacets ont gagné la partie. Nous l’avions prévenue. Elle a joué, elle a perdu. Au propre et au figuré…


Après ce passage à vide, une bonne sieste, et ça repart. Nous arrivons à Ica à 12 h, avec deux heures de retard. Le trajet aura duré dix-huit heures. Pas mal. Maintenant, que faire ? Deux options : soit nous logeons à Ica et faisons un aller-retour dans l’après-midi pour Huacachina, soit nous quittons immédiatement Ica et logeons dans l’oasis. Notre choix se porte sur la deuxième option.


Huacachina


Huacachina est un village de 150 habitants, situé à seulement quatre kilomètres d’Ica. C’est une oasis, nichée au cœur d’un « tout petit » désert de sable. Étonnant de trouver cela ici, au Pérou ! Il s’agit de la deuxième oasis du continent, avec celle, déjà visitée, de San Pedro de Atacama.


Nous quittons Ica en taxi pour nous rendre à Huacachina. Le trajet ne fait pas rêver. Les rues sont sales et la pollution, sous toutes ses formes, est omniprésente. L’oasis n’est pas épargnée… Nous ne regrettons pas de ne pas nous être établis à Ica. Toutefois, si le cadre est bien plus agréable, il est loin d’être idyllique.



Ce n’est pas grave. Une chose nous réjouis et suffit à nous faire oublier cette petite déception : nos shorts ! Nous retrouvons ces bons vieux shorts ! Et, ça, ça n’a pas de prix ! Je cours en tenue estivale jusqu’à l’épicerie d’en face et prépare en vitesse un petit pique-nique que nous dégustons dans notre chambre de l’hôtel Claudia II. Pendant ce temps, Momo réserve un tour dans le désert.


Avant de nous présenter au rendez-vous, nous devons faire une chose importante : nous laver ! Après une nuit passée dans le car et quelques journées trop froides pour avoir envie de ses dévêtir, il est temps d’en profiter ! Momo a été plus courageux que nous à Cusco, je dois le reconnaître. Mais au moins, les enfants et moi, nous sommes de vrais voyageurs crados !


Une fois notre décapage terminé, nous nous aventurons dans les rues de Huacachina. Je dis « aventurer », non parce que la nature y est hostile, mais parce que les rabatteurs des agences sont un tantinet oppressants. Pas un mètre sans que quelqu’un ne nous alpague pour nous vendre un tour. Et cela dure depuis le Lac Titicaca. Un peu pesant, à la longue.


L’oasis n’a rien du paradis terrestre que l’on s’imagine. C’est un nouveau petit Disneyland, en version sale. Cela reste joli, si l’on plisse les yeux et qu’on lève légèrement le nez, afin de ne plus voir les touristes et les commerçants montés sur pile. Allez, trois petits tours dans les rues et on s’en va. La balade dans le désert saura-t-elle nous faire changer d’avis sur cette destination ?


Parlons-en de ce tour. Ne gardons pas le meilleur pour la fin. Je ne voudrais pas que l’on reste sur une note positive. Je précise qu’il s’agit de mon opinion, pas celle de Momo. Peut-être est-il moins tranché sur la question. Bref. Point positif de ce tour dans le désert : les enfants se sont amusés comme des petits fous. Voilà, c’est dit. Et honnêtement, heureusement. Sinon, je serai encore plus énervée !


Pourquoi tant de haine ? Parce que c’est de la connerie de A à Z ! Plantons le décor : une oasis, des dunes, des buggys, des centaines de touristes hystériques, et une pauvre nature malmenée. Lorsque vous quittez votre hôtel, un gentil chauffeur vient vous chercher. Il vous fait grimper une des dunes qui entourent l’oasis et vous fait monter dans son engin de la mort : un buggy. C’est quoi ? C’est une voiture tout-terrain, assez légère, sans portes.


Soyons d’accord, j’ignorais totalement ce qui nous attendait. C’est ma faute. À force de vouloir ménager la surprise et connaître le moins de choses de l’itinéraire, il faut bien que parfois je déchante. Alors, qu’est-ce qui nous attendait ? Et bien un tour dans le désert en buggy, avec un chauffeur qui a pour mot d’ordre de nous faire vivre des montagnes russes grandeur nature, dans les dunes. C’est à celui qui procurera le plus de sensations fortes à ses passagers. À chaque seconde qui s’écoule, je serre la main de mes enfants et prie pour qu’il ne nous arrive rien. Et pendant ce temps, la petite famille se fend la margoulette à s’en décrocher la mâchoire ! Mdr, Ptdr. Et c’est encore plus drôle quand ils voient que je fais la gueule. Maman la rabat-joie, quoi. En même temps, j’ai vraiment cru que j’allais y passer.



Au milieu de ce joyeux bordel, nous faisons une pause pour essayer un autre sport, tout aussi respectueux de la nature : le sandboard. Il s’agit tout bonnement de se mettre à plat-ventre sur la planche et de mordre la poussière jusqu’en bas de la dune. Pour les plus habiles, on peut surfer sur les dunes avec une planche de snowboard. Et ce qui est encore plus agréable, c’est que vous êtes évidemment entourés d’une bonne cinquantaine d’autres touristes hilares, qui sont à deux doigts de te décapiter avec leurs planches, à chaque fois que tu dévales une dune.


Ce qui est fait, est fait. Les enfants sont vivants et ont ri aux éclats. C’est l’essentiel. Enfin, je m’en convainc.


Paracas


Après un bon resto pour nous remettre de nos émotions, suivi d’une bonne nuit, direction les îles Ballestas, histoire de bien continuer sur notre lancée de « destructeurs de la nature » !


Paracas est un petit village situé au bord du Pacifique, entre Ica et Lima.


Nouveau tableau : un bateau à moteur qui refoule l’essence, une vingtaine de touristes tous pourvus d’appareils photos dernier cri et de perches à selfies, et trois îles où vivent des oiseaux, des manchots de Humboldt et des lions de mers. Objectif : aller déranger ces pauvres bestioles en se postant à 1 m de leur territoire, en les assommant de nos cris stridents échappés à la vue de leur frimousse, et en les asphyxiant avec les vapeurs de pétrole. Grandiose.


Lions de mer

Manchots de Humboldt

Là encore, je dois reconnaître, sans vouloir me dédouaner, que je ne m’étais pas imaginé cette scène-là. Pour le coup, j’étais la première à vouloir y aller. Je n’avais pas pris la mesure des conditions de la sortie ni de ses conséquences.


Toutefois, même conclusion que pour l’oasis : les enfants étaient enchantés de leur balade en bateau qui naviguait à pleine vitesse, et n’avaient jamais vu d’aussi près des manchots et des lions de mer. Moi non plus, d’ailleurs.


Autre point positif : le soleil, ça déchire ! Après notre ballade en bateau, les nuages s’en sont allé et ont laissé place à un joli après-midi estival. Nous avons apprécié Paracas sous cet angle-là. Le joli cadre de notre auberge de jeunesse, la Paraca’s Back-packers, a contribué à nous laisser un bon souvenir des lieux. Avec un roof-top qui donne sur la mer, une déco sympa, un patio pourvu de hamacs, des étages aérés et une cuisine commune, elle a tout pour plaire. J’oubliais les trois chats. Point ultra positif pour les enfants, vous l’imaginez bien. D’ailleurs, ils n’avaient plus envie de partir...


Paracas, vue depuis notre roof-top

Budget


Huacachina (196,20 euros)


Hébergement

Hôtel Claudia II, 24 euros, 3 lits simples, salle d’eau privative, pas de petit dej, wifi moyen.


Nourriture

Epicerie : 4,50 euros

Restaurant : 14,50 euros.


Activité

Tour dans les dunes en buggy + sandboard : 42 euros.


Transports

Car Cuzco-Ica : 106 euros, 16 h (du retard), Cruz del Sur, confort parfait !

Taxi Ica-Huacachina : 5,20 euros.


Paracas (141 euros)


Hébergement

Paracas’ Backpackers, 61 euros, 2 lits doubles, salle d’eau commune, cuisine commune, wifi, pas de petit dej.


Nourriture

Epicerie : 19 euros.


Activité

Tour dans les îles Ballestas : 61 euros (transport Huacachina-Paracas compris).


Transports

Trajet Huacachina-Paracas compris dans le tour aux îles Ballestas.



Malgré la note estivale de cette étape, nous désirons remonter au plus vite vers le Nord. Prochaine étape, ultra rapide, Lima. Nous ne comptons pas nous y éterniser. Ce ne sera qu’une courte halte d’une nuit, histoire de couper la route jusqu’à Barranca.



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