Isla Ometepe – Nicaragua (21-24 janvier)


Au milieu de notre séjour au Costa Rica, nous ne passerons que neuf jours au Nicaragua. Nous avons décidé de nous concentrer sur le Sud-Ouest du pays. Première étape : l’île Ometepe.


Jusqu’à il y a encore quelques semaines, le Nicaragua n’était qu’un point d’interrogation dans notre itinéraire prévisionnel. Le contexte politique tendu de ces derniers mois nous avait invités à rester prudents. Mieux valait ne rien prévoir.


En définitive, si les remous des derniers mois ont laissé des séquelles dans le pays, l’ambiance qui règne dans le Sud-Ouest est tout à fait agréable pour un touriste.


Isla Ometepe, les volcans Concepion et Maderas

Récit de nos trois jours sur l’île d’Ometepe


1) Le départ d’Alajuela


Lundi 21 janvier – 8 h. C’est assez étrange de devoir boucler intégralement les sacs. Cela fait deux semaines que nous vivons chez Laura et Sebas, à Alajuela, au Costa Rica. Pour nos trois courtes escapades de deux jours, nous n’avions emporté que quelques affaires. Aujourd’hui, il faut tout rassembler et ne rien oublier.


Toutes les bonnes choses ont une fin. Nous devons quitter notre nid douillet de la banlieue de San José. Étonnamment, nous ne sommes pas mécontents de reprendre la route. La vie routarde nous a un peu manqué. D’autant plus que nous savons qu’elle ne sera que de courte durée. Dans moins d’un mois, la famille mexicaine de Momo nous ouvrira sa porte. Nous renouerons avec les joies d’une vie sédentaire.


2) Le trajet Alajuela-Peñas Blancas


Nous devons retrouver nos bonnes habitudes de routards : préparer notre pique-nique pour le car, trouver la gare routière, identifier le bon carrosse et nous installer le plus intelligemment possible, afin que les quelques heures à venir ne soient pas inconfortables. Une gageure ?!


Lorsque nous quittons la maison de Laura et Sebas, ceux-ci sont déjà partis travailler. Il ne reste que Mateo, Alana et la femme de ménage. Les enfants font un dernier câlin aux chiens et au chat, et c’est parti !


La gare d’Alajuela nous transporte dans un autre Costa Rica, un Costa Rica plus populaire. En moins de dix minutes, nous changeons radicalement d’ambiance. Cette nouvelle atmosphère n’est pas déplaisante, bien que très différente de ce que nous avons connu depuis deux semaines. Nous retrouvons le brouhaha, l’effervescence, la promiscuité.


En définitive, le voyage, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas ! Nous nous sentons bien. Libres, voguant vers de nouvelles aventures. Quelle sera notre destination finale ? Nous avons bien une idée, mais rien n’est arrêté. Pour quelle durée ? Quelles activités ? À définir. Le pied !


À mesure que nous avançons vers la frontière, les paysages perdent en luxuriance. Les décors verdoyants de la vallée centrale laissent place à des plaines aux tons plus chauds.


3) Le passage de frontière


Lorsque nous arrivons à Peñas Blancas, la chaleur est étouffante. Bon, où va-t-on ? Première étape : la taxe. En sortant du Costa Rica, il faut s’acquitter de la Green tax. Où devons soulager notre porte-monnaie ? Rien n’est indiqué dans ce no man’s land. Nous finissons par trouver une petite bicoque où nous nous délestons de 8 dollars par tête.


Deuxième étape : la sortie du Costa Rica. Les services costariciens d’immigration sont situés de l’autre côté de la route. Les formalités se font rapidement.


Troisième étape : l’entrée au Nicaragua. Ces quelques pas ont un air de déjà vu. Nous devons emprunter un pont, à pied. C’est de cette manière que nous sommes entrés en Bolivie, en Colombie et au Costa Rica. Nous marchons sur une centaine de mètres. Alors que nous ne sommes pas encore entrés dans le bâtiments des services d’immigration, on contrôle nos passeports à trois reprises. Ça met toute de suite dans l’ambiance !

Nous arrivons enfin à bon port et avons l’heureuse surprise de découvrir que le Nicaragua a voulu faire la nique au Costa Rica. En effet, il impose également le paiement d’une taxe d’entrée sur son territoire, en provenance de son voisin du Sud.


Nos passeports tamponnés, nous passons les portiques de sécurité. C’est bien la première fois depuis la frontière Chili-Argentine que nous retrouvons un tel appareillage. Toutefois, lorsque l’on voit avec quel sérieux la douanière contrôle son écran, on se dit qu’on aurait pu transporter dix kilos de coke à l’aise.


Avant de sortir, des agents vérifient une nouvelle fois nos passeports. Grand bien leur en ont pris, car leurs collègues avaient oublié de tamponner le sésame d’Eylia. On aurait été bien, tiens, si nous ne nous en étions pas rendus compte...


4) Le trajet Peñas Blancas-San Jorge


15 h 45 – À peine sortis de la zone d’immigration, les chauffeurs de taxi nous sautent dessus. Ils nous proposent des courses pour Rivas à des tarifs prohibitifs. Nous préférons nous y rendre en car, tant que nous en avons encore le courage. Nous montons dans un ancien car scolaire américain, comme celui que nous avions pris pour faire le trajet Boquete-David (Panama).


Cela nous change des voitures costariciennes. On voulait du typique, on en a ! Pas de clim, pas de toilettes, pas de sièges confortables ou de sièges tout court. Non. On leur a préféré des vitres baissées, des banquettes peu rembourrées et des couloirs de la largeur d’un corps d’enfant ! Qu’importe. Cela nous rappelle le standing des cars de Bolivie. Quoique ces derniers étaient presque plus luxueux ! Et puis, nous sommes tellement contents d’être au Nicaragua ! Nous n’y croyions plus. Cette destination semblait tellement incertaine...


À mi-parcours, nous commençons à voir apparaître le lac Nicaragua et ces deux occupants : les volcans Concepcion et Maderas. Le paysage est superbe. Le soleil entame sa lente descente vers l’horizon. Ses rayons diffusent une couleur chaude qui rehausse les tons marron-rouge des volcans.


Une fois à Rivas, nous prenons un taxi qui nous conduit jusqu’au port de San Jorge. Pour la première fois, nous abordons la question de la situation politique. Il nous confirme qu’il y a six mois, le climat était réellement tendu. Aujourd’hui, et depuis quelques mois, le tourisme en subit les conséquences. La machine ne tourne plus qu’à 30 %. On le sent lorsque nous arrivons sur le port. Il n’y a pas un chat. Il est vrai que nous sommes en fin de journée. Toutefois, les lieux sont déserts. Très égoïstement, ça nous arrange. Toutefois, c’est triste pour les locaux...


Il est 17 h. Est-ce qu’on s’arrête à San Jorge ? Continuons-nous sur notre lancée ? Allez, soyons fou, prenons le ferry pour l’île d’Ometepe !


5) Le trajet en ferry pour Moyogalpa


Le bateau ne part qu’à 17 h 45. Cela laisse le temps de prendre quelques photos des volcans vus du port, au coucher du soleil. Le lac est agité. Le vent se lève. Il faut que je protège les oreilles d’Auden durant la traversée. Nous avons décidé de passer le trajet sur le pont, mais cela a un coût pour le conduit auditif ! Auden a des diabolos (ou yoyos) et son oreille coule depuis hier soir. Je crains que les bouchons d’oreille tombés maintes et maintes fois dans le sable n’aient infecté le tympan de mon fiston. Il fallait bien que ça arrive. Pas une seule otite en cinq mois, c’est du jamais-vu pour Auden ! Merci les aérateurs transtympaniques. Malgré tout, ils ne sont pas infaillibles. Il va nous falloir gérer une otite externe au Nicaragua.


Malgré la douce chaleur, nous enfilons nos vestes, mettons nos capuchons, enfilons nos gilets de sauvetage. Ça y est ! Nous sommes parés. Le trajet risque d’être éprouvant. Une heure et quart de grosses vagues qui soulèvent le ferry, ça va être sport. Momo n’est pas au top. Je prends en charge Auden. Autant dire que je vais débarquer à Moyogalpa avec une migraine. Auden sur un ferry, c’est comme un chien dans une boucherie : surexcité ! Et un Auden surexcité, c’est un Auden qui cause, qui cause, qui cause…


En soixante-quinze longues minutes, j’ai droit à une centaine de questions. Que j’y réponde ou non, Auden enchaîne sur une autre. Ça va de « Mais si on est sur la planète, pourquoi on ne la sent pas tourner ? » à « Les requins, c’est gentil ? », en passant par « Comment ça coule un bateau ? », et « Qu’est-ce que ça mange un soldat ? », mais aussi « Comment on fait le vent ? » ou « Une araignée de mer, ça a des crocs ? ». Je laisse de côté les passages sur les étoiles, les camions, les serpents, les îles Uros, le maïs, les otites, les crabes, le surf, la mort ou encore la lune. Pendant ce temps, Momo et Eylia se la coulent douce en regardant les étoiles. Grrrr !


Au milieu de cette somme de questions, et avant que je ne me jette à l’eau pour échapper à l’interrogatoire d’Auden, nous avons l’heureuse surprise de voir la super lune se poster juste à côté du volcan Concepcion. Unique. C’est dans ce cadre enchanteur que nous arrivons au port de Moyogalpa.




6) Ometepe et Moyogalpa


L’île d’Ometepe se situe à 1 610 m d’altitude, au milieu du lac Nicaragua, au Sud-Ouest du pays. Elle est connue pour ses deux volcans qui occupent la quasi-totalité de l’île : le volcan Concepcion et le volcan Maderas.


7) Notre logement


Nous n’avons réservé aucune auberge. Cela ne nous pose pas trop de problèmes. Nous remontons la rue principale du village sur quelques dizaines de mètres. La première tentative est la bonne. Nous trouvons une chambre de libre à l’hostel Papagayo.


C’est une auberge sans prétentions. Elle est tenue par un père de famille qui a travaillé pour l’UCPA et Terres d’aventures. Par conséquent, il maîtrise bien le Français. Bien que la cuisine commune ne soit pas de toute première fraîcheur, elle nous évite de devoir manger à l’extérieur. Nous disposons d’une chambre avec sanitaires privatifs, située juste à côté de la basse-cour. Celle-ci héberge également un petit singe et un lapin. Ce ne sont pas les seuls animaux de la maisonnée. N’oublions pas Luna, le chiot, Otch, le chien et Missifu, le chat.


L’ambiance de l’auberge est de celle que l’on aime : une vie de famille locale que l’on peut observer sans voyeurisme, des animaux domestiques qui évoluent librement dans la maison, tout en amusant les enfants, une affluence modérée qui nous permet de vivre au calme, et quelques voyageurs de passage avec qui nous pouvons échanger sur nos itinéraires respectifs.


Cerise sur le gâteau : le petit-déjeuner est compris ! Cela faisait un bon bout de temps que ce n’était pas arrivé. D’autant que celui qui nous est proposé est particulièrement bon et copieux : des pancakes, du miel et des fruits. Moi qui ne mange pas le matin, je dois reconnaître que je me suis laissé tenter ! Nous avons même pu avoir du rab !


8) Nos journées à Ometepe


Mardi 22 janvier – Le matin, Momo et moi allons chacun à notre tour nous balader dans le village. Les enfants ne souhaitent pas sortir et préfèrent jouer avec les animaux.


L’atmosphère de Moyogalpa est encore différente de celle des villages côtiers ou insulaires que nous avons visités. Ce n’est pas le village hors du temps de l’Isla del Sol en Bolivie, ce n’est pas un village traditionnel de roseaux comme aux îles Uros (Pérou), nous ne sommes pas coupés du monde comme aux San Blas, ce n’est pas l’ambiance caribéenne de Rincon del Mar ou de Bocas del Toro, et le niveau de vie n’est pas le même que dans les villages côtiers costariciens. Moyogalpa a la chaleur et les couleurs de l’Amérique centrale, le côté paisible que l’on a pu trouver à Huanchaco ou à Mancora (Pérou) et, il faut le dire, la propreté toute relative des rues péruviennes, boliviennes ou de la côte caraïbe colombienne. De quoi vivent les habitants ? De la pêche, du tourisme et d’un peu d’élevage.



Après le goûter, nous utilisons de nouveau notre botte secrète pour aller voir les volcans au coucher du soleil : la balade à cheval. La pointe Jésus Maria est située à 4,5 km de Moyogalpa. Avec cette chaleur, la marche aller-retour aurait été trop longue pour les enfants. Nous préférons éviter les jérémiades et choisir la facilité. Les enfants enfourchent leurs montures et nous les suivons à pied sur une dix petits kilomètres. Je suis contrainte de tricher en partageant la selle avec Auden, afin de faire avancer mon cheval plus vite, sinon nous risquons de rater le coucher de soleil. En effet, notre guide ne pensait pas que nous étions assez tarés pour marcher, et avait donc prévu un laps de temps plus réduit pour rejoindre la pointe Jesus Maria. Oui, nous sommes foufous les Français, nous faisons des trucs de dingue, nous MARCHONS !



Honnêtement, le chemin n’a rien d’extraordinaire. Rien à voir avec le cadre enchanteur de nos promenades équestres à Tupiza (Bolivie), à Gocta (Pérou) ou à Jerico (Colombie). Il y avait sûrement de plus belles balades à faire de l’autre côté de l’île.


Les chemins sont sales, jonchés de détritus qui se déplacent au gré du vent. Le deuxième tiers du chemin se fait sur la route. La dernière portion n’est pas déplaisante, mais pressée par la peur de manquer le coucher de soleil, je n’en profite guère. Je marche (oui, je suis redescendue pour me faire les cuisses!), tout en regardant en arrière pour vérifier qu’Auden ne me désobéisse pas. Et oui, cette jeune gueule d’amour, qui n’a peur de rien, a une furieuse envie de partir au galop et ne cesse de donner discrètement des petits coups de pied au canasson. Par conséquent, mes tâches sont multiples : marcher le plus vite possible, tout en freinant le cheval, gronder Auden, et le redresser sur sa selle, dont il est en train de tomber. Et oui, comment ne pas dégringoler lorsque l’on se marre comme une baleine dès que sa monture part au trot…

Heureusement qu’Eylia se comporte comme une digne cavalière ! Sinon, je rends mon tablier !



Le panorama depuis la pointe Jesus Maria est superbe. L’angle de vue permet de saisir les deux volcans d’un seul regard. Et, fait assez rare, nous avons la chance de les apprécier sans aucun nuage (ou presque). Nous retrouvons les couleurs chaudes de la veille. Je crois que le volcan Concepcion, avec sa forme conique parfaite, est l’un des plus beaux que j’ai vus.



Coucher de soleil oblige, nous devons rentrer de nuit jusqu’à Moyogalpa. De jour, je trouvais déjà que notre guide n’était pas bien rassurant, incitant Auden à aller au trot, alors que notre fils monte à cheval comme je joue au base-ball. De nuit, je suis encore moins rassurée. Nous avançons, le long de la route, sans aucune signalisation. Heureusement, nous finissons par bifurquer et reprendre un chemin de terre. La balade devient plaisante.


La vie des habitants se donne à voir à travers les fenêtres et les portes grandes ouvertes de leurs habitations. Nous les voyons assis dans leur rock-in-chair ou allongés dans leurs hamacs, profitant de la douceur de la nuit tombée. On allume les barbecues, on s’assoit sur sa terrasse, on discute avec le voisin, les enfants jouent au foot sur un fond de musique entraînante. Les vies privées s’effacent derrière une véritable vie de village où tout le monde se connaît.


Mercredi 23 janvier – Aujourd’hui, nous partons faire un tour de l’île. Il est de tradition de le faire en scooter. L’idée ne nous traverse même l’esprit. Nous préférons nous tourner vers l’option du taxi. Le chauffeur nous conduit jusqu’aux spots importants et nous y laisse le temps que nous désirons.


La première étape est la réserve écologique de Charco Verde. Nous ne savions pas qu’une halte était prévue à cet endroit. Nous ne comptons pas y entrer. Des lagunes, nous en avons vu des superbes. Des singes, nous n’en sommes plus à notre premier depuis le Costa Rica. Nous voulons bien encourager la reprise du tourisme au Nicaragua, mais nous n’allons pas payer une entrée dans un parc qui ne nous apporte rien de véritablement nouveau. Nous préférons nous arrêter juste à côté, quelques minutes, sur une jolie plage du lac. Elle est déserte. Point de sable blanc, point d’eau transparente, mais un petit charme qui rend le moment agréable.


Pour le déjeuner, le chauffeur nous dépose à l’Ojo de Agua. Il s’agit d’une piscine d’eau cristalline, d’origine volcanique. Nous y pique-niquons. En raison de son otite, Auden est privé de baignade. Autant dire que l’empêcher d’approcher de l’eau relève de l’impossible. On finit par céder et le laisser se baigner jusqu’au menton. Eylia savoure ces quelques brasses. En effet, après le Nicaragua, nous n’aurons plus l’occasion d’enfiler nos maillots de bain avant au moins trois semaines.



L’endroit invite à la décontraction. La piscine est nichée dans un écrin de verdure. Deux ou trois bars-restaurants ont élu domicile sur le site, mais se fondent intelligemment dans le décor.


Si cette deuxième étape de visite de l’île avait bien commencé, elle vire subitement à la crise. La pauvre Eylia est victime de la faune locale. Une guêpe la marque sur le flanc et des chiens lui chipent ses tongs. Véridique ! Un employé du site nous explique qu’il est fréquent que les corniauds s’en prennent aux effets des touristes. Nous connaissions les singes et ratons laveurs chapardeurs du Costa Rica. Voici désormais des chiens nicaraguayens cleptomanes. Quoi qu’il en soit, Eylia termine la journée pieds-nus.


La troisième et dernière étape du tour est la plage de Santo Domingo. Elle est réputée comme étant l’une des plus belles de l’île avec celle de Santa Cruz, qui la continue. Ça ne vaut pas les San Blas (Panama), mais le petit cadre est plaisant : des fleurs exotiques, le volcan Maderas sur le côté, une immense étendue d’eau qui donne le sentiment d’être à la mer, une balançoire au bord de l’eau et deux geais à face blanche qui nous présentent leur ballet.




De retour à l’auberge, nous rencontrons deux Français fraîchement arrivés sur l’île et passons la soirée avec eux. Nous savourons ces moments finalement assez rares : à

Huanchaco (Pérou), à Chachapoyas (Pérou), aux San Blas (Panama) et ici. Nous n’avons pas croisé beaucoup de Français et ces rapprochements ne se sont que trop rarement terminés en soirées bien arrosées !



Ce premier stop au Nicaragua est prometteur. Nous ne regrettons vraiment pas d’avoir sauté le pas sans nous laisser impressionner par les recommandations de Diplomatie.gouv ou de certains Costariciens qui ont parfois tendance à exagérer les choses, lorsqu’il est question du Nicaragua.


Direction Granada, réputée comme étant la plus belle ville du pays.


Et les enfants?


Ce premier contact avec le Nicaragua est plutôt sympa pour eux : une balade en bateau, un petit village mignon, des animaux aux quatre coins de l’auberge, une promenade à cheval, deux beaux volcans, une courte baignade dans une belle eau claire, etc. Y a pire !


Le défi d’Eylia était de se réconcilier avec nos amis les gallinacées. Depuis l’attaque du coq fou du Salar d’Uyuni, ma fille ne veut plus approcher poules et coqs. J’ai pensé que de commencer par entrer en contact avec des poussins pouvait être un premier pas vers la guérison ! Ainsi lui ai-je proposé de jouer à attraper un des poussins qui déambulaient dans la cour à longueur de journée. La thérapie a fonctionné. Elle a réalisé que les poules et poussins la fuyaient, elle qui pensait, où qu’elle aille, qu’ils fomentaient des complots visant à l’éliminer. Elle a réussi à en toucher un. Check.


Auden se tourne toujours plus facilement vers les locaux. Il a longuement joué avec les enfants de l’auberge. Il est revenu avec deux ou trois nouveaux mots d’Espagnol. J’ai le sentiment que cela le motive davantage à apprendre la langue. On sent une évolution, un tournant. Depuis quelque temps, il nous dit souvent qu’il voudrait parler « comme Papa ». Eylia aussi se lance dans la formulation de courtes phrases. Il était temps ! Un matin, à Ometepe, alors que je voulais demander un autre pancake pour le petit-déjeuner, elle me conseille et dit « Ben, t’as qu’à juste demander ‘Puedo tener un otro pancake ?’ » Oui, c’est sûr ! Mais j’ignorais qu’elle savait dire ça !


Depuis Alajuela, Eylia s’est lancé dans la lecture de la collection « La guerre des clans », sur les bons conseils d’autres familles voyageuses et lectrices. C’est un peu un Seigneur des anneaux, version chats ! Elle adore, mais a parfois du mal à supporter lorsque l’un des héros meurt. Or ils sont nombreux. Elle hésite à chaque nouveau décès à changer de roman, mais ne résiste pas à l’envie de connaître la suite !


L’otite d’Auden m’inquiète un peu. Après le pus, c’est le sang qui coule de son oreille. Toutefois, je souhaite d’abord essayé de gérer les choses seules, avant de me tourner vers le médecin. J’avais emporté quelques pipettes d’Oflocet. Nous verrons bien ce que ça donne. Une fois revenus au Costa Rica, un cousin médecin de Laura pourra jeter un œil à son oreille.


Le volcan Concepcion et les enfants

Trucs et astuces du voyageur


  • Eau : non potable. Toutefois, il n’est pas rare que les auberges fournissent de l’eau en bonbonne ou aient un purificateur d’eau.

  • Taxi : Les taxis proposent des tarifs plus élevés que ceux des cars. Cependant, cela reste tout à fait abordable pour nos budgets. Lorsque l’on a plusieurs heures de transports en commun au compteur, ce petit luxe est bien agréable. D’autant que les taxis ou colectivos sont partout.

  • Cars : Le fonctionnement des cars au Nicaragua est largement perfectible. Il faut veiller à s’assurer que le car passe bien, qu’il va bien à la destination indiquée et demander à quel endroit il nous laisse exactement dans la ville d’arrivée.

  • Cheval : La balade que nous avons faite du côté de Moyogalpa n’avait rien d’extraordinaire. Peut-être vaut-il mieux se tourner vers un prestataire de Santo Domingo.

  • Supermarché : La chaîne Pali se trouve à Moyogalpa.

  • Pointe Jesus Maria : s’y rendre au coucher du soleil permet d’avoir un bel angle de vue pour voir les deux volcans d’un seul coup d’oeil.

  • Crise : les prix indiqués dans cet article sont susceptibles d’augmenter lorsque le Nicaragua sera sorti de la crise actuelle. Les tarifs pratiqués sont aujourd’hui autour de 30 % plus bas qu’avant avril 2018.


Quel budget pour 3 jours à Moyogalpa ?


Taux de change : 1 euro = 37 cordobas


Hébergement (40 euros)

Hostel Papagayo : 40 euros pour 3 nuits, auberge familiale, située en plein centre de Moyogalpa, 1 chambre avec 2 lits doubles, sanitaires privatifs, cuisine commune (mais ne pas être à cheval sur la propreté), eau potable en bonbonne, petit-déjeuner compris, wifi.


Nourriture (48 euros)

Supermarché et épicerie : 48 euros


Transports (12,30 euros)

  • Car Peñas Blancas-Rivas : 3,50 euros, 37 km, 1 h, car type car scolaire américain.

  • Taxi Rivas-San Jorge : 4,80 euros (trop cher, au retour, nous avons payé 2,68 euros).

  • Ferry San Jorge-Moyogalpa : 4 euros (Auden ne paie pas).


Activités (66 euros)

  • Tour à cheval : 17 euros pour 3 heures de balade

  • Tour en taxi dans l’île : 40 euros

  • Entrée à l’ojo de agua : 9 euros pour deux adultes


Total : 166,30 euros


Hasta pronto !


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