Manuel Antonio et la côte pacifique – Costa Rica (14-16 janvier)


Avec Cahuita et Monteverde (où nous n’irons pas), le parc Manuel Antonio fait partie des réserves naturelles animalières les plus connues du Costa Rica.


Il est évident que les animaux sont partout dans le pays et ne connaissent pas les frontières. Toutefois, n’ayant pas été chanceux au cours de nos balades « hors parc », nous avons préféré jouer la sécurité et passer par Manuel Antonio.


Nous ne regrettons pas d'avoir quitté notre "palace" d'Alajuela quelques jours pour découvrir la côte pacifique !




Récit de nos trois jours sur la côte pacifique


1) Prologue


Lundi 14 janvier – 6 h 30. Momo passe la matinée à San José, accompagné de Laura, pour aller chercher un colis qui contient une nouvelle puce de téléphone et une nouvelle carte bleue, les anciennes ayant été perdues en Bolivie. La tâche est ardue. Le colis renferme aussi de petits trésors, tels que du pâté, des galettes bretonnes, des noisettes et deux cadeaux de Noël pour les enfants ! Le contenu de la précieuse boîte a fait tiquer les services de douanes, qui exigent que Momo se rende au Ministère de la santé pour obtenir une autorisation. En faisant jouer les contacts de Laura, il n'a pas eu besoin de se plier à cette formalité.


2) Le trajet Alajuela-Bejuco


14 h - Laura nous prête gentiment la voiture de sa mère. Nous chargeons nos quelques bagages et prenons la route. Le paysage change. Il est davantage sec. Nous sentons que nous nous approchons de la côte. Nous longeons ensuite celle-ci sur plusieurs dizaines de kilomètres. Il est inhabituel de surplomber une telle immensité. Nous n’avons plus revu l’océan Pacifique depuis Mancora (Pérou), il y a deux mois. La côte caraïbe est davantage découpée, constellée d’îles. On n’a pas cette sensation d’infini.


3) Notre logement


Laura a plusieurs tantes qui possèdent chacune des propriétés aux quatre coins du pays. L’une de ces dernières se trouve à seulement quelques mètres du Pacifique, dans un condominio. Il s’agit d’un grand T3, situé dans une résidence avec piscine. Lorsque nous sortons de la voiture, la chaleur est étouffante. Qu’importe ? Nous sommes à quelques pas de l’océan.


Dès notre arrivée, nous posons nos affaires et fonçons à la plage de Bejuco. Celle-ci est superbe. Le sable est marron, mais ça nous change. Il tranche avec le vert des palmiers et cocotiers qui bordent le rivage. La plage est immense. On n’en voit pas le bout. L’eau est chaude, réellement très chaude ! C’est bien la première fois que je trempe le pied dans une eau à cette température. C’en est presque désagréable, tant l’on souhaiterait être rafraîchi, sans toutefois y parvenir !



Le terrain de jeu est parfait. Eylia part à la chasse aux bigorneaux. Auden préfère affronter les vagues.


4) Le parc national Manuel Antonio


Mardi 15 janvier – Le parc est situé à une quarantaine de kilomètres de Bejuco. Nous partons le matin, mais sans se presser. Notre expérience de Cahuita nous a démontré que rien ne sert de courir pour voir les animaux !


Les abords du parc n’ont rien à voir avec ceux de son homologue du Nord-ouest. Ici, le tourisme a fait son trou, un très grand trou... Bars, hôtels et restaurants se sont implantés sur la route qui accède au parc. En arrivant, des hommes nous indiquent où nous garer. Autour du parking et le long du chemin qui mène à l’entrée du parc, magasins de souvenirs, restaurants et épiceries se partagent le terrain avec des vendeurs ambulants. Tout est prévu pour le visiteur. C’est clair, nous ne sommes pas à Cahuita. Adieu l’authenticité ! Qu’importe, nous sommes là pour les animaux.


À peine avons-nous passé le portail de Manuel Antonio que des singes capucins viennent nous saluer. Ils nous distraient tandis que les gardiens fouillent nos sacs. Dans un but de protection des animaux, il n’est pas possible d’emporter n’importe quoi dans le parc. Nous faisons un douloureux au-revoir à nos amandes… Le lance-pierre d’Auden devrait prendre le chemin de la poubelle. Heureusement, Momo se bat bec et ongles pour sauver le jouet et lui éviter une fin atroce. Le gardien accepte de le conserver toute la journée et de nous le rendre à 16 h. Ouf !


Quelques mètres plus loin, une biche et ses faons nous accueillent. C’est assez étonnant de voir des cervidés si peu effrayés par la présence humaine. Le gardien nous explique que la grand-mère de la biche a été sauvée et soignée par les agents du parc. Celle-ci s’est habituée à l’homme et a enseigné à sa fille, et cette dernière à la sienne, que les humains ne sont pas (pour la plupart) de mauvais bougres !



Sur le chemin qui mène à l’une des plages, situées à l’intérieur du parc, nous croisons des singes hurleurs, deux agoutis et des iguanes. Une fois assis au bord de l’océan, les animaux sont toujours au rendez-vous, et bien davantage encore. Ils en deviennent presque dérangeants. Tenez-vous le pour dit : lorsque l’on vient au parc, mieux vaut surveiller ses affaires ! Nous avions fait l’expérience des singes gourmands à Cahuita. Ici, nous découvrons les primates voleurs !


La plage est bordée par la végétation. Il est donc très facile pour les bébêtes chapardeuses, de venir se poster sur une branche, juste au-dessus de nos serviettes, ou dans un bosquet, à côté de notre campement, et de profiter d’un moment de négligence de notre part, pour venir piquer notre repas !



En seulement deux ou trois heures, nous assistons à six vols commis par des singes, dont nous étions pour trois d’entre eux les victimes. Il est tout bonnement impossible de quitter la serviette sans qu’une bande de brigands viennent explorer les environs. La première fois, je quitte notre spot pour aller mettre de la crème solaire aux enfants. Hop ! Plus d’amandes ! Une deuxième fois, j’enferme la nourriture dans les sacs et veille bien à fermer les fermetures éclairs. Pffiout ! Un singe capucin ouvre la glacière tranquillement et dérobe le sachet de chocolats. Nous finissons par monter la garde à plusieurs. Même pas peur ! Le singe mâle de la bande nous toise, pendant qu’une de ses conquêtes passe sous notre nez, jusqu’à la serviette du voisin parti se baigner, et attrape la salade de fruits. La femelle est accompagnée de son bébé, qui dort paisiblement sur son dos. Bel exemple pour la jeunesse !



J’ignorais aussi que les ratons laveurs avaient un fort penchant pour les menus larcins. Ils sévissaient en bande organisée, pour voler des sandwiches. Je ne pensais pas non plus que les capucins étaient fans de Pat’Patrouille. Véridique ! L’un des capucins jette son dévolu sur un verre en plastique à l’effigie du héros de ce dessin animé. Bon, il a fini par le lâcher.



Les agoutis viennent ramasser les miettes.



Après cette session de chapardages, nous avons l’heureuse surprise de découvrir un paresseux endormi dans la cime de l’arbre d’à-côté. Il y était sûrement depuis le début de la journée, mais nous n’y avons pas prêté attention. Heureusement que des amoureux de la nature plus observateurs que nous l’avaient repéré.


Sur le chemin qui mène à la sortie, nous observons encore quelques singes et crabes rouges. Nous récupérons le lance-pierre d’Auden et nous dirigeons vers un des restaurants des environs. Le site d’El avion est superbe. Il nous offre une vue plongeante sur l’océan. Le coucher du soleil est unique, surtout lorsqu’au même moment, deux aras décident de nous faire une belle démonstration de figures acrobatiques.


Nous rentrons de nuit à Bejuco, l’esprit chargé de belles images. Si je comprends que l’on puisse être déçu par l’exploitation touristique du parc Manuel Antonio, il n’empêche que c’est une belle occasion pour les enfants (et les plus grands) de pouvoir observer des animaux de près, dans leur environnement naturel. J’imagine qu’il est possible, si l’on est patient et que l’on reste longtemps au Costa Rica, de voir des animaux en dehors de ces cadres organisés. Nous n’avons pas eu cette chance, ou très rarement. Alors, merci les parcs !


5) Playa Blanca


Mercredi 16 janvier – Avant de rentrer à Alajuela, nous décidons de profiter une dernière fois de la plage. C’est sûrement la dernière fois que nous y allons avant début mars. Au Nicaragua, nous n’aurons probablement pas le temps d’aller sur la côte.

Afin de raccourcir la route du retour, nous choisissons une plage qui nous rapproche d’Alajuela. Il s’agit de Playa blanca. L’océan est plus agité que la veille, mais nous parvenons tout de même à trouver un endroit praticable pour les enfants.


La végétation est superbe et offre des espaces parfaitement appropriés pour s’y installer avec des enfants. L’ombre y est quasi permanente.



L’eau est plus « fraîche » que le premier jour, à Bejuco. C’est très agréable. Nous assistons à plusieurs vols de aras. Cette fois-ci, pas « voler » dans le sens « dérober » !


En rentrant, nous avons eu la bonne surprise de voir des dizaines de crocodiles, amassés au pied d'un pont, sur le fleuve Rio grande de Tarcoles. Aux dires des habitants, ce devient même un problème, car ils finissent par arriver sur les plages.


Cela n'a rien enlevé à la beauté du paysage au coucher du soleil...



Trucs et astuces du voyageur


  • Eau : non potable

  • Nourriture Manuel Antonio : Attention à ne pas emporter trop de nourriture, vous risquez de vous la faire jeter à l’entrée. Je ne sais pas vraiment quels sont leurs critères. Ils nous ont laissé tout notre pique-nique, mais nous ont jeté nos amandes, qui étaient davantage en évidence dans le sac. En revanche, notre amie les a conservées.

  • Vol Manuel Antonio : Méfiez-vous des vols ! Les criminels ne sont pas des humains, mais les singes et ratons laveurs du parc!

  • Parking Manuel Antonio : Si vous négociez habilement, vous pourrez faire baisser le prix du parking.


Et les enfants ?


Eylia ne s’en remet pas ! Je crois que les singes voleurs l’ont bien marquée ! Elle ne cesse d’en parler. Par ailleurs, elle a pris beaucoup de plaisir à nager dans l’eau tiède du pacifique et à voir les aras s’envoler, tandis qu’elle se baignait dans l’océan.


Les enfants font d'énormes progrès en natation. Nous en avons eu la preuve durant ces trois jours de plage. Eylia nage où elle n’a pas pied, même dans l’océan. Auden passe sa vie sous l’eau, mais toujours avec ses brassards.



Auden boude toujours autant ! Nous avons tenté quelque chose qui avait fonctionné avec Eylia : un système de croix-récompense. S’il se comporte bien durant la journée, c’est-à-dire s’il ne fait pas de crise monumentale et ne tape pas sa sœur, il obtient une croix. Il peut également obtenir une croix bonus, lorsqu’il fait quelque chose de particulièrement bien ou difficile. Au bout de cent croix, nous lui achèterons un vélo, une fois en France. C’est un peu une arnaque, car nous comptions de toute façon changer son vélo ! Mais ça, il n’en sait rien. On verra bien si ça fonctionne...


Quel budget pour trois jours sur le côte pacifique ?


Encore une fois, il est difficile de donner un budget, puisque nous avons été généreusement invités par Laura, dans la maison d’une de ses tantes. Notre appartement se trouvait à Bejuco, à une quarantaine de kilomètres du parc.


Sur le plan de la nourriture, il est également difficile de donner un prix. Nous avons mis en commun la nourriture et Laura nous a offert le resto. Nous en aurions eu théoriquement pour 34 euros (restaurant El avion, situé sur la route du parc), avec plat et apéritif.


Sur le plan des transports, la voiture nous a été prêtée. Quels chanceux, décidément ! Les péages nous ont coûté un peu moins de 5 euros AR, depuis Alajuela. Ajoutons à cela 25 euros de carburant.


Enfin, l’entrée au parc nous a coûté 25 euros. Les enfants de moins de 10 ans ne paient pas.


Hasta pronto !


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