Organiser un road-trip en famille en Nouvelle-Zélande (6-25 avril)

Notre petite semaine aux Iles Cook est terminée, mais nous n’en avons pas fini avec la Polynésie. Et oui, officiellement, la Nouvelle-Zélande appartient au triangle polynésien. C’est tout l’attrait de ce pays : un mélange de tradition maorie et de modernité occidentale.


Momo et moi connaissons déjà la Nouvelle-Zélande. Il y a dix ans, nous y avons vécu près de six mois, en tant que PVtistes. L’envie d’y retourner avec nos enfants explique pourquoi nous avons choisi ce pays comme étape de notre tour du monde en famille.


Bienvenue à l’autre bout du monde !


Que serait la Nouvelle-Zélande sans la fougère ?!


1) Choisir la bonne saison : la Nouvelle-Zélande au mois d’avril?


Avec Momo, nous avions connu la Nouvelle-Zélande au printemps et en été. Rien de mieux ! En planifiant l'itinéraire du tour du monde, il faut faire des choix, et il est difficile que chaque étape du périple tombe sur la bonne période. Précisons que la Nouvelle-Zélande étant dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées.

J’appréhendais de voyager avril, c’est-à-dire de découvrir la Nouvelle-Zélande en automne, de peur de passer deux semaines sous la pluie. En définitive, nous n’avons eu que trois ou quatre jours tristounets, et le k-way ne nous a jamais accompagné durant toute une journée.


Nous sommes arrivés à la meilleure période pour profiter des belles couleurs de l’automne, avant que les feuilles ne quittent les arbres. Nous avons pu observer les changements dans le paysage, pas à pas. Momo s’est transformé en chasseur de « couleurs »! Sa cible : le petit bosquet aux tons harmonieux, logé au bord d’un plan d’eau !


Question températures, nous n’avons pas souffert du froid. Toutefois, il ne faut pas être trop frileux. En effet, les chambres des logements ne sont pas celles des Etats-Unis. Durant notre road-trip en famille dans le grand Ouest américain, chacune des chambres de motel dans lesquelles nous avons dormi étaient toutes équipées d’un appareillage de chauffage de compet’ ! Une soufflerie du tonnerre qui te réchauffe la pièce en trente secondes et te sèche tes vêtements en moins de deux. En Nouvelle-Zélande, ce n’est pas le cas. On trouve parfois un petit chauffage portatif, dans le meilleur des cas. Mieux vaut éviter de dormir en plein mois de juillet dans le petit bungalow de camping mal isolé…


2) Quel véhicule louer ?


Voiture ou camping-car ?


Il y a dix ans, nous avons vécu en van que nous avions acheté pour des clopinettes. Par conséquent, le road-trip en NZ, nous connaissons. Par ailleurs, nous avons appris que les règles de tolérance relatives aux aménagements intérieurs des camping-cars et vans avaient changé. Désormais, le van ou le camping-car doivent être self-contained, c’est-à-dire autonomes sur le plan de l’hygiène. Ce n’était pas vraiment le cas de notre van !


Je crois également qu’il est plus difficile de s’arrêter où l’on veut pour dormir. Cela casse un peu le charme. Bref, nous n’avions pas envie de déchanter, par rapport au petit paradis que nous avions connu il y a dix ans.


Par conséquent, nous avons opté pour une nouvelle façon de se déplacer en NZ : la voiture. C’est aussi moins coûteux. Il y a dix ans, notre van nous avait coûté 1 000 euros et avait été revendu au même prix. En 2019, une location de camping-car pour deux semaines coûte au moins 2 000 euros. Nous avons loué notre voiture pour seulement 465 euros. Si l’on ajoute nos frais d’hébergement (1145 euros), et que l’on tient compte de certains avantages comme les petits-dej compris ou la possibilité d’utiliser gratuitement un lave-linge et de profiter de la free food des auberges de jeunesse, nous sommes encore loin du prix de location d’un camping-car.


Notre véhicule


Notre bolide après quelques kilomètres sur des chemins boueux...

Adieu le mini-van du grand Ouest américain ! Bonjour la petite Ford Ecofusion dans laquelle nous avions à peine la place d’étendre nos jambes ! J’exagère un peu. Toutefois, toutes nos affaires passaient, les enfants avaient la place d’évoluer à l’arrière, et nous en avons été très satisfaits.


3) Quel parcours ? 19 jours dans l’île du Nord


Notre itinéraire


Encore une fois, notre premier voyage en NZ a influencé notre façon de voyager en Nouvelle-Zélande durant ce tour du monde en famille. Nous étions partagés entre l’envie de revivre de bons moments passés à certains endroits et celle de vouloir en découvrir d’autres.


Il y a dix ans, nous avions passé trois mois dans l’île du Nord, essentiellement en wwoofing, et trois mois dans l’île du Sud, entre vadrouille et cherry-picking. Cette fois-ci, il nous a semblé trop compliqué de descendre jusque dans l’île du Sud. Pourtant, je trouve que c’est elle qui recèle les plus belles perles du pays. Nous avons préféré être raisonnables et nous concentrer sur l’île du Nord.


Que faire dans l’île du Nord ? Nous étions tentés de reprendre les choses dans le même ordre qu’il y a dix ans : le Northland, Coromandel, la Bay of Plenty, etc. C’est ce que nous avons fait. Nous le regrettons un peu aujourd’hui. Faire le Northland rallonge terriblement la route. Et, certes, on y voit de beaux paysages, toutefois cela ne vaut pas ce que l’on peut découvrir, ailleurs, lorsque l’on fait un tour du monde.


Au cours de notre précédent voyage, nous n’étions pas allés jusqu’à Gisborne. Par conséquent, il nous semblait logique de placer cette étape sur notre plan de route. Nous ne le regrettons pas. La baie, au Nord de Gisborne, est sauvage et superbe. Nous sommes ensuite descendus jusqu’à Hastings, puis avons bifurqué par le Sud-Ouest, jusqu’à Wanganui. Je pense que cette partie-là n’était pas nécessaire. Toutefois, une fois à Gisborne, il faut bien repartir… Nous voulions absolument faire une rando autour du

Tongariro. Une fois dans le centre de l’île, un passage par Rotorua est, de mon point de vue, incontournable. De là, la route est toute tracée pour rentrer à Auckland.


Nous avons, une nouvelle fois, beaucoup roulé. Nous avons parcouru 3 000 km en 19 jours, c’était trop. Nous n’avons visiblement pas retenu la leçon du grand Ouest américain. Je suis fautive. La Nouvelle-Zélande est trompeuse. C’est un petit pays, mais les kilomètres se parcourent plus lentement qu’aux Etats-Unis. Dans mon souvenir, les trajets ne me semblaient pas interminables. Toutefois, il est vrai que nous avions le temps. Bref, si c’était à refaire, je supprimerais le Northland et Coromandel. Pour ceux qui ne connaissent pas, l’un et l’autre valent le coup. C’est à étudier au cas par cas.


L'étape Nouvelle-Zélande, une erreur ?


Nous nous sommes même demandés s’il avait été pertinent de prévoir la Nouvelle-Zélande comme étape d'un tour du monde. Au début de notre road-trip, nous en doutions. Nous avions le sentiment de perdre notre temps, de tout connaître, de ne rien découvrir, de rouler pour rouler. Nous étions presque déçus par ce pays que nous idéalisions.


La Nouvelle-Zélande ne doit pas se voir comme un pays aux mille et une merveilles. Elle recèle de très beaux sites, mais rares sont les paysages véritablement époustouflant. Il y a toujours mieux, ailleurs, dans le monde. Les fjords de Norvège sont probablement plus vertigineux que ceux du Milford Sound. Les lagunes du Tongariro Alpine Crossing n’ont rien à envier à celles du Sud Lipez (Bolivie). On voit de très beaux volcans en Amérique du Sud ou centrale. Il y a des geysers et des fumerolles aux quatre coins de la planète. La Nouvelle-Zélande n’est pas connue pour ses plages paradisiaques. Les forêts sont jolies, mais sans la Silver fern, elles n’auraient rien de spécial. En dehors du kiwi qu’on ne croise jamais, ce n’est pas la faune qui laissera un souvenir impérissable.


Toutefois, la Nouvelle-Zélande, c’est un pays où il fait bon vivre. La NZ, on l’aime, on l’adore, on ne l’oublie pas ! Pourquoi ? Pour ses superbes petits collines vertes peuplées de moutons, pour son calme, pour sa sérénité, pour ses belles côtes découpées où l’on ne croise personne, pour les noms de ville impossible à retenir, pour le Tongariro Alpine Crossing, pour le style vestimentaire néo-zélandais inimitable, pour le barefoot, pour le don qu’ont les Néo-Zélandais pour aménager leur bord de mer, pour leurs pelouses vertes parfaites, pour leurs honesty boxes, pour leur silver fern, pour leurs aires de pique-nique, pour les Steinlager, pour leurs barbecues, pour l’accent néo-zélandais à couper au couteau, pour le chant du tui, pour leurs jolies petites maisons en bois, pour la décontraction des habitants et pour les moutons !


La si paisible campagne néo-zélandaise

Conduire en Nouvelle-Zélande


Conduire en Nouvelle-Zélande peut s’avérer corsé. Premièrement : la conduite à gauche. Cela surprend au début, mais l’on s’y fait vite. Les boîtes automatiques facilitent les choses. Le plus dur, je trouve, ce sont les ronds-points. Il faut se faire violence pour les prendre par la gauche ! C’est également compliqué le matin. En effet, c’est comme s’il fallait réhabituer son cerveau, chaque matin, à la conduite à gauche. C’est arrivé plus d’une fois que Momo ou moi nous engagions machinalement sur la voie de droite, quelques secondes, avant de reprendre rapidement nos esprits.


Deuxièmement, conduire en Nouvelle-Zélande, c’est faire face à des conducteurs qui ont eu leur permis de conduire dans une pochette-surprise. Les Néo-Zélandais ne savent pas conduire. Ça roule vite, ça colle au c.., ça double, ça klaxonne… Pour en avoir discuté avec un Néo-Zélandais, il reconnaissait lui-même que ses compatriotes conduisent mal. En Nouvelle-Zélande, le permis se fait en trois étapes : le code, qui permet de conduire accompagné, le permis Restricted, qui donne le statut de jeune conducteur, et le permis Full, qui est le permis complet. Aucun cours de conduite n’est obligatoire. Seule l’expérience et les connaissances du code permettent de progresser. Au risque que d’autres, croisés sur la route, essuient les plâtres… Je sais bien que les Néo-Zélandais sont probablement des pros de la conduite, si on les compare aux conducteurs sud-américains ou asiatiques. Toutefois, cela surprend lorsque l’on pense mettre les pieds sur un territoire que l’on imagine vigilant sur le plan de la sécurité.


Enfin, conduire en Nouvelle-Zélande, c'est du sport ! Il faut apprendre à aimer les virages ! Rares sont les routes droites comme aux Etats-Unis. Oubliez les autoroutes, hormis autour d’Auckland. Moi je trouve ça sympa. Ça a son charme. Toutefois, il faut savoir prendre son temps...


4) Où dormir dans l’île du Nord pour les petits budgets ?


Camper en automne en Nouvelle-Zélande est plus compliqué. C’est encore faisable, mais, honnêtement, nous ne voulions pas tenter l’expérience. Rester cloîtrer dans une tente avec un Auden surexcité, lorsqu’il pleut des cordes dehors, très peu pour moi.

Toutefois, le camping reste une très bonne option pour les petits budgets, mais en bungalow. La plupart des campings proposent des nuits dans de petites chambres en dur. Certaines sont équipées de cuisine et de sanitaires, d’autres non.


Les nuits chez l’habitant sont également très abordables. Sur ce terrain, la surprise est entière. Cela peut aller du joli cottage indépendant à une simple chambre à l’intérieur de la maison du propriétaire.


Notre plus belle trouvaille : une maison perdue dans les collines

Enfin, les auberges de jeunesse sont, comme aux quatre coins du monde, une solution très économique. Là encore, tout est possible.


Je crois que la Nouvelle-Zélande restera mon pays fétiche sur le plan de la découverte des logements. Aucune nuit n’a ressemblé à une autre. Chaque jour, les enfants et moi étions curieux de découvrir notre nouvelle maison. Que ce soit sur le plan de la taille de l’habitation, du standing, du cadre, de la vue, de la présence ou non d’animaux domestiques, de la qualité du petit-déjeuner, de la gentillesse des hôtes, des extérieurs, des jeux accessibles, nous avions toujours une belle surprise. À tout le moins, les avantages prenaient le pas sur les inconvénients.


5) Où manger dans l’île du Nord, encore pour les petits budgets ?!


Pique-niquez, cuisinez ! Encore une fois, il n’y a pas de mystère, c’est ce qu’il y a de moins cher ! Nous avons presque toujours réussi à trouver des logements avec cuisine pour le soir. Après approvisionnement dans les supermarchés tels que le Pak’n Save ou le Count Down, le déjeuner se prenait sur le bord de la plage ou sur une jolie aire de pique-nique en bord de lac ou de forêt. Le menu ressemblait étrangement à celui des Etats-Unis : crudités, poulet rôti ou thon, hummus et fruits.


Notre plus fidèle compagnon de route : le supermarché Pak'n Save

Nous n’avons pas dégusté d’agneau. Momo et moi avions déjà suffisamment testé le barbecue néo-zélandais il y a dix ans, et les enfants n’étaient pas véritablement emballés à l’idée de manger un bébé mouton.


6) Et les enfants ?


La Nouvelle-Zélande et le nouveau pays préféré d’Eylia ! De belles forêts, des moutons, des kiwis (même si nous n’en n’avons pas vu), de jolies plage, des animaux domestiques dans presque tous les logements, des noms de villes rigolos (presque tous en maori), des super aires de pique-nique, etc. Cela restera surtout le pays de ses 7 ans 1/2, des œufs de Pâques et de sa plus longue rando : les 19,4 km du Tongariro Alpine Crossing !


Le mont Ngauruhoe

C'est officiel, Eylia n'a pas le mal des transports. Lorsque l'on est capable de lire pendant des heures, en voiture, dans les virages néo-zélandais, c'est qu'il n'y a pas de problème ! Eylia s'attaque désormais aux romans policiers.


Je ne sais pas trop ce qu’Auden retiendra de la Nouvelle-Zélande. Hormis la grande rando et les fumerolles de Roturoa, il n’aura pas de souvenir véritablement marquant. Peut-être aurais-je une surprise ? Avec Auden, il n’est pas impossible qu’il me parle un jour du phare du Cap Reinga, du pont du Tolaga Bay Wharf, de la Sky tower d’Auckland, des yachts de la marina, du Tongariro, des fougères, des kiwis, d’un lac au bord duquel nous avons fait un pique-nique, etc.


Le mont Ruapehu

Eylia et Auden sont devenus véritablement complices. Le déclic a eu lieu au Mexique et, depuis, cette complicité entre frère et soeur ne fait que s'épanouir. Ils ne se disputent presque plus, prennent soin l'un de l'autre et se défendent l'un l'autre. S'il y a bien une chose sur laquelle je n'aurais pas parier, c'est belle cela ! Quand je repense au début du tour du monde, j'aurais plutôt parier sur le nombre de cheveux qu'Auden arracherait à Eylia ou sur le nombre de griffures qu'elle ferait à son frère ! Quel bonheur de les voir comme ça. Si le tour du monde a pu servir à ça, c'est fabuleux.



7) Trucs et astuces du voyageur en Nouvelle-Zélande


  • Eau : potable ;

  • Essence : L’application Gaspy permet de connaître le prix à la pompe en fonction de votre localisation.

  • Péages : attention aux péages qui doivent être réglés par Internet. Il n’y a pas de guichet qui vous arrête. Vous avez cinq jours pour payer sur le site www.nzta.govt.nz.

  • Voies de circulation : conduite à gauche ;

  • Banque : Pour ne pas avoir de frais, il faut retirer dans les WestPac et BNZ.

  • Décalage horaire : Nous avions dix heures d’avance sur la France métropolitaine, au mois d’avril, donc après le changement d’heure de printemps.

  • Week-end de Pâques : En Nouvelle-Zélande, le week-end prolongé dure du vendredi au lundi. Le monde s'arrête. De nombreux supermarchés sont fermés le vendredi, le dimanche et parfois le lundi.

  • Check-in / check-out : Les particuliers qui louent des chambres ou des dépendances ont souvent un travail à côté et il est fréquent que les check-out soient tôt le matin (9 ou10 h) et après 16 h, voire 17 h. C'est à prendre en compte lorsque vous quitter un logement pour en rejoindre un autre. Il faut prévoir de quoi s'occuper, surtout lorsqu'il pleut... On se sent un peu à la rue !


8) Quel budget pour 19 jours dans l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande ?


Taux de change : 1 euro = 1,67 dollar néo-zélandais


  • Hébergement : 1148 euros (60,40 euros de moyenne, par jour).

  • Nourriture : 563,50 euros (29,60 euros de moyenne, par jour), pour uniquement des repas froids le midi ou des repas cuisinés dans nos logements le soir.

  • Transports (760 euros) : 465 euros de voiture de location pour 19 jours ; 295 euros d’essence (15,52 euros de moyenne, par jour) pour 3 000 km parcourus.

Total : 2 471,50 euros (130 euros de moyenne, par jour).



Récit de notre road-trip en famille en Nouvelle-Zélande : à suivre !


See U :)


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