Partie 1 – Road-trip en famille en Nouvelle-Zélande (le Northland)

Il y a dix ans, lorsque j’ai quitté la Nouvelle-Zélande, jamais je n’aurais pensé y retourner un jour avec mon mari et mes deux enfants, durant un tour du monde en famille.


Je suis à la fois excitée et inquiète. Ne vais-je pas être déçue ? Les enfants vont-ils aimer ce pays ? N’aurait-on pas dû choisir une autre étape pour notre tour du monde ?


Réponse à la fin des dix-neuf jours de road-trip en famille en Nouvelle-Zélande… ;)


Première étape : le Northland.



Jour 1 : Auckland - Whangarei (7 avril)


Nous avons quitté les Iles Cook le samedi 6 avril à 1h30. Nous arrivons à Auckland le dimanche 7 avril vers 4 h du matin. Non, le pilote n’est pas bourré. Non, il n’a pas fait de pari avec son collègue pour voir combien de temps il pouvait tenir, au maximum, avec le plein de kérosène ! Le trajet n’a pas duré plus de vingt-quatre heures, mais à peine quatre heures. En effet, lorsque l’on franchit la ligne de changement de date, d’Est en Ouest, on perd une journée. On passe de la zone qui est la dernière à changer de jour, à celle qui est la première. Bilan des courses : nous n’avons jamais vécu le samedi 6 avril 2019… ou seulement 1 h 30. Expérience assez singulière.


Auden et Eylia ont bien du mérite. Ils auront dormi à peine quatre heures et ne se plaignent pas. Nous déambulons dans un aéroport qui s’éveille tout juste. Tout est calme. C’est moins usant pour les nerfs. Nous récupérons nos bagages et partons en quête de notre loueur de voiture. Après quelques va-et-vient, nous trouvons une navette qui nous y conduit. Les formalités sont encore plus rapides qu’aux Etats-Unis. Pour notre road-trip en famille dans le grand Ouest américain, une employée nous avait tout de même conduits jusqu’à notre voiture. Là, le gérant nous donne les clés, et « Bon vent ! » Momo retrouve ses réflexes de conduite à gauche, et nous partons, de nuit, avec des enfants qui dorment déjà, à la rencontre de notre passé.


Ce n’est pas plus mal que nous soyons arrivés à Auckland, un dimanche, à 4 h du matin. Il est plus simple de circuler et de se faire la main. Le soleil se lève progressivement. La brume tapisse les vertes collines aux courbes parfaites. Nous retrouvons nos chers copains : les moutons ! Que celui qui met un pied en Nouvelle-Zélande sans en voir les bouclettes m’explique où il a mis les pieds ! On en voit partout.


Pour notre premier jour, nous avons pensé qu’il était préférable de ne pas nous arrêter à Auckland et de rouler le plus possible, de façon à ce que les enfants continuent leur nuit tranquillement. Ce soir, nous dormirons à Whangarei, à environ 180 km d’Auckland.

Nous faisons une première halte pour le petit-déjeuner. Allez, pour fêter notre arrivée en Nouvelle-Zélande, tournée de croissants ! Nous les mangeons sur la plage d’Omaha Beach. C’est un peu le Bervery Hills du coin. Les superbes demeures contemporaines ont toutes une vue directe sur l’océan.


Il ne fait pas chaud. Le soleil fait de son mieux pour percer à travers les nuages. Toutefois, nous sommes bien. Eylia est déjà fan de la Nouvelle-Zélande. Elle est séduite par l’atmosphère paisible qui y règne, et par le côté sauvage.


De retour dans notre jolie voiture rouge, nous traversons Leigh et tentons de retrouver un petit cimetière que nous avions photographié lors de notre premier voyage. Nous n’y parvenons pas. Il faut dire que nous commençons à être fatigués et je préfère économiser mon énergie plutôt que d’arpenter en long et en large toutes les rues de Leigh.


Notre pause à Pakiri Beach me réveille un peu.




Nous arrivons à Whangarei pour le déjeuner. Coup de chance, l’auberge nous accepte avant l’heure habituelle du check-in. Nous nous installons et je fonce au supermarché, situé juste en face, pour faire le plein de provisions.


Notre logement est une jolie demeure, que les propriétaires ont choisi de transformer en auberge. Elle est tenue par des gérants d’origine asiatique. En Nouvelle-Zélande, plus de 10 % de la population est originaire d’Asie (Chine et Inde, essentiellement), tandis que les Maoris ne représentent plus que 5 %. Il y a dix ans, ces derniers étaient bien plus nombreux. Les premiers Chinois sont arrivés au XIXe siècle, fuyant la colonisation, et après la Seconde Guerre mondiale, afin d’échapper aux tensions entre leur pays et le Japon. La politique d’immigration néo-zélandaise favorisa une nouvelle vague d’arrivées, dans les années 1980.


L’après-midi est calme. Nous restons à l’auberge et nous reposons. Aucun de nous ne se fait prier pour aller se coucher, une fois la nuit tombée.


Hébergement à Whangarei : Redgent residential villas, 45 euros pour une nuit, une chambre, un lit double et un lit simple, sanitaires et cuisine communs, wifi, Count Down juste en face.


Jour 2 : Whangarei - Whatuwhiwhi (8 avril)


Remis sur pied, nous nous dirigeons vers les Whangarei Falls. Ce ne sont pas les chutes Victoria, mais elles ont une charge symbolique, pour Momo et moi. Il y a dix ans, peu après avoir acheté notre van, nous avions quitté notre colocation de Browns Bay pour trois jours, afin de nous faire la main dans le Nord de l’île du Nord. Cette cascade était notre premier stop. C’était la belle vie !



La balade est très courte, mais quel bonheur de retrouver les fougères et le chant du tui ! La nature néo-zélandaise n’a rien d’exceptionnel. Toutefois, on s’y sent bien. Eylia est de plus en plus emballée par ce séjour. Après un courte pause devant la cascade, nous marchons le long de la rivière, savourons ce moment et rebroussons chemin.



Nous pique-niquons sur la plage de Paihia. Enfin, pas vraiment sur la plage. La Nouvelle-Zélande a su divinement bien aménager son rivage. De belles étendues de pelouse et de jolis arbres bordent la mer, accueillant des tables de pique-nique, le tout sans fausse note. Le beau vert néo-zélandais se marie parfaitement avec les tons de l’eau et du sable.



Ce déjeuner est l’occasion pour Momo et moi de goûter à notre mets favori de l’ancienne époque : un sandwich au thon aromatisé. Dix ans auparavant, nous faisions déjà attention à notre budget et avions trouvé cet ingrédient « de choix ». Je me demande bien comment nous avons pu nous nourrir de cela durant si longtemps !


Nous reprenons la route et arrivons à Whatuwhiwhi. Auden adore la Nouvelle-Zélande pour les noms rigolos que portent les villes et villages de ce pays !


Le camping est parfait : propre, isolé, à deux pas de la mer et bien organisé. Nous dormons dans un petit bungalow et disposons de notre propre réfrigérateur. Les espaces communs sont situés juste en face. La cuisine est digne de celle d’un grand restaurant. Un immense îlot central accueille cinq ou six ensembles de quatre plaques, qui font face à autant d’éviers. Les ustensiles de cuisine ne manquent pas. Je suis au paradis ! Cerise sur le gâteau : un petit square se trouve à l’entrée du site. Après une courte balade à la plage, les enfants profitent des jeux de société du salon commun. Momo part courir. De mon côté, je m’allonge sur l’herbe et savoure ce retour aux sources.



Revers de la médaille : vivre dans un camping, c’est sympa, mais la nuit, il faut sortir dans le froid pour aller aux toilettes !


Hébergement à Whatuwhiwhi : Holiday Park, 59 euros pour une nuit, un bungalow avec deux lits superposés, réfrigérateur, cuisine commune, sanitaires communs, wifi, jeux pour enfants, à 500 m de la plage.


Jour 3 : Northland - Ohaeawai (9 avril)


Je quitte le camping avec un peu de regrets. J’y serais bien restée plus longtemps. Nous prenons de l’essence, passons au supermarché de Kaïtaia et roulons en direction du Nord. Une longue journée de route nous attend.


Nous passons par la plage de Rarawa, connue pour son sable blanc (« white silica sand »). À partir de ce moment, je réalise que quelque chose a changé. Lorsque l’on voyage beaucoup, notre regard se façonne. On devient, sans s’en rendre compte, plus exigeant. Il y a dix ans, j’avais été émerveillée par cette plage de Nouvelle-Zélande.

Aujourd’hui, je la trouve quelconque. Lorsque l’on a connu les Whitsundays en Australie, les San Blas au Panama, Tintipan (Rincon del Mar – Colombie) ou encore les plages des

Iles Cook, il est clair que le sable de Rarawa n’a rien d’époustouflant ! Etait-il nécessaire de rallonger notre parcours, déjà bien chargé, en poussant jusqu’à la pointe Nord de l’île du Nord ? Les enfants s’amusent, c’est l’essentiel.



Nous poursuivons notre route jusqu’au cap Reinga. Là encore, nous nous interrogeons sur la pertinence de ce stop. Je pense que, Momo et moi, aurions pu nous en passer. C’est beau, mais le jeu en valait-il la chandelle ?



En revanche, je suis heureuse de montrer aux enfants le point de rencontre entre la mer de Tasman et l’océan Pacifique. Au pied du phare, on peu également voir des panneaux directionnels qui indiquent les distances séparant le cap de plusieurs capitales ou grandes métropoles du monde. Eylia prend conscience des kilomètres qui nous séparent de l’Europe. Le cap est aussi un lieu sacré pour les Maoris. C’est de là que les esprits des défunts rejoignent l’autre monde. C’est intéressant à expliquer aux enfants. Auden n’en retient pas grand-chose, mais est persuadé de savoir lire le maori. Il est certain que les sons de cette langue sont plus faciles à déchiffrer que ceux du Français. Voilà donc notre Auden bilingue !


Le cap Reinga étant considéré comme sacré, il est impossible d’y manger. Nous pique-niquons un peu plus loin, à Tapotupotu Bay. Encore un nom qui amuse les enfants ! Nous roulons ensuite vers le Sud, en direction de notre logement pour la nuit. Celui-ci est situé à Ohaeawai, chez l’habitant. La propriété est superbe. Le jardin est au calme, situé au bord d’une rivière. Nous disposons d’un petit appartement, rien que pour nous. Je regrette encore de ne pas en profiter plus longtemps.


Hébergement à Ohaeawai : Quiet Waters, 51 euros pour une nuit, appartement de deux chambres, réfrigérateur et micro-ondes, sanitaires privatifs, petit-déjeuner compris, wifi, très calme.


Jour 4 : Ohaeawai – Auckland (10 avril)


Nous jouissons de notre logement jusqu’à la dernière seconde. Aujourd’hui, nous bouclons la boucle que nous avions entamée à notre arrivée en Nouvelle-Zélande. Ce soir, nous dormons à Auckland.


Nous pique-niquons à Ruakaka (encore une bonne rigolade pour Auden et Eylia!), près de la plage, juste à côté d’un square, où les enfants font un concours de balançoire. Momo se fait alpaguer par un couple de Hollandais, établi depuis de nombreuses années en Nouvelle-Zélande. Ils se plaisent à raconter leur jeunesse, leur histoire. Les Néo-Zélandais sont de nature curieuse. En général, ils aiment aller à la rencontre des étrangers et savoir d’où ils viennent, ce qui les a poussé à venir ici.



Notre auberge d’Auckland repose sur le même principe que celle de Whangarei. Tenue par des Asiatiques qui en gèrent plusieurs en même temps, il s’agit d’une belle demeure comptant trois ou quatre chambres, réaménagée en petite auberge de jeunesse. Il n’est pas aisé d’entrer en contact avec les propriétaires. On se rendra compte en Asie que c’est souvent le cas. Nous restons à la porte un long moment, pour un problème de code.


Nous profitons de la fin d’après-midi pour réserver nos nuits au Japon et en Corée du Sud. Nous craignons que les prix flambent et je doute qu’il soit possible de débarquer à l’hôtel, sans réservation, et espérer négocier les prix. Mieux vaut assurer nos arrières. Ce n’est pas l’Amérique latine et ce ne sont pas les tarifs d’Asie du Sud-Est.


Hébergement près d’Auckland : My Holliday, 44 euros pour une nuit, deux chambres avec un lit double, sanitaires et cuisine communs, wifi, possibilité de laver et faire sécher son linge.



Le Northland, c’est fait. Rien ne sert de regretter, alors nous ne regrettons rien. Si c’était à refaire, et parce que nous connaissions déjà cette région, nous n’y retournerions pas. Lorsque l’on a moins de trois semaines devant soi pour visiter l’île de Nord, décider de passer par le Northland impose de faire des choix par la suite… ou de se dépêcher comme nous l’avons fait, ce qui n’est pas idéal.


Quoi qu’il en soit, nous nous dirigeons désormais vers la péninsule de Coromandel.

Allez, haut les coeurs !


See U :)


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