Pourquoi voyager ? Et si le voyage en famille autour du monde pouvait donner du sens à la vie ?


Nous sommes en quête perpétuelle de sens. En tout cas, c'est mon cas ! Je ne peux pas me résoudre à me dire que je suis née, que je vais vivre une vie linéaire, puis mourir, tout bêtement, tout simplement. Basta. Next ! Ça n'a aucun sens ! Vous n’êtes pas tenus d’adhérer à cette vision des choses. Et je crois d'ailleurs que je serais bien plus sereine, si je ne me triturais pas l'esprit avec ces questions-là ! Malheureusement, c'est tout le contraire !

De mon point de vue, il y a deux options. La première, la version altruiste et idéaliste : ma vie a un sens parce que je bouleverse celle des autres, et aide à rendre le monde meilleur, tel un gentil super-héros. La deuxième, la version épicurienne et égoïste : ma vie a un sens, car je me suis fait plaisir sur tous les plans, et que je peux tirer ma révérence à la fin, en considérant que je ne regrette rien. La première option est envisageable, mais je ne me connais aucun talent susceptible de bouleverser le monde ! En revanche, en ce qui concerne la deuxième option, là, j'ai quelques petites idées ! Et, croyez-vous cela ? Le voyage en est une !



1) Le voyage aide-t-il à se sentir vivant ?


Tout tester


Je fais partie de ces gens qui veulent avoir tout vu, tout vécu. Sinon, à quoi bon ?!


  • Quel est l'intérêt d'aller dans un parc d'attractions, et de faire toujours les mêmes manèges, alors que d’autres nous attendent ?

  • Pourquoi skier dans un domaine, sans avoir testé toutes les pistes ?

  • À quoi bon retourner toujours dans le même restau, et manger le même plat, alors qu'il existe trente autres établissements à proximité, qui ont chacun trente plats à la carte ?!

  • Pourquoi choisir une destination de vacances identique à celle de l’année précédente ?

  • Pourquoi faire le même métier toute sa vie alors que, il faut être honnête, on a tous en tête un autre métier qui nous attire, qui nous intrigue ?

  • Pourquoi vivre toute notre vie dans la même ville, alors que l'on pourrait tester une vie au bord de la mer, à la montagne, dans un trou pommé, dans une grande métropole, à l'étranger, en appartement, en maison, en camping-car ?

  • Et, évidemment, the last but not the least : pourquoi ne connaître qu’un pays alors qu’il en existe près de deux-cents ? Comment ne pas découvrir tout ce qu’il s’y cache ?


Parfois, tout tester implique de sortir de sa zone de confort. Le voyage est un de ces cas de figure, dans lequel la prise de risque est parfois nécessaire, surtout lorsqu’il s’agit d’un tour du monde.


Prendre des risques


Je veux prendre des risques pour me sentir vivante. Ce sera tantôt farfelu, tantôt osé, jamais suicidaire. Quand on veut, on peut. Si on ne le fait pas, c'est qu'on ne le veut pas vraiment. L’ordre des priorités peut toujours être inversé. Lorsque l’on pense être coincé, peut-être suffit-il de modifier son angle de vue. Il est dommage d’entendre ou de lire parfois : « Waouh, votre projet de tour du monde, j'adorerais, mais je ne peux pas à cause de... ». De qui ? De quoi ?


  • De l'argent ? Il est toujours possible de faire un grand voyage à bas coût, de vendre, sous-louer ou rendre votre logement en attendant.

  • Des personnes restées à quai ? Hormis quelques situations vraiment exceptionnelles, les gens ne vous oublieront pas, et pourront vivre sans vous, et vous sans eux. Leur vie restera probablement exactement la même que lorsque vous êtes partis. Si des personnes sont mal en point, votre présence va-t-elle changer quelque chose à leur état ? Si des personnes vont avoir un enfant, croyez-vous vraiment que le petit vous détestera parce que vous n'avez pas été présent à la maternité ?! « Et si je manque un mariage ? » Tout le monde s’en remettra ! Mieux vaut être disponible pour votre ami les 25 prochaines années à venir, qu’un jour dans sa vie, non ? Si vous êtes divorcé, et que vous ne vous voyez pas priver vos enfants de leur papa ou maman, pourquoi ne pas simplement repousser le projet lorsqu'ils seront majeurs et en mesure de décider s'ils veulent ou non vous accompagner. « Oui, mais alors s'ils ne veulent pas, je ne vais quand même pas les laisser seuls en France ! » Si ! Parce qu'à un moment donné, ils n'auront plus besoin de vous ! Il faut savoir être égoïste.

  • Du travail ? Encore une question de priorités. Si voyager est votre plus grande passion, votre plus grand rêve, le fait de l’accomplir vous donnera par la suite la force de tout faire pour retrouver un travail après votre démission. Il existe des biais plus raisonnables : disponibilité, congé sabbatique, congé de création d'entreprise, congé parental, etc. Alors oui, peut-être que l'on perd des années de cotisations pour la retraite, mais peut-être aussi que l'on sera mort d'ici là, ou que de toute façon, il n'y aura pas de retraite ! Entre parenthèses, la disponibilité pour élever un enfant de moins de 8 ans permet de valider des trimestres. Et au retour ? Si l’on a quitté son travail, pourquoi ne pas en profiter pour changer de vie professionnelle ?


2) Le voyage peut-il répondre à des questions existentielles ?


Le fait d'avoir des enfants donne déjà un sens à une vie. Cependant, nous ne sommes pas uniquement parents. Nous avons tous plusieurs casquettes : conjoint, employé, fils ou fille, voisin, propriétaire ou locataire, ami, membre d'une association, etc. Or, j’ai pour ambition de trouver des réponses, et de donner du sens à chaque pan de ma vie. Le voyage m’aidera à faire le point. Quelques-uns de mes questionnements :


  • Pourquoi suis-je maman ? Pour transmettre à quelqu'un ce besoin de connaître, dans un monde tellement riche de diversité que les insatiables ne peuvent qu'être comblés.

  • Pourquoi faire tel métier ? J'ai voulu, tour à tour, être professeur des écoles, vétérinaire, assistante sociale, gérante d'un club d'équitation, psychologue, magistrate, maître de conférences, professeur d'histoire-géographie, d'arts-plastiques, journaliste, écrivain, guide-conférencière, cuisinière, etc. Je suis arrivée à mes fins pour certains, partiellement pour d'autres. Pourquoi ne pourrais-je pas un jour envisager de tout plaquer de nouveau, pour réaliser l'un de ces anciens rêves ? Personne n'a jamais dit qu'il fallait faire le même métier toute sa vie, ou rester dans la même branche.

  • Pourquoi vivre comme cela et pas autrement ?

  • Pourquoi toujours faire comme tout le monde ?!

  • Pourquoi vivre ici et pas ailleurs ? Et si, dans un autre pays, à un autre endroit, en rencontrant d'autres personnes, en découvrant d'autres cultures, d'autres façons de vivre et de voir la vie, en m'essayant à de nouvelles activités, en regardant ma vie sous un autre angle... et si je trouvais des réponses à ces questions ?!


3) Le voyage met les sens, sens dessus-dessous !


D’une routine à une vie trépidante, d’une maison à un logement en collectivité ou chez l’habitant, d’une garde-robe bien remplie à 130 litres de bagages tout compris, d’une alimentation à la française à des plats des quatre coins du monde, d’une vie bien calibrée à de l’imprévu, d’un rapport aux autres souvent trop superficiel à plusieurs mois sous le signe de l’échange et du partage, etc. Bref, le voyage chamboulera nos vies... pour notre plus grand bonheur ! Mais chamboulés dans quels sens ?


  • Le sens de la vie. J’en ai parlé. Voilà l'objectif - et pas des moindres - de ce voyage ! Quel sera notre cheminement de pensée ? Quel sens va-t-on donner à ce voyage et quel sens donnera-t-il à notre vie future ?

  • Le sens de l'organisation. Partir au bout du monde en famille demande une bonne organisation. Quel budget ? Quel matériel ? Quels papiers ? Quels vaccins ? Que laisse-t-on derrière nous ?

  • Le sens de l'orientation. Voyager c'est partir de chez soi. Mais voyager où ? Quel itinéraire ? Partir dans quel sens ? Comment se déplacer ?

  • Le sens du partage. Voyager, c'est aller à la rencontre de soi et des autres. Qui va-t-on rencontrer ? Que va-t-on partager ?

  • Le sens de la famille. Voyager en famille, c'est vivre un moment unique qui renforce nos liens. Comment voyager à 4 ? Avec des enfants ? Quelle place pour le couple ? Comment organiser l' "école en voyage" ?

  • Le sens de l'humour. Voyager, c'est cheminer, découvrir, se découvrir, expérimenter, jouer, rire avec les personnes rencontrées... mais aussi errer, chuter, se tromper ! Quelles sont nos anecdotes les plus amusantes ?!

  • Le bon sens. Voyager, c'est savoir se débrouiller, faire confiance à son instinct : faire preuve de bon sens. Quels conseils élémentaires, quels trucs et astuces peut-on donner aux autres voyageurs ?

  • Le sens de la communication. Voyager, c'est rester en contact aussi avec ceux que nous avons laissés en France ou ailleurs. C'est faire rêver, et donner envie à d'autres de vivre cette expérience.

  • Les 5 sens. Voyager, c'est se sentir vivant, car tous nos sens sont en éveil. Quels moments inoubliables stimuleront nos sens ? Sur ce point, je tiens à m’étendre davantage. Petite parenthèse poétique ! Rompre avec le quotidien, c’est aussi vivre les choses de façon moins intellectualisée, plus naturelle, plus instinctive. C’est se laisser surprendre, être dérouté, perdre ses repères pour mieux se retrouver. On stimule notre ouïe en nous laissant imprégner des bruits d’une nature qui nous échappe, d’une ville qui nous dépasse, de cris d’animaux dont on ignorait l’existence, des sonorités d’une langue que l’on ne parle pas, de rires que l’on ne prenait plus le temps de saisir, des notes d’instruments que l’on ne pratique pas, ou simplement en écoutant le silence véritable d’un coin isolé du monde. On convoque notre odorat en sentant les odeurs de fleurs tropicales, d’épices asiatiques, d’un temple bouddhiste, de la terre chaude du bush australien, des ruelles de villages népalais, des coquillages polynésiens, des marchés guatémaltèques de l’Altiplano, de la ville après la mousson. On surprend notre palet en le faisant rencontrer les saveurs aigres-douces des plats d’Asie du Sud-Est, sucrées de gâteaux traditionnels américains, amères du café colombien, acides de certains fruits exotiques, salées du thé mongol, piquantes du jalapeño mexicain. On aiguise notre vue en l’abreuvant de couleurs chatoyantes, de paysages grandioses, de sourires authentiques, et de regards profonds. Enfin, on fait renaître notre toucher en caressant des animaux, en ressentant la chaleur extrême d’Ayers Rock, la moiteur des rues de Bangkok au mois de juin, ou le froid des hautes altitudes andines ; en s’allongeant sur le sable fin d’une plage polynésienne ; en se laissant porter par les vagues à Bali ; ou en serrant dans nos bras les personnes qui auront marqué certaines étapes de notre parcours. (Fin de la parenthèse poétique. Je m’excuse par avance auprès de Momo !).


Après une précédente expérience de voyage longue durée en itinérance il y a dix ans, nous avons compris que le voyage peut apporter beaucoup. L’année sabbatique permet de faire un point, de se centrer sur soi, et de se poser les bonnes questions... ou des questions tout court.


Nous sommes nombreux à passer à côté de notre vie, de notre entourage, et de nous-mêmes. C’est très cliché, mais je pense ne pas être loin de la vérité. Alors il arrive un moment où il devient plus que vital de faire une pause, afin de prendre les décisions justes. Peut-être que nous reviendrons en France avec de nouveaux projets de famille, de nouvelles ambitions professionnelles, de nouvelles envies ! Peut-être que rien n’aura changé, car nous aurons fait le constat que notre vie nous convient, telle qu’elle est.


Le virus du voyage est comme le palu, on ne peut en guérir ! Ainsi, n’est-il pas impossible que nous ayons une autre crise dans une dizaine d’années, avec l’envie de faire le point... à l’autre bout du monde ! Et vous ? Avez-vous envie de partir ? Êtes-vous prêt à vivre cette aventure ?!


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