Quels vaccins pour faire un tour du monde avec ses enfants ? | Notre choix


Voyager autour du monde implique souvent de traverser des pays dans lesquels il existe des risques sanitaires importants. Tout dépend de votre itinéraire. Deux questions se posent alors. Vacciner, ou ne pas vacciner ? Si oui, quels vaccins ? Lorsque l’on voyage seul ou entre adultes, le choix est plus simple. Chacun est responsable de son corps et de sa vie.

Dans le cadre d’un tour du monde en famille, la réflexion est différente. Nous devons décider à leur place, pour leur bien. Où est le bien ? Les avis divergent. Et si l’on opte pour les vaccins, quelle est la démarche à suivre ?



1) Vacciner : pour ou contre ?


Avant d’aller plus loin, je précise que je ne me positionne pas pour l’une ou l’autre de ces voies. Je peine encore à me situer dans le débat, et je crois que je me trouve quelque part entre les deux. J’expliquerai plus loin pourquoi.


Vacciner. Une obligation ?


Dans l’esprit du plus grand nombre, se faire vacciner est une obligation. En France, effectivement, la vaccination est obligatoire contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Pour les nourrissons nés après le 1er janvier 2018, d’autres vaccins s’ajoutent à cette liste : l’hépatite B, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole et la rubéole.


Lorsque l’on voyage, il est bon d’aller faire un tour sur le site de l’institut Pasteur, qui nous éclaire sur les vaccins obligatoires ou recommandés. Les premiers sont liés à une obligation administrative imposée au voyageur, afin de protéger le pays visité. C’est le cas notamment du vaccin contre la fièvre jaune qui est exigé au Brésil, lorsque l’on vient d’un pays à risque. Les vaccins recommandés visent à protéger le voyageur, mais la décision de suivre les conseils revient à ce dernier.


Pour les défenseurs de la vaccination, les vaccins ont permis d’éradiquer des maladies mortelles du territoire de certains pays. Par conséquent, ne plus se faire vacciner reviendrait à prendre le risque de voir ces maladies réapparaître. Cela semble logique. Par ailleurs, le fait qu’une majeure partie de la population soit vaccinée, protège les personnes qui ne peuvent recevoir d’injection. Ainsi s’agit-il, au premier chef, d’une logique de protection de la collectivité, plus que d’une simple protection de l’individu. L’intérêt général prime sur les intérêts particuliers.


Ne pas vacciner. Un choix éthique ?


Les personnes qui choisissent de ne pas se faire vacciner avancent divers arguments :

  • En premier lieu, vacciner ne permet pas de développer l’immunité. Un vaccin ne respecte pas les règles des défenses immunitaires naturelles.

  • En second lieu, les vaccins introduisent dans le corps des substances toxiques : aluminium, formaldéhyde, adjuvants, mercure, antibiotiques, etc. Certains de ces composants sont accusés d’endommager le système nerveux, et seraient à l’origine de cas d’autisme chez les enfants, ou encore de cancers, de diabète et de troubles intestinaux graves.

  • Ensuite, on remet souvent en cause l’efficacité réelle de certains vaccins, et les effets secondaires contraignants.

  • Enfin, la plupart pointent du doigt le défaut de transparence des labos pharmaceutiques, qui jouent sur la peur afin de manipuler la population et servir leurs intérêts.



2) Quel a été notre choix ?


La priorité : protéger nos enfants. Oui, mais qui est l’ennemi ?!


De mon point de vue, le choix a été difficile. Moi qui m’engage jour après jour dans une vie plus saine, plus juste, j’entends et comprends ce qui est dit sur les dangers et les aspects obscurs de la vaccination. Pourtant, je bâtis également ma philosophie de vie autour de la conscience du fait que nous soyons, chacun d’entre nous, un élément d’une entité qui nous dépasse et que l’on ne peut ignorer, qu’elle soit sociale (la collectivité) ou naturelle (la planète). Je craindrais alors de sauter le pas, en faisant passer mon intérêt particulier avant celui de la société.


Par ailleurs, il n’est pas uniquement question de moi, mais également de mes enfants. Ceux-ci n’ont pas fait le choix de voyager. Alors, il est évident que nous nous devons, Momo et moi, de faire tout notre possible pour les préserver. D’aucuns diront que c’est en les vaccinant que nous les mettons en danger. Admettons ! Toutefois, comme je l’expliquais, j’ignore encore où se place le curseur. Risques encourus du fait des injections VS risques encourus par l’exposition à une épidémie mortelle : lesquels sont à davantage à craindre ?


Des vaccins plus importants que d’autres ?


Vacciner. C’est le choix que nous avons fait. Toutefois, si l’on y regarde de plus près, un tri est à faire entre les différents recommandés pour faire un tour du monde en famille. Pour les destinations que nous avons choisies, nous devrions théoriquement être vaccinés contre la fièvre jaune, l’hépatite A, la fièvre typhoïde, l’encéphalite japonaise et la rage.


Nous avons (ou plutôt j'ai) « cédé » pour les quatre premiers vaccins. Si ça n'avait tenu qu'à Momo, nous aurions gentiment oublié l'encéphalite japonaise, voire d'autres ! Cependant, mon côté hypocondriaque, renforcé par mon côté maman, m’a fait opter pour la totale !


Pour ce qui est de la rage, l’injection permet simplement de donner un laps de temps supplémentaire, et d’alléger le protocole en cas de suspicion de contamination. Le « vaccin » ne protège pas contre la maladie. Nous pensions tout de même le faire. Toutefois, il était en rupture au centre de vaccination.


N'oublions pas également, inversement, que l'on ne peut se faire vacciner contre tout. À ce jour, il n'en existe pas contre le palu (bien qu'il y ait un traitement), contre la dengue, le chikungunya, le virus zika, etc.


3) Si l’on opte pour la vaccination, quel est le protocole à suivre ?


Prendre contact avec le centre de vaccination du voyageur


Pourquoi un centre de vaccination ? D’une part, car seuls ces centres sont habilités à administrer le vaccin contre la fièvre jaune. D’autre part, pour ceux qui ne s’y retrouvent pas entre tous ces vaccins, des médecins spécialisés peuvent aiguiller et expliquer quelles sont les options qui s’offrent à vous.


La prise de contact est souvent difficile, car ils sont surchargés. Notre demande s’est faite par mail, par le biais d’un formulaire, dans lequel il faut indiquer ses disponibilités en semaine. Le centre vous contacte ensuite par mail, et vous propose une date de consultation, que vous avez intérêt à accepter !


La prise de rendez-vous doit être anticipée. Nous avons contacté le centre au mois de décembre, pour un premier rendez-vous début avril. Nous partons en septembre. Il faut prendre en compte l’approche de l’été : le personnel est en sous-effectif, les voyages sont plus nombreux et donc les demandes de vaccins se multiplient, et vos disponibilités durant cette période peuvent également être réduites. Par ailleurs, plus vous vous y prenez tôt, plus vous aurez le temps de vous retourner si l’un des vaccins est en rupture. Les dotations sont, en effet, assez fluctuantes.


Les documents à fournir


Pour votre premier rendez-vous, vous devrez apporter vos carnets de vaccination, une autorisation parentale qui vous sera envoyée par mail ou à télécharger sur leur site, une photocopie de vos cartes d’identité (y compris celles des enfants) et le livret de famille.

Pensez également à apporter tout document qui prouve que vous avez été vacciné contre telle ou telle maladie, si rien ne l’assure dans votre carnet de vaccination. Par exemple, j’avais perdu mon carnet de vaccination du voyageur, qui mentionnait mes injections contre l’hépatite A, réalisées il y a 10 ans. J’ai produit le bilan d’une prise de sang attestant de la présence d’anticorps. Idem pour la rougeole.


Si vous possédez un ancien carnet de vaccination international, d’une époque où l’on faisait figurer le numéro de passeport sur la première page, et que vous avez changé de passeport, il vous faudra demander un duplicata au centre qui vous l’a fourni. S’il n’existe plus, il faudra vous refaire vacciner !


La première consultation


Une première consultation a lieu. Elle est facturée 23 euros par personne. Un médecin spécialisé fait un point avec vous sur les pays visités et les problèmes médicaux de chaque membre de la famille. Il fixe un calendrier de vaccination. Les adultes peuvent recevoir quatre injections à chaque fois. Pour les enfants, deux est le maximum. Par conséquent, selon les vaccins envisagés, vous serez invités à revenir trois ou quatre fois au centre.


Le médecin fait également un point avec vous sur les comportements à adopter sur le plan alimentaire, sur l’hygiène, et sur la conduite à tenir avec les animaux. Il vous donne enfin une liste type de la trousse à pharmacie du grand voyageur. Bien entendu, si vous êtes habitué à voyager, ces quelques minutes risquent d’être longuettes ! Je l’ai néanmoins laissé faire son laïus, afin d’être certaine de ne rien omettre.


Le médecin vous renvoie ensuite en salle d’attente, où l’on viendra vous chercher pour les vaccins.

Entre l’arrivée au centre, l’attente pour la paperasse administrative, la consultation et les vaccins, cela nous aura pris trois heures.


Notre calendrier de vaccination

  • Premier rendez-vous (début avril) : fièvre jaune + hépatite A

  • Deuxième rendez-vous (début juin) : encéphalite (1) + typhoïde

  • Troisième rendez-vous (fin juin) : encéphalite (2)

Si la rage n’avait pas été en rupture, nous aurions eu trois injections supplémentaires à caser, et donc un rendez-vous de plus.


La facture !


C’est un aspect à prendre en compte pour le calcul du budget de votre tour du monde. Préserver sa santé, oui. Mais à quel prix ?! D’ailleurs, cela peut vous aider à prendre la décision de ne pas faire certains vaccins, lorsque vous hésitez. Effectivement, l’addition est salée. Et même pimentée ! Toutefois, en fonction des mutuelles, vous pouvez vous en faire rembourser une partie. Par ailleurs, selon le centre de vaccination, il est parfois possible de se faire vacciner gratuitement (notamment pour le DT Coq à Aix-en-Provence) et de ne pas payer la consultation. Se renseigner !

De notre côté, nous avons fait chauffer la carte bleue... Sur le moment. En effet, notre mutuelle devrait nous soulager. Affaire à suivre. Pour le moment, par ici l'addition :


  • Première consultation : 23 x 4 = 92 euros

  • Fièvre jaune : 60 x 4 = 240 euros

  • Hépatite A enfant : 16.35 x 2 = 32.70 euros

  • Hépatite A adulte : 24.66 x 1 = 24.66 euros

  • Fièvre typhoïde : 30 x 4 = 120 euros

  • Encéphalite japonaise : (90 x 2) x 4 = 720 euros

  • Rage (car Momo avait eu une première injection lors du premier rendez-vous, et eu le droit de continuer le protocole) : 40 x 3 = 120 euros

TOTAL : 1349.36 euros


Les effets secondaires


En ce qui nous concerne, aucun effet secondaire n’est à noter pour la fièvre jaune et l’hépatite A. En revanche, les enfants ont eu une légère fièvre et des maux de tête après l’injection contre l’encéphalite japonaise. Le vaccin contre la typhoïde peut entraîner de légères douleurs au bras (ou à la jambe, en fonction du membre choisi pour l’injection) quelques jours après.


Attention à ne pas être malade lors de l’injection, surtout pour la fièvre jaune, qui est un vaccin « vivant ». En revanche, un traitement antibiotique ne pose pas de problème.


Le comportement des enfants


Se faire vacciner n’est jamais une partie de plaisir pour les enfants. Lorsqu’ils ont su que la consultation tomberait un jour d’école, ils étaient ravis. Première récompense ! Malgré tout, nous avons eu pitié d’eux, et leur avons promis un petit livre après chaque rendez-vous. Ils ont beaucoup pleuré pour le vaccin contre l’hépatite A. L’encéphalite n’est pas agréable non plus. Pour les enfants, du moins.



4) Vaccinés... mais souillés. Se déculpabiliser en atténuant les effets néfastes des vaccins


Culpabilité, quand tu nous tiens !


Les dés sont jetés. D’une part, notre itinéraire est tout tracé et nous ne souhaitons pas le modifier afin d’éviter d’avoir à nous vacciner, en évitant les zones sanitaires risquées. D’autre part, nous ne voulons pas prendre le risque de ne pas les vacciner du tout. Je ne suis pas pro-vaccins, mais je ne mets pas tout aux ordures. Des millions de morts ont tout de même été évités grâce aux vaccins.


Cependant, personnellement, je culpabilise énormément d’avoir potentiellement infligé à leur corps une vague de produits toxiques, et surtout d’ignorer les conséquences possibles de ces injections. Comment m’ôter ce poids ? Est-ce seulement possible ?


Je me retrouve face au même type de cas de conscience que pour le bilan carbone du tour du monde. Je cherche à être une bonne élève écolo, mais finalement je me laisse gagner par d’autres démons qui nuisent à la planète ou à la santé de notre famille (le plaisir personnel, dans le cas de l’itinéraire polluant ; la peur, dans le cas des vaccins). Pourquoi éviter de consommer du thon à cause du mercure qu’il contient, si c’est pour se faire vacciner ensuite ?!


Des solutions miracles pour se désintoxiquer après une vaccination ?


Première solution : faire le grand nettoyage. N’existerait-il pas une solution miracle pour compenser le mal fait à notre corps. Une sorte de désherbant sélectif (s’il en est...) qui éliminerait les mauvaises herbes aux métaux lourds, et laisseraient les composants permettant de lutter contre les maladies ? En fouinant un peu, on trouve des pistes : homéopathie séquentielle, homéopathie classique, booster l’immunité grâce à la vitamine C qui est riche en antioxydants, jeûner (pour les adultes, évidemment) quelques jours une fois par an, les traitements naturels (algue chlorella, coriandre, ail, magnésium, etc), faire une cure détox une ou deux fois par an, etc.


Deuxième solution : mener une vie saine. Je n’ai aucune idée de la quantité de métaux lourds qui se trouvent dans une injection. Toutefois, je me plais à penser qu’avec un peu de chance, mener une vie saine avant et après, peut aider à éliminer naturellement les effets néfastes des vaccins.


Troisième solution : devenir fataliste... et se faire l’avocat du diable ! Les métaux lourds nous contaminent également par la tuyauterie, les ustensiles de cuisine, les pesticides, certains produits cosmétiques, les médicaments, certains additifs alimentaires, les amalgames dentaires, etc. J’ai sûrement aggravé notre cas en choisissant de nous vacciner, mais il existe malheureusement bien d’autres sources d’intoxication aux métaux lourds. Et je pars du principe que nous sommes (théoriquement) protégés contre des maladies dangereuses. Je dis ça pour me rassurer...




Les vaccins. Encore une question qui m’aura fait réfléchir. Après le sens à donner au voyage, l’impact écologique d’un tour du monde, ou encore les réflexions autour du type de voyageur que nous voulons être, voilà un nouveau sujet qui montre combien rien n’est jamais simple. Derrière chaque choix, chaque acte, se cache un débat, une controverse.



Intérêt général VS intérêt particulier, coût VS santé, peur VS raison, choix imposé VS choix personnel, etc. Pas facile de faire son choix ! Et vous ? Vous seriez vaccin ou pas vaccin ?



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