Partie 6 - Road-trip en famille dans le grand Ouest américain (La route 66 et Los Angeles)


Notre road-trip en famille dans le grand Ouest américain touche à sa fin. Nous en avons terminé des grands sites naturels (Grand Canyon, Monument Valley, Bryce Canyon, la

Death Valley, Yosemite, etc).


Afin de réduire le temps de trajet jusqu’à Los Angeles, nous avons prévu deux étapes sur la Route 66, une à Needles et une à Barstow. Nous passerons ensuite deux jours dans la Cité des Anges, avant de nous envoler pour les Iles Cook :)



Jours 20, 21 et 22 : la Route 66 (26, 27 et 28 mars)


Au petit matin, nous prenons le temps de visiter Williams. C'est assez rapide, mais c'est une petite bourgade très agréable. On se sent, effectivement, sur la route 66.




Cette dernière partie du road-trip est incontestablement moins excitante que les précédentes. Nous commençons à ressentir la fatigue nerveuse accumulée kilomètre après kilomètre. Il est temps de rentrer et de rendre la voiture de location.


Il nous reste quelques curiosités locales à découvrir, telles que les villes et villages de la Route 66. Il en existe de plusieurs natures : les villes qui ont su rebondir malgré la concurrence de l’Interstate 40 (Needles, Barstow), les villages qui se sont éteints (Calico), et ceux qui résistent, mais ont perdu leur âme (sur l’ancienne Route 66, entre Seligman et Kingman). Traverser ces derniers est assez dérangeant. On se demande qui peut encore vivre ici, loin de tout, entouré de bâtiments à l’abandon, où les fantômes des anciens habitants viennent encore hanter les lieux.




Nous étions tellement pressés d’arriver à Los Angeles que nous en avons oublié de passer à Newberry Springs, voir le célèbre café de Bagdad Café. Nous ne sommes pas non plus arrêtés au lac Havasu, qui n’a rien d’exceptionnel, ni dans le désert de Mojave (plein le dos du désert!).


Le moment le plus intéressant aura finalement été mon passage à la bibliothèque de Barstow, afin d’imprimer des documents importants. J’ai au moins baigné quelques instants dans un semblant de vie quotidienne locale. Il est certain qu’en voyageant en voiture et en dormant dans des motels qui nous coupent totalement de la population environnante, les Etats-Unis est le pays dans lequel nous serons le moins entré en contact avec les habitants. C’est dommage. C’est comme ça...


Hébergement :

  • Needles : Laughlin Avi Resort and Casino, 33 euros pour 1 nuit, 1 chambre avec deux lits doubles, sanitaires privatifs, wifi, situé en réalité au Nord de Needles.

  • Barstow : Zconolodge, 47 euros, 1 nuit, une chambre avec deux lits doubles, sanitaires privatifs, micro-ondes et réfrigérateur, wifi.


Jours 22, 23 et 24 : Los Angeles


Jour 22 : Los Angeles (28 mars)


Lorsque nous quittons Barstow, le jeudi 28 mars, nous ne devons pas perdre de temps. Je dois me rendre au consulat de France à Los Angeles, afin de faire légaliser ma signature sur un document. Les créneaux horaires disponibles sont rares. Si je manque le rendez-vous, je n’aurai plus la possibilité de le faire plus tard.


Le trajet se passe bien. Nous arrivons en avance à Los Angeles. Nous nous dirigeons vers le Santa Monica Bd, non loin de Berverly Hills, afin de trouver un endroit sympa pour pique-niquer. Nous dénichons un petit parc situé dans les beaux quartiers et assistons à un match de bowling sur herbe. L’ambiance est so british ! Les joueurs, tous retraités ou rentiers, vêtus de leur tenue d’un blanc immaculé, se baladent sur une pelouse où les brins d’herbe, coupés au millimètre près, sont au garde-à-vous. À la fin du match, ces messieurs-dames quittent le terrain, toujours tirés quatre-épingles, avec leur petit caddie, sans qu’une seule goutte de sueur ne vienne souiller leur minois. En tant que spectateur, j’ai connu des jeux plus palpitants, mais ça a le mérite d’être apaisant ! Nous patientons encore quelques instants, un peu plus loin, en compagnie de deux écureuils de Berverly Hills. Un beau destin d’écureuil ! Ou pas...



Il est temps de se rendre au consulat. Je crois que je n’ai jamais passé autant de postes de sécurité en si peu de temps : un contrôle à l’entrée de l’immeuble, un gardien qui me fait monter à l’étage à l’aide d’un pass, un contrôle vocal à l’étage concerné, un portique de sécurité et un autre gardien qui vérifie l’identité. Ça met un peu la pression ! Le consul adjoint me reçoit et me fait entrer dans la salle du conseil, afin de me regarder signer mon document. Tout ça pour ça… Au moins, c’est fait. Les enfants auront eu le plaisir furtif de parcourir quelques livres en Français, dans la salle d’attente.


Une fois à l’air libre, nous nous dirigeons vers Venice Beach. Nous dénichons la place de parking de rêve, située à deux pas du coeur de ce littoral touristique. Nous y retrouvons les incontournables : danseurs de rue, petits magasins de souvenirs, amateurs de rollers ou de skate, terrains de basket, cabanons de surveillants de baignade, installés sur des kilomètres de plage.




Le skate-park est ouvert à tout public : de la cinquantenaire en mal de sensations à la jeunette qui ne sait faire qu’une figure, mais la maîtrise sur le bout des doigts, en passant par le grand ténébreux, aux abdos saillants, qui virevolte dans tous les sens, sans efforts, ou le jeune cadre dynamique qui vient décompresser de sa semaine, en tentant quelques petites figures. Nous savourons ce moment peace, en prenant notre goûter.



Biippp ! Le temps est écoulé. Nous devons retourner à la voiture au plus vite, si nous ne voulons pas être verbalisés. La place de parking miraculeuse ne l’était que pour une heure… Nous reprenons la route en direction de notre motel, situé dans un quartier peuplé essentiellement d’hispanophones. Ça nous fait plaisir de retrouver quelques repères latinos !


Hébergement à Los Angeles : Travel Inn, 76 euros, une nuit, une chambre avec deux lits doubles, sanitaires privatifs, micro-ondes et réfrigérateur, wifi.


Jour 23 : Los Angeles (29 mars)


Nous bouclons une énième fois nos bagages. Le rythme est soutenu depuis que nous sommes arrivés aux Etats-Unis. À Los Angeles, nous avions choisi de dormir à deux endroits différents, pour plus de cohérence. Rétrospectivement, notre choix n’avait rien de cohérent ! Nous avions réservé un hôtel dans le centre, afin d’être sur place pour visiter. Pour notre deuxième nuit, nous avions pensé qu’il était préférable de loger près de l’aéroport, de façon à ne pas passer notre journée dans les embouteillages et pouvoir se rendre plus facilement chez le loueur de voiture. Nous aurions mieux fait de rester deux nuits au même hôtel, puis se diriger tranquillement vers l’aéroport le lendemain, sachant que notre vol ne partait que le soir...


Le check-out est à 11 h. Cela nous permet de prendre notre temps et de repousser le moment où nous serons à la rue, démunis, désoeuvrés ! Ne pas savoir quoi faire à Los Angeles ? Impossible ! Et bien si ! Je m’explique. Premièrement, certains traits de la cité des Anges nous rebutent. Les villes tentaculaires ne nous séduisent guère. Tout nous épuise : les déplacements en voiture sur des deux fois six voies, qui demandent une vigilance constante, les trajets où l’on avance en accordéon, au rythme des feux rouges, la recherche interminable d’un endroit où stationner, etc.


Deuxièmement, nous avons déjà découvert certains attraits de la métropole. J’ai visité Los Angeles il y a dix ans. Hier, nous avons découvert Beverly Hills et Venice Beach. Ce soir, nous avons prévu de voir un match de baseball.


Enfin, nous ne sommes que peu friands des attractions telles qu’Hollywood Bd, le signe d’Hollywood sur la colline, le Six Flags ou encore les Studios Universal, etc. Par conséquent, puisqu’il est impossible de tout voir en deux jours, nous préférons nous contenter de vivre une petite vie tranquille de quartier, sans but précis.


Nous faisons les courses et cherchons un petit parc, situé à trois kilomètres du stade des Dodgers. Nous retrouvons l’ambiance d’Amérique latine : stand de tacos, musique mexicaine, anniversaire fêté sur de grandes tablées, marchands ambulants qui vendent tout un tas de babioles, etc. C’est plutôt sympa. Il vaut mieux : nous allons y passer la journée ! De 11 h 30 à 16 h, nous pique-niquons, regardons les enfants jouer au square, faisons les devoirs, filmons Auden en train de faire ses premières armes au baseball, en suivant les conseils avisés d’un père de famille très pédagogue, et goûtons.



Histoire de changer de décor, nous reprenons la voiture et nous dirigeons vers le stade, afin de nous en rapprocher au maximum, sans entrer sur le parking, que nous risquons de peiner à quitter en fin de match.


Nous parvenons à trouver une place à un peu moins de deux kilomètres des gradins. Nous nous dirigeons à petits pas, afin de ne pas arriver trop tôt. Cela nous laisse le temps de réexpliquer les règles du baseball aux enfants, de faire le bilan de notre passage aux Etats-Unis et de ramasser quelques fleurs.



Le Dodgers Stadium est immense. Il nous faut plusieurs minutes pour nous rendre du premier parking jusqu’aux portiques de sécurité. Les enfants sont impressionnés. Moi aussi. J’ai l’impression d’être au pays des Schtroumpfs. Tout le monde est vêtu de bleu et de blanc, de 5 mois à 75 ans ! Et les Schtroumpfs ne se nourrissent pas de salsepareille, mais de litres de bières et de kilos de frites !


Momo fait l’erreur de nous faire entrer dans le magasin des Dodgers. Auden est fou ! Il veut qu’on lui achète tout. Nous ressortons de cet enfer en quelques secondes. Momo y retournera seul.


Nos places sont situées au top desk, c’est-à-dire tout en haut. Auden et Eylia n’en reviennent pas ! Moi non plus. Je vais me les peler ! Toutefois, je le reconnais, la vue est belle. Je préfère autant être ici. Nous observons les joueurs se préparer et le terrain prendre forme.



Le coup d’envoi est donné à 19 h. Les Dodgers jouent contre les Diamondbacks de l’Arizona. Le match n’est pas des plus palpitant. Toutefois, l’ambiance me rappelle celle de la lucha libre à Mexico : très familiale, très détendue. On ne vient pas nécessairement au stade pour voir le match, mais pour papoter. Ça piaille dans tous les sens et tous les âges sont représentés. Nous assistons même à une annonce de grossesse dans un groupe de copines situé derrière nous !


Le match suit son cours. J’empile les couches progressivement, à mesure que le soleil disparaît derrière les murs du stade, tandis que nous assistons à un homerun en faveur des Dodgers. Leurs adversaires ne marquent pas un seul point en cinq manches. Momo s’éclipse discrètement et revient avec une casquette et une balle de baseball. Après quelques efforts d’attention, Eylia capitule et dégaine sa liseuse. Le baseball, c’est sympa, mais la Guerre des clans, c’est quand même mieux !



À 21 h, c'est le départ. Nous quittons le stade. Les enfants en ont vu assez. Ils sont encore de bonne humeur et ne manifestent pas de signes de fatigue. Mieux vaut en profiter pour rentrer. N’oublions pas qu’ils doivent encore marcher jusqu’à la voiture. Je suis heureuse d’avoir vécu cette expérience. Et en plus, depuis le parking du stade, on voit les signes de la colline d’Hollywood ! Pas besoin de traverser tout Los Angeles ;)


Nous apprendrons le lendemain que ce match a été le plus long de toute l’histoire du stade ! Il s’est terminé bien après minuit et se sont les joueurs d’Arizona qui ont gagné ! Comme quoi, il ne faut jamais s’avouer battu...


Nous arrivons à notre hôtel d’Inglewood autour de 23 h. Dommage que nous restions ici uniquement pour dormir, car notre chambre est immense !



Hébergement à Inglewood : Lax Suites, 83 euros, une nuit, une chambre avec un lit double et une avec deux lits doubles, sanitaires privatifs, micro-ondes et réfrigérateur, wifi, à quelques minutes de l’aéroport.


Jour 24 : Los Angeles (30 mars)


Pour des raisons identiques à celles évoquées plus haut, nous décidons de passer la journée en banlieue de Los Angeles, plutôt que de perdre notre temps dans les embouteillages ou sur la route. Nous entamons notre folle journée par une session de petites courses de jouets, de casquette (Eylia a oublié la sienne au stade, la veille) et de cahiers d’activité pour occuper les enfants à l’aéroport. Notre vol n’est qu’à 23 h 45… Ensuite, Momo et les enfants bouclent la boucle en déjeunant dans un fast-food, tandis que je savoure un instant de solitude, en me reposant dans la voiture.


Nous poursuivons notre samedi en passant notre après-midi dans un joli petit parc de Manhattan Beach. Rien d’époustouflant, mais c’est à ce moment précis que j’ai remercié Momo d’avoir insisté pour que nous restions dans les environs de l’aéroport, plutôt que d’aller nous perdre dans Los Angeles, à courir après les spots touristiques. La météo est clémente, le square est parfait pour les enfants et la pelouse est idéale pour s’y allonger quelques heures. Cela nous donne l’occasion de refaire le monde avec Momo, de faire un point sur notre tour du monde et de penser à l’ « après », tout en observant les Américains jouer avec leurs enfants.



Il est 16 h. Nous retournons lentement à notre voiture. Une fois encore, nous ne sommes pas pressés. Nous roulons tranquillement jusqu’à chez Dollar, notre loueur de voiture. Le drop-off se fait très rapidement. Nous n’avons pas le temps de dire « ouf » que nous sommes déjà hors de notre véhicule, les sacs sur le dos, à la recherche de notre navette.


Los Angeles est une ville agréable : aérée, où il règne une ambiance détendue, bénéficiant d'un climat favorable. Toutefois, j'ai préféré le style et l'atmosphère de San Francisco.


Nous appréhendions la longue attente à l’aéroport. Pourtant, tout s’enchaîne bien. Nous prenons le temps de pique-niquer avant d’enregistrer nos bagages et de passer les portiques de sécurité. Il nous reste une heure à attendre en salle d’embarquement. Les enfants ont leurs livrets d’activité. Tout se déroule divinement bien. À peine le temps de les mettre en pyjama que nous sommes appelés à embarquer.


C’est parti pour les Iles Cook !


See U :)


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