Partie 2 – Road-trip en Nouvelle-Zélande (Coromandel, Bay of Plenty, Tolaga Bay)


Après le Northland, nous poursuivons notre road-trip en famille en Nouvelle-Zélande par la péninsule de Coromandel, la Bay of Plenty et la côte Est de l’île du Nord.

Nous connaissons déjà les deux premières étapes, mais sommes curieux de découvrir les environs de Gisborne. Nous n’avions pas pris le temps d’y passer, durant notre premier voyage.


Nous avions un formidable souvenir de Coromandel. Aurons-nous le même ressenti, cette fois-ci ?


Vue depuis le sentier qui mène à Cathedral Cove

Jour 5 : Auckland - Tararu (11 avril)


La péninsule de Coromandel, c’est un peu comme le Northland . Si l’on ne calcule pas précisément les distances, les trajets paraissent courts. Grave erreur ! Les routes sont tortueuses. Certaines longent la mer, sans barrières de protection. Rouler à 100 km/h est un exercice périlleux, qui frise l’inconscience. Par conséquent, mieux vaut ne pas être pressé. Il y a dix ans, c’était notre cas. Nous n’avions pas de date de retour pour la France. Notre escapade sur la péninsule nous a laissé un souvenir impérissable. Cette fois-ci, nous avons privilégié la quantité à la qualité. Dommage. Si c’était à refaire, nous choisirions entre le Northland et Coromandel. Les deux, c’était trop.


La Nouvelle-Zélande, c'est aussi ça

En réservant nos logements, il y a déjà quelques semaines, nous savions que la journée à Coromandel serait longue. Par conséquent, nous avions prévu de dormir à l’entrée de la péninsule, de façon à gagner du temps pour le lendemain. Nous aurions pu loger en plein coeur de celle-ci, me direz-vous. Oui, sauf que ce ne sont pas les mêmes tarifs !


Le trajet Auckland-Tararu est rapide. Heureusement. Le temps se gâte. Toutefois, je dois reconnaître qu’il n’est pas déplaisant de conduire sur cette route qui serpente le long d’une mer aux tons vert-de-gris, d’où les rochers affleurent, me rappelant à chaque instant qu’il serait bon de maintenir mes roues sur la chaussée ! Le ciel est menaçant. Je me croirais en Bretagne, en plein hiver, sur la côte sauvage. Ça me plaît assez ! Une dizaine de bestioles écrasées plus loin, nous arrivons à bon port.


Ce n'est pas pour faire des vues, mais pour dénoncer cette injustice. Les routes de Nouvelle-Zélande sont jonchées de cadavres de petites bêtes innocentes... Tentons de faire gaffe

Nous entrons dans le camping, peu avant midi. Celui-ci est niché dans un écrin de verdure, à une centaine de mètres de la mer. Nous logerons dans un bungalow. Bonne surprise : nous avons deux chambres et une cuisine privée. Mauvaise surprise : nous devons payer un supplément pour le wifi, les douches et les couettes ! Je comprends mieux pourquoi la nuit était si bon marché (pour Coromandel...) ! Momo négocie et précise au gérant que rien de tout cela n’était annoncé dans la réservation de Booking. Bon prince, ce dernier nous allège l’addition.


Les enfants courent jouer dehors, tandis que je prépare le déjeuner. Quel bonheur de pouvoir manger autre chose qu’une repas froid ! Cela est d’autant plus plaisant, qu’en moins d’un quart d’heure, il se met à pleuvoir des cordes. Ben, tiens ! Nous aurions été bien, dehors, en train de pique-niquer...


L’après-midi est consacrée au repos et à l’école. Momo part faire un footing dans la boue. Il suit un bon rythme depuis quelque temps. Il a plus couru en deux mois que depuis le début du tour du monde ! Compenser nos erreurs d’Amérique latine demande un investissement !



Hébergement à Tararu : Dickson Holiday Park, 72 euros pour une nuit, petit bungalow avec deux chambres, cuisine privative, sanitaires communs, wifi payant, douches payantes, couettes payantes.


Jour 6 : La péninsule de Coromandel (12 avril)


Nous quittons le camping au plus tôt. Nous devons parcourir près de 200 km dans la journée, sur de petites routes, et prendre le temps de se balader.


Nous faisons une première halte pour voir un kauri. C’est un conifère endémique de l’île du Nord. On en trouve davantage dans le Northland, mais nous n’avions pas eu le temps de nous arrêter dans la forêt de Waipoua, quelques jours auparavant. Le kauri n’est pas aussi impressionnant que les séquoias géants de Yosemite, toutefois certains spécimens peuvent dépasser les cinquante mètres de haut et posséder un tronc de plus de trois mètres de diamètre.



Le ciel se couvre. La tension monte. À quoi bon additionner les kilomètres pour voir des paysages que Momo et moi connaissons déjà, et qui ne bouleverseront pas la vie des enfants. Momo regrette que nous ayons choisi de rester aussi longtemps en Nouvelle-Zélande, et surtout que nous ayons planifié autant d’étapes. Faut-il avancer la date du départ pour la Corée du Sud ? Momo réfléchit. C’est impossible. Les frais engendrés seront trop importants. Je propose de rester en Nouvelle-Zélande, mais d’annuler nos réservations Booking et de choisir un ou deux stops où nous resterions plusieurs jours à chaque fois. Nous verrons cela lorsque nous aurons une connexion wifi. Pour le moment, il faut avancer.


Ahhh... La Nouvelle-Zélande sous la pluie...

Nous roulons sous la pluie jusqu’à la ville de Coromandel. Nous marchons quelques petits kilomètres jusqu’à un point de vue sur la ville. Cela contribue à détendre un peu l’atmosphère, malgré le petit crachin déplaisant.



Nous poursuivons notre route jusqu’à Cathedral Cove. Le soleil semble vouloir ménager notre couple et s’efforce de percer à travers les nuages. Nous pique-niquons à côté de retraités qui vadrouillent, en groupe, à travers le monde, au volant de vieilles voitures françaises. Les enfants font un concours d’acrobaties. Auden nous enchaîne une série de saltos ! C’est vraiment un p’tit singe, celui-là !


Momo marche jusqu’à Cathedral Cove. Je ne le suis pas. Nous y étions allés, il y a dix ans. Oui, sauf que nous étions seuls. Aujourd’hui, le site est envahi de touristes.


Momo a dû payer les touristes pour qu'ils le laissent prendre une photo de Cathedral Cove en mode "sauvage" !

Je préfère m’allonger avec les enfants, sur la plage, et me reposer.



Le retour se fait dans le silence, sous la pluie, sur des routes sinueuses. Nous arrivons à Te Aroha en fin de journée. La ville est mignonne. Nous y repasserons en fin de road-trip. Nous prendrons le temps de la visiter à ce moment-là.


Nous logeons une fois de plus dans un camping. C’est ce qu’il y a de moins cher. Notre bungalow est minuscule, mais possède une structure d’accro-branches. Toutefois, la météo ne permet pas de la tester.



Nous vérifions les conditions d’annulation des réservations de Booking. Il ne serait pas raisonnable de changer nos plans. Les frais seraient trop importants. Autant continuer. Nous avons fait le plus dur. Nous nous réconfortons en dégustant des fajitas et une bonne compote maison. C’est l’automne, après tout ! Et, là, on est en plein dedans...


Hébergement à Te Aroha : Te Aroha Holiday Park, 54 euros pour une nuit, bungalow avec une chambre, un lit double et un lit superposé, cuisine et sanitaires communs, wifi.


Jour 7 : Bay of Plenty (13 avril)


Lorsque nous quittons le camping, le soleil brille. Bizarrement, l’ambiance générale est bien meilleure ! C’est fou comme la luminosité joue sur le moral. La campagne est superbe. Les routes sont droites, le ciel est bleu. Ahhh… Quel bonheur ! Nous sentons que nous avançons vers la Bay of Plenty. Celle-ci tient son nom du micro-climat qui favorise la culture de nombreuses variétés de fruits et légumes.


Non, en passant par Matamata, nous ne nous arrêtons pas pour visiter le village hobbit. Pourtant, ça me démange. Toutefois, bien que je sois fan du Seigneur des anneaux, je préfère voir le Mordor gratuitement en faisant le Tongariro Alpine Crossing, que de payer près de 80 dollars par adulte, en visite guidée. Cette économie nous paiera un bon resto de sushis au Japon ou une balade à cheval dans les steppes kirghizes !


Nous essayons de nous garer à Tauranga, afin de marcher jusqu’au sommet du mont Maunganui. Samedi oblige, les places de parking sont introuvables. Nous abandonnons et poursuivons jusqu’à Whakatane.


Nous aurions pu nous arrêter à Te Puke. Lors de notre précédent voyage en tant que Pvtistes, nous avions fait deux semaines de wwoofing dans une ferme des environs. C’était fabuleux. Nous sommes toujours en contact avec les propriétaires, spécialistes de la truffe. Toutefois, grâce aux réseaux sociaux, nous avons cru comprendre que leur week-end est consacré à une rencontre au sommet entre producteurs de truffiers ! Nous n’allons pas les déranger. Et puis, nous commençons à nous demander s’il ne vaut mieux pas arrêter de courir après notre passé et nous créer de nouveaux souvenirs en Nouvelle-Zélande.


Nous pique-niquons au Kohi Point et nous baladons une petite heure et demie.



Auden et Eylia savent que nous les entraînons progressivement à la « grande randonnée ». Avant le départ au tour du monde et depuis quelques mois, nous leur parlons de la randonné du Tongariro Alpine Crossing, qui est une superbe marche de près de vingt kilomètres, que nous avions faite il y a dix ans. Elle vaut le détour. Nous avions promis aux enfants que s’ils marchaient bien, ils pourraient se frotter au dénivelé d'un Great Walk. Maintenant que nous sommes en Nouvelle-Zélande, il est temps de se préparer ! Les enfants ont déjà fait leur preuve, mais si nous les savons capables de se dépasser, ils sont aussi en mesure de se plaindre au bout de deux kilomètres. Par conséquent, nous testons plus leur mental que leurs capacités physiques. Eylia est extrêmement motivée. Elle sait qu’elle peut y arriver et montre qu’elle sait prendre sur elle, lorsqu’il s’agit de relever un défi. Du côté d’Auden, il est difficile d’anticiper ses réactions...


Nous faisons un crochet dans Whakatane, afin de faire un dernier bond en arrière et retrouver un endroit précis d’où nous avions pris une jolie photo, il y a dix ans. Il s’agit d’un simple banc, situé en bord de mer, sur une de ces jolies pelouses vertes qui bordent la plage. Momo parvient à localiser l’endroit, non loin de la Mahy Reserve.



La route d’Opitiki est agréable. Nous arrivons dans notre énième camping. Encore une fois, c’est ce qu’il y a de meilleur marché pour les environs et, de surcroît, un samedi. Nous avons tiré le gros lot. Cette fois-ci, nous avons un bungalow tout équipé (cuisine et sanitaires), avec une chambre à part. C’est parfait. Ras-le-bol de traverser le camping en pleine nuit, sous la pluie, pour accompagner les enfants faire pipi !


Hébergement à Opitiki : Opitiki Holiday Park, 84 euros pour une nuit, bungalow avec cuisine et sanitaires privatifs, une chambre avec un lit double, un salon avec deux lits simples, wifi.


Jour 8 : Tolaga Bay (14 avril)


Après un passage rapide au New World d’Opitiki, nous prenons la route pour Gisborne. Celle-ci risque d’être fatigante. Nous allons traverser une zone particulièrement vallonnée et sauvage, dont les routes risquent d’être aussi jolies que tortueuses. Heureusement, le soleil nous donne du courage.



Nous passons par Gisborne alors que le ciel se couvre. À cet instant, je me demande vraiment pourquoi nous avons décidé de rouler jusqu’ici. La ville n’a rien d’exceptionnel et la grisaille ne la met pas vraiment en valeur. Tout ça pour ça. Cette étape était la seule nouveauté de notre périple. Espérons que Tolaga Bay nous réserve une meilleure surprise...


Nous remontons vers le Nord. L’océan est agité. C’est magnifique. La côte est découpée, sauvage, et le temps maussade donne davantage de caractère à l’ensemble.


Les moutons sont maîtres de lieux. Les collines ont troqué leur robe vert-pomme contre un kaki qui se marie parfaitement avec les tonalités chaudes des feuilles d’automne. Je ne regrette pas ce détour !




Nous pique-niquons à Tolaga Bay, où l’explorateur britannique James Cook a débarqué en Nouvelle-Zélande, en 1769, à bord de l’Endeavour. Il est le deuxième Européen à fouler du pied ce pays, après le navigateur néerlandais, Abel Tasman (en 1642). Les enfants se ruent sur le quai, le Tolaga Warf, le plus long du pays (660 mètres). Les vagues giflent les falaises et s’engouffrent dans les grottes. Des surfers ont trouvé un fabuleux terrain de jeu. Auden est médusé par leurs performances. Je suis heureuse d’être venue. Nous passons, enfin, un bon moment en Nouvelle-Zélande !



Il est temps d’aller découvrir notre logement. Après la tournée des campings, nous allons dormir dans notre premier hôtel. La ville de Tolaga Bay, ou plutôt le village, a des airs de village fantôme. Il faut dire que la grisaille n’aide pas à créer une ambiance accueillante.


Lorsque nous arrivons devant notre hôtel, nous croyons rêver… ou plutôt cauchemarder ! La bâtisse est d’un autre âge. Elle semble abandonnée et doit sûrement abriter quelques fantômes de passage ! Je ne risque pas de fermer l’oeil de la nuit… Notre visite des lieux ne contribue pas à me rassurer. Notre chambre est située au premier étage de l’hôtel. La demeure est totalement vide, ou presque. Il fait froid, il n’y a pas de chauffage, les toilettes fuient, la cuisine est glaciale et ressemble à une salle de dissection, les couloirs sont glauques, le salon est sombre, l’ensemble est austère. Nous sommes seuls, dans un hôtel hanté, au coeur d’un village fantôme. Auuu secouuuurs !



Momo, lui, est ravi ! Je dois reconnaître qu’au-delà des apparences, c’est assez amusant de vivre cette expérience. Je me croirais dans The Shining de Kubrick, mais au bord de la mer ! Là, encore, je comprends pourquoi la nuit était à ce prix. La gérante nous explique que nous sommes en période creuse. En été, l’hôtel affiche complet. Admettons. Difficile à croire en ce moment.


Bon, et bien, après un dîner fort sympathique, dans un cadre féerique, nous regagnons nos pénates et éteignons la lumière. « Non, je ne ferai pas de cauchemars... Non, je ne ferai pas de cauchemars… ! »


Hébergement à Tolaga Bay : Tolaga Bay Inn, 48 euros pour une nuit, une chambre avec un lit double et deux lits simples, cuisine et sanitaires communs, wifi, grand hôtel au

style assez singulier… à essayer !


Après le Northland, Coromandel, la Bay of Plenty et Tolaga Bay, la suite de notre road-trip sera plus tranquille. Nos trajets seront moins longs et nous approcherons de notre « grande randonnée » :)


See U :)


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