Partie 3 - Road-trip en Nouvelle-Zélande (Hawkes Bay, Dannevirke, Whanganui)

Nous avons été agréablement surpris par la Tolaga Bay, que nous ne connaissions pas. Nous poursuivons notre road-trip en famille en Nouvelle-Zélande par la région d’Hawkes Bay et Dannevirke, avant de nous enfoncer dans les terres, pour rejoindre la côte ouest de l’île du Nord.


La durée des trajets devrait être plus courte. C’est parfait. En revanche, les horaires de check-in risquent de commencer à poser problème. Décidément !


Sur la route de Napier

Jour 9 : Hawkes Bay, entre Gisborne et Napier (15 avril)


L’hôtel hanté de Tolaga Bay n’a pas eu raison de moi. Je suis saine et sauve ! Nous prenons la route pour le Sud, passons par Tatapouri (encore une partie de rigolade pour les enfants!) et nous arrêtons à Gisborne. Cette ville , la plus à l’Est de la Nouvelle-Zélande, est une des premières du monde à voir le soleil se lever.



C’est la première « grande ville » que nous visitons depuis le début du road-trip. Il ne faut pas venir dans ce pays pour son architecture. Ce n’est pas Quito (Equateur), Morelia (Ville coloniale du centre du Mexique) ou Casco Viejo (Panama City). Toutefois, j’aime bien ce genre d’ambiance. On n’étouffe pas. On se sent bien. On retrouve les codes américains : un quadrillage de rues tranquilles, de larges trottoirs abrités par des auvents, une artère principale où l’on retrouve l’essentiel des commerces proprement alignés, etc.



La grisaille nous conduit à écourter la balade. Nous achetons de quoi pique-niquer et roulons pour trouver un endroit sympa. La chose n’est pas aisée. Il pleut… Nous faisons notre premier déjeuner dans la voiture !


Plus l’on se rapproche de Napier, plus le ciel se découvre. Nous retrouvons nos jolis paysages de campagne, nos herbes de la pampa que l’on croise depuis le Northland, nos collines vertes, des arbres aux petites feuilles argentées, des forêts de conifères, des flax, etc. Seules les fougères ont déserté les lieux.


Nous cherchons notre logement du soir. Nous nous enfonçons progressivement dans la campagne profonde. La largeur de la route diminue à mesure que nous bifurquons. Où va-t-on atterrir ?! Je sens que ça va être sympa ! Nous apercevons enfin le panneau indiquant « Red Shed Quarters ». Il nous faut encore rouler sur plus d’un kilomètre, sans croiser âmes qui vivent, autres qu’à quatre pattes, avant d’atteindre notre nid douillet.

Nous y sommes. Le paradis ! Enfin, de notre point de vue. Nous sommes perdus, au milieu de nulle-part, dans une petite maisonnette entièrement équipée, avec cheminée, cuisine, pièce de vie, trois chambres, jeux pour enfants, livres, dvd, et plusieurs hectares de terrain de jeu ! J’adore ! Le petit-déjeuner est compris. Lorsque j’ouvre le réfrigérateur pour voir ce qu’il s’y cache, je comprends que nous ne mourrons pas de faim le lendemain matin. Les propriétaires ont vu large ! Ces derniers vivent dans une ferme, en contre-bas. Ce sont nos seuls voisins sur plusieurs kilomètres à la ronde. Ah, non, j’oubliais, il y a également les lapins, les moutons, les chevaux et les vaches !



Nous passons une superbe soirée, dans ce cadre mignon à souhait.


Hébergement à Kotemaori : Red Shed Quarters, 75 euros pour une nuit, maisonnette toute équipée, deux chambres doubles, une chambre avec un lit simple et un lit superposé, petit-déjeuner compris, coupé de tout, donc prévoir des provisions, pas de wifi.


Jour 10 : Napier et Hastings (16 avril)


Nous profitons de notre maison le plus longtemps possible et savourons notre petit-déjeuner. Peu après notre départ, nous nous arrêtons quelques mètres plus loin pour saluer les chevaux. J’apprends aux enfants à leur donner de l’herbe, en mettant la main bien à plat, afin d’éviter de se faire croquer les doigts. Auden et Eylia veulent faire du poney à la rentrée. Il est temps qu’ils se familiarisent avec la bête ! Séance de bisous sur le bout du nez, et on s’en va !


Quelques arbres colorés plus loin, nous nous arrêtons à Napier, chez Rebel Sport, pour acheter de nouvelles chaussures à Momo. Il est parti autour du monde avec une panoplie de vieilles affaires en guise de bagages. Forcément, passé un certain temps, il devient nécessaire de les changer. De mon côté, j’ai fait le choix inverse. J’ai renouvelé mon stock de vêtements avant de partir. Je ne sais pas ce qui est le mieux.


Napier

Nous achetons un ballon des All Blacks et Auden en vole un plus petit. Oui, il en vole un, sans que l’on s’en rende compte ! Une fois le méfait constaté, nous sommes trop loin pour rapporter l’objet du délit au magasin. Momo et moi, nous contentons de taquiner Auden en lui faisant croire que la police va le poursuivre. La blague est de courte durée. Il devient livide et manque de fondre en larmes !


Nous pique-niquons au bord de la plage et poursuivons notre route jusqu’à Hastings.


Plage de Napier

Cette journée n’aura rien eu de très passionnant. Toutefois, je crois que nous avions besoin de ne rien faire de spécial. Ça fait du bien par moments !


Avec le décalage horaire, c’est en arrivant au motel que nous apprenons la triste nouvelle de l’incendie de Notre-Dame de Paris. Auden est atterré. Il ne s’en remet pas. Il n’a pourtant aucun souvenir de l’édifice, mais il est traumatisé par le fait qu’un beau monument ait pu brûler. Il passe sa fin de journée à dessiner l’incendie de la cathédrale !

Hébergement Hastings : Apple Motor Inn : petit appartement en rez-de-chaussée (style motel), avec une cuisine équipée, un lit double dans le salon, une chambre avec deux lits simples, sanitaires privatifs, wifi.


Jour 11 : De Hastings jusqu’à Dannevirke (17 avril)


Ce matin, c’est au tour d’Auden de faire le plein de vêtements. Il pousse comme un champignon ! Eylia gagne une nouvelle trousse.


Nous montons au Te Mata Peak. Ce mirador offre une superbe vue sur la côte et ses environs. Le ciel est couvert, mais cela ne gâche rien. Nous pique-niquons en compagnie de Français rencontrés sur la route. L’un d’entre eux vit ici depuis plusieurs années.



Nous prenons notre temps. En Nouvelle-Zélande, les logements proposés sur Booking sont souvent des chambres d’hôtes ou des auberges dont les revenus ne sont pas l’unique gagne-pain des propriétaires. Par conséquent, il n’est pas rare que le check-in ne soit qu’à 16 ou 17 h, le temps que les gérants reviennent de leur travail. Ce n’est pas gênant si l’on a une journée bien remplie. Avec des enfants et dans le cadre d’un tour du monde, il est appréciable de pouvoir se reposer, se calmer, dans l’après-midi. Ce système est donc assez handicapant...


Sur la route de Waipukurau

Pour nous occuper, nous nous arrêtons dans un square de Waipukurau. Nous connaissons bien cette ville. Il y a dix ans, nous avions fait un wwoofing d’un mois et demi à Porangahau. Waipukurau était la « grande ville » du coin, où nous venions parfois nous distraire.


Tandis que les enfants s’amusent, nous faisons un point sur le tour du monde avec Momo. Nous observons également les Néo-Zélandais qui nous épatent par leur capacité à vivre en short et débardeur alors que le thermomètre affiche 13° C ! Les enfants néo-zélandais sont particulièrement dégourdis. Ils n’ont peur de rien ! En regardant les gens évoluer autour de nous, je constate également que le nombre de barefoot a augmenté. Il y a dix ans, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu autant de personnes se promener pieds-nus. En dix jours, j’ai pu en compter plusieurs dizaines, dans les parcs, dans les supermarchés, dans la rue.


Nous profitons du parc pour jouer au rugby avec notre nouveau ballon. Auden est surexcité ! Il ne pense qu’à plaquer et se jeter au sol. Eylia ne se laisse pas faire!

Il est plus de 16 h. Nous pouvons reprendre la route et avancer tranquillement jusqu’à Dannevirke. Nous sommes attendus pour 17 h.


Ce logement est le plus cher de tous ceux que nous avons réservés. Pourtant, il n’a rien d’exceptionnel. La demeure est située en bord d’une route qui longe une voie ferrée, la chambre est très correcte, mais nous n’avons pas de cuisine commune et le petit-déjeuner n’est pas compris. Si l’on ajoute à cela le fait que l’on ne puisse entrer dans les lieux avant 17 h et que le check-out soit à 9 h, je trouve que certains abusent vraiment.


Hébergement à Dannevirke : Lammermoor, 85 euros pour une nuit, chambre avec deux lits doubles, réfrigérateur, couverts et four à micro-ondes, sanitaires privatifs, wifi mauvais.


Jour 12 : Route pour Whanganui (18 avril)


Au réveil, le temps est superbe. Cela tombe bien, car nous sommes une fois de plus à la rue pour une journée entière. Le check-in de notre auberge n’est qu’à 16 h 30.


Nous décidons de passer par des chemins de travers, afin de nous rendre à Palmerston North. Nous ne sommes plus dans les Andes, pourtant, nous croisons un groupe d'alpagas ! Ce n'est pas la première fois. La Nouvelle-Zélande en importe, notamment du Chili.



Nous faisons les courses à Palmerstorn North et pique-niquons au bord d’un joli plan d’eau entouré de conifères. Le soleil brille, c’est très agréable. De beaux cygnes noirs évoluent majestueusement sur les eaux calmes de l’étang. Le silence est rompu par le vrombissement du moteur d’un jet-ski. Un père de famille est aux commandes de l’engin, qui tire une bouée chevauchée par deux ados. Les enfants sont horrifiés. Ils crient : « Assassins ! Assassins ! » Promis, je ne suis pas à l’origine de ce mouvement de contestation ! Auden ne veut plus manger. Il est écœuré et s’inquiète pour les cygnes et les canards qui ont déserté. « Le jet-ski pollue la nature et tue les animaux » Il nous faut ruser et inventer toute une batterie d’arguments fallacieux pour le rassurer et l’inviter à terminer son repas. Je suis heureuse et fière d’avoir des enfants qui ont une conscience écolo, toutefois je ne voudrais pas qu’ils entament une grève de la faim à quatre ans !


Nous arrivons à Whanganui en début d’après-midi. Nous faisons le tour du lac, observons les poules d’eau (pukeko) et jouons.



Le centre-ville est bien plus mignon que celui des autres bourgades que nous avons traversées.


La demeure dans laquelle se trouve notre chambre est élégante. Les lieux sont tenus par un couple énergique et accueillant, dont l’activité principale n’est probablement pas la gestion de ce B & B. Nous faisons l’école dans le salon commun, dînons et nous couchons tôt. La journée de demain sera longue.



Demain, nous entamons la partie du road-trip que nous attendons depuis plusieurs jours, voire plusieurs mois. Nous allons nous diriger vers le Parc national du Tongariro, afin de faire la grande randonnée tant attendue ! J’ai hâte !



See U :)


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