Partie 4 - Road-trip en Nouvelle-Zélande (Parc national du Tongariro, Rotorua)


Nous quittons Whanganui pour Taumaranui. À mes yeux, la perle de l’île du Nord, c’est le Parc national du Tongariro. S’il y a une région à ne pas manquer lorsque l’on visite le pays, c’est bien celle qui englobe ce parc, le lac Taupo et les environs de Rotorua.


Auden et Eylia attendaient cette étape avec impatience. Depuis le temps qu’ils nous entendent en parler !


Mont Ngauruhoe, Parc National du Tongariro

Jour 13 : Route entre Whanganui et Taumarunui (19 avril)


Nous quittons notre auberge de Whanganui assez tôt. Il ne faut pas traîner. La route sera longue, sinueuse et nous aimerions avoir le temps de nous balader pour nous mettre en jambe. C’est demain que nous ferons la « grande randonnée », dont nous parlions tant, depuis plusieurs mois !


Nous cherchons un supermarché, afin de faire le plein de provisions pour la journée. Nous ne risquons pas d’en trouver sur la route qui nous sépare de Taumarunui.


C’est étonnant, rien n’est ouvert. Pourtant, nous sommes vendredi. En nous approchant de l’entrée d’un Count Down, nous voyons une affichette qui indique « Good Friday ». Et si le Vendredi saint était férié en Nouvelle-Zélande ? Oh, non ! Nous n’avions pas prévu ça ! Pourtant, c’est bien le cas… Si même les grandes enseignes sont fermées, je ne vois pas bien où nous allons pouvoir trouver de la nourriture.



Nous traversons une ville déserte. J’aperçois une supérette ouverte. Nous nous garons immédiatement. Il ne faut pas manquer cette opportunité. Seuls les commerces tenus par des gérants d’origine asiatique sont ouverts. Ils ne suivent pas le calendrier chrétien. Nous sommes sauvés ! Enfin, moyennement. La supérette n’offre pas un choix très large de produits. Nous aurons plus de chance ailleurs. Nous finissons par trouver un Four Square qui ne chôme pas aujourd’hui.


Nous faisons une halte à la tour de Whanganui. Lorsque le ciel est clair, ce qui est le cas, on peut voir les contours du mont Ruapehu. Je pense même apercevoir la forme conique parfaite du mont Ngauruhoe.


Nous prenons la route pour Taumaranui. Nous avons plus de 160 km à parcourir, à travers la forêt et les collines. Il fait beau. Le trajet risque d’être sympa ! Momo peut se faire plaisir et s’arrêter prendre de belles photos de paysages d’automne.




Peu avant le déjeuner, nous nous arrêtons sur un parking de l'Atene View Point, pour faire une courte marche. C’est une petite rando « test », afin de voir ce dont les enfants sont capables. Ce n’est pas la première fois que nous marchons depuis le début du tour du monde, loin de là. Toutefois, nous voulons voir si, la veille de la « grande randonnée », les enfants seraient capables de démontrer une force mentale nouvelle. Je m’explique.


J’aimerais qu’Eylia m’accompagne pour faire le Tongariro Alpine Crossing. Toutefois, depuis quelque temps, nous pensons qu’elle n’en sera pas capable. Elle rechigne à marcher. Il faut dire que depuis trois mois, nous n’avons plus le même rythme qu’en

Amérique du Sud. Les enfants sont devenus paresseux. Du côté d’Auden, son comportement est tellement imprévisible que nous ne pouvons pas nous permettre de l’embarquer dans une randonnée difficile, au risque qu’il ne se mette à bouder à mi-chemin ! S’ajoutent à cela les problèmes logistiques du Tongariro Crossing. En effet, cette randonnée n’est pas une boucle. Par conséquent, si nous partons tous les quatre, qui viendra nous chercher à l’arrivée ? Il existe un système de navettes, mais je ne crois pas qu’elles ramènent les passagers au point de départ. De plus, le tarif est prohibitif, et il n’est plus permis de se garer sur le parking du Magatepopo, plus de quatre heures. C’est trop juste. Enfin, si je fais la rando avec Eylia, comment Momo pourra-t-il être sûr que nous n’avons pas rebroussé chemin ? Nous ne pouvons nous joindre par téléphone. En effet, depuis le début du tour du monde, nous n’avons jamais pris de carte SIM locale ou de forfait international. Nous fonctionnons uniquement avec le wifi des auberges.

Pour ces différentes raisons, nous avons plutôt dans l’idée de faire tous ensemble la randonnée des Taranaki Falls, voire du Lower Tama lake. Les distances et le dénivelé sont moins importants. Ce serait bien plus raisonnable. Toutefois, ce n’est pas rien. Par conséquent, nous voulons voir, aujourd’hui, si cela vaut le coup que nous prévoyions la marche de demain.


La « rando test » fait quatre kilomètres. Elle donne accès à l’Atene View Point. Les panneaux annoncent qu’elle peut être faite en deux heures. Le dénivelé est moyen. Les enfants démarrent en trombe. Ils sont motivés par le challenge ! Eylia est bien décidée à nous montrer de quoi elle est capable.


Très rapidement, Auden se plaint. Bon, et bien lui, c’est clair qu’il ne fera rien demain ! Ou une ballade de quatre ou cinq kilomètres maximum ! Eylia avance, sans sourciller, et fait preuve d’une grande maturité dans la gestion de son rythme. Auden, jaloux, finit par emboîter le pas de sa sœur.



Nous atteignons le View point en une heure, malgré les 200 m de dénivelé sur seulement deux kilomètres. C’est le temps indiqué pour un adulte. Nous faisons une courte pause et redescendons. Nous atteignons la voiture en seulement une demie heure. Auden et Eylia ont mis trente minutes de moins que ce qui était prévu. Chapeau ! Je commence à me dire qu’ils pourraient peut-être relever le défi de la « grande randonnée ». C’est décidé, demain, soyons fou, je fais le Tongariro Alpine Crossing avec Eylia. Carrément ! Momo tentera celle des Taranaki Falls, en poussant jusqu’au Lower Tama Lake, si Auden le sent bien.


Nous pique-niquons sur le parking et poursuivons nous route. Les environs de la petite ville de Taumarunui sont très jolis. Nous sommes loin du Parc national du Tongariro, mais nous n’avions pas vraiment le choix, si l’on souhaitait respecter notre budget. En effet, les prix explosent en ce week-end de Pâques.



Notre logement du jour est une ancienne chapelle luthérienne, devenue la résidence principale des nouveaux propriétaires. À la retraite, ils louent ponctuellement certaines de leurs chambres. Le mari est très accueillant et en manque de compagnie. Pour le plus grand bonheur des enfants, nos hôtes ont un chien, trois chats et deux perruches. Nous serons bien !


Nous ne perdons pas de temps. Nous nous installons, dînons et nous couchons tôt. Demain, réveil à 6 h !


Hébergement à Taumarunui : Saint David’s Ruapehu B&B, 154 euros pour deux nuits (week-end de Pâques), une chambre avec deux lits simples, un lit double, salle d’eau privative, cuisine commune, chez l’habitant, wifi, petit-déjeuner compris.


Jour 14 : Les « grandes randonnées » : Tongariro Alpine Crossing et Lower Tama Lake (20 avril)


Le réveil sonne à 6 h. Les enfants étaient préparés psychologiquement. Ils se lèvent et s’habillent sans discuter. Il fait froid. Nous les couvrons au maximum. En sortant de la chambre, le propriétaire des lieux nous attend, attablé devant un copieux petit-déjeuner. Zut ! Il ne nous avait pas prévenus que ce repas était compris ! Nous nous excusons et lui promettons que nous ne manquerons pas celui de demain matin !


Dehors, la température est glaciale. Il fait nuit. Les enfants ont du mérite ! Ils doivent vraiment se demander dans quoi on les embarque ! La brume recouvre les collines. Le soleil se lève progressivement. C’est magnifique. La campagne est superbe et l’on voit les flancs des volcans se dessiner. Pendant que Momo fait quelques pauses photos, nous prenons le petit-déjeuner dans la voiture.




Nous arrivons au parking de Mangatepopo à 7 h 15. C’est ici que nous nous séparons. Il est prévu que Momo vienne nous chercher à l’arrivée du Tongariro Alpine. Avant cela, il doit passer jeter un coup d’oeil au parking du point de départ, dans le cas où nous aurions fait demi-tour. Nous avons également prévu un autre point de rencontre, au Visitor Centre de Whakapapa.


Nous débutons le Tongariro Alpine Crossing à 7 h 30. Nous avons 19,4 km à parcourir, avec un dénivelé de 900 mètres. Je suis certaine qu’Eylia y arrivera, mais à quel prix ? Je dois reconnaître que, sans être véritablement inquiète, j’ai hâte d’avoir fait le plus dur. Je serai soulagée.


Nous débutons notre randonnée, emmitouflées jusqu’aux oreilles. Le thermomètre ne dépasse guère les 0° C. Les quatre premiers kilomètres se font facilement. Le dénivelé est très faible. La plus grande difficulté est de ne pas se marcher sur les pieds. En effet, le nombre de randonneurs est impressionnant. Cela n’a plus rien à voir avec ce que nous avions connu, il y a dix ans. Ce n’est pas qu’une formule excessive des blogueurs lorsqu’on lit les récits de certains qui parlent de rando à la queue leu-leu. C’est exactement ça ! Il est vrai que nous sommes un samedi, week-end de Pâques. Toutefois, je crains que l’affluence soit presque aussi importante en dehors de cette période.



Nous entamons ensuite une première grande montée de deux kilomètres, avec 300 m de dénivelé. Les pancartes situées au début de cette portion indiquent aux randonneurs qu’il serait bon d’être sûr de son état physique pour poursuivre l’aventure ! Nous ne nous laissons pas impressionner et empruntons le chemin. Nous sommes au pied du volcan Ngauruhoe et avons pour objectif d’atteindre le South Crater. C’est assez rude, mais Eylia ne se laisse pas démonter. Nous doublons même plusieurs personnes ! Lorsque nous arrivons en haut, nous en sommes à deux heures de marche.


Eylia est soulagée. Le plus dur est fait. Enfin, c’est ce que je lui avais fait miroiter. Pour tout dire, je ne me souvenais plus du tout du passage du Red Crater. Par conséquent, j’avais dit à Eylia qu’une fois au South Crater, les montées seraient ridicules. Que neni ! Nous sommes loin d’être au bout de nos peines ! Après la traversée du cratère, il faut monter encore sur quelques mètres pour apprécier la vue sur le « Mordor ». Mais, là encore, ce n’est pas terminé. C’est même le pire ! Pour se rendre au sommet du Red Crater, il faut passer par un chemin très pentu et parvenir à grimper sans dévaler la pente de terre volcanique dans laquelle on s’enfonce à chaque centimètre.



Nous y sommes ! Trois heures de marche dans les pattes et 900 m de dénivelé ! C’est une belle victoire ! La vue est superbe. Eylia est fière. Sa maman aussi…


La montée du Red Crater, ce n’est pas évident. La descente aux Emerald Lakes, c’est pire ! Entre l’ambiance « périphérique parisien, un samedi soir » et la terre qui se dérobe sous nos pieds, ce n’est pas simple ! Nous prenons ça à la rigolade et comptons le nombre de personnes dont le délicat arrière-train embrasse le sol. La vue des superbes lacs aux teintes vertes nous offre un beau panorama pour cette énième épreuve.



Une fois en bas, nous retrouvons enfin un chemin plat. Quel bonheur ! Une dernière courte montée nous donne accès au Blue Lake. Il est 11 h 30. C’est là que nous pique-niquons. Enfin, que nous grignotons. J’ai toujours dit à Eylia qu’il n’était pas bon de s’arrêter plus de cinq minutes, lorsque l’on randonne. Cela coupe les jambes. Mieux vaut croquer quelques noix ou fruits, tout en marchant. Nous tartinons quelques sandwiches et les mangeons en reprenant la route.


Nous avons de la chance, le temps est véritablement superbe. Nous avons fait dix kilomètres. Il nous en reste neuf. Ce n’est pas terminé ! C’est même la partie la plus difficile, car la moins motivante. Nous n’allons faire que descendre, à travers les herbes rases, sur six kilomètres, puis traverser une forêt, sur trois kilomètres.


À 12 h 58, surplombant le lac Taupo, nous célébrons le demi-anniversaire d’Eylia. En France, il est 2 h 58. Mademoiselle a sept ans et demi !



Eylia est en plein forme. Elle s’est lancée dans l’invention d’une histoire et l’on ne peut l’arrêter. C’est parfait, cela l’occupe pendant près de deux heures et ça m’évite d’avoir à discuter. Je commence à avoir les jambes en feu. Eylia gambade comme un lapin ! Plusieurs randonneurs nous félicitent. Enfin, surtout Eylia ! Elle est la benjamine de la randonnée. Les gens sont épatés! Ce n’est qu’au bout de quinze kilomètres qu’elle commence à ressentir quelques douleurs. Vive la jeunesse !


Nous arrivons au parking à 14 h 30. Nous avons mis sept heures pour accomplir cet exploit. Eylia est aux anges. Je le suis également. Ma petite fille vient de se surpasser ! Quant à moi, j’ai quand même mis près de deux heures de moins qu’il y a dix ans pour faire cette rando ! Pour mes 48 ans, je vise les six heures ;)


En arrivant au parking Ketetahi, je ne suis pas entièrement apaisée. Et si cela c’était mal passé pour Auden et Momo ? Nous savons que nous risquons d’attendre encore longtemps, avant qu’ils viennent nous chercher. Peu importe, nous sommes débarrassées.


Nous avons à peine le temps de manger un fruit que je vois Momo arriver. Ouf ! Tout a l’air d’aller très bien. Auden dort. Il est lessivé. Le petit vient de faire la randonnée du Lower Tama Lake, longue de 16 km, en cinq heures ! Le dénivelé était bien moins important que le nôtre, mais c’est extraordinaire pour un bonhomme de quatre ans et demi ! Momo me raconte qu’il a été adorable. Il ne s’est pas plaint une seule seconde. Bon, il faut dire que les bonbons l’ont aidé à se motiver !



Taranaki Falls

Lower Tama Lake

De retour à Taumarunui, nous passons au supermarché pour acheter le gâteau de demi-anniversaire d’Eylia, les œufs de Pâques et de quoi se faire un bon repas de vainqueurs.


Une fois à l’auberge, le programme est simple : goûter, douche, repos, jeux, poèmes écrits par Eylia, repas et dodo! Je vais faire de beaux rêves. Je viens de passer une des plus belles, voire la plus belle journée du tour du monde. Pas de pleurs, pas de plaintes, pas de disputes, pas de bagarres, de superbes paysages, un magnifique soleil, de l’exercice, un bon gâteau de demi-anniversaire : le bonheur !


Jour 15 : route pour Putaruru (21 avril)


Le réveil est difficile. Mes muscles m’ont fait payer toute la nuit ce que je leur ai fait endurer hier ! Ce n’est pas grave. Le jeu en valait bien la chandelle.


Ben, le propriétaire, nous attend pour le petit-déjeuner. Nous discutons de choses et d’autres. Ce n’est pas simple. Je ne suis plus habituée à l’accent néo-zélandais. Tous les sons changent. « Milk » devient « mulk », « bed » devient « bid », « bag » devient « beg », et j’en passe. C’est assez déroutant ! Je ne comprends pas tout ce qu’il dit, mais j’acquiesce poliment et esquisse un sourire une fois sur deux. Ça a l’air de passer ! Je ne l’aurais jamais pensé, mais je crois que je me sens désormais plus à l’aise en Espagnol qu’en Anglais. À tout le moins, qu’en anglais néo-zélandais…


Après le petit-déjeuner, la chasse aux œufs de Pâques est lancée dans notre chambre. J’en ai acheté bien trop. La crise de foie guette les enfants. Toutefois, je leur laisse gérer leur ration. Eylia sait se montrer raisonnable. Elle a prévu d’en manger une petite portion par jour, à chaque repas. Auden peine à se maîtriser. Il en engouffre deux fois plus à chaque fois !


Nous plions bagage, saluons nos hôtes, câlinons le chien et quittons les lieux. Un kilomètre plus loin, j’invite Momo à faire demi-tour, car nous avons oublié de la nourriture dans le réfrigérateur. Je toque à la porte, m’excuse et récupère mes biens. Deux-cents mètres plus loin, Auden pense avoir oublié son Batman. Nous rebroussons chemin. Je toque une nouvelle fois, me confonds en excuses et retrouve le jouet dans notre chambre. Ben commence à penser que nous ne voulons pas partir ! Une fois à l’intérieur de la voiture, Eylia croit voir le propriétaire courir dans son allée, un objet rose à la main. Momo fait marche-arrière. Il s’agit du carnet d’Eylia qu’elle avait laissé dans la maison. Décidément, une force nous retient à Taumarunui ! Le Tongariro nous a fait perdre la tête...


Les enfants ne tardent pas à s’endormir. La route pour Putaruru n’est pas trop longue. Nous pique-niquons au bord d’un lac. Nous passons nos dernières 24 heures en compagnie de notre voiture rouge et dégustons, sans le savoir, notre dernier repas en pleine nature, en Nouvelle-Zélande.



En arrivant à Putaruru, nous faisons un crochet par les Blue Spring. Auden et Eylia ne veulent pas sortir de la voiture. Le nombre incalculable de touristes me dissuadent de faire un effort pour motiver les enfants. Momo part en éclaireur. Il revient, très emballé. Et pour cause. Effectivement, le lieu est enchanteur.



Nous dormons dans notre premier hôtel de Nouvelle-Zélande. Les commentaires n’étaient pas bons, mais ce n’est pas cela qui nous arrête ! Les gérants avaient annoncé une cuisine commune. Lorsque nous demandons au propriétaire, celui-ci nous précise qu’elle n’est théoriquement ouverte qu’aux personnes qui restent plusieurs jours. Ils acceptent de dépanner, mais ne le font que si cela est véritablement nécessaire. De nombreuses personnes ont critiqué l’état des lieux et du matériel. Je suis curieuse de voir cela. Ça ne peut pas être pire que ce que nous avons parfois pu connaître dans certains pays d’Amérique latine ! Et bien si ! Du jamais vu ! Un film d’horreur : une pièce froide, sale, obscure, à laquelle on accède en traversant des espaces laissés à l’abandon, dans une partie désaffectée du bâtiment. Mouais, euh… Ben, on va manger froid, hein ! On n’arrive même pas à trouver la lumière et ça me ferait mal d’attraper le choléra en Nouvelle-Zélande !


Hébergement à Putaruru : Putaruru Hotel, 65 euros pour une nuit, deux chambres doubles, sanitaires privatifs, PAS de cuisine commune (!), wifi.


Jour 16 : Rotorua (22 avril)


Il pleut, il ne fait pas chaud. Elle est loin l’ambiance du Tongariro ! Nous ne nous laissons pas abattre, bien que le moral en prenne un coup. Nous nous sommes fait la réflexion à plusieurs reprises, ces dernières semaines : le mauvais temps nous mine. Certes, c’est le cas pour tout le monde. Toutefois, je pense qu’autour du monde, et en road-trip en particulier, l’effet est décuplé. Par conséquent, nous le savons, l’ambiance risque d’être tendue aujourd’hui.


Nous faisons les courses et pique-niquons au Government gardens de Rotorua, abritant un ancien établissement thermal du siècle dernier.



Cette ville est un des incontournables de la Nouvelle-Zélande. D’une part, c’est une des seules dont l’architecture vaut le détour. D’autre part, elle est une curiosité naturelle, puisque la ville elle-même, et ses environs, abrite des geysers, fumerolles et mares de boue. Il est tout à fait habituel de déambuler dans les rues de Rotorua, de sentir une forte odeur de souffre et de passer à côté d’un trottoir fumant! Les enfants finissent par se boucher le nez !



Nous nous baladons dans le Kuirau Park. Celui-ci n’est pas le plus connu, mais il a le mérite d’être gratuit et de valoir déjà le détour.



Les autres parcs de Rotorua ou des environs, tels que Te Puia et Wai o Tapu, proposent des tarifs prohibitifs. Certes, on y voit d’impressionnant geysers, des lacs aux eaux colorées et des mares de boue. Pour ceux qui n’ont jamais pu en voir, il faut y aller. Momo et moi avions déjà visité l’un de ces parcs, il y a dix ans. Par ailleurs, le Sud Lipez (Bolivie), nous a permis de contempler des sites tout aussi impressionnants.


Nous goûtons au camping de Te Aroha, où nous avions déjà dormi en début de

road-trip. Je sens que j’ai besoin d’être seule. Cela n’arrive plus jamais. Cela n’est, d’ailleurs, pas arrivé très souvent. Il faut que je parte, que j’aille m’aérer, marcher, décompresser. Je prends la voiture et roule jusqu’au centre de Te Aroha. Ce petit bourg est mignon comme tout. La rue principale est assez typique. Je m’achète de quoi grignoter et m’assois face aux collines, que l’on voit depuis le coeur du village. Je me sens bien !



Faire un tour du monde en famille, c’est formidable, mais je sens qu’il est temps que ça s’arrête. Dix mois, ce sera une durée amplement suffisante. J’ai besoin de me retrouver seule, de donner vie à divers projets, d’avoir un véritable chez-moi, etc. Je n’aurai pas de difficultés à poursuivre jusqu’au bout, d’autant que je suis curieuse de découvrir les pays d’Asie qui nous attendent. Toutefois, je ne vivrai pas la fin de l’aventure comme un déchirement. Il y a un temps pour la famille, qui aura été suffisamment long, et un temps pour soi !


Je reviens au camping plus apaisée. Une dernière tournée de fajitas, une dernière bonne compote (oui, c’est un peu notre fil rouge de la Nouvelle-Zélande!) et au lit !


Hébergement Te Aroha : Te Aroha Holliday Park, 50 euros, une nuit, un bungalow avec un lit double, deux lits simples, cuisine et sanitaires communs, wifi mauvais.



Demain, nous retournons à Auckland et rendons la voiture. La fin de l’aventure en Nouvelle-Zélande approche. C’est aussi la fin d’une longue période de voyage plus tranquille, qui a commencé au Costa Rica, il y a près de quatre mois. Après plus de quatre mois en Amérique du Sud et au Panama, nous sommes passé du mode routard pur, à un mode plus cool, alternant de longues phases de vie chez l’habitant et de courtes phases de voyage sac au dos, et se terminant par deux sessions de road-trip (

grand Ouest américain et Nouvelle-Zélande). Il est certain que cela est plus reposant, moins contraignant, plus rassurant. Nous en avions besoin. Aujourd’hui, nous sommes contents de reprendre rendez-vous avec une autre forme d’aventure.


Pour le moment, nous ne sommes pas encore dans l’avion. Il nous reste une dernière étape : Auckland.


See U :)


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