Salento – Colombie (9-11 décembre)


Depuis le début du tour du monde, nous essayons de prévoir régulièrement un stop « détente » dans notre planning de découverte de chaque pays. En Colombie, le village de Salento semblait s’y prêter : jolie petite bourgade, végétation luxuriante, température agréable, paysages de plantations de café, etc.


Un élément nous avait échappé et a partiellement gâché notre séjour, nous conduisant à l’écourter : l’afflux de touristes.


Quand le tourisme défigure une perle de Colombie...



Récit de nos deux jours à Salento


1) Le trajet Cali-Salento


Dimanche 9 décembre - Lorsque nous quittons Cali, la ville est déserte. Seul le soleil fait sentir sa présence. Nous ne sommes pas mécontents de nous diriger vers les montagnes, afin d’y trouver un peu de fraîcheur.


Pour rejoindre Salento, nous devons d’abord prendre un car pour Armenia. Le trajet dure trois heures. Rien à signaler. La portion suivante se fait en mini-bus. Nous ne sommes pas les seuls étrangers. Cela nous interpelle. En effet, depuis que nous avons traversé la frontière entre l’Equateur et la Colombie, ceux-ci ne se bousculent pas.


Depuis la fenêtre du véhicule, nous commençons à apercevoir les fameux palmiers de cire, symboles de la région. Ce sont les plus hauts du monde. Le ciel se couvre, les routes retrouvent les courbes auxquelles nous sommes désormais habitués. Pas de doutes, nous retrouvons les montagnes.


Quelques kilomètres plus loin, nous sommes contraints de nous arrêter. Dans un premier temps, je peine à comprendre pourquoi. Y a-t-il des travaux ? Un accident ? C’est étrange. Il est assez rare que nous soyons bloqués sur une route de campagne. Nous comprenons rapidement qu’il doit s’agir d’un embouteillage dû à l’affluence du week-end. Ça commence bien… Moi qui voulait du calme et de l’authenticité, je repasserai... On se retrouve sur le périph parisien. En exagérant un peu.


Mes craintes se confirment lorsque nous arrivons à l’entrée du village et que le chauffeur nous demande de finir le trajet à pied, en raison d’un trafic intense. Il pleut. Nous sommes ravis.


2) Salento


Salento est un petit village colombien de moins de 8 000 habitants, situé au Sud de Medellin et à l’Ouest de Bogotta, à 1 895 m d’altitude, dans ce que l’on appelle la zona cafetera.


Notre auberge


Nous avons réservé une auberge, située à l’autre bout du village. J’avais longuement hésité avec une autre, plus en retrait, mais moins facilement accessible. Rétrospectivement, j’aurais dû écouter mon premier instinct...


Notre auberge est superbe. Nichée au creux de la colline, elle offre une magnifique vue sur Salento, depuis sa terrasse en bois et son joli jardin bien arboré. Située au bout de la rue principale du village, elle nous plonge au cœur de la vie locale.



Mon ressenti


Le cœur de la vie locale, c’est bien le problème… S’il est agréable de pouvoir se rendre en quelques pas sur la place du village, au supermarché ou de déambuler dans les petites ruelles colorées de Salento, la localisation de l’auberge nous expose aussi aux nuisances sonores. En effet, le village est un vrai nid à touristes, avec tous les à-côté que je n’apprécie guère : magasins de souvenirs sur plusieurs mètres, restaurants, cafés, agences de tours organisés, rues surpeuplées, etc.


Je venais chercher le calme, je trouve un café-concert au pied de l’auberge. Je venais en quête d’authenticité, je me retrouve face à des décorations de Noël toutes aussi kitch les unes que les autres, qui défigurent les superbes façades des maisons. Je pensais trouver une nature préservée, je récolte une armée de jeeps qui conduisent les touristes dans la vallée de Cocora, transformée en autoroute. Décevant.



Le village et la vallée de Cocora


Malgré notre déception, nous sommes là. Autant en profiter. Nous tentons de trouver les quelques ruelles épargnées par l’intrusion de pères-Noël, d’oursons et de structures en forme de palmiers. La nuit venue, nous conduisons tout-de-même les enfants voir les illuminations de Noël, la crèche de l’église et la place principale. Nous ne sommes pas croyants, toutefois, c’est un véritable plaisir pour chacun d’entre nous de venir profiter du calme et de la beauté des églises de chacun des lieux que nous traversons. En ces temps de fêtes, les crèches valent également le détour.



Lundi 10 décembre - Si Salento attire autant de touristes, ce n’est pas pour rien. La beauté des habitations qui s’y trouvent est une première raison.




Autre attrait : les plantations de café et la vallée de Cocora, connue pour ses palmiers de cire. Nous ne visiterons pas de plantations, ce sera pour une autre fois.


Pour se rendre dans la vallée, il faut monter dans une des multiples jeeps qui stationnent sur la place du village. Nous nous entassons comme des bestiaux à l’arrière du véhicule. Chaque centimètre carré rempli vaut de l’or pour le chauffeur. Le trajet dure une trentaine de minutes. Les paysages sont probablement superbes, mais je suis trop occupée à empêcher Eylia de se trouver mal, elle qui a déjà vomi toute la nuit à cause de l’eau prétendument potable de Cali.



Si l’on fait abstraction de la nuée des dizaines de touristes qui débarquent en même temps que nous, les lieux sont superbes. Les collines aux multiples déclinaisons de verts accueillent, par endroits, de gigantesques palmiers de cire qui tutoient les nuages. Certains atteignent 60 mètres de haut. Plusieurs randonnées sont possibles, dont une pour aller voir des colibris. Au vu de l’état d’Eylia, nous nous engageons dans une petite boucle de 2 km. Malgré tout, la petite malade préfère s’arrêter au bout de quelques mètres. Ce n’est pas grave. Le paysage est déjà sublime là où nous sommes. Momo et Auden continuent de leur côté. Nous les attendons et apprécions le décor.




Après cette balade dans la vallée de Cocora et la visite du village, nous préférons quitter Salento. Cette ambiance touristique ne nous convient pas. Bien que l’essentiel des touristes soient des Colombiens, et que l’ambiance reste donc dépaysante pour nous, ce n’est pas ce que nous recherchions. Je crains que dans quelques années, ce village ne soit plus que l’ombre de lui-même...


Nous allons chercher le calme du côté de Jerico.


Et les enfants?


Eylia, la pauvre, a été bien malade, toute une nuit. La faute à l’eau prétendument potable de Cali ? La faute à un sandwich acheté dans la rue ? On ne peut savoir. Heureusement que les chats de l’auberge étaient là pour lui remonter le moral !


Une chose est certaine, les enfants auront fait un tour du monde des animaux de compagnie. Dans la quasi-totalité des auberges dans lesquelles nous avons séjourné, ils ont croisé chats, chiens et lapin. Du chat de Valparaiso (Chili), en passant par les lamas domestiques de Bolivie, le trio de chats de l’auberge de Paracas (Pérou) ou le chien-serpillère de Barranca (Pérou), les chats de Huanchaco (Pérou) ou Chicho à Mancora (avec son copain le lapin), Max, le superbe chien-loup de Baños (Equateur) ou Rambo à Jerico (Colombie), ils ont pu combler leur manque.


Auden est toujours en plein réflexion sur le choix de ses futurs métiers. Chaque activité, chaque ville traversée suscite chez lui une nouvelle envie : couturier, taxi, kite-surfer, éleveur de chevaux, soigneur de Chihuahuas, militaire, cuisinier d’amandes et de riz, conducteur de fusée, maçon, champion de roller, de VTT ou de moto-cross, réparateur de lumières, inventeur de crackers, etc. Il est assez réaliste et comprend qu’il ne pourra pas tous les faire en même temps ! Je pense qu’il faudra plus d’une vie ! Au moins s’y prend-il à l’avance.


Eylia ne croit plus au Père-Noël depuis l’année dernière. Par conséquent, elle sait qu’elle aura un seul cadeau et l’a déjà choisi. On l’a même acheté à Cuenca ! Du côté d’Auden, c’est ébullition cérébrale ! Lorsqu’il ne pense pas à ses futurs métiers, il refait indéfiniment sa liste pour le Père-Noël. On a fini par fixé une date buttoir : à partir du 15 décembre, sa liste doit être bouclée. On lui a fait comprendre que le Père-Noël savait que nous étions autour du monde et qu’il n’apporterai pas n’importe quoi. Il faut que le cadeau soit peu encombrant et pratique. Par conséquent, non, il n’aura pas de vélo, d’arc, de peinture, de roller ou de skate-board. Il faudra attendre le retour en France. Pour le moment, il est parti sur une petite figurine dinosaure. Pourvu qu’il ne trouve pas encore une nouvelle idée ! C’est peine perdue…;)


Trucs et astuces du voyageur


  • Eau : non potable ;

  • Mini-bus pour Salento : traverser toute la gare d’Armenia et se rendre sur un parking à l’extérieur de la gare où se trouvent les mini-bus.

  • Jeeps pour la vallée de Cocora : se trouvent sur la place principale de la ville et attendent que les jeeps se remplissent pour partir. Pour le retour, le principe est le même. La jeep part une fois remplie.

  • Vallée de Cocora : Plusieurs randonnées sont possibles. La plupart sont assez courtes. L’entrée est payante. Sans marcher, la vue est déjà magnifique. Il est possible de visiter la vallée à cheval.

  • Hébergement : nous n’avons pas testé, mais il existe une auberge à 1 km du village, à La Serrana, qui est sûrement plus adaptée que les hostals du centre, lorsque l’on recherche un endroit calme.

Quel budget pour deux jours à Salento?


Hébergement

Hostal atardecer de Salento : 33 euros pour 2 nuits, 1 lit simple, 1 lit double et 1 matelas, sanitaires privatifs, wifi aléatoire, cuisine commune assez vétuste, réfrigérateur minuscule, au bout de la rue principale.


Nourriture

Supermarché et primeur : 40 euros.


Transports

  • Car Cali-Armenia : 20 euros, 3 h, 180 km, Flota Magdalena, Correct, Toilettes.

  • Mini-bus Armenia-Salento : 5 euros, 1 h, 26 km, Flota occidentale, pas de toilettes.

  • Jeep pour la vallée de Cocora : 4,50 euros, 30 min.


Activités

Entrée pour le mirador de la vallée de Cocora : 2,50 euros.



Hasta pronto !


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