Non, un voyage autour du monde en famille ne rime pas avec « vacances » !


Lorsque l’on annonce que l’on part voyager pour plusieurs mois, nos interlocuteurs nous envient et s’imaginent que l’on va se la couler douce.


Loin de moi l’idée de me faire plaindre ! Personne ne m’a forcé à partir faire un tour du monde en famille. C’est un choix mûrement réfléchi.


Toutefois, il est important, je pense, pour ceux restés à quai et pour d’autres qui se préparent à vivre une expérience similaire, d’avoir à l’esprit qu’un voyage au long cours n’est ni une chance ni une période de vacances. C’est un mode de vie à part entière, avec son lot de joies et de difficultés.


Bienvenus dans la dure réalité d’un voyage longue durée !



Préambule : et nous nous sommes sentis en vacances...


Il y a plus d’un mois, alors que nous étions assis sur une plage de galets de Miraflores ( Lima, Pérou), Momo m’a dit une chose qui m’a interpellée : « Ce sont les vacances ! » Je ne m’étais jamais fait la réflexion, mais effectivement, jusqu’à ce moment-là, ce n’était pas le cas. Nous étions en voyage, un voyage au long cours. C’est très différent.


À aucun moment, jusqu’à cet instant que je viens d’évoquer, je n’avais ressenti ce réel bien-être, cette décontraction. En France, les personnes restées à quai s’imaginent que ces ressentis font notre quotidien. Et bien non, loin de là !


Détruisons quelques clichés sur le tour du monde en famille


1) Un tour du monde, c’est reposant



Peut-être nous sommes-nous trompés sur notre façon de concevoir notre tour du monde, mais je me sens bien plus fatiguée qu’en temps normal. Je m’en doutais. Je savais aussi que ce serait de la « bonne fatigue », c’est-à-dire une fatigue qui vaut le coup.


Nous ne sommes pas en mode slow travel et pourrions difficilement le supporter. C’est clair. Nous avons trop la bougeotte pour cela. Le problème est que nous le payons.


Toutefois, nous l’assumons aussi. Nous ne passons pas nos journées à nous plaindre de nos cernes. Et si la fatigue est trop importante, nous ne sommes pas masos et savons nous arrêter (un temps), avant de faire un burn out (Oui, oui, c’est possible !).


Que l’on soit en mode slow travel ou non, on ne peut échapper à certaines épreuves fatigantes : réveils à 6 h 30 à cause des enfants ou du voisinage, auberges bruyantes, journées interminables de transport, changement permanent qui demande une bonne capacité d’adaptation, gastro ou intoxication alimentaire qui entament clairement le quota de sommeil, nuits glaciales, visites de moustiques, dizaine d’heures par jour à écouter Auden poser mille questions aussi farfelues les unes que les autres, dizaine d’heures à répondre aux questions d’Auden, faire un repérage des lieux stratégiques à chaque nouveau stop, faire l’école, etc.


2) Un tour du monde, c’est se retrouver tous les jours dans un décor paradisiaque



Dans l’esprit du commun des mortels, si l’on dit « décor paradisiaque », on pense souvent à une plage de sable blanc, des cocotiers, une eau transparente et l’éternité devant soi. Autre tableau récurrent : la jolie petite maisonnette nichée dans un écrin de fleurs et de verdure, dominant une belle vallée ou affleurant l’eau d’un lac.


Pourquoi nous sommes-nous crus en vacances à Lima ? Parce que, pour la première fois, nous nous trouvions dans le cadre « cliché » : soleil, plage, chaleur, tenues estivales, etc.


Faire un tour du monde ou un voyage au long cours, ce n’est pas faire le tour des plages. Par ailleurs, voyager en mode routard suppose d’être dépendant des transports, donc des terminaux de bus, situés en villes. En outre, notre projet d’Amérique du Sud était de remonter jusqu’au Nord, par la Cordillère des Andes. Il est évident que la plage y est plus rare… Enfin, nous n’avons pas commandé le soleil en même temps que nos billets d’avion. Non, faire un tour du monde ne suppose pas de vivre en permanence dans un micro-climat idéal ! Des journées de pluie et de froid, nous en avons eu. Et dans ces moments-là, on ne se dit pas que l’on est au paradis.


Par conséquent, jusqu’à Lima, point de mer, point de paysages paradisiaques, peu de chaleur et peu de shorts. Certes, nous avons pu apprécier de splendides paysages de montagne. Quand on est à plus de 4 000 m, en doudoune, c’est clair, ça fait moins vacances.


3) Quand on fait un tour du monde en famille, c’est la bonne humeur tous les jours


Qu’on se le dise : non ! Lorsque l’on voyage sur une longue durée, on ne change pas son caractère, comme par magie. S’il est évident que le stress est moins important et que le contexte de découverte permanente est un pur bonheur, cela ne gomme pas pour autant nos défauts. Si l’on est maniaque, impatient, boudeur, radin ou sauvage, on peut évoluer légèrement, en surface, mais on le restera en profondeur.


Du côté des enfants, c’est la même chose. Il ne faut pas s’imaginer qu’ils vont se métamorphoser en doux agneaux du jour au lendemain. Ils sont capables de formidablement bien s’adapter aux contraintes du voyage, certes. Toutefois, ils conserveront nombre de leurs mauvais côtés, et d’autres naîtront peut-être du cadre particulier du tour du monde.


Un voyage au long cours est intense. Nous vivons des moments uniques, non parce qu’ils sont idylliques, mais parce qu’ils sont singuliers. Certains jours sont parfaits. D’autres sont catastrophiques.


Les passages à vide peuvent être nombreux, si plusieurs éléments se superposent : mauvais temps, maladies, auberge médiocre, étape décevante, perte ou vol, etc. Il faut savoir prendre du recul, se poser, se parler et aller de l’avant. Dans le cas contraire, une simple crise passagère peut rapidement se transformer en une véritable épreuve à surmonter… ou pas.


En une seule journée, il est possible de vivre des instants de détresse, de réelle inquiétude, qui minent le couple et la famille, et, le soir venu, se retrouver face à un paysage fantastique, qui nous unira à travers ce souvenir impérissable. L’ascenseur émotionnel est notre quotidien. Il faut le supporter.


4) Partir aussi longtemps, c’est génial !


J’ai toujours dit que c’était la longue durée qui donnait toute la saveur à ce type d’expérience. Le sentiment de liberté est extraordinaire. On laisse tout de côté. On se centre sur sa famille et sur soi. On décide au jour le jour de la suite à donner. C’est unique.


Toutefois, la longue durée, et bien, c’est long ! Durant les premières semaines, tout roule. On a même le sentiment que cela passe trop vite. Je me souviens m’être dit à San Pedro de Atacama, alors que nous venions de fêter notre dixième jour de tour du monde, qu’il ne nous restait plus que vingt-neuf fois la même durée à vivre ! Cela me paraissait peu.


Au bout d’un mois, j’ai pris conscience qu’il en restait encore neuf. Tout de suite, ça semblait excessivement long. Une partie de moi était heureuse. Une autre pensait à la France…


Etre loin durant une si longue période, c’est aussi passer à côté des joies et des peines de nos proches. Ce n’est pas évident tous les jours.


5) Plus aucune contrainte, c’est fabuleux !


Lorsque l’on fait un tour du monde en famille, plus que lorsque l’on voyage en couple ou seul, les contraintes ne disparaissent pas toutes. Certes, on oublie le travail, les questions administratives, l’obligation d’emmener et d’aller chercher les enfants à l’école, la phase incontournable des devoirs du soir, les activités extrascolaires, etc.


Toutefois, ce n’est pas tout rose non plus. L’école, il faut bien la faire aussi. Il est évident que l’on se met moins de pression, qu’il n’y a pas de quota horaire à respecter chaque jour, que l’on s’adapte à la situation, à l’envie et à l’humeur des enfants. Néanmoins, on ne peut pas y couper. À moins d’avoir fait le choix d’y renoncer durant le tour du monde. Ce n’est pas le nôtre.


Le rythme des enfants est aussi une contrainte. On ne se réveille pas, ne se couche pas, ne se déplace pas quand on veut. On ne fait pas autant que sport que l’on voudrait. On ne fait pas toutes les activités dont on rêverait.


Comme pour tout, la question du budget est aussi primordiale. On ne vit pas au pays de Mickey ! Bien que nous ne comptions pas le moindre centime, nous avons tiré un trait sur de nombreuses activités ou destinations, pour des raisons budgétaires.


6) Trop de chance, vous allez goûter à plein de trucs super bons !



Faire un tour du monde des saveurs est un sacré bon point de ce voyage. Cependant, il y a un revers à la médaille. Il est bien rare, excepté pour le ceviche, que les plats les plus délicieux soient les plus diététiques… Par conséquent, les découvertes culinaires ne doivent pas être quotidiennes, à moins d’avoir tiré un trait sur l’espoir de rentrer dans les vêtements restés en France !


7) C’est formidable de pouvoir profiter de ses enfants à temps plein


Ah, ces petits anges, on les aime ! Oui. Pas de doutes. Lorsqu’on les a 24 h/24, on a un tout petit peu plus envie de les oublier quelques jours dans une auberge. Comme ça, par mégarde. Oups !


Alors, certes, partager les bons moments avec nos enfants est une joie. En revanche, pour les mauvais moments, on s’en passerait bien. Et ils ne sont pas rares. Par conséquent, de temps à autre, dans les moments où les enfants sont vraiment exécrables, nous oublions cette chance que nous avons de vivre ce tour du monde ensemble. Dans ces cas, il faut, là encore, faire une pause, souffler, prendre du recul et réaliser ce qui nous arrive. Jusqu’à présent, nous y sommes parvenus. Pour combien de temps encore…?!


N’oublions pas non plus qu’être 24 h/24 avec ses enfants suppose, a contrario, que l’on est 0 h/24 seul ou en couple ! Ce n’est pas simple à vivre. Le couple doit être fort pour surmonter cela.


8) C’est le rêve, quelle chance !


Premièrement, non, ce n’est pas un rêve tous les jours. Je l’ai déjà évoqué plus haut, entre la fatigue, la météo capricieuse, les crises des enfants, les désaccords dans l’organisation du voyage, les imprévus, les déceptions, nos tenues de routards qui nous donnent des allures de gros sacs, nos cernes de dix centimètres, et les maladies, on n’est pas dans une pub Kinder tous les jours.


Deuxièmement, non, ce n’est pas une chance. Quel voyageur au long cours n’a pas entendu : « RRRohh la la, t’en as de la chance de partir comme ça ! » Et bien non, de mon point de vue, ce n’est pas vrai. Hormis sur le plan de notre santé, qui nous permet en effet de pouvoir voyager sans nous poser de questions.


Ne sortez pas les mouchoirs, je ne cherche pas à vous tirer les larmes. L’idée n’est pas de nous faire passer pour des victimes. Ce que je veux dire, c’est qu’un tour du monde, c’est un choix plus qu’une chance.


En effet, une chance suppose que nous ne soyons pas responsables de notre situation. Or, notre TDM n’est pas le fruit du hasard. Que ce soit professionnellement, financièrement ou administrativement parlant, nous avons fait le nécessaire et serions tout de même partis s’il en avait été autrement. Nous serions partis avec un budget moins important, en réduisant la durée, en modifiant l’itinéraire, en changeant notre mode de fonctionnement. Si notre travail avait été un frein, nous aurions probablement démissionné. Bref, nous aurions forcé le destin. Par conséquent, ce dernier n’y est pour rien. C’est notre choix, pas le fruit du hasard.


La réalité : Les vacances sont au tour du monde, ce qu’une semaine en amoureux est à la vie de couple


1) Les vacances, c’est superficiel


Pour moi, les vacances sont au tour du monde en famille est aux vacances, ce que la semaine en amoureux est à la vie de couple : une parenthèse enchantée souvent éloignée de la réalité du quotidien.


Lorsque l’on passe quelques jours chez son petit ami, alors que l’on ne vit pas ensemble, c’est souvent merveilleux. Tout se passe divinement bien et l’on croit que la vie à deux sera identique à cette jolie petite expérience. Faux ! Il y a une différence entre six ou sept jours chez l’un ou chez l’autre, et devoir choisir un appartement ensemble, le décorer, se répartir les tâches quotidiennes, discuter du budget, se retrouver le soir après une difficile journée de travail, voir défiler les saisons, supporter les petits défauts que l’on ne remarquait pas, etc.


Et bien, voyager sur plusieurs mois, c’est comme si l’on devait apprendre à vivre avec le voyage. Lorsque l’on part quelques jours ou trois semaines, on touche seulement du doigt ce qu’est le voyage, et l’on ne fait qu’effleurer ce que c’est qu’une vie en famille 24 h /24.


2) Les vacances, c’est temporaire


Lorsque l’on est en vacances, on sait que c’est pour quelques jours, une semaine, trois semaines, maximum (Les profs sont un cas à part !).

Pour certains, cela passe par une organisation minutée, qui ne laisse place à aucun imprévu, afin que rien ne capote. Pour d’autres, cela suppose de se laisser aller, de ne réfléchir à rien, de profiter de cette pause salutaire. Quel que soit le mode de fonctionnement, on aspire à un idéal, on fait tout pour l’atteindre, et on se donne à 100 %.


Dans le cadre d’un voyage au long cours, il est impossible que tout soit parfait, tout le temps, tous les jours. On ne peut tout calculer, tout anticiper, tout contrôler. Il est impossible d’éviter les imprévus. On ne peut se donner à 100 % sur une si longue durée. Sinon, on finit à l’hosto !


Et si, par malheur, quelque chose se passe mal durant les vacances, on sait que cela se termine bientôt. On prend sur soi. On patiente. Un autre vacancier nous insupporte ? Notre conjoint nous casse les pieds ? Les enfants sont insupportables ? Notre canapé d’angle nous manque ? On a oublié notre jean préféré ? On se prendrait bien un verre avec les copains ? On en a assez de ce fromage infâme ? Pas de soucis. On rentre dans dix jours.


Durant un TDMF, si tout cela nous pose problème, c’est pendant plusieurs mois qu’il va falloir prendre sur soi !


3) Les vacances, ça détend


Pourquoi attend-on les vacances avec impatience ? Parce que l’on souhaite pouvoir enfin se reposer, se détendre, se ressourcer, recharger les batteries.


Pour quelques jours ou deux semaines, il est possible de tout mettre entre parenthèses : la cuisine, les courses, le ménage, l’école des enfants, etc.


Si l’on part un an, je l’ai dit, que ce soit pour des questions de budget ou d’équilibre alimentaire, on ne va pas manger au resto deux fois par jour. Impossible également de négliger l’instruction de nos progénitures. Si ses contraintes sont bien moindres que dans une vie quotidienne traditionnelle, néanmoins, un voyageur au long cours n’a pas l’insouciance du vacancier.


Conclusion : un tour du monde en famille, c’est un peu comme un travail en freelance



Je ne travaille pas en freelance, bien que j’y aspire. J’y vois une subtile alliance entre le plaisir, la liberté et quelques contraintes, dont la plupart sont celles que l’on s’imposent.


Un tour du monde en famille me semble répondre à ces critères : le plaisir du voyage, la liberté de choisir ses destinations et de gérer son emploi du temps, et un lot de contraintes, tantôt extérieures, tantôt choisies.


Dernière chose à préciser. Chaque personne gère son travail comme elle l'entend. La remarque est valable également pour un voyage au long cours. Par conséquent, le

mode de déplacement (en camping-car ou en mode routard), le rythme (speed ou slow travel), le fait d'avoir ou non des enfants, l'itinéraire et la question du budget jouent clairement sur le fait d'espérer se sentir, ou non, en vacances. Mais tout mis bout à bout, je pense tout de même que le voyage reste plus fatigant que les vacances au sens strict.





Malgré ce constat, je ne reviendrai en arrière pour rien au monde. J’aime les défis et celui-ci en est un de taille ! J’ai commencé à le relever, alors je ne vais pas m’arrêter là.


C’est comme un footing, le démarrage est tranquille, les minutes suivantes sont éprouvantes et une fois que l’on a dépassé un certain stade, les jambes courent toutes seules.


Ça y est, je suis lancée !


Et vous, êtes-vous prêt pour faire un tour du monde en famille ?


Hasta pronto !


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