Tupiza – Bolivie (26-28 septembre)


Bientôt un mois que nous sommes partis et j’ai le sentiment que cela fait une éternité, tant nous découvrons de belles choses ! Après le Chili et le Nord-Ouest argentin, place à la Bolivie.


Avant de débuter notre road-trip dans le Sud-Lipez et dans le salar d’Uyuni, Tupiza est une étape à ne pas manquer.


Quel ressenti ? Quelles anecdotes ? Quel budget ? Et les enfants dans tout ça ?!




Le passage de frontière La Quiaca-Villazon


Le mercredi 26 septembre, nous avons quitté Humahuaca pour nous rendre à La Quiaca, dernière ville argentine avant la frontière. Durant les quatre ou cinq heures de voyage, nous avons dû croiser près d’un millier de lamas ! Les paysages de montagne sont assez dépouillés et diffèrent encore de ce que l’on a pu voir les jours précédents. Cela fait maintenant deux semaines que nous vivons dans les montagnes andines. Pourtant, nous ne nous lassons pas ! Les paysages du désert d’Atacama, des alentours de Salta ont chacun leurs spécificités.



Entre Humahuaca et La Quiaca

Le passage de frontière n’a rien eu de commun avec celui du Paso de Jama. Arrivés à La Quiaca, il nous a fallu arpenter les rues de la ville pour trouver la douane. Une fois sur le pont qui relie l’Argentine à la Bolivie, le tableau est déroutant. Les gens vont et viennent. On passe la frontière comme on irait chercher du pain ! En tout cas, pour les locaux.


Nous avons scrupuleusement suivi la procédure, qui consistait à traverser le pont, présenter brièvement nos passeports au bureau de sortie de l’Argentine, et… c’est tout ! Côté bolivien, aucune formalité ! Craignant le coup fourré, nous avons insisté auprès d’un douanier pour qu’il nous tamponne notre passeport. Toutefois, d’après lui, le tampon de sortie d’Argentine suffit. Mouais… Nous verrons bien. Il y aura peut-être un petit billet à sortir quand nous voudrons quitter le pays…


À Villazon, première ville bolivienne après la frontière, l’ambiance est différente de l’Argentine. Nous avons simplement parcouru quelques mètres, et déjà, on sent que l’on n’est plus dans le même pays. C’est très étrange ! De vieilles dames avec leurs costumes traditionnels déambulent dans les rues. Les tiendas perdent en superficie, mais se succèdent à l’infini. Les trottoirs grouillent. On entend des musiques typiques où la flûte de pan est reine. Et surtout, on manque de se faire écraser à chaque coin de rue ! Pas de doute, on est bien en Bolivie !


Objectif : trouver un moyen de nous rendre à Tupiza. Villazon, c’est bien sympa, mais ça reste une ville frontalière. Autant ne pas perdre de temps et continuer notre route. Ce sera finalement un colectivos qui nous conduira, en une heure, à la première étape de notre périple bolivien.


Tupiza


Nous sommes arrivés à Tupiza en milieu d’après-midi. Située à près de 3 000 m d’altitude, cette ville est notre premier coup de cœur. Le climat est agréable et elle est à taille humaine, puisqu’elle compte un peu plus de 20 000 habitants. La rue principale est vivante, sans pour autant être étouffante. Les rues adjacentes sont paisibles. Le mélange entre des bâtisses colorées, des taxis-motos aux airs de touk-touk, des palmiers et des montagnes rouges qui encadrent la cité est assez déconcertant. Mais très réussi !






Nous avons logé dans l’hostal Valle Hermoso II. Les locaux sont simples mais très mignons. Au centre du patio central, un arbre enlace des escaliers qui mènent aux chambres. Les sanitaires sont communs, mais propres. Le personnel est accueillant, mais aux dires des (multiples) Français que nous avons croisés, il est fort probable que nous ayons bénéficié d’un traitement de faveur. Première explication : nous avons pris le tour dans le Sud-Lipez avec eux et leur avons donc rempli les poches. Deuxième explication : ils ont craqué sur les enfants. Je pense que c’est un peu un mélange des deux ! Quoi qu’il en soit, grâce à cela, nous avons pu avoir accès à la cuisine privée de l’auberge et nous régaler de plats concoctés avec les produits du marché. Economies et ventre bien rempli ! Nous avons mangé une fois au restaurant, et franchement, c’était « beaucoup trop » cher. Définitivement, rien de mieux que de cuisiner soi-même, afin de gérer son budget.



Hostal Valle Hermoso II

Mon coup de coeur : jouer les cow-boys dans les montagnes


Le jeudi 27 septembre, nous avons dû honorer, et sans regrets, la promesse faite aux enfants : faire une balade à cheval. C’est avec l’auberge que nous avons booké l’activité. C’était une promenade de trois heures. Le propriétaire des chevaux est venu nous chercher à pied et nous a mené jusqu’à chez lui en bus.


Quelques minutes plus tard, nous étions devenus de vrais cow-boys ! Adieu la sécurité et place au western ! Plus sérieusement, s’il est vrai que nous n’avions pas de casques, c’est bien le seul point sur lequel nous avons lâché du lest. En dehors de cela, les chevaux des enfants étaient très paisibles et le guide, très précautionneux. Il descendait de son cheval et tenait ceux d’Auden et Eylia par les rennes dès qu’il le jugeait nécessaire.




Les décors que nous avons traversés n’avaient effectivement rien à envier aux meilleurs westerns. Nous nous sommes arrêtés à plusieurs reprises, pour apprécier la beauté des lieux et nous dégourdir les pattes. Les deux heures de balade pure étaient, à la fois, parfaites et suffisantes. Entre le soleil de plomb et le frottement de la selle, il était temps que cela s’arrête !






Mon regret : un séjour trop court !


Mon seul regret : que nous ne soyons pas restés plus longtemps à Tupiza. C’est la première fois que je ressens cela depuis le début du voyage. Jusqu’à présent, nous avons toujours su estimer correctement le temps passé à chaque étape. Toutefois, à Tupiza, nous avons été pressés par l’envie qu’Auden fête son anniversaire dans le salar d’Uyuni. En restant davantage à Tupiza, cela n’aurait pas été possible. Dommage.


Et les enfants dans tout ça ?!


Leur ressenti général


Auden a continué à nous harceler avec son anniversaire à partir du moment où il a franchi la frontière bolivienne. Malgré son jeune âge, il avait bien noté que la Bolivie serait le pays de ses 4 ans ! Du 26 septembre jusqu’au 30 octobre, il n’a cessé de nous demander : « C’est maintenant mon anniversaire ? » !


Eylia a perdu une dent. Elle commence à avoir l'étage du haut un peu déplumé !


Auden et Eylia ont adoré Tupiza. Eux aussi y seraient bien restés quelques jours de plus. Toutefois, lorsque l’on a donné l’explication de notre départ au premier, alors plus rien n’avait d’importance !


La balade à cheval les a enchantés. Auden a pu avoir un cheval a lui. Eylia, passionnée d’équitation, avait des étoiles dans les yeux ! Aucun des deux n’a eu peur. Et, ô miracle ! Il n’a pas boudé !


Le point bouderie d’Auden


J’inaugure le premier paragraphe de la série : « le point bouderie d’Auden ». Jusqu’à présent, cela nous désolait. Comment peut-il réussir à nous pourrir la vie ainsi ?! Et il est très fort dans son sport. Rien ne l’arrête. Même pas peur ! Que l’on soit dans un endroit paradisiaque ou entrain de partager un moment super sympa, aucun problème, il boude !


Premier exemple de bouderie. À Tupiza, nous sommes allés au restaurant pour manger des pizzas. Oui, je sais, ce n’est pas très exotique, mais il se trouve que la ville est réputée pour ce plat ! Et puis, a priori, c’est plutôt un met apprécié des enfants. Par conséquent, tout devait bien se passer, surtout que nous venions de finir notre super balade à cheval.


Une fois les pizzas sur la table, Auden pique un morceau dans son assiette. Ô Ciel ! Quelle horreur ! Trop de filaments de fromage fondu s’échappent de son morceau ! Et voilà, c’était fini. Môsieur boudait. C’est vrai que c’est quand même une catastrophe qu’il y ait trop de fromage fondu sur une pizza. Je compatis. Bilan des courses : on a mangé sa pizza. Et il est sorti du restau le ventre vide. Na ! Non mais oh !


Le point tragédie d’Eylia


Je peux également ouvrir une série avec Eylia, mais qui pourrait s’intituler « le point réactions disproportionnées ». C’est un peu dans la même veine que la bouderie, mais ça va au-delà. Quand Auden boude, c’est totalement incompréhensible, mais au moins on ne l’entend pas. Avec Eylia, un petit rien devient une tragédie. Et, honnêtement, Antigone n’a qu’à bien se tenir !


Premier numéro de la série : le petit-pois. L’outrageant petit pois qui s’est retrouvé dans l’assiette d’Eylia par la main d’Auden, et qui a donné à notre cuisine de Tupiza des airs de crues du Nil. Le pauvre souhaitait simplement partager son repas avec sa sœur aînée. Elle a pris le geste comme une atteinte à son intégrité physique et morale. S’en était trop. Elle n’a plus touché à son repas et a passé la demi-heure suivante à se soulager de deux bons litres de larmes.


Mais sinon, tout va bien ! C’est juste qu’il ne faut pas croire que nos enfants se sont métamorphosés en entamant le tour du monde. Ils ont emporté leurs travers avec eux. Aujourd’hui, nous avons pris le parti de l’envisager avec humour. Nous avons entamé une série de photos sur les bouderies d’Auden ! La suite au prochain épisode !


Trucs et astuces du voyageur

  • Frontière : il paraît que si notre passeport n’est pas tamponné à la frontière argentino-bolivienne, on risque de nous demander de l’argent lorsque l’on voudra ressortir de Bolivie, car il n’y aura pas la preuve de notre entrée. Nous n’avons pas reçu de tampon, par conséquent, on verra bien ce qu’il nous arrive !

  • Prises : mêmes prises qu’en France ;

  • Serviettes de toilette : ne sont presque jamais proposées en Bolivie.


Budget pour 2 jours à Tupiza pour 4 personnes


Taux de change en septembre 2018 : 1 euro = 8 bolivianos

Hébergement (16 euros)


Hostal Valle Hermoso II, 16 euros pour 2 nuits. Une chambre avec trois lits, salle d’eau et toilettes communes, pas de cuisine (ou la négocier), petit déjeuner compris, wifi, pas de serviette de toilette, propose des tours dans le Sud-Lipez et des balades à cheval.


Nourriture (40 euros)

  • Pizzeria : 25 euros pour 4 pizzas;

  • Marché et autres : 15 euros.


Transports (10 euros)


Colectivos Villazon-Tupiza : 1h, 10 euros.


Activité (65 euros)


3 heures dont deux heures de balades dans les montagnes autour de Tupiza.


Total : 131 euros



Tupiza est un des points de départ pour un road-trip dans le Sud-Lipez et le salar d’Uyuni. Mais, ça, je vous le raconterai la prochaine fois !



Hasta pronto !


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